Plantes et traitement naturel de l’hypertension

Qu’est-ce que l’hypertension

Les maladies cardiovasculaires englobent une série de maladies liées à un mauvais fonctionnement du coeur ou des vaisseaux sanguins qui l’alimentent. Parmi cet éventail de troubles l’hypertension artérielle est l’un des plus courants.

La pression artérielle d’une même personne peut varier sensiblement à différents moments de la journée, selon ses états émotionnels et sa réaction à des situations stressantes. On ne parle pas pour autant d’hypertension lorsque la pression artérielle augmente de manière aiguë. Ce terme est employé pour désigner une condition plus chronique lorsque la pression sanguine est plus haute que la moyenne de manière persistante ou permanente.

Dans l’organisme, les artères jouent le rôle de réseau nourricier. Elles conduisent le sang du coeur vers les différents tissus de l’organisme et fournissent ainsi aux cellules l’oxygène indispensable à leur survie. À chaque contraction du coeur, le sang est propulsé avec force des cavités cardiaques dans ces conduits.

Pour remplir leur fonction de manière satisfaisante, les parois des voies sanguines doivent être souples et ne pas être obstruées par des dépôts graisseux ou des caillots de sang par exemple.

Le vieillissement du corps s’accompagne généralement de celui des artères. Les statistiques montrent effectivement que la prévalence de l’hypertension augmente ainsi de manière prononcée avec l’âge, atteignant dans les nations "occidentales" les deux-tiers de la population âgée de 65 à 74 ans, et plus de trois quarts des hommes et des femmes à partir de 75 ans. En France, l’expression « on a l’âge de ses artères » illustre la perception populaire de ce phénomène. Toutefois, une enquête internationale appelée Intersalt montre que la corrélation entre évolution de l’âge et de la pression artérielle n’est pas toujours avérées. Nous discuterons plus loin les raisons de cette possible exception.

L’hypertension des personnes « jeunes » est en tout cas généralement comprise comme un vieillissement prématuré des artères. Devenus prématurément rigides, elles ne peuvent plus s’adapter aux changements de pression sanguine.

L’herbaliste Christophe Bernard image l’hypertension de la manière suivante : « Prenez un ballon gonflable de type baudruche. Remplissez-le d’eau. La pression à l’intérieur du ballon reste basse, car les parois de la baudruche vont s’étendre et accommoder le volume d’eau. Lorsque le caoutchouc vieilli, il perd son élasticité. La pression à l’intérieur du ballon va augmenter, avec un risque de fissure si vous continuez de le remplir. »

Conséquences de l’hypertension artérielle :

Le Professeur B. Chamontin explique que : « l’hypertension artérielle est un pourvoyeur d’accidents vasculaires cérébraux, mais également d’insuffisance coronarienne constituant un facteur de risque indépendant d’athérosclérose. Elle peut s’associer dans cette éventualité à l’hypercholestérolémie, au tabagisme, au surpoids, à l’intolérance aux hydrates de carbone et au diabète. Le risque est attribué à la fois à l’élévation de la pression artérielle systolique et de la pression artérielle diastolique. Les données actuelles attribuent une grande valeur pronostique à la pression pulsée différentielle dont le lien avec la survenue d’infarctus du myocarde a été montré par des études épidémiologiques dans plusieurs populations, en particulier en France et aux USA. En référence à une population normotendue, la mortalité cardiovasculaire est doublée, avec une plus grande incidence d’accidents vasculaires cérébraux, d’insuffisance cardiaque, d’insuffisance coronarienne et d’artériopathie (c’est-à-dire d’une obstruction des artères) des membres inférieurs. Ces données justifient la prise en charge thérapeutique de la maladie hypertensive. »

Mesure de la tension artérielle :

La mesure de la pression du sang circulant dans les artères est exprimée en centimètres de mercure (cmHg) ou en millimètres de mercure (mmHg). Hg est le symbole chimique du mercure.

Cette mesure comporte deux valeurs principales : la pression diastolique et la pression systolique. Les mots diastole et systole désignent les deux mouvements alternatifs de dilatation du coeur.

Les médecins expriment la tension artérielle par deux nombres. Ils considèrent qu’une tension souhaitable se situe à environ 12/8 et qu’une tension "normale" est inférieure à 14/8.

Lorsque le sang est propulsé par le coeur, l’onde sanguine exerce une pression sur les parois de l’artère, comme le ferait l’eau arrivant dans un tuyau d’arrosage. La mesure de cette pression liée à la contraction du coeur, ou systole, correspond au chiffre le plus élevé mesuré lorsque l’on prend la tension. C’est la pression artérielle systolique. Dans la mesure 12/8 , le premier chiffre « 12 » (cm de mercure) correspond à cette pression systolique.

Après la systole se produit une phase de relaxation, ou diastole, au cours de laquelle le coeur se relâche et se remplit. La pression exercée par le sang sur les parois artérielles est alors plus basse. Elle correspond au chiffre le plus faible, ou pression artérielle diastolique. Le deuxième chiffre « 8 » (cm de mercure) correspond à la pression diastolique.

L’hypertension est en général définie comme une pression systolique supérieure à 14 cmHg ou une pression diastolique supérieure à 9 cmHg, mesurées au repos. Comme la pression artérielle connaît des variations et augmente avec l’effort ou le stress, notamment celui liée à la visite médicale elle-même qui est qualifié « d’effet blouse blanche » , une seule mesure ne suffit pas à porter le diagnostic d’hypertension. Les médecins s’accordent pour dire que, lorsque l’élévation des chiffres tensionnels reste modérée (c’est-à-dire lorsque la pression artérielle systolique n’est pas supérieure à 18 et la pression diastolique n’est pas supérieure à 11), il est nécessaire de confirmer l’hypertension à trois reprises.

Un seuil critique critiquable ?

La revue alternative santé fait remarquer que la définition de la tension artérielle dite normale a évolué à plusieurs reprises.

Dans les années 1980, elle était considéré égale à 100 mmHg plus votre âge. Si vous aviez soixante ans, elle était donc de 160 mmHg.

À partir du début des années 2000, une personne était considérée comme hypertendue lorsque sa pression artérielle était supérieure à 140/90 mmHg.
Mais, en 2018, à l’occasion du congrès de l’American Heart Association, en accord avec l’American College of Cardiology, la barre définissant l’hypertension a été abaissée à 13/8.

En conséquence la moitié des adultes sont maintenant considérés hypertendus. Mais de nombreux chercheurs critiquent ce nouveau seuil, d’autant que selon eux, après cinquante ans, seul le premier chiffre (systolique) importe. La pression diastolique ne serait pas pertinente, en particulier pour les hommes.

Une affection silencieuse

L’hypertension artérielle ne s’accompagne, en général, d’aucun symptôme c’est pourquoi on la qualifie parfois de « tueur silencieux ». Un tiers des personnes hypertendues ignorerait leur état. Chez les personnes présentant une hypertension, on peut toutefois remarquer certains signes :

- Palpitations
- Fatigue, somnolence
- Vertiges
- Troubles de la vue
- Nervosité
- Maux de tête
- Bourdonnements d’oreille
- Saignements de nez
- Nausées voire vomissements
- Engourdissements ou fourmillements dans les mains et les pieds

Facteurs de l’hypertension

Dans une faible proportion, l’hypertension est secondaire à une maladie ou à la prise de médicaments (anti-inflammatoires, bronchodilatateurs…). Pendant une grossesse, de l’hypertension peut aussi apparaître. On parle alors d’hypertension « gravidique ». Cette hypertension doit être surveillée car elle peut provoquer des problèmes lors de l’accouchement.

Dans 90 % des cas, on ne connaît pas la cause de l’hypertension. On parle alors d’hypertension essentielle pour ce trouble dont on ne sait diagnostiquer l’origine.

Les études épidémiologiques et l’approche statistiques permettent seulement de voir qu’interviennent certains paramètres tels que :

- l’âge,

- l’hérédité,

- la sédentarité et le manque d’exercice,

- le surpoids,

- la consommation excessive de sucre et la réaction personnelle à cette substance,

- la consommation excessive de sel et la réaction personnelle à ces substances,

- une carence en potassium ou plus précisément un déséquilibre entre sodium (excessif) et potassium (en trop faible quantité)…

- la consommation d’alcool et de tabac

- une hyperglycémie (diabète) et/ou une dyslipidémie (excès de graisse dans le sang)

- le stress oxydatif.

Traitements naturel de l’hypertension :

« L’âge des artères » et leur vieillissement et leur raidissement prématurés apparaissent clairement liés à l’alimentation et au mode de vie. C’est pourquoi la qualification de maladie de civilisation est justifiée.

Ne rien modifier à sa vie et prendre des médicaments antihypertenseurs de synthèse est une option, mais augmenter ses activités physiques pour une personne peu active et modifier son régime alimentaires sont deux facteurs bien plus efficaces et pérennes de prévenir l’hypertension et de réduire la pression artérielles des personnes hypertendues et d’améliorer sa santé générale.

Alimentation et hypertension

Les médecins d’Amérique du Nord préconisent à leurs patients souffrant d’hypertension d’adopter un régime alimentaire inspiré des régimes méditerranéens qui est appelé DASH diet (Dietary Approaches to Stop Hypertension) qui met au centre de la nutrition les fruits les légumes, les légumineuse et les viandes maigres.

La liste des aliments potentiellement antihypertenseurs est longue. Leur donner une meilleure place dans ses repas est bénéfique.

En voici quelques exemples :

Condiments et épices : ail, oignons, persil, céleri, gingembre, cumin, piment...

Fruits : pomme, fruit de la passion, goyave, grenade...

Légumes : l’augmentation de la proportion de légumes et de fibres dans les repas est d’une manière générale bénéfique.

Champignons : Plusieurs études ont démontré, que certains champignons, en plus de nombreuses autres propriétés, ont un effet hypotenseur. C’est notamment le cas des champignons suivants qui peuvent être cultivés : Reishi, Polypore, Maitaké, Shiitake.

Alimentation équilibrée en sodium et potassium :

L’excès de sel est présenté par la plupart des professionnels de la santé comme un facteur majeur d’hypertension artérielle. L’explication donnée est la suivante : dans le sang, le sodium du sel (NaCl) a pour propriété de retenir l’eau ; en conséquence, une augmentation de la consommation de sel provoque un accroissement du volume sanguin circulant dans les artères et donc une augmentation de la pression sanguine.

Certains chercheurs relativisent ce poncif médical. C’est notamment le cas des chercheurs américains James J DiNicolantonio et Sean C Lucan qui ont réalisé une revue de la littérature scientifique sur le sujet. Alors que les approches pour abaisser la pression artérielle ont toujours mis l’accent sur la réduction de la consommation de sel, écrivent-ils, les avantages potentiels de cette approche sont discutables, car les réductions moyennes de pression obtenues en limitant le sel ont tendance à être relativement faibles. Et ils ajoutent que, des données suggèrent que l’apport quotidien optimal en sel pourrait être de 3 à 6 g et qu’un apport en dessous de 3 g pourrait être nocif.

En effet, la concentration de sodium dans l’organisme régule les mouvements d’eau entre les différents compartiments intracellulaires et extracellulaires. Par des phénomènes d’homéostasie et d’absorption, le sodium en juste quantité est responsable de l’équilibre hydrique du corps.

Peut-on consommer trop peu de sel ?

Une étude épidémiologique internationale, publiée en 2014 dans le New England Journal of Medicine, a estimé la consommation de sodium et de potassium dans l’alimentation de plus de 100 000 personnes provenant de 18 pays, et mis en lien les valeurs relevées avec la pression sanguine et le risque d’événements cardiovasculaires graves (insuffisance cardiaque, infarctus et accidents vasculaires cérébraux) et de décès au cours d’un suivi de 3,7 ans en moyenne.

Cette étude montre qu’au regard des recommandations usuelles en matière de consommation de sel, environ 90 % des participants avaient un apport quotidien en sodium élevé (plus de 6 g par jour) ou modéré (entre 3 et 6 g). Seulement 10 % se situaient sous les 3 g ; dans ce groupe, 4 % respectait la recommandation des autorités médicales américaines qui proposent une consommation quotidienne entre 1,5 et 2,3 g.

Selon les auteurs de cette étude, les recommandations actuelles « ne reposent pas sur des études solides qui auraient démontré clairement qu’une faible consommation de sodium apporte des bénéfices pour la santé. Elle découlent plutôt d’un courant de pensée qui veut que moins on consomme de sel, mieux on se porte. »

Cette conception des choses était mal avisée si l’on considèrent les résultats de cette étude. En effet comparé au groupe qui consommait entre 4 et 6 g de sel, soit une dose considérée une comme modérée :

- les participants qui consommaient moins de 3 g avaient un risque 27 % plus élevé de contracter eu un problème cardiovasculaire grave pendant la période de suivi ;

- le risque de problème cardiovasculaire grave était 17 % plus élevé chez les gens qui consommaient beaucoup de sodium (plus de 7 g/jour) ;

- le déficit de sodium serait donc encore plus néfaste que son excès ;

- Une consommation quotidienne de sodium qui se situe entre 3 et 6 g, soit de 7,5 à 15 g de sel, semble optimale, aux auteurs de l’étude qui précisent que les gens qui présentent des facteurs de risque comme l’hypertension devraient tendre davantage vers 3 g.

On ignore ce qui cause cette hausse de la prévalence des problèmes cardiovasculaires lorsque la consommation de sel est trop basse, mais on sait que le sodium est important dans plusieurs mécanismes physiologiques, dont l’équilibre hydrique, la régulation de certaines hormones et le fonctionnement des terminaisons nerveuses.

Par ailleurs, il faut s’assurer d’avoir suffisamment de potassium dans son alimentation. Ce dernier contrecarre les effets néfastes du sodium.

Ces résultats devront être confirmés par d’autres études. Notamment parce que les études observationnelles qui montrent des corrélations ne prouvent pas que les liens observés sont de cause à effet même si elles en suggèrent la possibilité.

La corrélation entre sodium et pression n’est donc pas aussi simple que le laissaient penser certaines conclusions d’études sur le sujet. De récents travaux présentés dans le document intitulé"Sodium et hypertension artérielle : mythe ou réalité ?" qui montrent que les premières études qui ont conduit à cette certitude dans les années 1980 étaient entachées d’erreurs méthodologiques et de biais d’analyse.

Une interprétation plus fine des données montrent qu’une réduction du sodium dans un régime implique forcément la modification d’autres paramètres, et que, si le régime est important, le sodium peut n’y être qu’un acteur secondaire qui ferait oublier le rôle du potassium, des graisses ou simplement des calories.

Le sel est dans l’alimentation humaine un aliment immémorial ; mais les sociétés dites développées ont eu l’occasion de modifier à leur détriment leur régime alimentaire, en y remplaçant le potassium des fruits et légumes, ou le calcium des laitages, par des produits transformés industriellement contenant des sels et des sucres raffinés et des additifs de synthèse dont tous les effets n’ont pas été établis. L’augmentation des maladies "civilisationnelles" comme, l’hypertension ou le diabète est un des résultats de cette évolution des habitudes alimentaires.

Au-delà de la simple corrélation entre sodium et tension, des chercheurs posent l’hypothèse que l’excès de sodium combiné à un faible niveau de potassium aurait un effet délétère. Cette combinaison entraînerait une expansion chronique du volume de liquide extracellulaire bloquant la vie cellulaire, et induirait un dysfonctionnement des mécanismes régulateurs circulatoires centraux et périphériques et donc une augmentation de la pression artérielle.

Avec la disponibilité et l’abondance des sels raffinés industriellement, le ratio sodium/potassium s’est inversé dans l’alimentation humaine. De plus, le sel raffiné qui est le plus accessible et le meilleur marché est, comme tous les produits chimiquement purs, toxique pour l’organisme.

Les régimes traditionnels apportaient beaucoup plus de potassium que de sodium. Selon un article publié en 1985 dans la revue The New England Journal of Medicine, intitulé « Paleolithic Nutrition", nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient 11 g de potassium par jour et 0,7 g de sodium.

Voir article pdf ci-dessous :

Dans la région des Grand Lacs d’Afrique de l’Est, les sels végétaux qui étaient consommés traditionnellement avaient une faible teneur en sodium, et une forte teneur en potassium. Aujourd’hui on consomme 2 à 4 fois plus de sodium que de potassium avec pour conséquence un augmentation des risques d’hypertension.

Pots remplis de sel de cendres végétales « Musherekha » et récipient d’argile traditionnel « Lusherekho » servant filtre.

Les Yanomami des forêts d’Amérique du Sud qui ne consomment pratiquement aucun sodium, mais absorbent environ 8,5g de potassium n’ont pas d’antécédents d’arthrite, d’ostéoporose, d’hypertension, ou de douleurs cardiaques. Leur pression sanguine moyenne qui est de 95/60 et n’augmente pas avec l’âge, quand la norme établit par les autorité de santé qui est de 120/80 augmente rapidement avec l’âge.
La recherche pharmacologique confirme la faculté du potassium à baisser la pression artérielle.

Une méta-analyse a examiné 19 essais cliniques ayant le même critère d’évaluation et portant sur un total de 586 participants (dont 412 souffraient d’hypertension essentielle). Les résultats des essais indiquent que les suppléments de potassium par voie orale réduisent considérablement la pression artérielle systolique [-5,9 mmHg, -6,6 à -5,2 mmHg (moyenne, intervalle de confiance à 95%)] et la pression artérielle diastolique (-3,4 mmHg, -4,0 à 2,8 mmHg). L’ampleur de l’effet antihypertenseur est plus importante chez les patients présentant une hypertension artérielle élevée (-8,2 mmHg, -9,1 à -7,3 mmHg pour la pression systolique et -4,5 mmHg, de -5,2 à -3,8 mmHg pour la pression artérielle diastolique) et semble être plus fréquente. plus la durée de la supplémentation était prononcée (p <0,05 et P <0,01 pour les vertus systolique et diastolique, respectivement).

Sur la base de la revue de ces études, les chercheurs concluent qu’une augmentation de l’apport en potassium devrait être incluse dans les recommandations pour une approche non pharmacologique du contrôle de la pression artérielle dans l’hypertension essentielle non compliquée.

Le texte de cette étude est accessible via le document pdf ci-dessous :

Peu de sodium, suffisamment de potassium : voilà un objectif alimentaire gage de meilleure santé. Les autorités en santé publique occidentale recommandent un apport quotidien de potassium de 4,7 g, mais ce seuil peut être relevé si on considèrent le témoignage des Yanomani

Parmi les aliments les plus riches potassium on peut citer par ordre décroissant la tomate séchées, le cumin, les haricots blancs, les graine de soja , le curry , le chocolat, la spiruline, le gingembre moulu, les feuilles de moringa, les graines de coriandre, le poivre noir moulu, les abricots secs, la pistache, le romarin, le germe de blé, la figue séchée, le quinoa...

Le document pdf ci-dessous donne la teneur en potassium d’une cinquantaine d’aliments.

Pour aller plus loin :

Andrew Mente & al « Association of Urinary Sodium and Potassium Excretion with Blood Pressure » August 14, 2014, The New England Journal of Medecine 2014 ; 371:601-61

Martin O’Donnell & al, « Urinary Sodium and Potassium Excretion, Mortality, and Cardiovascular Events », The New England Journal of Medecine, 2014 ; 371:612-623

Aliments riches en magnésium :

Les recherches épidémiologique ont établi un lien entre un taux sanguin de magnésium bas (magnésémie basse) et un risque plus élevé de développer une maladie cardiovasculaire mais l’hypothèse d’une relation entre manque de magnésium et accidents vasculaires cérébraux reste l’objet de critiques.

Il est toutefois établit que le magnésium, qui est indispensable à la transmission neuro-musculaire, participe à la régulation du rythme cardiaque. Le magnésium est d’ailleurs utilisé en perfusion intraveineuse pour soigner certaines personnes souffrant de troubles du rythme cardiaque.

Le manque de magnésium favoriserait un stress oxydatif, responsable d’une altération des cellules endothéliales de la paroi des vaisseaux sanguins par vieillissement prématuré. Le déficit en magnésium aurait également un lien avec les phénomènes inflammatoires observés dans l’athérosclérose.

D’autres travaux relient également la faible consommation de magnésium avec des taux sanguins plus élevés de Protéine C Réactive (PCR), un bon marqueur de l’inflammation relié au risque cardiovasculaire2,3.

Des études épidémiologiques chez l’homme et des travaux chez le rat suggèrent qu’un apport insuffisant en magnésium peut contribuer au développement d’une hypertension artérielle. Le manque de magnésium augmenterait l’effet hypertenseur du sel, et favoriserait la vasoconstriction (resserrement des vaisseaux sanguins).

Une méta-analyse, compilant 20 études regroupant 1.220 volontaires a montré une très légère réduction de la tension artérielle, pour une supplémentation moyenne de 365 mg de magnésium par jour.

Par ailleurs, un déficit en magnésium pourrait aussi induire une insulinorésistance, un manque d’efficacité de l’insuline pour réduire les glycémies (taux de glucose ou sucre sanguin), qui conduirait peu à peu au diabète de type 2.

Enfin, plus globalement, des études récentes soulignent le lien entre apport insuffisant en magnésium et développement d’un syndrome métabolique : association de plusieurs facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, hypertension, diabète, hypertriglycéridémie (trop de triglycérides dans le sang), bon cholestérol (HDL) trop bas, obésité.

L’apport de magnésium conseillé, est de 360 mg par jour pour les femmes, 420 mg pour les hommes. Et que les nutritionnistes considèrent qu’une déficience peut s’installer lorsque l’apport est inférieur aux 2/3 de l’apport conseillé, soit 240 mg pour les femmes, 280 mg pour les hommes.

Les chiffres issus des études varient. Dans l’une, on induit des troubles du rythme cardiaque en limitant pendant quelques semaines l’apport à 100 mg. Dans une autre, on observe presque 2 fois plus de troubles cardiovasculaires chez des personnes consommant entre 50 et 185 mg de magnésium comparativement à celles dont l’apport est compris entre 340 et 1 183 mg…

Parmi les aliments les plus riches magnésium on peut citer par ordre décroissant les feuilles de moringa, la spiruline, le cacao, les graines d’amarante, les germes de blé, les noix de Cajou, les amandes, le quinoa, les arachides, les noix, le millet, les pistaches, les noisettes, les noix de coco...

Le document pdf ci-dessous donne la teneur en magnésium d’une cinquantaine d’aliments.

L’option « Gomasio »

Une manière de réduire sa consommation de sodium et d’équilibrer sodium-potassium-magnésium est de relever les préparations culinaire avec du Gomasio, c’est-à-dire un mélange de graines de sésame légèrement torréfiées et pilées auquel on ajoute environ 5 % de sel. Cette préparation savoureuse traditionnelle au Japon où « goma » signifie sésame et « shio » sel, respecte une proportion sodium-potassium-magnésium bénéfique. En effet pour 100 g le sésame contient en moyenne :

- 468 mg de potassium
- 324 mg de Magnésium
- et seulement 2.31 mg de Sodium

Le sésame a également une bonne teneur en Calcium : 962 mg et en Phosphore : 604 mg

Il est par ailleurs riche en acides gras insaturés, en acides aminés, et en vitamines. Sa richesse en nutriments lui permet d’être facilement assimilable par l’organisme. Enfin, la sésamine aurait des effets hypertenseurs et antioxidants.

Une alimentation plus riche en vitamines

Vitamine C

Une méta-analyse dirigée par Edgar Pete R. Miller de l’Université Johns Hopkins publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2012, montre que des doses élevées de vitamine C peuvent être efficaces pour diminuer l’hypertension artérielle. Cette étude portait sur les données de 29 essais cliniques impliquant un total de 1 400 personnes âgées de 22 à 74 ans, dont la moitié ont pris plus de 500 mg de vitamine pendant 8 semaines, ce qui représente environ 6 fois la dose actuellement recommandée.

Chez les personnes ayant une tension artérielle élevée, la pression systolique a baissé de près de 5 points et la pression diastolique de 1,7 points. Pour les auteurs de cette étude, la vitamine C agit comme un diurétique, amenant les reins à éliminer plus de sodium et d’eau de l’organisme, ce qui aide à détendre les vaisseaux et diminuer la pression sanguine.

La cuisson entraînant une perte non négligeable de ce nutriment, l’apport maximal de vitamine C végétale antioxydante ne peut être assuré que par des fruits et légumes frais mangés cru. Parmi ceux-ci, ont peut citer par ordre décroissant de teneur en vitamine C pour 100 g : la goyave (228mg), les feuilles de moringa (220 mg), le poivron jaune ou rouge (184 mg),Le cassis (181 mg), le persil (177 mg), la pulpe ou jus de fruit de la passion (121 mg), le kiwi (92,7 mg), la fraise (67,4 mg), la papaye (61 mg), l’orange, (57 mg), le jus de citron maison (42,4 mg), pamplemousse, (31,2 mg)....

Exposition au soleil, carences en vitamine D et hypertension

Plusieurs recherches ont étudié les relations entre vitamine D, exposition au soleil et pression sanguine et les données provenant d’études cliniques et épidémiologiques confirment une possible relation entre un faible taux de vitamine D et l’hypertension.

Des hypothèses ont été formulées pour rendre compte des mécanismes biologiques plausibles. Cependant, les études épidémiologiques sont toujours vulnérables à de multiples facteurs de confusion qui ne peuvent pas toujours être contrôlés. Les interactions uniques et complexes entre l’hypovitaminose D, l’hormone parathyroïdienne et le calcium (dans le sérum et dans les compartiments intracellulaires) rendent particulièrement difficile de distinguer l’importance de ces effets qui sont vraiment uniques et distincts de la vitamine D. entre deux facteurs ne prouvent pas que l’un a été le facteur causal pour l’autre, car ces deux facteurs peuvent eux-mêmes être étroitement liés à un troisième facteur.

Par exemple un faible niveau de vitamine D peut simplement être lié au manque d’activité physique en plein air. L’inactivité physique en plein air peut elle-même précipiter l’hypertension et provoquer une cascade d’événements (notamment : faible exposition au soleil et carence en vitamine D, obésité, syndrome métabolique et résistance accrue à l’insuline), qui peuvent tous causer ou aggraver l’hypertension. Les problèmes de biais et de facteurs de confusion peuvent être surmontés ou minimisés par des essais contrôlés randomisés bien conçus.

La carence en vitamine D est principalement causée par un manque de rayons ultraviolets-B (UvB) dus à une exposition réduite au soleil et par conséquent à une limitation de la production de vitamine D par la peau.
On estime que l’exposition au soleil peut procurer de 80 % à 90 % de la vitamine D requise. Une simple exposition (sans écran solaire) des mains, des avant-bras et du visage pendant 10 à 15 minutes (à la latitude de Toronto) entre 11 h et 14 h, à raison de 2 ou 3 fois par semaine, suffirait à assurer un apport adéquat à un adulte en bonne santé10, d’avril à octobre environ. Ceci est une moyenne : la durée d’exposition nécessaire pour obtenir suffisamment de vitamine D dépend aussi du type de peau, de l’intensité des rayons (index UVB), et du taux basal de vitamine D dans le sang. Par exemple, les personnes à la peau foncée, celles qui s’exposent avant 11 h ou après 14 h, celles qui utilisent systématiquement de la crème solaire et celles qui habitent sous des latitudes plus nordiques doivent s’exposer plus longtemps, ou plus souvent, pour obtenir un apport adéquat en vitamine D. Par exemple, les personnes à la peau foncée doivent s’exposer de 3 à 5 fois plus longtemps que les autres.

Le système endocrinien de vitamine D régule environ 3% du génome humain. Les données d’observation appuient le concept selon lequel la vitamine D est impliquée dans la pathogenèse des maladies cardiovasculaires et de l’hypertension artérielle. Les propriétés antihypertensives de la vitamine D comprennent les effets de néoprotection, la suppression du système rénine – angiotensine – aldostérone, les effets directs sur les cellules vasculaires et les effets sur le métabolisme du calcium, notamment la prévention de l’hyperparathyroïdie secondaire.

Les résultats des études cliniques suggèrent généralement, mais de manière non uniforme, l’hypothèse selon laquelle une quantité suffisante de vitamine D favorise l’abaissement de la pression artérielle. Des essais randomisés et contrôlés par placebo sont indispensables pour clarifier et prouver définitivement l’effet de la vitamine D sur la tension artérielle.

Les effets antihypertenseurs de la vitamine D semblent être particulièrement importants chez les patients carencés en vitamine D dont l’hypertension artérielle est élevée. Ainsi, compte tenu de la manière relativement sûre et peu coûteuse de compléter la vitamine D, certains chercheurs affirment qu’une supplémentation en vitamine D devrait être prescrite aux patients présentant une hypertension artérielle et un taux de 25-hydroxyvitamine D inférieur aux valeurs cibles.

Les résultats d’études interventionnelles récentes ont montré le bénéfice potentiel de la supplémentation en vitamine D sur la tension artérielle même si les protocoles des études ne sont pas toujours convaincantes, si bien que des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si et quand une supplémentation en vitamine D devrait être utilisée pour traiter les patients hypertendus.

La carence en vitamine D pouvant activer le système rénine-angiotensine et déclencher une augmentation de la pression artérielle, il est évident que la supplémentation en vitamine D peut convenir aux populations les plus vulnérables à l’hypovitaminose , et cela au-delà de la question de l’hypertension.

Le défi reste que l’hypertension est multifactorielle et que certaines personnes présentant d’autres comorbidités (comme le tabagisme, l’obésité, l’inactivité physique, le syndrome métabolique) peuvent avoir un seuil plus bas d’hypertension clinique induite par la carence en vitamine D par rapport à celles qui ne présentent pas ces facteurs de risque. Il est donc conseillé de dépister et de corriger l’hypovitaminose D chez les patients à risque élevé tels que les zones où l’incidence de la toxémie gravidique est élevée (Asie du Sud-Est), les Afro-Américains et la population féminine de certains groupes dont les prescription culturelles et religieuses conduisent couvrir tout le corps avec des vêtements.

Des études sont en cours pour trouver des analogues de la vitamine D avec un potentiel calcémique minime, mais une plus grande activité sur la modulation RAS. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour un groupe d’inhibiteurs thérapeutiques du SRA et offrir potentiellement une nouvelle classe d’antihypertenseurs pouvant être utilisés chez les personnes hypertendues présentant ou non une carence en vitamine D

L’exposition au soleil a un effet sur l’abaissement de la pression artérielle, au-delà de sa fonction de synthèse de la vitamine D. Selon des chercheurs, cette propriété serait liée à l’oxyde nitrique, un composé chimique connu pour faire baisser la pression artérielle en dilatant les vaisseaux. Or, les scientifiques ont montré que la couche superficielle de l’épiderme contenait des quantités importantes d’acide nitrique. Ils pensent donc que l’exposition aux UVA active les molécules d’acide nitrique situées au niveau de la peau qui se dirigent alors vers la circulation sanguine. Une fois dans les vaisseaux, elles exerceraient leur effet vasodilatateur et réduiraient la tension artérielle. Si une exposition trop importante est néfaste, ne pas recevoir assez de soleil est également mauvais et pourrait augmenter le risque de problèmes cardiovasculaires.

Pour aller plus loin :

Cristina Palacios and Lilliana Gonzalez, « Is vitamin D deficiency a major global public health problem ? »

Pilz S. & al, « Vitamin D status and arterial hypertension : a systematic review », Nature reviews cardiology, 18 August 2009

Stephen G. Rostand & al, « Associations of Blood Pressure, Sunlight, and Vitamin D in Community-Dwelling Adults : The Reasons for Geographic and Racial Differences in Stroke (Regards) Study », J Hypertens. 2016 Sep ; 34(9) : 1704–1710.

MI Ullah & al, «  Does vitamin d deficiency cause hypertension ? Current evidence from clinical studies and potential mechanisms. », International Journal of Endocrinology Volume 2010, Article ID 579640

Traitement de l’hypertension à base de plantes :

Si on adopte un point de vue mécanique trois types propriétés des plantes peuvent être intéressantes pour faire baisser la tension artérielle :

1. Celles qui permettent de diminuer le volume de liquide transporté par les vaisseaux sanguins ;

2. Celles qui permettent une vasodilatation, c’est-à-dire qui assouplissent et dilatent les parois des vaisseaux sanguins ;

3. Celles qui concourent à la régulation des réponses aux stress

Plantes diurétiques

Les plantes diurétiques font diminuer diminuer le volume de liquide dans les voies sanguines. Le coeur ayant moins de sang à pomper dans le même volume artériel, la pression artérielle diminue. L’excrétion d’urine permet aussi d’éliminer les excès de sel. Beaucoup de plantes médicinales ont des effets diurétiques plus ou moins marqués. Le simple fait de boire une tisane chaude a un effet diurétique. Le thé et le maté dont des boissons populaires diurétiques. En zone tempérée, l’infusion de pissenlit séchés est réputée être puissamment diurétique. Parmi les plantes diurétiques, certaines ont aussi une action vasodilatatrices.

Voici quelques exemples de plantes diurétiques présentes au Rwanda qui peuvent être utilisée pour réduire l’hypertension.

Cassia occidentalis

Kinyarwanda : Umwicanzoka, Umuyoka
Kirundi : Umuyokayoka
Français : Faux Kinkeliba, Café nègre
Anglais : Septic weed, Coffee senna, Coffee weed

Une fois torréfiées, écrasées et infusées, les graines d’umuyoka sont un succédané du café sans caféine ni substance à effet stimulant, ni composants toxiques détruits par la torréfaction. Cette décoction de graines grillées qui est diurétique est utilisée contre l’hypertension au Soudanainsi qu’au Nigéria. Outre ses propriétés diurétiques, cette boisson contient aussi des glucosides cardiotoniques.

L’infusion de feuilles d’umuyoka est aussi diurétique, cette propriété est liée à sa teneur en flavonoïdes. Une étude de 2015, relève que l’extrait aqueux de Cassia occidentalis a des activités diurétiques et antioxydantes et peut être considéré comme un potentiel de traitement de l’hypertension.

Plusieurs études de cette même plante font par ailleurs état de propriétés et actions antimicrobiennes, hépatoprotectricse, antipaludiques, larvicides, anti-inflammatoires, antidiabétiques, anxiolytiques, antidépressives, analgésiques, antipyrétiques et immunosuppressives.

Les feuilles d’umuyoka contiennent aussi des dérivés, anthracéniques à l’effet laxatif, dépuratifs et cholagogues et ocytociques et cette plante ne doit pas être donnée aux femmes enceintes sinon pour favoriser l’accouchement.

Centella asiatica

L’infusion de feuilles sèche est, entre autre, utilisées comme diurétique.
La centelloside de la plante a été identifié comme un composé actif efficace dans le traitement de l’hypertension.

Une étude sur modèle animal a montré que le jus de la plante possédait des propriétés anti-hypertensives et améliorait du débit sanguin cérébral régional chez les rats hypertendus et chez les rats à la tension normale. Les auteurs de cette étude suggèrent que l’utilisation de la plante pourrait être bénéfique pour les personnes âgées, en particulier dans les cas d’hypertension.

La plante a également une activité neuroprotectrice et anxiolytique. Une revue des recherches sur les propriétés de la plante relève parmi les bénéfices de la consommation de préparation à base de cette plante « Une amélioration favorable de la dépression et d’autres affections liées à l’âge, telles que l’hypertension, la névrite périphérique, l’insomnie, la perte d’appétit, la constipation, indiquant de multiples effets cliniques utiles, en particulier pour lutter contre le déclin cognitif lié au vieillissement chez les personnes âgées.

Portulaca oleracea

Kinyarwanda : Niyo za ruteja
Français : Pourpier potager
Anglais : Purslane, Garden purslane, Pigweed

Portulaca oleracea possède une vaste gamme de métabolites secondaires, notamment des alcaloïdes, des terpénoïdes, des flavonoïdes et des acides organiques dont les activités pharmacologiques les plus importantes sont rénoprotectrices, ant-hypertensives, hypoglycémiques et hypolipidémique.

Le document pdf ci-dessous passe en revue les usages traditionnels et les études pharmacologiques de cette plante :

Une étude montre que l’action diurétique de l’infusion de pourpier varie selon la concentration de la plante. À la dose de 37,5 mg/kg l’activité diurétique s’est la plus importante avec une excrétion urinaire de 163,10%

Les données cliniques actuelles suggèrent qu’une dose orale de 180 mg / jour d’extrait de Portulaca oleracea est efficace dans le traitement de l’hypertension et de l’hyperglycémie. L’extrait de cette plante pourrait réduire avec succès la glycémie et le profil lipidique des patients atteints de syndrome métabolique. L’absence de toxicité est rapportée par de nombreux essais cliniques

Les feuilles fraîches peuvent s’utiliser sous forme alimentaire crues en salade ou cuites.

En tant que plante médicinale on peut utiliser la plantes séchée. Pour cela les parties aériennes doivent être coupée et séchées à plat sur une grille puis stockées dans des sacs en papier dans une pièce bien sèche car la plante se regorge facilement et peut alors moisir.

Plantes vasodilatatrices
et vasorelaxantes

Les plantes vasorelaxantes permettent une dilatation des parois des artères. De ce fait, le coeur pompe la même quantité de sang mais dans un volume augmenté, fournissant moins de résistance.

Allium sativum

Noms vernaculaires : Igitungurusumu (rw), Ail (fr), Garlic (en.)

De nombreuses pharmacopées traditionnelles placent l’ail est arrive en tête des végétaux efficaces pour traiter l’hypertension. Cet usage des bulbes de cette alliacée est ancien. L’ail est également indiqué depuis longtemps dan le traitement de l’hyperlipidémie.

La pertinence de son utilisation pour traiter diverses maladies cardiovasculaires a été démontrée par la recherche pharmacologique.

Plusieurs études ont montré que l’ail pouvait diminuer le cholestérol et réduire la tension artérielle chez les personnes non traitées pour une hypertension. [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18554422 ]
Une étude dirigé par Karin Ryad et publiée dans la revue Maturitas montre que l’ail diminue également la tension artérielle chez des personnes hypertendues traitées pour ce trouble par médicaments mais dont la tension demeure trop élevée.
La pression systolique était environ 10mmHg plus basse dans le groupe ayant pris les compléments d’ail pendant douze semaines

Une méta-analyse d’études publiées confirme que la consommation d’ail est associé à une diminution de la pression artérielle chez les patients présentant une augmentation de la pression systolique. [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19017826 ]

Plusieurs hypothèses sont avancée pour expliquer la faculté vasodilatrice de l’ail :
- sa composition en nitrates et nitrites qui sont convertis via la salive en oxyde nitrique, une molécule produite par la couche interne des vaisseaux sanguins qui induit un relâchement des muscles lisses et une vasodilatation (dilatation les vaisseaux sanguins)
- sa teneur en interleukine-6 qui est une protéine naturelle jouant également un rôle important dans le système immunitaire.
- ses effets antioxydants

Allium cepa

Noms vernaculaires : Igitunguru (rw), Oignon (fr), Onion (en)

L’oignon, qui comme l’ail fait partie de la famille des alliacées, à des propriétés voisines. Son bulbe contient de la quercitine dont la recherche a démontré l’effet hypotenseur.

Les chercheurs ne connaissent pas le mécanisme exact de la quercétine mais soupçonnent ce flavonoïde de limiter la production d’angiotensine II, une molécule qui augmente la pression sanguine en provoquant une constriction des vaisseaux sanguins.

Sa teneur en quercétine en ferait aussi un protecteur du niveau d’oxyde nitrique.

Hibiscus sabdariffa

Noms vernaculaire : Oseille de Guinée, Karkadé, Roselle, Bissap

La décoction de calice de cette espèce d’hibiscus, qui est une boisson populaire dans de nombreux pays appréciée pour ses vertus rafraîchissantes est aussi l’une des boissons antihypertensive les plus réputées.

De récentes études ont montré une diminution de 10 % de la tension systolique et diastolique.

Pour bénéficier des vertus hypotensives de l’hibiscus on peut faire une décoction de 5 grammes de calices dans 200 ml d’eau pendant 20 minutes et boire dans la journée.

La poudre de calice sous forme de gélules s’avère également hypotensive chez des patients adultes atteints d’hypertension non compliquée (> 140 / 90mmHg).

Riche en nombreux constituants actif sur le système cardiovasculaire, l’activité antihypertensive des calices des fleurs d’hibiscus est certainement pluri-factorielle :

- Les calices renferment de nombreux acides organiques et des anthocyanosides protecteurs du système veineux).

- Certains chercheurs avancent que l’activité hypotensive des calices d’hibiscus sabdariffa pourrait s’expliquer par un effet diurétique lié à l’activité anti-aldostérone

- D’autres font remarquer que l’effet rapide de l’extrait de plante sur la pression artérielle plaide plutôt pour un mécanisme d’action vasoactif. Cet effet pourrait être lié à un effet vasodilatateur par inhibition de l’enzyme de conversion de l’angiotensine par les anthocyanines.

- D’autres encore pensent que les bénéfices observés d’Hibiscus sur la fonction endothéliale sont dus à ses effets antioxydants et anti-inflammatoires, qui sont plus importants que la diurèse et l’inhibition de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.

Combretum micranthum

Noms vernaculaires : Vrai kinkéliba (Fr), Kinkeliba, Bush tea (En).

Un essai comparatif randomisé prospectif a été mené pour évaluer l’efficacité hypotensive de Combretum micranthum (kinkeliba) et d’Hibiscus sabdariffa (bissap) par rapport à un médicament hypotenseur classique le rampiril.

L’étude portait sur cent vingt-cinq adultes atteints d’hypertension non compliquée (> 140 / 90mmHg). Cet effectif a été répartis au hasard dans trois groupes :

- le premier recevait 190 mg de feuilles de kinkeliba deux fois par jour sous forme de gélules ;
- le deuxième 320 mg de calice de bissap deux fois par jour sous forme de gélules ;
- le troisième recevait 5 mg de ramipril.
Les différents traitements ont été administrés pendant quatre semaines consécutives.

Dans les trois groupes, la pression artérielle systolique et la pression artérielle diastolique ont diminué au cours des trois semaines de traitement.
Pour la pression artérielle systolique, la diminution moyenne était plus élevée avec le ramipril (-16,7 ± 8,4mmHg) que chez le kinkeliba (-12,2 ± 6,6mmHg, P = 0,016) et le bissap (−11,2 ± 3,3 mmHg, P = 0,001).
Pour la tension artérielle diastolique, la diminution moyenne avec le ramipril (-6,7 ± 3,6 mmHg) était sans différence statistique par rapport au bissap (−6,0 ± 4,7 mmHg, P = 0,271). ). Elle était un peu moins importante avec le kinkeliba (−5,0 ± 3,0 mmHg, P = 0,011).

Un effet natriurétique (favorisant l’excrétion urinaire du sodium) important a été observé dans les groupes Kinkeliba et Bissap, mais pas chez les patients sous traitement par le ramipril.

À la fin des quatre semaines, la proportion personnes ayant normalisé leur pression artérielle était de :

- 39% [IC 95% : 25,7–54,3] des patients du groupe ramipril,
- 37% [IC 95% : 23,6–51,9] des patients du groupe Kinkeliba
- 21% [IC 95% : 11,7–35,9] de ceux qui prenaient du bissap.

Combretum molle

Noms vernaculaires : Umurama, Umwarama (rw) ; Kinkéliba velouté (fr) ; Velvet bush-willow,, Velvet leaf willow (en.)

Entre autres propriétés, Combretum molle est reconnue diurétique, vasodilatatrice et hypotensive.

L’administration de feuilles de Kinkéliba velouté a un effet relaxant et vasodilatateur. L’action hypotensive est liée à la dose administrée. Cet effet démontré sur modèle animal est attribué à la teneur en glucoside (acide mollique) et en saponine de cette plante.

Selon John AO Ojewole, « Cardiovascular effects of mollic acid glucoside, a 1α-hydroxycycloartenoid saponin extractive from Combretum molle R Br ex G Don (Combretaceae) leaf », Cardiovasc J Afr. 2008 Jun ; 19(3) : 128–134. Les résultats de l’étude surmodèle animal montrent que l’acide mollique induit une vasorelaxation et a un effet hypotenseur. La propriété vasorelaxante de l’acide mollique pourrait être liée à une sur l’endothelium via la synthèse de l’acide nitrique. Pour l’auteru de cette publication, les résultats expérimentaux confirme la pertinence de l’utilisation de Combretum molle pour traiter l’hypertension dans certains cas de troubles cardiaques.

Une étude conclue que les recherches menées sur les propriétés de cette plante confèrent une crédibilité pharmacologique aux utilisations ethnomédicales de ses feuilles en tant que remède naturel pour la gestion, le contrôle et / ou le traitement de l’hypertension et de certains troubles cardiaques.

Psidium guajava

Noms vernaculaires : Ipera (rw), Goyavier (fr) Guava (en)

Différentes parties du goyavier sont utilisées pour gérer l’hypertension :

- On utilise par exemple les feuilles en Afrique du Sud (Ojewole, 2005 ; Oh et al., 2005), au Nigeria et en Côte-d’Ivoire. Dans ce dernier pays, des études ethnobotaniques précisent qu’on préconise de boire une tasse du décocté de feuilles mâtures trois fois par jour (Voir l’article (format pdf) ), tandis qu’au Nigeria on indique plutôt de boire la même dose d’infusion de feuilles mâtures (Voir l’article (format pdf) ) ;

- On utilise une tasse de décoction de racine durant 7 minutes en Afrique du sud.

- Ailleurs encore c’est le fruit qu’on utilise.

Les effets cardiovasculaires et hypotenseurs de la goyave et de la feuille de goyavier ont été démontrées par diverses études.

L’effet hypotenseur semble lié à plusieurs facteurs :

- Les extraits de fruits et de feuilles ont la propriété d’inhiber l’enzyme de conversion de l’angiotensine qui est un puissant vasoconstricteur.

- Feuilles et fruits ont des propriétés antioxydantes liées à leur contenu phénolique.

Les fruits et les feuilles de toutes les variétés de goyavier peuvent constituer des sources d’aliments fonctionnels et de préparation médicinales pour la prévention et la gestion de l’hypertension, mais les feuilles et les fruits des arbres produisant des goyaves rose semblent avoir les propriétés inhibitrices et antioxydantes les plus élevées.

Si les extraits de feuilles ont montré une activité antioxydante plus élevée, que les fruits, les extraits de fruits ont un effet inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine plus élevé. Cet effet pourrait être le résultat d’actions synergiques des constituants phénoliques et / ou de la présence d’autres composés inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine .

Par ailleurs la goyave est riche en potassium réputé réduire la tension. Une goyave de taille moyenne (165 g) fournit 20 % de la quantité quotidienne de potassium considérée comme nécessaire par les autorités de santé publique.

La teneur élevée en vitamine C de la goyave peut aussi être un facteur hypotenseur (la goyave contient environ 165 mg de vitamine C pour 100 g. de fruit soit plus du double de l’orange qui en en renferme 69 mg)

Plusieurs chercheurs de l’Université Johns Hopkins ont analysé les données de 30 essais cliniques impliquant un total de 1 400 personnes âgées de 22 à 74 ans. Elles prenaient une dose médiane (la moitié en prenant plus et l’autre en prenant moins) de 500 mg pendant 8 semaines, ce qui représente environ 6 fois la dose actuellement recommandée.

Chez les personnes ayant une tension artérielle élevée, la pression systolique (premier chiffre de la mesure) a baissé de près de 5 points et la pression diastolique (chiffre du bas) de 1,7 points.

Passiflora edulis

Noms vernaculaires : Amatunda (rw) Maracuja (sw) Fruit de la passion (fr)

L’extrait d’écorce, la pulpe et l’extrait de peau du fruit, exerce des effets anti-hypertenseurs et anxiolytiques, agissant donc au niveau des artères mais aussi au niveau du système nerveux central.

La pulpe du fruit de la passion contient des composés phénoliques, de l’acide ascorbique, des caroténoïdes et des flavonoïdes. Riche en potassium, elle équilibre les taux de sodium dans le corps, diminuant ainsi le risque de pression artérielle, de crise cardiaque et d’accidents vasculaires cérébraux.

Le fruit contient également une enzyme de conversion de l’angiotensine appelé aussi plus simplement enzyme de conversion (ECA, EC 3.4.15.1 ; en anglais, angiotensin-converting enzyme ou ACE). Cet enzyme est une exopeptidase qui catalyse la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II, qui est un puissant vasoconstricteur.

Le fruit de la passion contient également plusieurs types d’antioxydants, des composés qui permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et de prévenir ainsi l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diverses maladies chroniques. Les principaux antioxydants du fruit de la passion sont les anthocyanines, plus particulièrement de la cyanidine. Ces composés, qui sont des pigments, donnent une couleur prononcée aux aliments. Ils auraient des propriétés bénéfiques quant à la prévention du cancer (par exemple, la diminution de la formation de tumeurs et la diminution de la croissance des cellules cancéreuses). Ces propriétés n’ont toutefois pas été étudiées directement chez l’humain.

Ce fruit exotique est une bonne source de potassium (348 mg aux 100 g) qui participe à l’équilibre du taux de sodium dans l’organisme et a la réduction s les risques d’hypertension artérielle.

La peau du fruit de la passion et la couche de chair située juste en dessous contiendraient une quantité élevée de lycopène, un antioxydant de la famille des caroténoïdes. Il suffit de bien gratter la chair avec une cuillère en allant jusqu’à la peau pour obtenir une bonne quantité de lycopène. Contrairement à d’autres caroténoïdes, le lycopène n’a pas la capacité de se transformer en vitamine A dans l’organisme. Toutefois, son action antioxydante aurait des effets bénéfiques sur la santé, notamment sur l’incidence de maladies cardiovasculaires et de cancer de la prostate. Le lycopène est mieux absorbé dans l’organisme lorsqu’on consomme l’aliment avec une source de gras, par exemple des noix ou du fromage. Jusqu’à maintenant, le lycopène provenant spécifiquement du fruit de la passion a été relativement peu étudié. La tomate et les produits à base de tomate sont les principales sources de lycopène dans l’alimentation.

Une étude portant sur des rongeurs a montré que l’administration de la pulpe de fruit peut :

- réduire significativement la pression artérielle systolique ;
- augmenter les niveaux de glutathion qui protège les cellules de l’oxydation
- diminuer les substances réactives de l’acide thiobarbiturique.
L’effet antihypertenseur de la pulpe de fruit de la passion jaune pourrait donc, du moins en partie, être dû à l’amélioration du statut antioxydant total.

L’effet hypotenseur étonnants du fruit de la passion est tellement sensible qu’il est déconseillé de boire un grand verre de jus de ce fruit (qui représente l’absorption de plusieurs fruits d’un coup) sous peine de se retrouver en hypotension. Ce fruit épatant possède en plus des tas d’autres vertus, possédant potassium et vitamine C. Et pour parachever le tout, c’est absolument délicieux. Il faut le manger lorsqu’il commence à être “moche”, un peu ridé et rabougri, et surtout pas quand il est encore lisse.

Des recherches ont révélé qu’un supplément provenant d’extrait de pelure de fruit de la passion permettait d’améliorer la pression artérielle systolique et diastolique, sans aucun effet indésirable. Le supplément administré était composé d’un mélange de flavonoïdes, d’acides phénoliques et d’anthocyanines, des composés actifs du fruit de la passion.

Un essai clinique dont les résultats ont été 2018 a comparé deux groupes de patients, l’un recevant 2 g de Passiflora edulis dans 2 ml par jour pendant quatre semaines et l’autre pas.

L’administration de l’extrait de Passiflora edulis a réduit la pression systolique de 142,4 à 125,2 mmHg et la pression diastolique de 79 à 76,1 mmHg. Une plus grande capacité anti-oxydante du sérum a en outre été constaté dans ce groupe. L’administration de cet extrait a également induit une augmentation de l’enzyme de conversion de l’angiotensine appelé aussi plus simplement enzyme de conversion (ECA, EC 3.4.15.1 ; en anglais, angiotensin-converting enzyme ou ACE). Cet enzyme est une exopeptidase qui catalyse la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II, qui est un puissant vasoconstricteur.

Pour aller plus loin :

Tochiaki Ichimura & al.
Evaluation of the Antihypertensive Properties of Yellow Passion Fruit Pulp ( Passiflora edulis Sims f. flavicarpa Deg.) in Spontaneously Hypertensive Rats

Sabyasachi Chatterjee
Alternative Herbal Medicine for Hypertension and Anxiety : Passiflora sp.-A short review
Research & Reviews : Research Journal of Biology
http://www.rroij.com/open-access/pdfdownload.php?download=alternative-herbal-medicine-for-hypertension-and-anxiety-passiflora-spa-short-review-.pdf&aid=68346

Olea europaea

Noms vernaculaires : Olivier (fr), Olive tree (en)

Selon l’herbaliste Christophe Bernard : La feuille d’olivier est efficace pour réduire la tension artérielle s’il est pris dans des doses suffisantes. Une simple infusion des feuilles ne sera pas suffisante. La teinture mère peut apporter de meilleurs résultats.

Les comprimés contenant une forme concentrée de feuille sont bien adaptés aussi.
Une étude [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21036583] démontre que chez les sujets souffrant d’hypertension stade 1 (systolique autour de 15 dans cette étude), 500 mg d’un extrait de feuille d’olivier pris 2 fois par jour est aussi efficace que le Captotril (médicament inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine) à des doses entre 12.5 mg et 25 mg (selon la personne) pris 2 fois par jour.
De multiples études réalisées sur des animaux, démontrent un effet hypotenseur, là encore en utilisant des doses relativement élevées.

La feuille d’olivier est efficace pour réduire la tension artérielle s’il est pris dans des doses suffisantes. Une simple infusion des feuilles ne sera pas suffisante. La teinture mère peut apporter de meilleurs résultats. Les comprimés contenant une forme concentrée de feuille sont bien adaptés aussi.

Une étude démontre que chez les sujets souffrant d’hypertension stade 1 (systolique autour de 15 dans cette étude), 500 mg d’un extrait de feuille d’olivier pris 2 fois par jour est aussi efficace que le Captotril (médicament inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine) à des doses entre 12.5 mg et 25 mg (selon la personne) pris 2 fois par jour.

Susalit E, Agus N, Effendi I, Tjandrawinata RR, Nofiarny D, Perrinjaquet-Moccetti T, Verbruggen M. "Olive (Olea europaea) leaf extract effective in patients with stage-1 hypertension : comparison with Captopril." Phytomedicine. 2011 Feb 15 ;18(4):251-8.

De multiples études furent réalisées sur des animaux, démontrant un effet hypotenseur, là encore en utilisant des doses relativement élevées.

L’action hypotensive de la feuille d’olivier serait due à sa teneur en sécoiridoïdes, flavonoïdes et triterpènes pentacycliques tonicardiaques et anti-arythmiques, mais aussi à ses phénols.

Conseil d’utilisation :

Utiliser 30 g de feuilles d’olivier pour un litre d’eau.
Bouillir 10 minutes à feu doux ; infuser une heure.
Boire dans la journée, 5 jours par semaine. Arrêter une semaine chaque mois. Renouveler pendant trois mois.

Apium graveolens

Noms vernaculaires : Céleri (fr) Celery (en)

Le céleri est une plante comestible et traditionnellement utilisée dans le monde entier, notamment pour le traitement de l’hypertension.

La richesse en sodium du céleri, équilibrée par sa haute teneur en potassium, et magnésium en fait un aliment salé intéressant pour les personnes souffrant d’hypertension et dont la consommation de sel doit être limitée2.
Le céleri permettrait aussi de lutter contre l’hypertension artérielle, comme le suggèrent une étude ublié en 2013 [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23735001 ]. Chez des rats modèles pour l’hypertension, l’administration d’extraits de graines de céleri diminuait la pression artérielle. Pour les auteurs, ce serait lié à des composés hydrophobes présents dans l’extrait, comme le n-butylphthalide. Le céleri pourrait donc aider à prévenir des maladies cardiovasculaires.

Wesam Kooti, A review on medicinal plant of Apium graveolens

Various studies have shown that celery plays a role in prevention of
cardiovascular disease, lowering blood glucose and serum lipid, decrease blood pressure and strengthener the heart. This herb has anti- bacterial, anti-fungal and anti- inflammatory effects. Also, a powerful antioxidant property has been attributed to compounds such as apigenin, apiein, vitamins A and C.
Conclusion : Celery widely used in pharmaceutical, food and ornamental industries, that causes its significant commercial value. Various combinations and numerous medicinal properties of seeds, leaves and stems, cause the need further and more research about the other useful and unknown properties of celery.

https://www.researchgate.net/publication/280562618_A_review_on_medicinal_plant_of_Apium_graveolens

Une étude [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3761135/ ] considère que l’oignon pourrait représenter une source d’extraction de composés majeurs pour concevoir de nouveaux médicaments pouvant avoir des effets vasorelaxants et antihypertenseurs.

Beta vulgaris subsp. Vulgaris

Noms vernaculaires : Betterave (fr) Beet Sugar beet (en)

Plusieurs essais cliniques ont révélé que la betterave contribue à la dilatation des vaisseaux sanguin et possède également d’intéressantes vertus anti-inflammatoires.
Les auteurs d’une recherche concluent : [https://www.researchgate.net/profile/Mahtab_Keshvari/publication/303887022_Improvement_of_hypertension_endothelial_function_and_systemic_inflammation_following_short-term_supplementation_with_red_beet_Beta_vulgaris_L_juice_a_randomized_crossover_pilot_study/links/5780746d08ae69ab88242009.pdf ] « Notre étude a indiqué qu’une supplémentation à court terme avec du jus de betterave rouge cuit et plus encore cru peut significativement améliorer la pression artérielle, la fonction endothéliale et l’inflammation systémique. Le jus de betterave est un supplément efficace chez les patients hypertendus ou présentant un risque accru de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse, à l’exception des patients diabétiques pour lesquels des précautions doivent être prises avant l’administration de préparations à base de betterave »

Capsicum sp.

Noms vernaculaires : Urusenda (rw) Piment de Cayenne (fr), Chili (en)

La capsaïcine contenue dans le piment augmente l’activité de l’oxyde nitrique, un enzyme qui à son tour accroît la vasodilatation.

Citrullus lanatus

Noms vernaculaires : Pastèque (fr), Watermelons (en)

La pastèque est un autre vasodilatateur naturel très efficace. Riche en L-citrulline, un acide aminé qui agit comme précurseur direct de l’oxyde nitrique et qui améliorer la vasodilatation,

Citrus limon

Noms vernaculaires : Indimu (rw), Citron (fr), Lemon (en)

Le citron et les aliments riches en vitamine C, permettent de préserver l’oxyde nitrique en évitant qu’il ne soit affecté par les radicaux libres, ce qui en fait un excellent vasodilatateur naturel. Le mélange jus citron + ail serait une bonne combinaison hypotensive.

Petroselinum crispum

Nom vernaculaire : Persil

Riche en vitamine C, le persil est un autre vasodilatateur très efficace. Il vous permettra donc d’améliorer l’afflux de sang vers votre sexe, et donc de bander plus fort et plus longtemps.

Punica granatum

Noms vernaculaires : Grenadier (fr) Pomegrenate (en)

La grenade augmente les niveaux d’oxyde nitrique. Elle est à ce titre un très bon vasodilatateur naturel. Ce fruit permet également de réduire le stress, prévient également les inflammations, et améliore vos fonctions cardiaques.

Rosmarinus officinalis

Noms vernaculaires : Romarin (fr), Rosemary (en)
Consommé frais, cette herbe aromatique est un excellent vasodilatateur naturel.

Zingiber officinalis

Noms vernaculaires : Tangawwizi (rw, sw), Gingembre (fr), Ginger (en)

Le gingembre est accroît la dilatation des vaisseaux sanguins et favorise le flux de sang dans tout l’organisme, y compris le sexe masculin. Il peut être consommé frais, séché ou en poudre. Il est également anti-inflammatoire.

Hypertension et flore intestinale :

Selon une récente étude de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), l’une des origines de l’hypertension pourrait se situer le microbiote.

Depuis longtemps, les scientifiques savent qu’une alimentation riche en sel peut entraîner une pression artérielle élevée. Ils se sont donc penchés sur l’effet du sel sur notre intestin. Ils se sont aperçus qu’un régime riche en sel réduit la population d’un type de bactérie bénéfique appelée Lactobacillus murinus ; tandis que les cellules immunitaires pro-inflammatoires appelées cellules Th-17 croissent en nombre. Cette réaction pourrait être à l’origine de l’hypertension artérielle.

Les chercheurs ont donc développé un probiotique pour inverser ces effets. Lorsque des souris souffrant d’hypertension ont reçu un probiotique contenant du Lactobacillus murinus, les populations de Th-17 ont diminué et l’hypertension a été réduite. Les résultats sont donc concluants. Mais, préviennent les chercheurs, cela ne devra pas dispenser de faire attention à sa consommation de sel.

Les probiotiques comprenant des lactobacilles, des bifidobactéries, des Saccharomyces boulardii et des souches non pathogènes d’Escherichia coli et de streptocoques peuvent abaisser votre tension artérielle après quelques mois.

Plantes apaisantes et relaxation

Une étude menée par des chercheurs du Beth Israel Deaconess Medical Center, a non seulement montré l’efficacité d’une pratique de relaxation sur la baisse de l’hypertension artérielle, mais a pu étudier les mécanismes génétiques qui sous-tendent cet effet.

Pendant huit semaines, ils ont proposé d’apprendre des techniques de relaxation et de yoga à 58 personnes ayant une tension artérielle systolique (nombre supérieur) entre 140-159 mm Hg et diastolique (nombre inférieur) entre 90-104 mm Hg et ne suivant pas de traitement. Au programme : huit séances d’entraînement hebdomadaires de respiration diaphragmatique, de répétition des mantras et de méditation attentive. Les participants ont également reçu un CD audio qui les a guidés pour leur séance quotidienne à faire chez eux.

Les résultats sont surprenants. Non seulement leur rythme respiratoire et leur tension artérielle avaient baissé, mais l’expression de 1 771 gènes différait entre les tests sanguins de base et ceux effectués après les huit semaines de pratique de la relaxation. La pratique de la relaxation à long terme a également été associée à une augmentation de l’épaisseur du cortex cérébral et à des changements spécifiques dans l’expression des gènes.

La relaxation a donc un impact génétique. Elle peut réduire la tension artérielle en modifiant, au moins en partie l’expression d’un ensemble de gènes. Alors, prenez le temps de vous détendre ou de vous familiariser avec les techniques du corps et de l’esprit, en particulier le yoga, la méditation ou le qigong de la thérapie chinoise.

Pharmacopées traditionnelles

[Les plantes utilisées pour traiter l’hypertension sont très nombreuses. L’article de Patricia Landazuri, Nelsy Loango et Beatriz Restrepo : « Medicinal Plants Used in the Management Hypertension » en cite quelques unes.

En Palestine 85 plantes ont été recensées : voici par ordre décroissant de fréquence d’usage les trente plantes les plus utilisées :

1. Allium sativum Ail, Garlic
2. Hibiscus sabdariffa Oseille de Guinée, Roselle
3. Olea europaea Olivier, Olive
4. Crataegus aronia Aubépine, Hawthorn
5. Anisum vulgare Anis, Anise
6. Matricaria aurea Camomille, Chamomile
7. Zingiber officinale Gingembre, Ginger
8. Salvia fruticosa Sauge arbustive, Common Sage
9. Rosmarinus officinalis Romarin, Rosemary
10. Camellia sinensis Thé vert, Green Tea
11. Majorana syriaca Marjolaine de Syrie, Wild Thyme
12. Petroselinum sativum Persil, Parsley
13. Trigonella foenum-graecum Fenugrec, Fenugreek Seed
14. Nigella ciliaris Nigelle, Black Cumin
15. Mentha spicata Menthe poivrée, Peppermint
16. Teucrium capitatum Germandrée pouillot, Cat Thyme
17. Cerastium glomeratum Céraiste agloméré, Chickweed
18. Cinnamomum zeylanicum Cannelier de Ceylan, Cinnamom Tree
19. Punica granatum Grenadier, Pomegranate
20. Psidium guajava Goyavier, Guava
21. Musa sapientum Bananier, Banana
22. Hordeum vulgare Orge, Barley
23. Foeniculum vulgare Fenouil, Fennel
24. Allium cepa Oignon, Onions
25. Origanum majorana Origan marjolaine, Sweet-Marjoram
26. Amygdalus communis Amandier, Almond
27. Lupinus albus Lupin blanc, Lupine
28. Pyrus malus Pommier, Apple
29. Camellia thea Théier, Tea
30. Capsicum annuum Poivron, Sweet Peppers

Ces données sont issues de l’article de Mohammed S. Ali-Shtayeh, Rana M. Jamous a, Rania M. Jamous : « Complementary and alternative medicine (CAM) use among hypertensive patients in Palestine » publié 2013 par la revue Complementary Therapies in Clinical Practice.

Cet article peut être consulté via le document pdf ci-dessous :

Pharmacopée centraficaine

Une étude ethnobotanique menée à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, a permis d’identifier 34 plantes médicinales, indiquées par les tradipraticiens pour traiter l’hypertension.. Les feuilles sont les organes les plus utilisés en thérapeutiques. En voici la liste :

1. Allium sativum L., Alliaceae. Nom courant : Ail. Recette : prendre une poignée d’Allium sativum. Bouillir dans 2 litres d’eau. Laisser refroidir et filtrer, garder 1,5 litre. Posologie : boire la décoction matin et soir pendant une semaine. Prendre chaque matin une à deux gousses d’ail.

2. Aloe elegans Schweinf., Aloaceae. Nom vernaculaire : Molozanana (Issongo). Recette : cueillir 2 à 3 feuilles, les laver et ensuite les piler en y ajoutant 1,5 litre d’eau puis filtrer. Posologie : le macéré sera administré par voie orale, ou le malade prend trois fois par jour, une cuillerée à soupe matin, midi et soir.

3. Anacardium occidentalis L., Anacardiaceae. Nom courant : Anarcadier, Pommier Cajou. Recette : prélever quelques morceaux d’écorce et bien les laver. Faire sécher pendant quelques jours au soleil. Ensuite piler ces écorces jusqu’à obtenir la poudre. Mettre 10 g de poudre dans 2 litres d’eau et attendre 30 minutes, filtrer, recueillir 1,5 litre. Posologie : boire 1 verre bambou de macéré 2 fois par jour (matin et soir).

4. Monodora myristica (Gaertn.) Dunal, Annonaceae. Nom Courant : Muscadier d’Afrique ou Fausse noix de muscade. Nom vernaculaire : Nzingo (Ngbaka) ; Ingo (Issongo). Recette : prendre 30 graines et les déposer dans une casserole propre contenant 2 litres d’eau, laisser pendant 2 jours. Filtrer le macéré et recueillir 1,5 litre. Posologie : le macéré est bu une fois par jour en raison d’un verre de bambou ; ou 3 à 4 graines sont croquées et avalées avec de l’eau.

5. Catharantus roseus (L.) G. Don, Apocynaceae. Nom courant : Pervenche de Madagascar. Nom vernaculaire : Fokouga (Issongo). Recette : récolter 15 g de racine et bien les laver. Laisser sécher pendant quelques jours au soleil. Ensuite piler ces racines obtenir la poudre. Faire bouillir la poudre dans 2 litres d’eau et réduit à 1,5 litre et ensuite laisser refroidir et filtrer. Posologie : le décocté est bu le matin à jeun.

6. Rauvolfia vomitoria Afzel., Apocynaceae. Nom vernaculaire : Kpedolo (Gbaya). Recette : récolter l’écorce de la racine. Faire sécher au soleil pendant quelques jours et réduire en poudre. Ajouter 1,5 litre d’eau à la poudre afin d’obtenir un liquide homogène. Posologie : boire le macéré à volonté.

7. Elaeis guineensis Jacq., Arecaceae. Nom courant : Palmier à huile. Nom vernaculaire : Mbourou (Sango). Recette : faire bouillir 500 g des feuilles fraîches dans 2 litres d’eau jusqu’à atteindre 1,5 litre. Laisser refroidir puis filtrer. Posologie : la décoction est administrée par voie orale en raison d’un verre bambou par jour.

8. Tridax procumbens L., Arecaceae. Nom vernaculaire : Fododo (Issongo). Recette : récolter une poignée de la plante et laver. Prélever quelques morceaux d’Ananas. Dans une casserole de 2 litres d’eau, bouillir le mélange. Laisser refroidir, filtrer et réduire en 1,5 litre. Posologie : boire le décocté aqueux ? verre de bambou trois fois dans la journée (matin, midi et soir).

9. Chaptalia nutans DC., Asteraceae. Nom vernaculaire : Boulou (Issongo). Cueillir 5 feuilles et les laver soigneusement. Verser 0,5 litre d’eau bouillante et laisser reposer la mixture pendant 15 minutes, puis filtrer. Ou bien bouillir 10 feuilles fraîches dans 2 litres d’eau et réduire à 1,5 litre. Posologie : l’infusé ou le décocté des feuilles est utilisé per-os (1/2 verre bambou matin et soir).

10. Ceiba pentadra (L.) Gaertn., Bombacaceae. Nom courant : Fromager, Faux Kapokier. Nom vernaculaire : Bouma (Issongo). Recette : prélever une quantité d’écorce de racine. Les laver et ensuite les faire bouillir dans 2 litres d’eau et obtenir 1,5 litre. Laisser refroidir et filtrer le décocté. Posologie : boire 1/4 de verre bambou du décocté matin et soir.

11. Myrianthus arboreus P. Beauv. Cecropiaceae. Nom vernaculaire : Ongo (Gbaya et Boffi). Recette : récolter quelques quantités d’écorce de tige. Les faire bouillir dans 2 litres d’eau et réduire en 1,5 litre. Laisser refroidir puis filtrer. Posologie : boire un verre bambou de décoction matin et soir.

12. Senna alata (L.) Roxb., Caesalpiniaceae. Nom courant : Dartrier. Nom vernaculaire : Molo Foudoto (Issongo) ; dodo (Banda). Recette : prélever 500 g à 1 kg de feuilles. Bouillir dans 2 litres d’eau et recueillir 1,5 litre. Laisser refroidir puis filtrer. Posologie : boire le décocté un verre bambou matin et soir. 13. Cassia siamea Lam., Caesalpiniaceae. Recette : récolter une certaine quantité de rameaux plus ou moins jeunes ; les mélanger avec des morceaux d’écorce de Abrus precatorius et de Musanga cecropioïdes et les faire bouillir. Posologie : boire ? verre bambou le décocté matin et soir.

14. Combretum zenkeri Engl. & Diels, Combretaceae. Nom vernaculaire : Bilibo (Issongo). Recette : récolter 100 g de feuilles et les laver soigneusement. Piler ces feuilles fraîches et ajouter 1,5 litre d’eau puis filtrer la macération. Posologie : le macéré aqueux des feuilles fraîches est pris 1/2 verre bambou 3 fois par jour (matin, midi et soir).

15. Commelina diffusa Burm. f., Commelinaceae. Recette : récolter une grande quantité de tiges feuillées, bien laver et bouillir dans 2 litres d’eau. Laisser refroidir, puis filtrer le décocté et mélanger le décocté avec la bouillie du riz. Posologie : le patient hypertendu prendra 3 verres bambous du mélange par jour matin, midi et soir.

16. Dioscorea bulbifera L., Dioscoreaceae. Nom vernaculaire : Motoko (Issongo) ; Koré (Sango). Recette : cueillir 10 bulbilles et éplucher puis diviser une bulbille par quatre. Posologie : manger ? du bulbille comme de Cola (à l’état fraîche) une fois dans la journée, le soir avant le couché.

17. Jatropha curcas L., Euphorbiaceae. Nom courant : Pignon d’Inde ; Pulghère. Noms vernaculaires : Kâdâmono (Sango) ; Trotollogaro (Gbaya). Recette : récolter une tige fraîche. Faire tomber quelques gouttes de la sève dans une cuillère à soupe contenant de l’eau puis mélanger. Posologie : boire une cuillerée à soupe du mélange matin et soir.

18. Phyllanthus amarus Schumach. & Thonn., Euphorbiaceae. Nom vernaculaire : Kongo (Issongo). Recette : récolter 400 g de tiges feuillées et les laver soigneusement. Ajouter 2 litres d’eau bouillante et laisser macérer pendant environ 20 minutes. Posologie : l’infusé est pris per-os (2 verres bambous 2 fois par jour matin et soir).

19. Phaseolus lunatus L., Fabaceae. Nom courant : Haricot blanc. Recette : prendre 3 poignées de grains et les mettre dans une casserole, y verser 3 litres d’eau et bouillir. Filtrer et réduire en 1,5 litre. Posologie : boire le jus à volonté jusqu’à l’abaissement de la tension.

20. Caloncoba crepiniana (De Wild. & Durand) Gilg, Flacourtiaceae. Nom vernaculaire : Dolo (Issongo). Recette : prélever 20 feuilles, laver soigneusement puis les faire piler. Laisser dans une casserole de 2 litres d’eau pendant quelques minutes puis filtrer. Posologie : La macération des feuilles est bue ? verre bambou 2 fois par jour (matin et soir).

21. Hymenocardia acida Tul., Hymenocardiaceae. Nom vernaculaire : Kongo (Banda) ; Katé (Issongo). Recette : cueillir une grande quantité de fleurs. Les faire bouillir dans 2 litres ; laisser refroidir, réduire en 1,5 litre et filtrer. Posologie : prendre un verre bambou de décoction 3 fois dans la journée (matin, midi et soir).

22. Mentha spicata L., Lamiaceae. Nom courant : Menthe blanche. Recette : récolter 1 kg de tige feuillée. Bouillir dans 2 litres. Laisser refroidir et obtenir 1,5 litre. Posologie : le décocté est pris per-os un verre bambou matin et soir.

23. Persea americana Mill., Lauraceae. Nom courant : Avocatier. Recette : Récolter 1 à 1,5 kg de feuilles fraîches et les bouillir dans 2 litres d’eau. Filtrer et recueillir 1,5 litre du décocté. Posologie : le décocté aqueux est employé per-os en raison d’un verre bambou matin, midi et soir.
24. Pycnanthus angolensis (Welw.) Exell, Myristaceae. Nom pilote : Ilomba. Nom vernaculaire : Kolo (Issongo). Recette : prélever une quantité d’écorce de tige (fraîche ou sèche) et les bouillir dans 2 litres d’eau. Laisser refroidir et filtrer pour obtenir 1,5 litre. Posologie : boire le décocté aqueux en raison d’un verre de bambou 2 fois par jour (matin et soir).

25. Lophira lanceolata Tiegh. ex Keay, Ochnaceae. Nom vernaculaire : Ngokelé (Gbaya) ; Kpondongui (Issongo). Recette : récolter une importante quantité de feuilles, les bouillir dans 2 litres d’eau. Laisser refroidir, filtrer et recueillir 1,5 litre. Posologie : boire un ? verre de bambou de décocté des feuilles matin et soir.

26. Bambusa vulgaris Schrad. ex J. C. Wendl., Poaceae. Nom courant : Bambou de Chine. Recette : cueillir 4 poignées de feuilles vertes ou jeunes, les bouillir dans 2 litres d’eau, ensuite laisser refroidir et filtrer pour garder 1,5 litre. Posologie : boire le décocté en raison d’un verre bambou matin et soir jusqu’à la chute de tension.

27. Zea mays L., Poaceae. Nom courant : Maïs. Nom vernaculaire : Ndjo (Sango). Recette : prélever une poignée des styles et stigmates des fleurs, les bouillir dans 2 litres d’eau pour réduire à 1,5 litre et filtrer. Posologie : boire deux cuillères à soupe matin et soir.

28. Craterispermum laurinum (DC.) Benth., Rubiaceae. Nom vernaculaire : Ngadiri (Banda) ; Mofoda (Issongo). Recette : prélever l’écorce de la tige, sécher au soleil pendant quelques jours puis réduire en poudre. Posologie : la poudre de l’écorce est utilisée en boisson tandis que l’écorce de la tige est consommée en petite quantité.

29. Morinda lucida Benth., Rubiaceae. Nom vernaculaire : Mokékélé (Issongo). Recette : cueillir 3 à 4 morceaux de grosse racine, les laver et bouillir dans 6 litres d’eau, laisser refroidir et filtrer pour avoir 4 litres de décocté. Posologie : boire un verre bambou de décocté 2 fois par jour (matin et soir).

30. Citrus aurantiifolia (Christm.) Swingle, Rutaceae. Nom courant : Citronnier. Recette : récolter 100 g de feuilles fraîches, verser 1,5 litre d’eau bouillante laisser pendant quelques instants puis filtrer l’infusé. Posologie : l’infusé des feuilles est utilisé per-os en raison d’un verre de bambou matin et soir.

31. Capsicum annuum L., Solanaceae. Nom vernaculaire : Ndongo (Sango). Nom courant : Gros piment. Recette : bouillir 1 kg des feuilles fraîches dans 2 litres d’eau jusqu’à atteindre 1,5 litre et laisser refroidir. Filtrer le décocté. Posologie : boire 1 verre bambou matin et soir.

32. Lycopersicum esculentum L., Solanaceae. Nom courant : Tomate. Recette : récolter plus ou moins 500 g de feuilles et laver. Ensuite les écraser et ajouter du sel traditionnel dans 1,5 litre d’eau tout en laissant ce mélange aqueux quelques heures dans une casserole. Filtrer le macéré. Posologie : boire un verre bambou de macéré matin et soir tous les deux jours.

33. Gmelina arborea L., Verbenaceae. Recette : récolter 20 feuilles fraîches, laver puis les écraser, y ajouter 1.5 litre d’eau. Filtrer et recueillir le macéré. Posologie : boire un verre de bambou de macéré 3 fois par jour (matin, midi et soir).

34. Cissus quadrangularis L., Vitaceae. Nom vernaculaire : Mino (Issongo). Recette : prélever quelques tiges, bouillir dans 3 litres d’eau et réduire en 2 litres. Posologie : boire le décocté un verre bambou 3 fois dans la journée (matin, midi et soir).

Pharmacopée togolaise

Une enquête ethnobotanique menée dans les régions côtières du Togo en 2018 à établit une liste 116 plantes utilisées par les guérisseurs traditionnels togolais parmi lesquelles les fabacées sont dominante avec 16 espèces.
Dans cette étude, les plantes identifiées comme les plus importantes sur la base de la valeur de leur utilisation sont :
Byrsocarpus coccineus,
Crateva religiosa
et Boerhavia diffusa

Byrsocarpus coccineus a été criblé pour son activité antihypertensive et a révélé une activité intéressante de l’extrait hydroéthanolique de feuille en relation avec la propriété antioxydante et l’amélioration du profil lipidique.

Une étude antérieure de 2011 menée dans le centre du pays avait permis d’identifier 38 recettes antihypertensives.

Une autre une étude similaire, avaient identifié 71 recettes traitant à la fois de l’hypertension artérielle et du diabète au Cameroun.

Les plantes les plus couramment cités comme antihypertenseurs sont :
Parkia biglobosa,
Khaya senegalensis,
Gardenia ternifolia
Persea americana.
[Tsabang N, Tsambang DWL, Tsambang FSC, Agbor AG (2016). Ethnomedical and ethnopharmacological study of plants used for potential treatments of diabetes and arterial hypertension by indigenous people in three phytogeographic regions of Cameroon. Diabetes Case Reports. 2016,1:2.]

Pharmacopée ivoirienne

Des enquêtes sur les plantes médicinales menées en Côte d’Ivoire sur les marchés d’Abidjan ont permis d’inventorier trente-neuf plantes utilisées contre l’hypertension artérielle et le diabète. Parmi ces 39 plantes, 27 sont antihypertensives.
Les plantes les plus recherchées sont :
Azadirachta indica,
Catharanthus roseus,
Phyllanthus amarus,
Hibiscus sabdariffa,
Parkia biglobosa,
Trema guineensis,
Anacardium occidentale
Phyllanthus urinaria
6 plantes sont utilisées pour traiter aussi bien l’hypertension artérielle que le diabète. Il s’agit de :
Catharanthus roseus
Ageratum conyzoides L,
Vernonia colorata (Willd.) Drake,
Alchornea cordifolia (Schum. & Thonn.) Müll.Arg.,
Phyllanthus amarus Schum. & Thonn.
Parkia biglobosa

Une équipe de chercheurs ivoiriens s’est donné pour objectif de contribuer à la valorisation de 10 plantes médicinales utilisées en Côte d’Ivoire dans le traitement de l’hypertension artérielle en procédant au criblage phytochimique et le dépistage de l’activité antiradicalaire des extraits sélectifs (hexaniques, chloroformiques, éthylacétatiques et n-butanoliques) issus des préparations de ces plantes. Les dix plante étaient :
1. Solenostemon monostachyus,
2. Trema guineensis,
3. Morinda lucida,
4. Sida acuta,
5. Paullinia pinnata,
6. Ocimum gratissimum,
7. Blighia unijugata,
8. Vernonia colorata,
9. Alchornea cordifolia
10. Fagara macrophylla,

Le criblage phytochimique a mis en évidence la présence de plusieurs familles de métabolites secondaires. Les extraits hexaniques et chloroformiques sont riches en stérols et terpènes alors que les extraits éthylacétatiques et n-butanoliques le sont en composés polyphénoliques, notamment en flavonoïdes.
Les 10 plantes étudiées contiennent des phytocomposés réputés antioxydants. La présence de stérols, terpènes, saponines, coumarines, tanins et de flavonoïdes a été mise en évidence. Les alcaloïdes sont présents dans les tiges de Solenostemon monostachyus et Paullinia pinnata, les feuilles de Sida acuta, Ocimum gratissimum, Vernonia colorata et dans l’écorce de Fagara macrophylla, seul organe renfermant des sucres réducteurs. On note néanmoins que les fractions éthylacétatiques et n-butanoliques sont respectivement plus riches en flavonoïdes et en tanins.
Solenostemon monostachyus, Dieresis guineensis, Morinda lucida, Sida acuta, Paullinia pinnata, Ocimum gratissimum, Blighia unijugata, Vernonia colorata, Alchornea cordifolia et Fagara macrophylla se sont avérés riches en métabolites secondaires.

L’activité antioxydante manifestée par toutes les plantes étudiées pourrait expliquer l’effet hypotensif de ces plantes.

Pharmacopée marocaine

Une enquêtes ethnobotaniques menée dans l’est de Maroc a permis de répertorier 30 espèces de plantes médicinales utilisés contre le diabète et 18 contre l’hypertension.

Les plantes les plus utilisées pour traiter le diabète sont :

Trigonella foenum-graecum L. (Leguminosae)
Globularia alypum L. (Globulariaceae),
Artemisia herba-alba Asso. (Compositae),
Citrullus colocynthis (L.) Schrad. (Cucurbitaceae)
Tetraclinis articulata Benth. (Cupressaceae).

Dans le traitement de l’hypertension les plus utilisées sont :

Allium sativum L. (Liliaceae),
Olea europea L. (Oleaceae),
Arbutus unedo L. (Ericaceae),
Urtica dioica L. (Urticaceae)
Petroselinum crispum. AW Hill (Apiaceae).

Parmi les 18 espèces utilisées pour l’hypertension, 14 sont également utilisées pour le diabète. Ces deux maladies étant associées chez 41% des hypertendus, ces résultats suggèrent que l’hypertension observée dans cette région serait en grande partie liée au diabète.

Une autre enquête réalisée dans la province d’Errachidia, dans le sud-est du Maroc a permis de mettre au jour 64 plantes médicinales dont 45 d’entre eux sont utilisés pour le diabète, 36 pour l’hypertension et 18 pour les deux maladies. 34% de ces plantes poussent dans la nature, 44% sont cultivées et 22% ne sont pas indigènes dans la région et sont importées d’autres régions du Maroc ou de l’extérieur du pays. L’enquête montre que 78% des patients utilisent régulièrement ces plantes médicinales.

Dans cette région, les plantes les plus utilisées pour traiter le diabète sont :

Ajuga iva, Allium cepa, Artemisia herba-alba, Carum carvi, Lepidium sativum, Nigella sativa, Olea europaea, Peganum harmala, Phoenix dactylifera, Rosmarinus officinalis et Zygophyllum gaetulum.

Celles pour traiter l’hypertension comprennent :

Ajuga iva,
Allium cepa,
Allium sativum,
Artemisia herba-alba Asso,
Carum carvi, Nigella sativa,
Olea europea,
Rosmarinus officinalis,
Origanum majorana,
Peganum harmala
et Phoenix dactylifera.

Pharmacopée béninoise

Une étude menée au Bénin en 2015 avait pour objectif de répertorier les plantes à effet antihypertensif utilisées dans la pharmacopée béninoise auprès de tradithérapeutes
23 espèces végétales ont été indiquées comme ayant des propriétés antihypertensives.

Les espèces les plus citées étaient :

- Parkia biglosa (38,88 %),
- Allium sativum (33,33 %),
- Allium cepa (30,35 %)
- Cassia sieberiana (27,77 %).

Une autre étude ethnopharmacologique béninoise a identifié des plantes médicinales utilisées pour leurs propriétés antihypertensives dont onze ont été récoltées et testées pour leur activité vasodilatatrice. Deux espèces sont cités comme présentant des résultats prometteurs.

- Parkia biglobosa (Néré)
- Spondias mombin (Prunier mombin)

Néré et Prunier mombin

Une étude publiée en 2018 explore les possibilités de valoriser deux plantes antihypertensives de la pharmacopée béninoise : Carissa edulis L. et Crateva adansonii DC)

Pharmacopée nigériane

Au Nigeria, 14 plantes endémiques ont été identifiés par des tradipraticiens comme efficaces et communément utilisés pour traiter l’hypertension :

- Psidium guajava,
- Piper guineense,
- Loranthus spectobulus,
- Talinum triangulare,
- Senna occidentalis,
- Rauwolfia vomitoria,
- Allium sativum,
- Allium cepa,
- Carica papaya,
- Euphorbia hirta,
- Ocimum gratissimum,
- Persea americana,
- Peperomia pellucida,
- Vernonia amygdalina

Des analyses phytochimiques qualitatives ont révélé la présence de divers composés actifs importants, notamment des tanins, des flavonoïdes, des glycosides cardiaques, des alcaloïdes, de la saponine et des inulines.
Les glycosides cardiaques sont présents dans toutes les espèces étudiées ; les alcaloïdes étaient présents dans toutes les espèces sauf A. sativum, A. cepa, O. gratissimum et P. americana. Les saponnines sont présentes dans toutes les sauf dans les graines de Senna occidentalis, des tanins sont présents dans toutes les plantes exceptées les bulbes d’ail (A. Sativum).
Cette étude préliminaire attire l’attention sur la nécessité de poursuivre les études sur les principes actifs identifiés dans les espèces rapportées pour le traitement de l’hypertension en Esanland afin de comprendre leur mode d’action pour contrôler l’hypertension.
[J.K. Mensah, R I. Okoli ,1 A. A. Turay,2 and E.A. Ogie-Odia, « Phytochemical Analysis of Medicinal Plants Used for the Management of Hypertension by Esan people of Edo State, Nigeria », Ethnobotanical Leaflets 13 : 1273-87. 2009. ]

Pharmacopées ougandaise

En Ouganda, sept plantes médicinales ont été retenue comme espèces prioritaires en matière de santé publique. Parmi ces plantes deux sont indiquées pour le traitement de l’hypertension. Il s’agit de : Solanum anguivi, dont les fruits sont utilisés frais ou séchés et moulus comme remède contre l’hypertension artérielle et de Pseudospondias microcarpa.

Solanum anguivi
Pseudospondias microcarpa

Pour aller plus loin :

Esezah Kakudidi, Claude Kirimuhuzya, Godwin Anywar , Esther Katuura , and Juliet Kiguli « Medicinal Plants Used in the Management of Noncommunicable Diseases in Uganda »

Mis en ligne par La vie re-belle
 22/11/2019
 http://lavierebelle.org/?plantes-et-traitement-naturel-de-l-hypertension

PDF 679.8 ko

 does_potassium_supplementation_lower_blood_pressure.pdf