Umwenya - Basilic sacré

Ocimum gratissimum

Umwenya, jardin médicinal à Nyamata Photo JL Galabert libre de droit

Ocimum gratissimum ou Ocimum suave est un basilic pérenne qui pousse sous forme d’arbrisseau ou de buissons qui peuvent atteindre jusqu’à deux mètres de hauteur.

Ses feuilles aromatiques ovées ou elliptiques, ont des bords crénelés ou en dents de scie.

Ses inflorescences sont verticillées ou en grappes de 10 à 15 cm.

Adventice en Afrique tropicale, où ses zones endémiques sont principalement situées entre 1300 m et 1600 m d’altitude Ocimum gratissimum est cultivé en Asie du Sud-Est, en Inde, en Amérique centrale.

Pour les botanistes, cette plante fait partie de la famille des Lamiacées qui rassemble 6000 espèces. Parmi cette grande famille, le genre Ocimum compte lui-même environ 150 espèces de plantes herbacées ou buissonnantes, annuelles ou vivaces, généralement aromatiques.

Umwenya, jardin médicinal de Kibuye Photo JL Galabert libre de droit

Au Rwanda on l’appelle Umwenya, au Burundi Agatunda.

En français cette plante est généralement nommé basilic africain, Grand basilic, Framboisin, Grand framboisin

En anglais on la nomme African basil, Sweet basil, Hairy basil, Clove basil, Tea bush, Scent leaf, Fever plant

Le mot basilic provient du grec ancien basileus qui signifie « Roi, Souverain ». La diversité des bienfaits des Basilics justifie qu’on considère les Basilics comme des « herbes royales ».

La réputation médicinale des basilics en général, et du basilic africain en particulier est connue par de nombreuses pharmacopées. La plante entière et l’huile essentielle ont de une large applications dans la médecine traditionnelle, en particulier en Afrique et en Inde.

En Inde, Umwenya fait partie des trois basilics sacrés utilisés en médecine ayurvédique : Ces trois variétés sont appelés « Tulsi » qui signifie « Incomparable » en référence au Dieu Vishnu :

- « Rama tulsi » : « Tulsi brillant » également appelé « Shri-Tulsi » : « Tulsi fortuné », espèce annuelle à feuilles vertes correspond à Ocimum sanctum. (« Shri » est un synonyme de Lakshmi, la principale épouse de Vishnu)

- « Shyama ou Krishna Tulsi » à feuilles pourpres correspond à Ocimum tenuiflorum (Krishna est un avatar de Vishnu. Cette variété est considérée comme particulièrement sacrée, car sa couleur pourpre rappelle à le teint foncé de Krishna.

- « Vana tulsi », variété pérenne correspond à Ocimum gratissimum ;
Bien que les trois types de Tulsi fassent partie de la pharmacopée Ayurvédique, les variétés Rama et Krishna sont les plus largement utilisés.

Rama tulsi (O. sanctum) - Krishna Tulsi (O. tenuiflorum) -Vana tulsi (O. gratissimum)

Bien que les trois types de Tulsi fassent partie de la pharmacopée Ayurvédique, les variétés Rama et Krishna sont les plus largement utilisés.

Usages en médecine traditionnelle

Les médecines traditionnelles utilisent ce basilic sacré pour soigner un lage éventail d’affections :

Affection de la peau (Dermatoses, éruptions cutanées, gale...) :

- infusé ou décocté des feuilles, en bain total ; ou suc des feuilles, en application locale.

Œdèmes localisés :

- Pulpe de la plante en friction.

- Blessures et plaies :

- décocté ou infusé pour nettoyer les plaies
- pilât de feuilles en pansement

- Fractures :

- pâte des feuilles triturées ensemble avec les pétroles de bananier, en emplâtre.

Maux de ventre :

- décoction des feuilles avec ou sans sel ou du suc des feuilles avec du sel, par voie orale.

Ballonements et flatulences (propriété carminatives)

- infusion ou décocté de feuilles.

Diarrhée, dysenterie :

- suc des feuilles broyée ou macéré de pulpe ou des parties aériennes ;
- décocté de la plante entière.
- Macérat filtré de feuilles triturée dans de l’eau
en voie orale

Constipation douloureuse :

- décocté de graines.

Parasites intestinaux (anthelminthique)

- Jus de feuilles en voie orale
feuilles d’umwenya (+ éventuellement des feuilles de Tragia brevipes : isusa) enveloppées dans une feuille de bananier, chauffer légèrement, exprimer le jus, ajouter du lait et donner deux cuillerées du mélange à l’enfant, (Rwanda)

Toux et catarrhes :

- décocté feuilles additionné de jus de citron, par voie orale.

Fièvres :

- infusé des feuilles, friction sur tout le corps, feuilles en fumigation humide et au besoin pulpe des feuilles, en friction.
- Décocté de la plante en voie orale
- Bain de l’enfant avec une décoction refroidie de 100g de feuilles fraîches. Grâce au bain les principes essentiels de la plante passent à travers la peau, ce qui active leurs propriétés fébrifuges.

Maux de dents et des gencives :

- pâte de feuilles triturées, en application locale.

Dystocies, douleur pelviennes, dysménorrhées, coliques, candidoses digestives, vomissement :

- macérat de la pulpe ou de la partie aériennes, par voie orale.

Angine

- suc des feuilles, par voie orale.

Rhumatisme :

- suc de feuille, par voie orale, feuilles en bain et fumigation humide, pulpe de la plante, en friction.

Céphalées :

- Infusé de la plante entière.

Affections oculaires :

- suc des feuilles froissées, en installation oculaire.

Affections des voies respiratoires :

- feuille avec l’huile de palme, en friction.

Troubles intestinaux :

- décocté des feuilles, par voie orale.

Otite :

- suc de feuilles, en application auriculaire.

Asthénie, amaigrissement, avitaminose chez les enfants :

- feuilles cuites comme légume, à consommer

Ardeur génitale :

- décocté de feuilles, par voie orale.

Rhume, toux, bronchite, sinusite, otite :

- suc de feuilles en installation nasale ou auriculaires, suivi de l’absorption, par voie orale de l’infusé de la plante entière.

Courbature :

feuille en fumigation humide, par voie orale.

Métrite, Urétrite, vaginite :

- décocté de feuille, en bain de siège et par voie orale.

Affections vénériennes :

- décocté de sommités fleuries, par voie orale.

Ictère (jaunisse – dysfonctionnement du foie) :

- macéré de l’écorce, par voie orale et en bain total

Diabète, hypertension :

- décocté de feuilles, par voie orale.

Informations scientifiques

L’huile essentielle d’ocimum gratissimum riche en thymol, contient également du linalol, de l’eugenol, de l’estragol, des terpènes. La plante contient également des mucilages, des tanins, des flavonoïdes...

- Les flavonoïdes sont très actifs dans le maintien d’une bonne circulation et ont des propriétés anti-inflammatoires, anti virales et des effets protecteurs sur le foie.

- Les tanins permettent de stopper les hémorragies et de lutter contre les infections, permettent de retendre les tissus souples, de drainer les sécrétions excessives, comme la diarrhée et de réparer les tissus endommagés par un eczéma ou une brûlure.

- Les phénols sont antioxydants, anti-inflammatoires, antivirales et antiseptiques.

La recherche confirme la validité des usages traditionnels en matière de prévention et traitement d’un large spectre d’affections et maladies :

affections respiratoires, du tube digestif et cardiovasculaires, paludisme, parasites intestinaux, infections, diarrhées dysenteries, hypertension, candidoses, diabète, ulcères gastriques et ulcère de Buruli...

Les effets cytoprotecteurs et cicatrisants de l’extrait d’umwenya sont attribués à une production accrue de mucus et aux propriétés antioxydantes associées à la présence élevée de flavonoïdes et de polyphénols dans la plante.

Activités biologiques

Selon les recherches du réseau Tramil :

L’extrait aqueux de feuille fraîche in vitro a montré une activité antifongique contre Curvularia lunata, Rhizopus sp., Ustilaginoidea virens etUstilago maydis. [1]
La fraction hydrosoluble de feuille fraîche [4] sur le modèle d’iléon isolé de cobaye, a mis en évidence une diminution de la motilité intestinale et a inhibé les contractions induites par acétylcholine, nicotine et histamine. [2]

L’extrait aqueux de feuille séchée administré oralement à des souris (23,2 mg/kg) a démontré un effet analgésique statistiquement significatif. [3]

L’extrait méthanolique de feuille séchée administré oralement à des poulets (1,5 g/kg) a montré une activité antihelminthique (55,8%) contre Ascaridia gall. [4]

L’extrait éthanolique (70%) de feuille fraîche administré par voie intrapéritonéale à des souris des deux sexes a provoqué une action dépressive significative du système nerveux central. [5]

On attribue à l’huile essentielle une activité bactéricide in vitro contre Bacillus cereus, B. subtilis, Escherichia coli et Staphilococcus aureus [12] ; ainsi qu’une activité antifongique contreAspergillus aegyptiacus, Penicillium cyclopium, Trichoderma viride19etTrichophyton mentagrophytes. [6]

L’huile essentielle de feuille (0,1–1000 µg/mL) a provoqué un relâchement réversible dose-dépendante du tonus de base sur un iléon isolé de cobaye et a inhibé la contraction tonique induite par KCl (60 millimoles) et acétylcholine (10 micromoles) ; on a déterminé une concentration inhibitrice moyenne CIM de 23,8 ± 5,2, 18,6 ± 4,0 et 70,0 ± 4,6 µg/mL. [7]

On attribue au thymol un effet antihelminthique et antiseptique. [8]

On a constaté qu’un composé chimique isolé de la feuille (dont la formule moléculaire serait C21H37O4 ó C19H35N3O3) stimule la contractibilité sur des modèles d’iléon isolé de cobaye et de côlon de rat. [9]

Synthèse des recherches pharmacologiques

Les recherches menées à ce jour confirment :

L’activité antimicrobienne et antibactérienne d’Ocimum gratissimum

Chijioke A. Nsofor , Chikezie U.N and Azuwuike C.O, 2014, «  Antibacterial Activity of Ocimum gratissimum leaves extract on Escherichia coli »
Celso Vataru Nakamura & al, 1999, « Antibacterial Activity of Ocimum gratissimum L. Essential Oil »
Olubunmi Olusola 2014, « Antimicrobial activity of ocimum gratissimum extract on suya (an intermediate moisture meat) in Nigeria  »

- L’action anti-diarrhéique de l’extrait aqueux et de l’huile essentielle

La plante permet de traiter les diarrhée infectieuses grâce à son action antibactérienne sur les germes intestinaux et par un effet antispasmodique direct sur la musculature intestinale par inhibition des récepteurs muscarinique qui diminue le péristaltisme intestinal.

Adebolu TT. & Salau Abiola Oladimeji, 2005, « Antimicrobial activity of leaf extracts of Ocimum gratissimum on selected diarrhoea causing bacteria in southwestern Nigeria »
C. N. Ezekwesili, K. A. Obiora and O. P. Ugwu, 2004, « Evaluation of Anti-Diarrhoeal Property of Crude Aqueous Extract of Ocimum gratissimum L. (Labiatae) In Rats. »
Matthew Olusoji Ilori, 1997, « Antidiarrhoeal activities of Ocimum gratissimum (Lamiaceae) »

- Les propriétés antinociceptives (analgésiques) de l’extrait aqueux et de l’huile essentielle d’Ocimum gratissimum

Y Tanko & al., 2008, « Anti-nociceptive and anti-inflammatory activities of aqueous leaves extract of Ocimum Gratissimum (Labiate) in Rodents »

Paula-Freire LI & al, 2013, « Evaluation of the antinociceptive activity of Ocimum gratissimum L. (Lamiaceae) essential oil and its isolated active principles in mice. »

- Les propriétés antiulcéreuses de l’extrait de feuilles

Peter Akah & Lucy Binda John-Africa, 2007, « Gastro-Protective Properties of the Leaf Extracts of Ocimum gratissimum L. Against Experimental Ulcers in Rat » 

- Les propriétés antidiabétiques des extraits de feuilles.

La dose antidiabétique efficace serait de 500 mg/kg de poids corporel.

Y. Tanko, & al, 2007, «  Effects of aqueous leaves extract of Ocimum gratissimum on blood glucose levels of streptozocininduced diabetic wistar rats »

Egesie UG & al, 2006, « Safety and hypoglycaemic properties of aqueous leaf extract of Ocimum gratissimum in streptozotocin induced diabetic rats. »

- Une puissante capacité antiurolithiatique des extraits éthanolique des feuilles d’Ocimum gratissimum

La lithiase urinaire ou urolithiase est une maladie caractérisée par la formation de calculs, accrétions solides de minéraux dissous dans l’urine et qui se forment dans les reins ou les uretères). L’huile essentielle semble contenir des substances phytochimiques qui inhibent la croissance des cristaux de monohydrate d’oxalate de calcium.

Kumkum Agarwal & Ranjana Varma, 2014, « Ocimum gratissimum L. : A Medicinal Plant with Promising Antiurolithiatic Activity »
Cf. Doument pdf ci-dessous :

Usages potentiels en médecine familiale :

Usage externe :

L’hydrolat de feuille peut être utilisé comme adoucissant, anti-inflammatoire, antiseptique et utilisé en application pour le traitement des aphtes, piqûres d’insectes, irritations de la peau,

L’infusion peut être appliquée localement en cas de mycoses de type candidoses.

L’huile essentielle d’umwenya ou son association avec du gel d’aloe vera s’est révélée efficace dans le traitement de l’acné.

Usage interne :

Les feuilles concentrent la quasi totalité des principes actifs. Elles sont prises en voie orales sous forme d’extrait aqueux, d’infusion de décoction. La décoction permettrait de recueillir le plus de principes actifs tout en atténuant ou annulant l’effet toxique de certains principes actifs. Décoctions et infusion sont préparées avec 5-7 grammes (1-2 cuillerées) de feuille dans 1/2 litre (2 tasses) d’eau. Pour la décoction, faire bouillir au moins 10 minutes dans un récipient couvert (avec éventuellement une pincée de sel). Pour l’infusion, verser l’eau bouillante sur les feuilles, couvrir et laisser refroidir. Filtrer et boire une tasse 3 fois par jour.

Indications possibles :

- tonique hépatobiliaire

- stimulant surrénal et circulatoire, décongestionnant veineux

- diminution du stress des angoisses et de la fatigue

- crampes d’estomac (gastrites),

- fièvre

- migraines (en prise orale et inhalation de la vapeur de l’infusion)

- digestion difficile, maux de ventre diarrhées nausées, mal des transports, migraines

- hypertension

- défaillances de la mémoire

- troubles cardiovasculaires

- parasites intestinaux

- infections

- antiseptique pulmonaire,

- antitussif et antispasmodique

- diarrhées dysenteries
Au Nigeria, où la plante pousse à l’état sauvage, les feuilles sont pressées dans de l’eau, tamisées et l’extrait aqueux se boit pour traiter la diarrhée avec un succès remarquable.

- mycoses, candidoses

- hypoglycémiant
La dose de 500 mg par kg de poids corporel est apparu comme la plus efficace pour réduire le taux de sucre dans le sang après 8 et 24 h de traitement.

Précaution d’emploi :
Les indications mentionnées sont issues de pratiques médicinales traditionnelles. Elles sont étayées par des essais in vitro et in vivo mais pas des études cliniques.
Toute préparation aqueuses doit être conservée au froid et utilisée dans les 24 heures.
Toute application locale doit se conformer à de strictes mesures d’hygiène pour éviter la contamination ou une infection supplémentaire.
Ne pas employer avec des enfants de moins de 5 ans, ni avec des femmes enceintes ou allaitantes.

Autres usages

Insectifuge

L’odeur de la plante éloigne les moustiques. L’utilisation de répulsif à base d’extrait d’ocimum est un complémentaire utile à la protection des moustiquaires. Un étude montre que les huiles essentielles fraîches d’un an et de dix ans offrent une efficacité de protection similaire. Les feuilles de plantes récoltées peuvent être stockées pendant une longue période avant que l’huile ne soit extraite et utilisée pour préparer des répulsifs. Les résultats de cette étude montrent la possibilité d’utilisation sur une longue durée d’extraits d’ocimum gratissimum correctement formulés et stockés pour la protection contre les insectes hématophages.

Maraîcher

Ocimum gratissimum L. permet de lutter contre les ravageurs du chou : des chenilles de lépidoptères à savoir Hellula undalis, Spodoptera littoralis et Plutella xylostella. Selon les résultats des recherches menées aux Bénin, l’association chou/Ocimum gratissimum, en lignes alternées, a enregistré significativement moins de ravageurs et a produit plus de pommes de choux commercialisables (90%) que l’association par encadrement (73%) et la culture pure de chou (73%). C’est dire que l’association chou/tchayo améliore la qualité sanitaire des récoltes, tout en augmentant le revenu des producteurs. La valeur supérieure à 1 de la surface relative équivalente de l’association chou/tchayo en lignes alternées (1,2) démontre que cette association est plus productive que les cultures pures.

Agroforestier

Ocimum gratissimum est parfois utilisée en haie.

Alimentaire :

Les feuilles sont utilisées comme aromates notamment en Thaïlande. Les feuilles cuites sont consommées seules ou associées avec d’autres feuilles et des graines de courges ou de pastèque (Citrullus lanatus). La cuisson fait perdre l’arôme de la plante fraîche. Un thé est fabriqué à partir des feuilles au Rwanda Sumatra. Les graines sont parfois consommées en Inde.

Rituels

En Indonésie, le type Eugenol de Ocimum gratissimum est utilisé dans les cérémonies de lavement des défunts et est planté dans les cimetières. En Inde, O. gratissimum, nommé « ram tulsi », est largement utilisé dans les cérémonies et les rituels religieux.

Parfumerie
L’huile essentielle est utilisée en parfumerie

Culture d’Ocimum gratissimum

Sol : cette aromatique vivace donne son meilleur dans un sol riche, léger et bien drainé.

Exposition : Pousse bien en plein soleil.

Climat : Zone tropicale à des altitudes de 1500 m au-dessus du niveau de la mer.
Multiplication : La germination des graines est seulement de 10%. Le moyen le plus efficace de de reproduction est le bouturage de tiges. Après section de la tige, il faut habituellement 28 jours pour que la plante forme des racines.

Les semis peuvent être transplantés entre février et mars ou de mai à août.

Récolte

Cet arbrisseau produit pendant 5 à 10 ans.

Le bon moment de récolte est lors de la floraison de trois branches sur chaque plant soit 75% de toutes les branches commencent à fleurir.

Des précautions doivent être prises lors de la récolte car les huiles sont volatiles : récolter le du matin est préférable.

Au Vietnam ou Ocimum gratissimum reste productif pendant 5 à 10 ans, on procède 2 à 3 coupes en moyenne par an dans le sud du pays, et à 4 à 5 coupes dans le sud.

En Inde, des rendements de 70 à 75 tonnes par hectare d’herbage vert produisant 400 litres d’huile essentielle en 2 ans ont été obtenus expérimentalement.

En Thaïlande, la récolte tous les 10 à 12 jours aboutit à un rendement annuel de seulement 13 tonnes par hectare et un rendement en huile de près de 200 litres.

Références

1. AWUAH RT, 1989 Fungitoxic effects of extracts from some West African plants. Ann Appl Biol 115(3):451-453.

2. OFFIAH VN, CHIKWENDU UA, 1999 Antidiarrhoeal effects of Ocimum gratissimum leaf extract in experimental animals. J. Ethnopharmacol 68(1-3):327-330.

3. AZIBA PI, BASS D, ELEGBE Y, 1999 Pharmacological investigation of Ocimum gratissimum in rodents. Phytother Res 13(5):427-429.

4. NJOKU CJ, ASUZU IU, 1998 The anthelmintic effects of the leaf extract of Ocimum gratissimum (L.). Phytomedicine 5(6):485-488.

5. ADESINA SK, 1982 Studies on some plants used as anticonvulsants in Amerindian and African traditional medicine. Fitoterapia 53:147-162.

6. JANSSEN AM, SCHEFFER JJC, NTEZURUBANZA L, SVENDSEN AB, 1989 Antimicrobial activities of someOcimum species grown in Rwanda. J Ethnopharmacol 26(1):57-63.

7. MADEIRA SVF, MATOS FJ, LEAL-CARDOSO JH, CRIDDLE DN, 2002 Relaxant effects of the essential oil of Ocimum gratissimum on isolated ileum of the guinea pig. J Ethnopharmacol 81(1):1-4.

8. BUDAVARI S (Ed.), 2001 The Merck index : an encyclopedia of chemical, drugs, and biologicals. 30th ed. White House Station, New Jersey, USA : Merck & Co., Inc. p1676.

9. ONAJOBI FD, 1986 Smooth muscle contracting lipid-soluble principles in chromatographic actions of Ocimum gratissimum. J Ethnopharmacol 18(1):3-11.

Mis en ligne par La vie re-belle
 23/09/2019
 http://lavierebelle.org/?umwenya-basilic-sacre