Igicunshu : Deux aromatiques aux multiples usages médicinaux

I. Plectranthus amboinicus

Igicunshu : Deux aromatiques aux multiples usages médicinaux


I. Plectranthus amboinicus

En Kinyarwanda, le nom Igicunshu est utilisé pour nommer Plectranthus amboinicus, Plectranthus barbatus et d’autres plantes qui ont en commun d’être aromatiques et d’avoir une tige carré et des feuilles bilabiées plus ou moins denses.

Cet article est consacrés aux usages de Plectranthus amboinicus

Plectranthus amboinicus

Plectranthus amboinicus est une plante herbacée vivace, succulente et aromatique qui peut être rampante ou atteindre une cinquantaine de cm de hauteur. Ses Feuilles ovées, aux bords crénelés sont épaisses et veloutée de duvet. Elles dégagent un fort parfum lorsqu’on les froissent. Ses fleurs apparaissent dit-on en grappes de 10 à 30 cm et auraient une corolle blanchâtre, rosée ou couleur lilas. Les spécimens de notre jardin n’ayant pas fleuri jusqu’alors je ne peux que rapporter la description de tiers botanistes.

Origine et diffusion

Plectranthus amboinicus semble originaire d’Afrique australe et orientale.

On trouve cette Lamiacée à l’état naturel en Afrique du sud du continent (province du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, Swaziland jusqu’en Angola et au Mozambique) jusqu’au nord du Kenya et de la Tanzanie, où elle pousse dans les forêts, sur les pentes rocheuses et sur les terrains plats ou sableux à basse altitude.

D’Afrique australe, elle a été transportée par des commerçants arabes le long des routes commerciales maritimes de l’océan Indien et s’est ainsi naturalisée en Arabie, en Inde et en Asie du Sud-Est.

La plante a ensuite été importée en Europe, puis d’Espagne dans les Caraïbes et sur le continent américain, d’où son nom de thym espagnol.

On trouve également la plante dans les Îles du Pacifique.

Noms vernaculaires

Du fait de sa large diffusion, la plante est dotée de nombreux noms vernaculaires. En voici un échantillon :

- Pays francophones : Origan cubain, Gros thym antillais ; Gwo thym, Ti baume. (Île de la Réunion)

- Pays anglophones : Country borage, Flame nettle, Cuban oregano, French thyme, Indian borage, Indian mint, Soup mint, Thick leaf thyme, Thick leaved lavander or broad leaf thyme, Mexican mint, Spanish thyme (États-Unis)

- Inde : Hindi : Panjiri-ka- pat, Sanskrit : Ajapada ; Kannada : Dodda-patri

- Caraïbe anglophone : Big thyme, Broadleaf thyme, Cuban oregano, Mexican thyme, Queen of herbs, Three-in-one herb, Allherb, Mother of herbs, Poor man pork or broad leaf thyme (Barbade)

- Pays hispanophones : Oregano frances, Oregano de Cartagena (Cuba), Oregano grueso (Mexique), Pudina (Trinidad & Tobago).

Usages culinaires

Chutney et Pesto

Les feuilles dégagent un parfum puissant. Sa saveur évoque comme un mélange d’herbes comme le thym, la sauge, la menthe et l’origan.

Sur l’île de la Réunion, les feuilles fraîches ou séchées parfument les marinades, les soupes, les plats à base de riz et de poulet, les poissons, le calalou et autres soupes, les haricots, les salades. Elles sont également un ingrédient de farces.

Elle sont hachées et transformées en boulettes de farine et frits dans de l’huile ou du beurre.[1]

À Hawaii, la plante est utilisée comme aromate de poisson, de mouton et de chèvre. [2]

En Inde, Les feuilles sont parfois consommées crues avec du pain et du beurre. Les feuilles hachées servent également de substitut à la sauge (Salvia officinalis Linn.) dans les farces .

La plante est parfois utilisée pour remplacer l’origan dans certaines préparations culinaires étiquetées « saveur d’origan ». Il peut être consommé en salade ou en aromate dans une soupe, ou encore en beignet.

À Madagascar, on ajoute parfois des feuilles dans la nourriture, en particulier dans le plat appelé « romazava ».[3]

Beignets de feuilles, soupe et romazava malgache

En Indonésie Plectranthus amboinicus est un aliment traditionnel utilisé dans la soupe pour stimuler la lactation pour le mois suivant l’accouchement.

Aux Antilles, on fabrique rafraîchissant un sirop de gros thym. [4]

Autre usages non médicinaux de Plectranthus amboinicus

Des études récentes affirment que Plectranthus amboinicus, est bio-actif sur la jacinthe d’eau, et pourrait servir à stopper la prolifération de cette plante qui envahit les cours d’eau.

Lessiver les murs d’une maison avec une infusion de gros thym protégerait les murs de nombreux insectes tout en parfumant délicatement l’intérieur de la maisonnée.

Composition phytochimique et activités biologiques

L’huile essentielle de Plectranthus amboinicus est riche en monoterpènes oxygénés, hydrocarbures monoterpéniques, hydrocarbures sesquiterpéniques et sesquiterpènes oxygénés. (terbutil-anisol, caryophilène, p-cymène, 4-terpinéol, thymol et verbénone, carvacrol, cinéol, ß-caryophilène, humulène, α-terpinène, ß-terpinéol, terpinolène, salicilate d’éthyle)

L’huile essentielle de feuille de Plectranthus amboinicus est particulièrement riche en monoterpènes phénoliques tels que le Thymol et le Carvacrol.

La plante contient également des flavonoïdes : apigénine, chrysoériol, chrysimaritine, ériodictiol, lutéoline, quercétine, salvigénine, taxifoline ; des triterpènes : acides euscafique, maslinique, oléanolique, dihydroxy-oléanolique, pomolique, tormentique et ursolique. [5]

Toutes les parties de la plante contiennent des tanins, mais la teneur en tanins est la plus élevée dans les extraits de racines (126 μg / g), suivis des extraits de feuilles (90 μg / g) et de tige (81 μg / g).

Activité biologiques de Plectranthus amboinicus

Activités antibactériennes

Des études scientifiques ont révélé une activité anti-Mycobacterium tuberculosis de Plectranthus amboinicus[6].

L’extrait à l’eau chaude de feuilles inhibe la croissance des agents pathogènes, Escherichia coli et Salmonella typhimurium tout en stimulant la croissance de Lactobacillus plantarum [7]. Cette activité antibactérienne des extraits de plantes est très probablement due à l’effet combiné de l’adsorption de polyphénols sur les membranes bactériennes avec rupture de membrane et fuite subséquente du contenu cellulaire [8, 9], ainsi qu’à la génération d’hydro-péroxyde à partir de polyphénols [10].

Une étude a démontré que l’extrait éthanolique Plectranthus amboinicus présentait une activité antibactérienne contre les agents pathogènes des plaies diabétiques, Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Proteus mirabilis, Pseudomonas aeruginosa et Klebsiella pneumonia [11].

Associée à des aminosides, l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus aurait un effet synergique sur la toxicité de cette famille d’antibiotiques vis-à-vis de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques classique. Cela fait de l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus une source possibles d’antibiotiques naturels [12].

Une étude portant sur l’utilisation d’extrait de feuilles de Plectranthus amboinicus pour la synthèse biologique de nanoparticules d’oxyde de zinc (NP-Pam-ZnO) a montré que ces nanoparticules contrôlaient la croissance de biofilms de Staphylococcus aureus résistants à la méthicilline (MRSA ATCC 33591). [13]

Activités antivirales

Des extraits de Plectranthus amboinicus auraient une activité antivirale contre le
virus Herpès simplex-1 (HSV1) [14] et une activité inhibitrice anti-VIH [15]. En outre, l’extrait éthanolique de Plectranthus amboinicus avait une activité antivirale sélective sur les lignées de cellules Vero à une concentration inhibitrice minimale de 0,1 mg / ml, lors de tests de dépistage du virus HSV1 et de la stomatite vésiculaire (VSV) [16].

Activités antifongiques

De nombreuses études montrent que Plectranthus amboinicus peut inhiber la croissance de champignons pathogènes. Cependant, l’évaluation de l’interférence de l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus sur l’activité anti-Candida de certains antifongiques utilisés en clinique (itraconazole, kétoconazole et amphotéricine B), a fait apparaître divers degrés d’interférence. L’huile essentielle Plectranthus amboinicus présentait une interférence importante sur l’activité de l’itraconazole, produisant un effet synergique sur Candida albicans, Candida tropicalis, Candida krusei et Candida stellatoidea. Tandis que l’interférence sur l’activité anti-levure du kétoconazole était antagonique et synergique lors de l’interaction avec Candida albicans, Candida guilliermondii et Candida stellatoidea. L’amphotéricine B, en revanche, a montré une faible interférence sur l’activité anti-levure [17].

Une autre étude de l’activité antifongique de l’huile essentielle contre différents champignons a montré son efficacité à inhiber la croissance radiale des mycéliums d’Aspergillus ochraceus, d’Aspergillus niger et de différentes espèces de Penicillium était inhibée de 60%, 64% et 60%. L’huile essentielle s’est également révélée présenter d’importantes propriétés fongitoxiques contre Aspergillus flavus, Aspergillus oryzae, Candida versatilis, Fusarium sp. GF-1019, et Saccharomyces cerevisiae.[18].

Utilisations traditionnelles
et validation par la recherche

Affections des voies respiratoires

Plectranthus amboinicus est utilisée pour traiter la toux chronique, l’asthme, la bronchite et les maux de gorge en Inde et dans les îles des Caraïbes. [19, 20, 21]

Utilisations traditionnelles en cas de toux chronique, la bronchite et les maux de gorge

- Pour lutter contre les affections respiratoires, on préconise la recette suivante aux Antilles : prendre une poignée de feuilles fraîches, faire infuser dix bonnes minutes dans un litre d’eau. Boire après avoir sucré avec du miel.

- À Mayotte, on boit une infusion de feuilles pour traiter catarrhe, enrouement et toux.

- À Madagascar, la décoction des feuilles est bue et utilisée en inhalation pour traiter les rhumes.

- La décoction de la plante est également utilisée à Cuba dans le traitement d’infections catarrhales. La décoction est réputée permettre l’accumulation excessive de mucosités épaisses ou de mucus dans les voies respiratoires. [22]

- Au Brésil, un verre de jus ou de décoction de Plectranthus amboinicus est également bu pour le traitement de la grippe, de la toux, de la bronchite et de la gorge.

- En Inde, le le jus mélangé avec du miel est donné aux enfants souffrant de toux ou de rhume

- À l’est de Cuba, l’huile essentielle de parties aériennes de Plectranthus amboinicus est utilisée pour traiter l’asthme [22].

- Au Venezuela, on prépare une infusion, en versant 1 litre (4 tasses) d’eau bouillante sur 35 grammes (5-7 feuilles) de feuilles que l’on a préalablement fait revenir. Après avoir couvert le récipient, on laisse reposer 5-10 minutes. L’infusion filtrée est laissée à refroidir. La personne asthmatique boira une tasse au moment ou les symptômes apparaissent, et ce, jusqu’à trois fois par jour.

- En cas d’enrouement, toux et catarrhe, les feuilles fraîches ou frites sont également prises en voie orale.

Résultats de recherches étayant les usages traditionnels

Une étude vivo sur des cobayes a montré que les feuilles de Plectranthus amboinicus avaient une activité bronchodilatatrice [23].

Une étude clinique cubaine, a montré que des comprimés à base de Plectranthus amboinicus dosé à 600 mg ont produit un effet rapide supérieur au traitement conventionnel, et ont été bien toléré par des patients atteints de rhume. [24]

D’autres études ont mis en évidence une activité anti-Mycobacterium tuberculosis et un effet expectorant de Plectranthus amboinicus. Cet effet serait lié à la forte teneur, la en Carvacrol et Thymol dans l’huile essentielle de la plante. Le carvacrol et le thymol sont un excellent expectorant utilisé pour traiter divers troubles respiratoires. [25]

Les résultats de ces études permettent d’avancer que boire le jus ou la décoction de Plectranthus amboinicus peut être un traitement efficace pour la toux, la bronchite et les maux de gorge et un traitement d’appoint utile en cas de crise d’asthme.

Les chercheur du réseau TRAMIL rappelle que « l’asthme étant dangereux pour la santé, il est toujours recommandé de consulter un médecin. L’emploi de Plectranthus amboinicus en cas d’asthme doit être considéré comme complémentaire du traitement médical ou dans l’attente de ce dernier. Si l’état du patient se détériore, ou si l’asthme persiste au-delà de deux jours, il est impératif de consulter un médecin. »

Traitement des maladies digestives

Plectranthus amboinicus est un remède populaire en cas dyspepsie, d’indigestion et de diarrhée. L’usage carminatif de la plante est également fréquent en Inde et en Afrique [26, 27,28, 29].

- En cas de digestion difficile on préconise le plus souvent de boire une infusion de feuilles fraîches à 30 g/l après les repas.

- En Inde, la plante utilisé pour soigner des maux d’estomac tels que l’indigestion, la constipation et l’acidité.

- Les feuilles de Plectranthus amboinicus sont consommées avec du babeurre, du yogourt ou toute autre source probiotique pour traiter les diarrhée provoquées par un agent pathogène.

- La décoction de quelques feuilles de Plectranthus amboinicus avec que du cumin grossièrement moulu et des graines de coriandre, est réputée très efficace pour l’indigestion.

- Le jus obtenu à partir de feuilles pilées est également utilisé comme boisson pour soigner la constipation en Indonésie et en Malaisie [30].

- À Mayotte, quand un personne souffrant de diarrhée a pu manger sans douleur un aliment, on lui donne à manger une bouillie de farine de maïs (maizena) ou de manioc, qu’on mélange lors de la cuisson avec Plecthantrus amboinicus ou Ocimum americanum L. var. Americanum. [31]

Résultats de recherche

On sait que les feuilles ont un effet prébiotique sur la bactérie probiotique Lactobacillus plantarum. L’étude de Shuba et Bhatt [32] décrit comment l’extrait à l’eau chaude des feuilles de Plectranthus amboinicus a un effet inhibiteur sur la croissance des bactéries pathogènes Escherichia coli et Salmonella typhimurium tout en stimulant la croissance de la bactérie lactique Lactobacillus plantarum.

Les cellules développées dans l’extrait à l’eau chaude ont également montré une activité galactosidase, indiquant leur capacité à utiliser les sucres présents dans l’extrait de feuilles de Plectranthus amboinicus.

Ces résultats corroborent l’utilisation traditionnelle des feuilles de la plante pour traiter la diarrhée en accélérant le retour à un l’équilibre du microbiote intestinal.

Utilisation comme anti-épileptique et anticonvulsif

À Cuba, et dans d’autre pays, Plectranthus amboinicus est utilisé comme anticonvulsivant et antiépileptique [28, 33].

Une activité anticonvulsive significative de l’extrait alcoolique de feuille été montrée sur la souris albinos. La présence d’alcaloïdes, de flavonoïdes et de saponines dans ces extraits pourrait être responsable de cette activité. [34]

Activités antioxydantes

Une étude de 2006,[37] établirait le pouvoir antioxydant de l’extrait aqueux lyophilisé de Plectranthus amboinicus. Pour les auteurs de cette recherche l’activité antioxydante multiple de Plectranthus amboinicus est évidente. La plante ferait preuve d’un pouvoir réducteur important, d’une capacité de piégeage du superoxyde, et de l’oxyde nitrique et un pouvoir chélateur des ions ferreux. Les données obtenues dans les modèles in vitro établiraient clairement le pouvoir antioxydant de l’extrait lyophilisé de Plectranthus amboinicus

Selon Khanum et al. [36] l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus possèderait une propriété antioxydante importante contre le stress oxydatif de cancer du poumon. Les chercheurs relient cette activité antioxydante à la présence de composés phytochimiques tels que le Carvocrol et le Thymol. Sur la base des résultats obtenus les auteurs de cette étude concluent que l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus pourrait être utilisée comme médicament alternatif pour les maladies liées au stress oxydatif et pour le traitement de cancer en thérapie combinée. L’utilisation de l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus permettrait, selon eux, la formulation de médicaments naturel sans aucun effet secondaire et moins chère, que le médicament chimique disponible dans le commerce.

Khanum et al., précisent que les extraits d’origan (Origanum vulgare) montrent une activité antioxydante et un pouvoir réducteur supérieurs à ceux de la Plectranthus amboinicus. Les extraits aqueux d’origan présentent une teneur en composé organique aromatique équivalents de l’acide gallique et de composés phénoliques (équivalents de la catéchine) 50,6% supérieurs à ceux de Plectranthus amboinicus (4,2%, 5,5%). Des études synergiques ont montré que l’ajout d’extrait d’origan améliorait de manière appréciable la capacité de neutralisation des radicaux libre des extraits de Plectranthus amboinicus, même à une concentration de 50 ppm.
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Propriétés antitumorales

Une étude a mis en évidence l’activité antitumorale d’extraits à l’hexane de Plectranthus amboinicus. [39] Ses résultats ont montré une inhibition significative de la croissance de la tumeur de sarcomes expérimentaux (sarcome 180) chez des souris traitées avec des extraits à l’hexane de Plectranthus amboinicus. [Le sarcome et une tumeur maligne qui se forme aux dépens du tissu conjonctif ou des tissus qui en dérivent comme le tissu cartilagineux ou le tissu osseux. ]

Une dose de 350 mg / kg d’extraits à l’hexane de Plectranthus amboinicus a considérablement réduit la croissance de la tumeur S-180 avec une inhibition de 66%, tandis que des doses de 100, 150 et 250 mg / kg ont réduit l’inhibition à 44%, 45% et 47%. %, respectivement. Il n’y avait pas de différences significatives dans le poids corporel avant et après les traitements.

Cette préparation était comparable au metrotexat, un médicament anticancéreux pouvant provoquer des effets indésirables très graves pouvant menacer le pronostic vital, mais réduisant à 100% la croissance tumorale.

Les extraits hexaniques de Plectranthus amboinicus étant d’origine végétale, l’impact des effets secondaires peut être réduit pendant la destruction de la croissance tumorale. [32]

L’extrait éthanolique de Plectranthus amboinicus a montré une activité anticancéreuse significative en induisant une apoptose dans la lignée cellulaire A549 (cancer du poumon humain) [40]

Activités anti-inflammatoires

L’extrait à l’hexane de Plectranthus amboinicus s’est révélé présenter une activité anti-inflammatoire [41, 42]. L’expérimentation sur modèle animal, a montré une réduction significative de l’œdème de la patte de rat avec 250 (41%) et 350 mg/kg (33%) d’extrait.

L’expérience menée a permis de mettre en évidence un fait intéressant : le pourcentage le plus faible d’inhibition de l’œdème de la patte a été observé dans les groupes traités avec 10 mg / kg d’indométacine, un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien.

Polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique. L’activateur protéine-1 (AP-1) contrôle l’expression des cytokines inflammatoires, alors que le facteur de nécrose tumorale (TNF-a) joue un rôle clé dans la pathogenèse de la résorption osseuse inflammatoire.

Chen Y.S, & all. on démontré [43] que certains constituants actifs de Plectranthus amboinicus avait pour propriété d’inhiber l’expression inflammatoires de l’AP-1 et le le facteur de nécros TNF-α . [43].

Le traitement à bas d’extraits méthanoliques de feuilles de Plectranthus amboinicus a entraîné une activité anti-inflammatoire modérée à élevée chez des souris [41].

Des études in vitro et in vivo ont révélé la puissante activité anti-inflammatoire de l’extrait aqueux de Plectranthus amboinicus [44].

Selon les chercheurs, l’activité anti-inflammatoire mise en évidence serait liée à la modulation des enzymes antioxydantes dans le foie avec une diminution du taux de malondialdéhyde. Ils ont en outre observé une production de TNF-α et cyclooxygénase 2 (COX-2) dans le tissu de la patte d’œdème induite chez la souris.

Silitonga et al. [80] ont rapporté une amélioration significative des taux d’immunoglobuline (IgG, IgM) et de l’activité du lysozyme chez le rat traité avec l’extrait éthanolique de feuille de Plectranthus amboinicus. [45]

Traitement des blessures

L’application d’une pâte préparée de Plectranthus amboinicus pilé a montré une capacité de cicatrisation de la plaie par stimulation immunitaire [45].

L’application de pâte de racines et de feuilles de Plectranthus amboinicus (10%) a induit une épithélialisation complète après 12 jours d’application sur les plaies de rats albinos [47].

L’utilisation de suspensions préparées à partir de Plectranthus amboinicus et de Punica granatum (grenadier) s’est révélée présenter de bonnes propriétés de cicatrisation de la plaie chez des souris de laboratoire [48].

Guérison des blessures chez des patients diabétiques

Plectranthus amboinicus a la capacité de prévenir ou de diminuer le risque d’infection et ses complications chez les patients diabétiques [49].

En outre, l’extrait éthanolique de Plectranthus amboinicus a réduit la région de la plaie jusqu’à 76,6% chez des souris diabétiques induites par le glutamate monosodique. Il a été observé que l’extrait de plante favorisait la cicatrisation de la plaie en augmentant la contraction de la plaie, en augmentant le dépôt de collagène et en réduisant la période d’épithélialisation de la plaie [50].

Pour le traitement des ulcères du pied de personnes diabétique, une crème à base de Plectranthus amboinicus et Centella asiatica constitue une alternative sûre au pansement pour fibres hydrocolloïdes, sans différence significative d’efficacité. La crème Plectranthus amboinicus et C. asiatica constitue une alternative sûre et efficace chez les patients pour lesquels le pansement pour fibres hydrocolloïdes peut être contre-indiqué. [51]

Diabète

Peu de recherches ont été menées sur la capacité de Plectranthus amboinicus à réduire le taux de sucre dans le sang. Toutefois, Il semble bien certains des composés phytochimiques présents dans Plectranthus amboinicus jouent un rôle important dans les mécanismes d’abaissement du taux de sucre dans le sang.
L’ étude menée par Viswanathaswamy AH & al. at clairement démontré que l’extrait éthanolique de feuilles de Plectranthus amboinicus possède des effets hypoglycémiants et antihyperlipidémiques induits par la restauration des fonctions des tissus pancréatiques et par un effet insulinotrope. [52]

Affections dermatologiques

Plectranthus amboinicus est utilisé au Brésil depuis le début pour le traitement de la leishmaniose muco-cutanée et cutanée (ulcérations cutanées causées par Leishmania braziliensis) [53].

En Inde, le jus des feuilles est utilisé pour traiter les allergies cutanées [54].

La plante est également utilisé pour traiter les brûlures en Malaisie (Morton, 1992) et dans d’autres régions asiatiques [55].

Lorsque la pâte de feuille est cuite à la flamme et appliquée aux coupures ou aux brûlures, elle agit comme un antiseptique et favorise la guérison [56].

L’huile essentielle de Plectranthus amboinicus inhibe également la croissance du champignon Malassezia furfur causant les pellicules. [57].

Plectranthus amboinicus est utilisé au Brésil pour le traitement des ulcérations cutanées causées par Leishmania braziliensis [58].

Activité galactogène

Comme l’anis et le fenouil, Plectranthus amboinicus est une plante galactogène, elle augmente la production de lait maternel.

En Indonésie la plante est traditionnellement utilisée en la soupe pour stimuler la lactation des mères le mois suivant l’accouchement.

On pense que les feuilles de cette plante augmentent la production de lait maternel en raison de la teneur élevée en nutriments, notamment le fer et le carotène. La consommation de feuilles augmente de manière significative les minéraux tels que le fer, le potassium, le zinc et le magnésium dans le lait, améliorant ainsi le poids et la santé du nourrisson dans son ensemble. [59]

Troubles musculosquelettiques

Plectranthus amboinicus et Plectranthus barbatus sont utilisés pour traiter les douleurs dans le cou et le dos (Meyerhoff, 1978b ; Githinji, 1990 ; Githinji et Kokwaro, 1993).

Maladies bucco-dentaires

Plectranthus amboinicus, riche en carvacrol, a montré un effet antagoniste lorsqu’il est utilisé en bain de bouche pour éviter la croissance bactérienne dans la cavité buccale [60].

Potentiel larvicide

Senthilkumar et Venkatesalu [61] ont rapporté l’utilisation possible de l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus en tant que ressource écologique peu coûteuse pour inhiber la population de moustiques vecteurs du paludisme.

Le seuil de létalité de 50% ( concentration létale CL50) de l’huile s’est avérée être de 33,5 et 28,3 ppm après 12 et 24 h, respectivement. De même, Lima et al. [62] ont rapporté une activité larvicide (valeur de CL50 : 58,9 ± 0,4 g / mL) de l’huile essentielle de P. ambonicus contre le moustique (Aedes aegypti), principal vecteur de la dengue, de la fièvre jaune et de la dengue hémorragique.

Dans une autre étude, l’huile essentielle de Plectranthus amboinicus s’est révélée être un bon agent larvicide contre le moustique, Anopheles gambiae après 48 h [63].

Dans une enquête de Baranitharan et al. [64], l’activité larvicide la plus élevée contre Aedes aegypti, Anopheles stephensi et Culex quinquefasciatus était celle d’extraits de feuilles d’acétate d’éthyle de Plectranthus amboinicus.

Plus récemment, Jayaraman et al. [65] ont rapporté le potentiel larvicide de différents extraits de feuilles de Plectranthus amboinicus avec différents solvant (hexane, choloroforme, éthyle acetate, acétone, and méthanol) contre Aedes aegypti, Culex quinquefasciatus et Anopheles stephensi.

Une étude a montré que les nanoparticules d’oxyde de zinc de Plectranthus amboinicus (Pam-ZnO Nps) induisait une mortalité de 100% des larves de moustiques au quatrième stade d’Anopheles stephensi, de Culex quinquefasciatus et de Culex tritaeniorhynchus à une concentration de 8 et 10 g/mL. Les études histopathologiques de larves d’A. Stephensi et de C. quinquefasciatus traitées avec les PN de Pam-ZnO ont révélé la présence de cellules et de tissus endommagés dans l’intestin moyen. Les tissus endommagés ont subi des modifications majeures, notamment la rupture et la désintégration de la couche épithéliale et la vacuolisation cellulaire [66]. Cette lutte biologique pourrait être lente, mais constituerait une alternative durable, peu coûteuse et sans danger pour l’écosystème.

Troubles cardiovasculaires

Plectranthus amboinicus est également utilisé dans les Caraïbes pour traiter l’insuffisance cardiaque congestive [67].

Les extraits aqueux de feuilles fraîches de Plectranthus amboinicus ont montré une activité inotrope positive proportionnelle à la dose administrée dans le cœur de grenouille sans affecter le rythme cardiaque [68]. Ceci peut être attribué à l’augmentation de l’afflux de sodium, ce qui entraîne une plus grande disponibilité de calcium intracellulaire.

Dans cette étude, la bioactivité des extraits de Plectranthus amboinicus en culture tissulaire vis-à-vis de la plante mère a également été décrite. Les deux extraits, issus de cultures de tissus et de plantes mères, ont eu un effet significatif comparable.

Affections urogénitales

Les feuilles de Plectranthus amboinicus sont fréquemment utilisées dans le traitement de maladies urinaires en Amazonie et en Inde [69-72]. Elles sont réputées soulager les troubles rénaux et traiter les pertes vaginales. [19]

Plectranthus amboinicus est également utilisé comme traitement de l’urolithiase (lithiase rénale, néphrolithiase ou gravelle), une affection caractérisée par la formation de calculs dans la vessie ou les voies urinaires. En Inde, le jus de Plectranthus amboinicus est réputé diluer les cristaux dans les voies urinaires depuis les temps les plus anciens [73].

L’activité antilithiotique du jus frais concentré des feuilles de Plectranthus amboinicus a été démontrée chez le rat par une étude indienne de 2005. [74]. Cette étude sur l’analyse de l’urine a révélé une réduction significative du calcium, des oxalates et du taux de protéines totales.

Activité analgésique

En Afrique, Plectranthus amboinicus est utilisé comme remède contre les maux de tête [75].

Chen et al. 2014, ont montré que l’extrait aqueux de feuilles de Plectranthus amboinicus présentait une propriété analgésique et anti-inflammatoire, principalement liée au contrôle de l’inhibition des médiateurs proinflammatoires [76].

L’extrait aqueux de feuilles est également utilisé pour traiter les affections musculo-squelettiques telles que la raideur de la nuque et le mal de dos [77, 78].

Maladies infectieuses

Plectranthus amboinicus est une plante réputée en Asie et en Amérique du Sud pour le traitement de maladies infectieuses telles que la fièvre [19, 79], le choléra et la méningite [80].

Plectranthus amboinicus possède une activité antimicrobienne [81, 82] et aurait une activité antivirale contre le virus Herpes simplex-1 [83] et une activité d’inhibition anti-VIH [84] Plectranthus amboinicus est également utilisé pour soigner le cholera à Rodrigues [85, 86].

Maux d’oreille

L’huile de graine de Plectranthus amboinicus est un traitement contre l’otite aiguë œdémateuse en Polynésie [87]

Affections oculaires

En Inde, ses feuilles sont frottées dans les yeux pour soulager la conjonctivite [67].

Précautions d’emploi

Aucune étude ne signale de toxicité. Toutefois le surdosage est à éviter dans la mesure ou l’une des substance de la plante, le carvacrol, pourrait, à haute dose, être toxique pour le foie.

- On ne dispose pas d’information garantissant l’innocuité de son emploi médicinal sur des enfants, ni avec des femmes enceintes ou allaitantes. Il ne faut donc pas l’utiliser avec des enfants de moins de 3 ans, ni avec des femmes enceintes ou allaitantes.

- Toute préparation médicinale doit être conservée au froid et utilisée dans les 24 heures.

Étude de toxicité Tramil

Le jus de feuille (0,5%) administré localement au lapin (0,5 mL/5 cm2) pendant 72 heures n’a pas induit de changement sur la peau.

L’extrait aqueux (décoction) lyophilisé de feuille fraîche, a été administré par voie orale (1g/kg/día), quotidiennement pendant 5 jours consécutifs par semaine pendant 2 semaines à 10 souris Swiss mâles (21.33 ±0.64 g). Le groupe témoin de mêmes caractéristiques a reçu de l’eau distillée (0.3 mL/20 g de poids corporel). Aucun signe de toxicité ni mortalité n’ont été observés durant l’essais ni les 7 jours qui ont suivi. L’autopsie n’a montré aucune altération macroscopique.

L’extrait éthanolique (70%) de feuille (0,323-1,292 mg de solides totaux/mL) et l’huile essentielle de feuille (0,01-0,1%), in vitro, sur le modèle de ségrégation somatique sur Aspergillus nidulans D30, ont montré une action cytotoxique et génotoxique significative et dose-dépendante. L’extrait éthanolique administré oralement à des souris (195-773,2 mg/kg), in vivo, lors de l’essai d’induction de micronoyaux en moelle osseuse, n’a pas eu d’effet génotoxique13.

L’extrait aqueux de feuille lyophilisé, administré oralement à la souris (2 g/kg), n’a pas provoqué de mort ni de signes de toxicité9.

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Mis en ligne par La vie re-belle
 16/04/2019
 http://lavierebelle.org/?igicunshu-deux-aromatiques-aux-multiples-usages-medicinaux