Euphorbia hirta (Nyantuku, Kavanatovu ou Umutenga)

Une petite euphorbe efficace pour traiter les diarrhées, dysenteries, amibes et bien d’autres maux

Une plante médicinale de premier ordre

Origine et répartition géographique

Euphorbia hirta est une adventice commune des régions tropicales et subtropicales. On la rencontre dans tout l’Afrique tropicale, en Inde, en Chine, au Japon, à
Taiwan et dans les îles avoisinantes, ainsi que dans les îles du Pacifique austral. La plante croit également en Amérique tropicale continentale et aux Caraïbes..

Répartition en Afrique

Noms vernaculaires

Le kinyarwanda et le Kirundi partagent les noms Nyantuku, Kavanatovu et Umutenga pour désigner cette plante. Au Burundi la plante est aussi appelée Akaziraruguma.

En Swahili, on trouve les noms Mziwaziwa, Kinywele, Kitadali, Kitapiaroho, Kiziwa, Mwache, wiza.

Dans plusieurs langues africaines, le nom donné à la plante qui peut être traduit par « lait de tourterelle » fait référence au latex blanc qu’elle contient en abondance dans toutes ses parties et qui ressemble à du lait.

C’est le cas dans la langue des Moosé où le nom est « Walle bisum », de celle des Bwaba qui l’appellent « Tyonfi yomu » et en jula/bambara où elle est nommée « Tubani sinjii ».

Les appellations « Ga singare-binni » en langue bissa parlée au Burkina Faso, ou « Bonyel », en langue lele utilisée en Guinée font également allusion au caractère lactescent de la plante.

Cette allusion au lait se retrouve en anglais avec les noms Milk weed, ou Milkly bush ; en espagnol avec les noms Yierba de la nina (Cuba), Lechecillo, Hierba lechera (Rép. Dominicaine) et en portugais avec le nom Burra leiteira.

D’autres noms vernaculaires font références aux vertus médicinales de la plante : pour traiter les affections pulmonaires avec les noms anglais « Asthma weed » ou « Asthma plant » en anglais, et les affections oculaires avec le nom « herbe cataracte » utilisé au Kasaï en RDC.

En Français on l’appelle étrangement, « Mainommée ou Malnommée, Zèb malnomé, madlomé » (Guyane) « Jean-Robert » (Réunion, Maurice, Rodrigues). Les autres noms communs français de la plante sont dérivés de ses noms scientifiques : « Euphorbe hérissée, Euphorbe pilulifère ou Euphorbe capitée

En anglais elle est également nommée Pill-bearing spurge Garden spurge (USA).

En Hindi on la nomme « Dudhi » et en Sanskrit « Amampatchairaisi, Barokheruie, Dugadhika

Description

Herbacée annuelle de la famille des Euphorbiacées, Euphorbia hirta est une petite plante qui peut être plaquée au sol, ou dressée et atteindre 30 cm à 40 cm.

Elle dispose d’une racine pivot pourvue de fines radicelles, laissant couler un latex blanc lorsqu’on la coupe.

Ses feuilles dentées sont disposées de manière opposées sur des tiges courtes. Elles sont plus ou moins velues de couleur vert rougeâtre.

Les inflorescences se développe sous forme de cyathes, c’est-à-dire de structures disposées en boule à l’aisselle des feuilles ayant l’apparence d’être une seule fleur, mais est en fait constituées de plusieurs fleurs. Pour chaque cyathe, à l’intérieur de bractées surmontées de glandes nectarifères blanchâtres, des fleurs mâles réduites à de simples étamines entourent la fleur femelle qui à maturité, pend à l’extérieur du cyathe.

La tige est cylindrique, grêle, souvent rougeâtre. Fortement pubescente, à longs poils pluricellulaires.

Lorsque la tige est cassée, une sève laiteuse blanche apparaît. Cette caractéristique commune aux euphorbiacées contribue à l’identification de la plante.

Le fruit est une capsule à trois loges contenant chacune une graine. Ces capsules sont déhiscentes, c’est-à-dire qu’elles s’ouvrent spontanément pour livrer passage à leur contenu. De forme globuleuse mesurant 1,5 mm de diamètre, elles sont couvertes de très courts poils.

Les graines sont polygonales et tuberculeuses, de couleur marron clair, rosé à rouge, mesurant de 0,8 à 1 mm de long.

Ecologie

Euphorbia hirta pousse dans les champs cultivés, dans les jardins, aux bords de routes et dans les terrains vagues, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude.

En saison des pluies, la plante, qui produit par pied jusqu’à 3000 graines dont le taux de germination atteint 92%, se reproduit facilement, surtout si lorsque le sol est riche, léger, bien drainé et suffisamment approvisionné en eau. Elle peut alors devenir envahissante.

Elle se raréfie en saison sèche. On la trouve alors seulement dans des zones humides et dans des pelouses arrosées.

Multiplication et plantation

E. hirta L. pousse à l’état naturel en grande quantité sous tous les tropiques. Plante rudérale, peu exigeante, elle s’adapte à tous les milieux. Disponible toute l’année, malgré des variation saisonnière, sa culture à des fins médicinales pourrait ne pas ne sembler nécessaire, mais comme elle apprécie les lieux fréquentés et souillés par
les humains, il est recommande par souci d’hygiène et de disponibilité de la cultiver dans un endroit sain et ensoleillé.

Le semis est le mode de multiplication le plus efficace. Des semis dans une terre bien préparée peuvent être envisagés.

chaque année elle produit une grande quantité de graines qu’il est possible de récolter et faire sécher. Leur longévité augmente avec la diminution du taux d’humidité et des températures. On peut aussi obtenir une régénération par bouturage à partir d’explants de feuille ou de segments de tige. La transplantation de jeunes plants, quand ils sont disponibles, facilite la reprise.

Peu exigeante, l’entretien de la culture d’E. hirta ne pose pas de problèmes
particuliers. On préconise la taille des plants, naturellement effectuée par la cueillette des tiges feuillées.

Cueillette et conditionnement :

Comme elle est couverte de poils, il est souhaitable de la cueillir dans un endroit sain, loin des contaminations chimiques et organiques ou dans le jardin. On recommande de la laver soigneusement avant de la sécher à l’ombre. La plante se conserve sèche, mondée, en pot ou en sac de papier, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Il est conseillé de renouveler la cueillette tous les ans.

Utilisations de la plante

Usage culinaire

La plante n’est généralement pas consommée. Son utilisation comme complément alimentaire est signalée au Soudan et aux Seychelles. À Java et en Inde, les pousses tendres, crues ou cuites à la vapeur, peuvent servir d’aliment de famine.

Usage fourrager

En Afrique de l’Ouest, Euphorbia hirta est parfois utilisé comme fourrage pour le bétail.

Usages médicinaux

Le principal usage de la plante est médicinal. La plante fait partie des pharmacopées locales dans toute son aire de répartition. Elle fut introduite en Europe et aux Etats-Unis, en médecine allopathique et en homéopathie, principalement pour le traitement de la dysenterie et celui de diverses affections respiratoires telles que l’asthme. Toutefois, elle fut pratiquement oubliée après 1914.

Usages traditionnels de la plante

- Dans les pharmacopées du Sénégal, Mali, Burundi, Bénin et RDC, la plante est principalement utilisée pour traiter les diarrhées et les dysenteries.

- En Asie elle est indiquée pour traiter l’asthme et les maladies des voies respiratoires. Cette indication se retrouve en Afrique au Niger, au Nigeria, RDC, Ethiopie, Burundi, Cameroun, Tanzanie, Bénin et dans les îles de l’Océan Indien (Madagascar, Seychelles, Réunion, Rodrigues, Maurice).

- Dans toute l’Afrique de l’Ouest, et aussi au Burundi et en Tanzanie, la plante est réputée stimuler la production de lait maternel. Elle est vendue comme plante galactagogue, au Nigeria où elle est également conseillée pour traiter la constipation et l’entérite.

- En Ouganda, les femmes mastiquent la plante pour déclencher le travail d’accouchement. Les racines et les feuilles sont également utilisée pour leur vertus ocytociques en République Centrafricaine. Pour cet usage, au Burundi, les feuilles d’Euphorbia hirta sont mélangées avec celle de Cajanus cajan (Rw. Umukunde) et de ysimachia ruhmeriana (Umuyobora )

- Aux Philippines, l’infusion des tiges feuillée est largement utilisée pour prévenir et guérir la dengue.

- En Inde, elle est utilisée pour traiter les infestations de vers intestinaux chez les enfants et pour la dysenterie, la gonorrhée, la jaunisse, les boutons, les problèmes digestifs et les tumeurs.

- L’utilisation antiparasitaire de la plante se retrouve en Afrique au Rwanda, au Kivu, en RDC, au Sénégal, au Burkina Faso, en République Centrafricaine, au Togo et au Bénin

- L’usage de la plante pour traiter les affections oculaires et notamment la cataracte se retrouve en RDC, à Madagascar, au Nigeria, en Ethiopie, en Tanzanie, et en République Centrafricaine

Résultats des études pharmacologiques de la plante

Les études pharmacologiques étayent ou confirment les propriétés suivantes :

- Antiasthmatique
- Anti-inflammatoire
- Analgésique
- Sédative et anxiolytique
- Antipyrétique
- Antispasmodique (digestive)
- Antidiarrhéiques
- Antidysentérique
- Antibactérienne
- Amœbicide (antiamibienne)
- Antifongique
- Anthelminthique
- Antipaludique
- Galactogène
- Diurétique
- Anticancéreuse
- Immunomodulatrice
- Antioxydante
- Antianaphylactique (Un choc anaphylactique est une réaction allergique grave)
- Antiagrégante plaquettaire
- Antiulcèreuse
- Cicatrisante
- Régénérant cellulaire

(Le détail des études pharmacologiques est décrit à la fin de l’article)

Principales utilisations médicinales possibles

Les traitements présentés ci-dessous ont issus des recherches de l’organisation allemande Anamed (Action For Natural Medicine in The Tropics) et de celles de l’Association Jardins du monde.

Traitement des troubles et parasites intestinaux

La décoction et l’infusion de cette plante sont tenues en haute estime pour traiter les troubles gastro-intestinaux, notamment les parasites intestinaux, la diarrhée, les ulcères peptiques, les remontées gastriques, les vomissements et la dysenterie amibienne.

La plante figure dans la pharmacopée africaine établie par l’Organisation de l’unité africaine comme médicament contre la dysenterie depuis 1985.

- Contre les amibiases et les diarrhées on peut préparer une décoction de 15-30 g soit une poignée de la plante fraîche lavée (ou à défaut d’herbe séchée, dans un litre d’eau. Après avoir laissé bouillir la plante pendant 15 minutes, on filtre le décocté et qui est bu pendant la journée. On conseille de répéter le traitement pendant 8 jours consécutifs.

- En cas d’amibiase sévère, de dysenterie bacillaire, ou de choléra l’ONG allemande ANAMED préconise d’associer Euphorbia hirta à deux autres plantes.

La décoction préconisée pour un litre d’eau est alors la suivante :

Lavez et mélangez une poignée de :
- tiges feuillée d’Euphorbia hirta
- feuilles de goyavier
- jeunes feuilles de manguier d’un vert éclatant.

Si les feuilles de manguier ou de goyavier ne sont pas disponibles, vous pouvez utiliser des feuilles de papayes. Mélangez avec un litre d’eau, faites chauffer jusqu’à ébullition, laissez infuser 30 minutes, puis filtrez.

Les feuilles d’euphorbe capitée, de manguier, de goyavier et de papayer ont chacune des propriétés antiamibiennes et antibactériennes. Pour les patients souffrant de nausées ou pour les bébés, n’ajoutez pas les feuilles de papaye (au goût désagréable) pendant les premiers jours.

Boire en plusieurs prises tout au long de la journée les doses conseillées ci-dessous

Dosages :

Poids du patient (kg) Age Dosage
5-6 2-3 mois 100 ml
7-10 4-11 mois 200 ml
11-14 1-2 ans 300 ml
15-18 3-4 400 ml
19-29 5-9 600 ml
30-39 10-11 700 ml
40-49 12-13 800 ml
50+ adulte 1000 ml

Continuer à boire cette préparation pendant 8 jours, même si les symptômes disparaissent après deux jours, ce qui, selon l’expérience, d’Anamed serait souvent le cas.

Selon cette organisation, « cette recette a permis à de sauver des centaines de vies, en particulier dans les cas où les personnes atteintes d’infections amibiennes avaient de terribles crampes d’estomac après avoir pris le médicament habituel (Metronidazol), et qui avaient donc cessé de prendre ce traitement « moderne », et lorsque la dysenterie bacillaire était causée par des germes résistants à presque tous les antibiotiques. »

NB : Ce traitement doit être associé à la prise de sérum de réhydratation pour prévenir tout risque de déshydratation.

« Sirop » ou « sérum » de réhydratation à utiliser obligatoirement en cas de déshydratation liées à des diarrhées et des vomissements

Préparation :

1. Faire bouillir un litre d’eau (4 tasses).
2. Éteindre le feu et laisser refroidir
3. Ajouter 2 cuillères à soupe de sucre et 1 cuillère à café de sel.
4. Mélanger jusqu’à ce que le sucre et le sel fondent. On peut y ajouter le jus d’un citron.
5. Goûter une petite cuillère pour savoir si ce dosage convient.

Posologie :

- Adultes : boire à volonté (et après chaque selle liquide)

- Enfants : boire un verre au moins toutes les 3 heures (et chaque fois que l’enfant a des selles liquides).

- Nourrissons : donner à boire un demi-verre, à la cuillère au moins toutes les trois heures (et chaque fois que le nourrisson a des selles liquides).

NB. Si un bébé n’urine plus ou très peu, si sa peau garde une marque quand on la pince, si sa bouche est sèche, si sa fontanelle est creusée, alors il est déshydraté : il faut agir rapidement et lui faire boire le sirop de réhydratation.
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Vers intestinaux

Pour traiter les vers intestinaux il est possible de mélanger après les avoir lavées une poignée de tiges feuillées d’Euphorbia hirta et une poignée de feuilles de papayer.

Ces ingrédients doivent bouillir pendant 15 minutes dans un litre d’eau, puis filtrée. La préparation sera bue par portions dans la journée. Si un enfant refuse de boire ce breuvage amer on peut préparer une décoction seulement avec Euphorbia hirta.

(La sève de la papaye est un autre traitement efficace)

Troubles respiratoires

Euphorbia hirta est considérée comme un remède hors pair pour traiter les troubles du système respiratoire, notamment l’asthme, la bronchite, le rhume des foins, le spasme de la glotte, l’emphysème, la toux et les rhumes.

Un traitement préconisé consiste à préparer une décoction de 15-30 g soit une poignée de la plante fraîche lavée (ou à défaut d’herbe séchée, dans un litre d’eau. Après avoir laissé bouillir la plante pendant 15 minutes. Le décocté est filtré et bu pendant la journée.

Une autre pratique consiste à fumer des feuilles séchées en d’Euphorbia hirta cigarettes antiasthmatiques. (On mélange également les feuilles d’Euphorbia hirta avec celles de Datura metel L.)

Certaines personne placent leur tête sur une poignée de ces feuilles la nuit.

Infection urinaires

En cas d’infection des voies urinaires ou d’infection rénale, préparer une décoction de 15-30 g soit une poignée de la plante fraîche lavée (ou à défaut d’herbe séchée, dans un litre d’eau. Laisser bouillir la plante pendant 15 minutes. Filtrer et boire le décocté pendant la journée. Répétez le traitement pendant 8 jours consécutifs. (Ne pas prolonger le traitement au-delà de huit jours

Cataractes

Un traitement traditionnel de la cataracte consiste, au début de la maladie, à introduire une goutte de sève d’Euphorbia hirta dans chaque œil trois fois par jour pendant 10 jours. Pour éviter le risque d’infections oculaires, la plante doit être très bien lavée et séchée avec une serviette propre avant de casser la tige. On ne sait pas pourquoi cela fonctionne !

Affections cutanées

La plante est utilisée en outre pour traiter les plaies et les affections de la peau et des muqueuses, y compris les verrues, la gale, la teigne, le muguet, les aphtes, les affections fongiques.

Euphorbia hirta a non seulement des propriétés antiseptiques mais aussi anti-inflammatoires et cicatrisantes en augmentant la prolifération des fibroblastes et la production de collagène dans les tissus endommagés. L’utilisation du latex pour faciliter l’extraction d’épines de la peau est courante.

La plante qui a également des propriétés analgésiques peut être utile pour soulager les maux de tête importants, les maux de dents, les rhumatismes, et les douleurs pendant la grossesse.

Formes pharmaceutiques et posologies conseillées par l’Association « Les jardins du monde »

Décoction

Nous recommandons l’usage interne d’Euphorbia hirta sous forme de tisane, solution la plus facile, et surtout la plus efficace en particulier pour les affections diarrhéiques.

On réalisera une décoction à feu doux pendant 20 minutes avec une poignée de tiges feuillées, broyées, dans un litre d’eau.

Dans les cas de diarrhées, il est souhaitable d’ajouter à cette décoction 1/2 cuillerée à café de sel et 8 cuillerées à café de sucre ou de mélasse pour un litre de décoction, afin de prévenir toute déshydratation.

Sirop

Ingrédients :

- 200 g d’Euphorbia hirta L.

- Excipients :

- Eau 2 litres ; Benzoate de sodium 1,25 g ; Sucre QSP

Élaboration :

1. Broyer les plantes sèches et faire bouillir 2 litres d’eau

2. Cuire les plantes à feu doux pendant 10 mn, en remuant

3. Enlever la préparation du feu et laisser infuser pendant 5 mn

4. Filtrer et peser la décoction

5. Peser le sucre équivalent à 1,7 fois le poids du décocté

6. Ajouter le benzoate de sodium à la décoction et le sucre

7. Remuer à feu doux pendant 15 mn

8. Mettre en flacons et étiqueter

Posologie

Adulte : 1 demi-verre 3 fois par jour à prendre avant les repas

Enfant : 1 à 2 cuillerées à soupe 3 fois par jour à prendre avant les repas

Dans les cas de diarrhées, on veillera à une hydratation rigoureuse. La présence d’un conservateur est souhaitable dans les zones où la température est souvent élevée. S’il n’est pas disponible, nous préconisons de rajouter à la décoction 100 g de feuilles de Psidium guajava contenant des huiles essentielles, tanins assurant une stabilité.

La date de péremption de ce sirop n’excèdera pas un an.

Teinture alcoolique

Une teinture alcoolique au 1/5 peut aussi être prescrite dans certaines affections autres que les diarrhées.

La plante est utilisée en usage externe sous forme de compresses imprégnées de la décoction. Dans ce cas, une décoction plus concentrée est nécessaire et on renouvellera l’application trois fois par jour sur une lésion bien nettoyée.

On peut aussi utiliser un cataplasme de feuilles fraîches, lavées très soigneusement, broyées puis enveloppées dans un linge avant l’application.

Autres préparations

Adjanohoun et coll. (1985) mentionnent l’élaboration de deux préparations galéniques à base d’Euphorbia hirta par l’Institut National de Recherche sur la Pharmacopée et la médecine traditionnelles du Mali :

Dysentéral n°1, à base d’Euphorbia hirta

Mode d’emploi :

Faire bouillir dans un récipient couvert un sachet unidose de 10 g dans un demi litre d’eau et boire le décocté trois fois par jour, jusqu’à disparition des signes cliniques

Dysentéral n°2, à base de Vernonia pumila, Cassia sieberiana et Euphorbia hirta

Mode d’emploi

Boire le décocté trois fois par jour.

Études pharmacologiques

Propriétés étudiées Actions identifiées Références
Analgésique Activité confirmée sur modèle animal M.C. Lanhers & al 1991
Anti-inflammatoire E. hirta diminué les niveaux de médiateurs inflammatoires chez le rat. La supplémentation avec un extrait d’E. Hirta peut constituer un traitement prometteur pour les maladies arthritiques et inflammatoires. M.C. Lanhers & al « Analgesic, antipyretic and anti-inflammatory properties of Euphorbia hirta ». Planta Medica 1991 , 57(3), 225-31.
Ahmad, Sheikh Fayaz & al. Anti-inflammatory effect of Euphorbia hirta in an adjuvant-induced arthritic murine model, Immunological Investigations volume 43, issue 3 (2014)
Sédatif et anxiolytique L’étude des propriétés de la plante confirment l’utilisation traditionnelle de E. hirta en tant que sédatif et révèlent des propriétés anxiolytiques originales M.C. Lanhers & al, Behavioral effects of Euphorbia hirta L. : sedative and anxiolytic properties. J Ethnopharmacol 1990, 29(2) 189-98.
Antipyrétique Activité confirmée sur modèle animal M.C. Lanhers & al 1990
Antispasmodique (digestive) L’extrait inhibe 70% des contractions induite sur modèle animal L. Tona & al, Biological screening of traditional preparations from some medicinal plants used as antidiarrhoeal in Kinshasa, Congo. Phytomedicine 1999, 6(1), 59-66.
S.K. Hore & al, Effect of aqueous Euphorbia hirta leaf extract on gastrointestinal motility, Fitoterapia, volume 77, issue 1 (2006)
Antidiarrhéiques Agit par une action triple : antibactérienne, antiamibienne et antispasmodique. L’activité antidiarrhéique est attribuée à la quercitrine, qui libère son aglycone, la quercétine, dans les intestins. La quercitrine a montré une activité antidiarrhéique à la dose de 50 mg/kg chez les souris. J. Galvez & al, Antidiarrhoeic activity of quercitrin in mice and rats. J Pharm Pharmacol 1993, 45(2), 157-9.
J. Galvez & al, Antidiarrhoeic activity of Euphorbia hirta extract and isolation of an active flavonoid constituent. Planta Medica 1993, 59(4), 333-6.
L. Tona & al, Biological screening of traditional preparations from some medicinal plants used as antidiarrhoeal in Kinshasa, Congo. Phytomedicine 1999, 6(1), 59-66.
Antidysentérique forte activité contre la bactérie Shigella dysenteriae responsable de la dysenterie chez l’homme. J. Galvez & al, Antidiarrhoeic activity of quercitrin in mice and rats. J Pharm Pharmacol 1993, 45(2), 157-9.
Antibactérien Extraits plus actifs contre les bactéries à Gram positif que contre les bactéries à Gram négatif. Bactéries les plus sensibles : B. subtilis, suivies de S. epidermidis, Bactéries les plus résistantes : P. vulgaris, suivies de S. Typhimurium. Inhibe la croissance de Propionibacterium acnes à l’origine de l’acné. Jigna Parekh & al, Efficacy of Aqueous and Methanol Extracts of Some Medicinal Plants for Potential Antibacterial Activity Turk J Biol, 2005, 29, 203-210.
G.S. Kumar, Antimicrobial effects of Indian medicinal plants against acneinducing bacteria, Tropical Journal of Pharmaceutical Research 2007, 6 (2) : 717-723.
Perumal, Shanmugapriya & al, Antimicrobial Activity and Cytotoxicity Evaluation of Euphorbia hirta (L.) Extracts from Malaysia, APCBEE Procedia volume 2, 2012
Annamalai A., & al, Green synthesis, characterization and antimicrobial activity of Au NPs using Euphorbia hirta L. leaf extract, Colloids and Surfaces B : Biointerfaces volume 108 (2013)
Vijaya, K. & al. Antibacterial effect of theaflavin, polyphenon 60 (Camellia sinensis) and Euphorbia hirta on Shigella spp. — a cell culture study, Journal of Ethnopharmacology volume 49, issue 2 (1995)
Antiamibien Activité significative contre l’amibe pathogène Entamoeba histolytica in vitro à 35 mg/ml et une concentration active minimale de moins de 10 mg/ml. L. Tona & al. Antiamoebic and spasmolytic activities of extracts from some antidiarrhoeal traditional preparations used in Kinshasa, Congo. Phytomedicine 2000, 7(1) : 31-8.
Antifongique Activité contre les agents phytopathogènes Colletotrichum capsici, Fusarium pallidoroseum, Botryodiplodia theobromae, Alternaria alternata, Penicillium citrinum, Phomopsis caricae-papayae et Aspergillus niger. L’extrait brut à l’éthanol de la plante entière a un effet dose-dépendant contre Candida albicans. mais pas contre plusieurs autres champignons pathogènes. S. Mohamed & al, Antimycotic screening of 58 Malaysian plants against plant pathogens, Pesticide science,1996, 47(3), 259.
Antipaludique Produit plus de 60% inhibition de la croissance parasitaire in vitro et sur la souris. L’extrait de plante entière est la plus actif L. Tona & al, Antiamoebic and spasmolytic activities of extracts from some antidiarrhoeal traditional preparations used in Kinshasa, Congo. Phytomedicine 2000, 7(1) : 31-8.
L. Tona & al, In vitro antiplasmodial activity of extracts and fractions from seven medicinal plants used in the Democratic Republic of Congo. J Ethnopharmacol 2004, 93(1), 27-32.
Liu, Y. & al. Antimalarial Flavonol Glycosides from Euphorbia hirta. Pharmaceutical Biology volume 45, issue 4 (2007)
Galactogène La plante en poudre, augmente le développement des glandes mammaires et induit une sécrétion de cobayes femelles Blanc P et al Galactogenic properties of plants of the African flora : sersalisia djalionensis and E.Hirta. Annales de Biologic Clinique (Paris) 21 (10-12), 829.
Anti-fertilité réduit la motilité et la densité des spermatozoïdes et aboutit à terme à 100% de stérilité A. Mathur & al, Antifertility plant product : Euphorbia hirta in males. ( Proceeding of the international symposium on male contraception : present and future, New Delhi. 1995)
Diurétique démontré sur modèle animal Patricia B. Johnson et al, Euphorbia hirta leaf extracts increase urine output and electrolytes in rats, Journal of Ethnopharmacology 1999, 65, 63–69.
Anticancéreux cytotoxicité sélective contre plusieurs lignées de cellules cancéreuses. Activité sur les mélanomes malins et carcinomes épidermoïdes K. Vijaya S. & al, Antibacterial effect of theaflavin, polyphenon 60 (Camellia sinensis) and Euphorbia hirta on Shigella spp a cell culture study. J Ethnopharmacol. 1995, 49(2), 115-8.
Immunomodulateur L’activité immunostimulante affecte la transformation de lymphoblastes Tamas Szenasi E (Hung) E.Hirta extracts as Immunostimulants. German Patent
Pratheepa, V. ; Sukumaran, N. Specific and nonspecific immunostimulation study of Euphorbia hirta on Pseudomonas fluorescens -infected Cyprinus carpio. Pharmaceutical Biology volume 49, issue 5 (2011)
Antioxydant activité significative de piégeage des radicaux libres Nilesh Kumar & al, In Vitro Antioxidant potential evaluation of Euphorbia hirta L. Pharmacologyonline 2007,1, 91-98.
Abu Arra Basma & al. Antioxidant activity and phytochemical screening of the methanol extracts of Euphorbia hirta L, Asian Pacific Journal of Tropical Medicine volume 4, issue 5 (2011)
Sharma, N.K. ; Prasad, R. Oxidative injury to protein and their protection by phenolic acid antioxidants from Euphorbia hirta leaves, Journal of Biotechnology, volume 136 (2008)
Subramanian, S.& al, Antidiabetic and antioxidant potentials of Euphorbia hirta leaves extract studied in streptozotocin-induced experimental diabetes in rats, General Physiology and Biophysics, volume 30, issue 3 (2011)
Anti-anaphylactique (Un choc anaphylactique est une réaction allergique grave) effet préventif important observé sur modèle animal Youssouf M S. Anti-anaphylactic effect of Euphorbia hirta. Fitoterapia 2007, 78 535–539.
G. D. Singh & al, Inhibition of early and late phase allergic reactions by Euphorbia hirta L., Phytotherapy Research, volume 20, issue 4 (2006)
Anthelminthique Réduction remarquable et significative des niveaux des helminthes identifiés sur modèle animal Adeolu Alex Adedapo, Anthelmintic efficacy of the aqueous crude extract of Euphorbia hirta Linn in Nigerian dogs, Veterinarski Arhiv 2005, 75 (1) : 39-47.
Anti-agrégation plaquettaire et anti-inflammatoire Effet inhibiteur sur l’agrégation plaquettaire et diminuent la formation d’œdème de la patte de rat A. Hiermann et al, Influence of some traditional medicinal plants of Senegal on prostaglandin biosynthesis, J Ethnopharmacol 1994, 42(2), 111-6.
Antiulcère L’extrait à l’éthanol de la plante entière a un effet dose-dépendant de protection contre l’ulcère gastrique chez les rats. Le composé actif s’avère être la quercétine, dont l’activité anti-ulcère varie de 48–64%, à comparer aux 61–80% du médicament de référence, la ranitidine.
L’activité Anti-Helicobacter pylori est faible
Y.C. Wang & al., Screening of anti-Helicobacter pylori herbs deriving from Taiwanese folk medicinal plants. FEMS Immunol Med Microbiol 2005. 43(2), 295-300
Cicatrisant E. hirta accélèrerait la cicatrisation des plaies en augmentant la prolifération des fibroblastes et la production de collagène dans les tissus endommagés. Chattopadhyay, Pronobesh & al, Euphorbia hirta accelerates fibroblast proliferation and Smad-mediated collagen production in rat excision wound, Pharmacognosy Magazine volume 10, issue 39 (2014)
Antiasthmatique E. hirta a effet de relaxation sur les bronches et une action dépressive sur la respiration. Chopra RN, Chopra IC, Handa KL, Kapur LD. Indigenous drugs of India. Calcutta, India : Academic Publishers ; 1994.

Composition

Les parties aériennes des plantes ont été l’objet d’investigations chimiques approfondies.

Revue des composés actifs et des propriétés identifiées établie par Lanhers M.-C., Nicolas J.-P., Fleurentin J., Weniger B., « Monographie de plante, Euphorbia hirta L », Ethnopharmacologia, n°36, novembre 2005

Polyphénols

La plante contiendrait des tanins galliques et catéchiques (à l’état de traces), ainsi que des tanins pyrogalliques.

Parmi les acides phénols identifiés, citons les acides caféique, chlorogénique,
p-coumarique, férulique, ellagique et gallique.

Différents flavonoïdes ont été isolés dans la plante, tels que la xanthorhamnine,
le kaempférol, le 3-glucuronyl-kaempférol, ainsi que le quercétol et ses dérivés (quercitrin, rhamnoglucosyl-3-quercétol, chlorogényl-3-rhamnoside quercétol, 3-b-D-glucuronyl-quercétol).

Des leucoanthocyanes et anthocyanes ont été identifiés ; il s’agit du leucocyanidol et de deux anthocyanosides (cyanidine-3,5-diglucoside et pélargonidol-3,5-diglucoside).

A noter que les anthocyanosides ont été trouvés dans les feuilles pourpres, qui se développent lorsque la plante croît sur un sol à faible taux d’humidité et exposée
à de fortes radiations.

Dérivés terpéniques

Si la présence de monoterpènes reste controversée (traces d’huile essentielle), différents diterpènes ont pu être identifiés. Ces diterpènes se divisent en trois groupes : les dérivés du phorbol (esters du 12-déoxyphorbol ; 20-acétate,16-O-a-méthylbutyrate,13-phénylacétate du 12-déoxyphorbol ; 20-acétate,13-dodécanoate du 12-déoxy-4b-hydroxyphorbol ; 20-acétate,13-phénylacétate du 12-déoxy-4b-
hydroxyphorbol ; 13-décanoate,triacétate du 12-déoxy-4b-hydroxyphorbol),
les dérivés du résiniférol (9,13,14-orthophénylacétate du 20-O-acétylrésiniférol) et ceux de l’ingénol (tinyatoxine ; triacétate d’ingénol ; héxadécanoate d’ingénol).
Parmi les triterpènes, citons l’a- et la b-amyrine et leurs acétates, la bétuline, la friédeline, le lupéol, le taraxérol et la taraxérone.

A noter la présence de saponosides formés de pentoses (rhamnose) et d’une génine triterpénique.

Enfin, des polyterpènes seraient présents dans la plante entière fraîche.

Stérols

Les stérols identifiés sont le cycloarténol, le méthylène-24-cycloartanol, le campestérol, le b-sitostérol et le stigmastérol.

D’après sa composition en triterpènes et en stérols, le latex d’E. hirta serait de type C2, caractérisé par la présence de constituants majeurs tels le cycloarténol et le méthylène-24-cycloartanol, et des constituants mineurs tels la b-amyrine et le lupéol.

Acides organiques

La plante contiendrait des acides ascorbique, fumarique, glyoxylique, lactique, malique, pyruvique, shikimique, succinique et tartrique.

Acides gras, alcools et carbures aliphatiques

Les acides mélissique, palmitique, linoléique et oléique, le jambulol, l’hexacosanol, les alcools cérylique et myricylique, ainsi que le triacontane et l’hentriacontane ont été identifiés.

Acides aminés et dérivés aminés

De nombreux acides aminés ont été isolés, tels que l’a-alanine, l’acide g-aminobutyrique, l’arginine, l’acide aspartique, l’asparagine, la cystine, la cystéine, l’acide glutamique, la glutamine, le glycocolle, l’histidine, l’isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la proline, la sérine, la thréonine, la tyrosine, le L-tryptophane et la valine.

Des alcools aminés (choline et éthanolamine) ont également été mis en évidence.

Glucides

La présence de divers sucres simples (galactose, glucose, lévulose, rhamnose, xylose), itols (adonitol, inositol, sorbitol) et osides (raffinose) a pu être confirmée.

Composés minéraux

Parmi les éléments métalliques identifiés dans la plante, citons l’aluminium,
le calcium, le cuivre, le fer, le magnésium, le molybdène, le nickel, le plomb, le potassium, le silicium, le sodium, le titane, le vanadium et le zinc.

Pharmacologie

Activité analgésique opioïde

Un extrait aqueux lyophilisé exerce une activité analgésique centrale par un effet protecteur chez la souris vis à vis des stimuli douloureux chimiques (20 mg/kg) et thermiques (25 mg/kg). Ces essais sont doses-dépendant (25 à 400 mg/kg) et réalisés avec les tests du writhing et de la plaque chauffante. Dans ce dernier, l’activité analgésique est supprimée lorsque les sites récepteurs aux opiacés sont
bloqués par la naloxone, un antagoniste des récepteurs ; ceci démontre un effet analgésique central impliquant les sites récepteurs opiacés. Ceci a aussi été confirmé par un test in vitro sur iléon isolé qui montre l’effet inhibiteur d’E.hirta sur les contractions induites par des stimuli électriques et l’antagonisme obtenu avec la
naloxone. Par comparaison, l’effet analgésique d’un extrait d’E. hirta dosé à 50 mg/kg est semblable à celui obtenu avec le sulfate de morphine dosé à 1,15 mg/kg. (Lanhers et al., 1991) (Les doses sont exprimées en mg/kg de plante sèche)

Effet anti-inflammatoire

Des extraits aqueux lyophilisés exercent une action anti-inflammatoire dose-dépendante par voie i.p. à partir de 100 mg/kg vis-à-vis de l’oedème de la patte de rat induit par la carragénine. E. hirta possède une action anti-inflammatoire dans un test aigu, mais ne montre aucun effet dans un modèle d’arthrite rhumatoïde chronique chez le rat (test à l’adjuvant de Freund). (Lanhers et al.,1991)

Des extraits aqueux ont réduit la libération des prostaglandines PG I2 et PG E2, au niveau de l’estomac de rat. Ces médiateurs sont bien connus pour activer le processus inflammatoire. De plus, les extraits aqueux et des extraits obtenus avec de l’acétate d’éthyle présentent la même activité anti-inflammatoire à la fois dans les tests in vivo de l’oedème de patte de rat induit par la carragénine et sur l’inhibition de la sécrétion des prostaglandines dans le test in vitro sur l’estomac de rat. Ces travaux montrent que l’extrait aqueux est actif par voie orale et que le principe actif non identifié est soluble dans l’acétate d’éthyle. (Hiermann & Bucar, 1994)

Effet anti-pyrétique

Des extraits aqueux lyophilisés aux doses de 100 et 400 mg/kg réduisent la température corporelle des souris ayant reçu une administration de levures. (Lanhers et al., 1991)

Effet anti-agrégant plaquettaire

Ceux-ci ont permis de prouver un effet inhibiteur sur l’agrégation plaquettaire dose-dépendant par inhibition de la biosynthèse de thromboxane A2. (Hiermann & Bucar, 1994)

Effet antidiarrhéique

L’activité antidiarrhéique, montrée avec des décoctions lyophilisées (350 et 700 mg.kg-1 dissout dans 0,5 ml d’eau distillée) sur le transit intestinal, peut être résumée de la façon suivante :
• pas de modification du transit intestinal dans des conditions normales ;
• retard du transit de l’intestin grêle quand celui-ci est accéléré par l’huile de ricin » (résultats obtenus à partir de la technique proposée par Leng-Peschlow ) ;
• prolongement significatif du temps d’apparition des premières
selles diarrhéiques et diminution du nombre de fèces humides
induites par des produits provoquant des modifications du
transport actif des électrolytes et de l’eau à travers la
muqueuse intestinale ( huile de castor, acide arachidonique,
prostaglandine E2) ;
• pas d’effet lorsque l’agent diarrhéique est un agent osmotique actif (sulfate de Mg).
La quercitrine, un composé flavonique, pourrait être impliquée dans cet effet. (Galvez J. et coll. 1993, 1993)

Des extraits aqueux stimulent in vitro les contractions spontanées de l’iléon de cobaye de façon dose-dépendante et potentialisent les contractions induites par l’acétylcholine et le chlorure de baryum.

Par contre, in vivo, les extraits aqueux, administrés par voie orale à des rats à qui on induit une diarrhée par du sulfate de magnésium, diminuent le poids et le taux des fèces émis. E. hirta présente des effets spasmogéniques in vitro et antidiarrhéiques in vivo (Kamgang et coll., 2001)

D’autres auteurs ont mis en évidence un effet antispasmodique de la fraction polyphénolique d’E. hirta sur des tests in vitro. (Tona et coll., 2000)

Activité diurétique

Les travaux de Johnson et coll. (1999) montrent que des extraits aqueux et alcooliques de feuilles d’Euphorbia hirta présentent un effet diurétique dose-dépendant chez le rat. L’extrait aqueux induit une excrétion urinaire du sodium, du potassium et de bicarbonates.

Cet effet diurétique est semblable à celui d’un diurétique de référence, l’acétazolamide. Par contre, l’extrait alcoolique induit seulement une excrétion urinaire des bicarbonates.

Effets sur le système nerveux central : activités anxiolytiques sédatives et inductrices du sommeil

Des études comportementales de psychopharmacologie ont permis de démontrer chez la souris des propriétés sédatives à doses élevées (100 mg de plante sèche par kg et plus), et des effets anxiolytiques à faibles doses (12,5 à 25 mg de plante sèche par kg). Les extraits aqueux obtenus par décoction et lyophilisés réduisent les
paramètres comportementaux dans des environnements non familiers : diminution des déplacements dans les tests de l’activité test et des marches montées et des redressements dans le test de l’escalier.

Ces mêmes extraits ont des effets désinhibiteurs et augmentent les paramètres comportementaux dans le test de l’escalier et de la chambre claire obscure. Quand on bloque in vivo les sites récepteurs aux benzodiazépines avec le flumazénil chez la souris, on conserve les effets sédatifs d’E. hirta : les molécules impliquées dans l’action sédative et anxiolytique n’agissent par l’intermédiaire du site recepteur aux benzodiazépines. (Lanhers et coll. 1990)

Un effet inducteur du sommeil a aussi été mis en évidence chez la souris prétraitée par une dose infrahypnotique de barbiturique. Un extrait aqueux induit le sommeil des souris de façon dose dépendante de 50 à 800 mg/kg lorsqu’elles reçoivent du pentobarbital à dose infrahypnotique. A 200 mg/kg, la totalité des souris est endormie.

Des résultats identiques sont obtenus dans le même test et réalisé avec un autre barbiturique, le butobarbital, éliminé par voie urinaire.

Ceci permet d’éliminer l’hypothèse d’une interaction hépatique car le pentobarbital est éliminé par le foie.

E. hirta ne présente pas d’effets anticonvulsivants chez la souris vis-à-vis du pentylènetétrazole, pas d’activité relaxante musculaire dans le test du Rota-rod ou de la suspension, pas d’activité neuroleptique dans trois tests : le test de la toxicité de groupe, le test de la stéréotypie induite par la dexamphétamine et celui de la catalepsie et de l’hypothermie.

Une faible activité antidépressive a été mise en évidence dans le test d’antagonisme à la réserpine en réduisant le ptosis et dans le test anticholinergique à l’oxotrémorine en s’opposant à l’hypothermie..(Lanhers et coll., 1996)

Action galactogène

Les mises en oeuvre successives de diverses fractions ont conduit à retrouver spécifiquement cet effet biologique dans la fraction butanolique. (De Saqui-Sannes G., 1971)

Activité antimicrobienne

1. Action amoebicide

La toxicité sur l’homme est pratiquement nulle et les essais cliniques apportent la preuve qu’E. hirta, utilisée sous forme d’extrait hydroalcoolique buvable, est très efficace contre les symptômes de la dysenterie amibienne et réalise une négativation coprologique rapide et durable (Ridet J. et A. Chartol, 1964 ; Tona L. et coll, 1999). La fraction polyphénolique exerce un effet amoebicide dans des test in vitro. (Tona et coll, 2000)

2. Traitement anti-malarique

Des études menées par Tonal et coll. (1999) ont prouvé que des extraits d’Euphorbia hirta, plante entière, présentent une activité inhibitrice sur la croissance in vitro de Plasmodium falciparum comparable à celle obtenue avec de la chloroquine.

3. Activité bactéricide

Les études anti-bactériennes menées sur des lignées de cellules Vero montrent une inhibition totale des micro-organismes à une concentration de 100 μg/ml pour Shigella flexneri et de 200 μg/ml pour S. dysenteriae (Vijaya, et coll., 1995).

Elle possède également des propriétés antibactériennes (Escherichia coli, Shigella flexneri, Shigella shiga, Salmonella typhimurium, Staphylococcus aureus, Vibrio cholera) (Pousset, 1979 ; Iserin, 1996 ; Nicolas, 1999).

Utilisation comme milieu de culture fongique

L’addition d’un extrait d’E. hirta à un milieu fongique augmente considérablement la croissance fongique et diminue de façon concomitante la croissance bactérienne dans une mesure comparable à un antibiotique tel que le chloramphénicol. Les résultats de cette étude suggèrent qu’une gélose d’E. hirta peut sans problème être recommandée comme un milieu efficace et bon marché (cinq fois moins cher qu’un milieu de Sabouraud avec ou sans antibiotique) (Emele F. E. 1998).

Autres

E. hirta présente également des propriétés antihelminthique, galactogène et aphrodisiaque, et son latex des propriétés cholagogue et fébrifuge (Adjanohoun, 1985 ; Lanhers, 1988 ; Neuwinger, 1986).

Toxicologie

Toxicologie aiguë

E. hirta est considérée comme une plante non toxique aux doses thérapeutiques car celles induisant la mortalité sont très élevées.

1. Dose léthale 50 chez la souris par voie i.p.

Aucune mortalité n’apparaît jusqu’à la dose de 6.400 mg/kg. La dose léthale qui tue 50 % des animaux est évaluée à 8.882 mg/kg.

Un extrait aqueux est obtenu par infusion puis macération 24 h à 44°C puis lyophilisé. Les doses sont exprimées en mg de plante sèche et les lots sont constitués de 10 souris mâles Swiss. (Lanhers, 1988)

2. Toxicité aiguë ches la souris par voie orale et i.p.

Aucune toxicité n’est apparue par voie orale aux doses de 3.000, 6.000 et 9.000 mg/kg chez des souris mâles et femelles recevant une seule dose le premier jour et mises en observation pendant 14 jours. Le poids corporel et tous les paramètres évalués sont normaux (comportement, aspect extérieur, selles et urines).

Par voie intra-péritonéale aucune mortalité n’est apparue aux doses de 3.000, 6.000 et 9.000 mg/kg. On observe une sédation, un ptosis, des contractions abdominales et une perte de poids par rapport aux témoins les premiers jours. Au 14e jour, les paramètres évalués sont normaux.

Un extrait aqueux est obtenu par infusion puis macération 24 h à 44°C puis lyophilisé, les doses sont exprimées en mg de plante sèche et les lots sont constitués de 5 souris mâles et de 5 souris femelles. (Lanhers, 1988)

3. Toxicité subchronique chez la souris

3 lots de 10 souris reçoivent quotidiennement des extraits aqueux aux doses de 50 et 100 mg/kg i.p. pendant respectivement 15, 28 et 33 jours. Aucune toxicité n’est apparue. On observe une légère diminution de croissance pondérale les 15 premiers jours. L’analyse comportementale (test de la plateforme et activité motrice) révèle une excitation entre le 5è et le 15è jour. Après autopsie, le poids de 7 organes évolue dans des valeurs physiologiques normales, les paramètres biochimiques sont normaux pour la glycémie, le cholestérol et la créatinine et diminués pour les triglycérides. Les paramètres hématologiques sont normaux. L’administration chronique de l’extrait ne modifie pas l’effet analgésique, il n’y a pas de tolérance, l’effet est même renforcé au cours du temps. (Laboratoire Dolisos, 1993)

4. Autres essais de toxicité

• Aucune mortalité n’est apparue chez des souris recevant des extraits aqueux aux doses de 400 à 1000 mg/kg (Dhar et coll., 1968) ;

• Aucune mortalité n’est apparue chez des souris ou des cobaye recevant par voie orale un extrait fluide déalcoolisé ; administré par voie intra-veineuse, ces mêmes extraits ont une dose léthale 50 de 7 ml/kg chez le rat et de 7.4 ml/kg chez la souris, ils provoquent une accélération du rythme respiratoire, une vasodilatation au niveau des oreilles (Hazleton et Hellerman, 1948) ;

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Mis en ligne par La vie re-belle
 20/10/2019
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