- 8 - Pharmacopée végétale antiamibienne

Plantes antiamibiennes des pharmacopées d’Afrique de l’Est

Différentes plantes présentes en Afrique de l’Est sont réputées dotées de propriétés antiamibiennes. Ce sont notamment les plantes suivantes :

Allium sativum (Alliaceae)
Noms vernaculaires : Igitungurusumu / Ail / Garlic
Partie utilisée : Ikimera cyose / Plante entière / Whole plant

Bidens pilosa (Asteraceae)
Noms vernaculaires : Inyabarasanya / Piquant noir, Bident hérissé, Herbe aiguille / Black-jack, Beggar-ticks
Partie utilisée : IIbibabi n’uduti / Parties aériennes / aerial parts

Camellia sinensis Icayi / Thé / Tea
Partie utilisée : Ibibabi /Feuilles / Leaves

Carica papaya (Caricaceae)
Noms vernaculaires : Ipapayi / Papaye / Paw-paw
Partie utilisée : Imbuto + Ubuki / poudre de graine + miel / seed powder + Honey

Eucalyptus globulus (Myrtaceae)
Noms vernaculaires : Intusi / Gommier bleu, Arbre à fièvre / Blue gum, Fever tree.
Partie utilisée : Ibibabi /Feuilles / Leaves

Euphorbia hirta (Euphorbiaceae)
Noms vernaculaires : Nyantuku / Malnommée, Euphorbe hérissée / Milk weed, Asthma weed
Partie utilisée : Ikimera cyose / Plante entière / Whole plant

Ficus thonningii (Moraceae)
Noms vernaculaires : Umuvumu
Partie utilisée : Ibibabi /Feuilles / Leaves

Gladiolus dalenii (Iridaceae)
Noms vernaculaires : Karungu
Partie utilisée : Tiges

Mangifera Indica (Anacardiaceae)
Noms vernaculaires : Umwembe / Manguier / Mango tree
Partie utilisée : Uruhu rw’amashami / écorce de tiges /stem bark

Melinis minutiflora (Poaceae)
Noms vernaculaires : Urunyamavuta, ikirumbi cy’amavuta / Mélinis à petites fleurs, herbe à mélasse / Melinis, Molasses grass
Partie utilisée : Ibibabi n’uduti / Parties aériennes /Aerial parts

Ocimum gratissimum Ocimum suave
Noms vernaculaires : Umwenya / Tulsi vivace, Basilic africain /
Wild Basil
Partie utilisée : Ibibabi n’uduti / tiges feuillées / leaves and stems

Persea americana (Lauraceae)
Noms vernaculaires : Ivoka / Avocatier / Avocado
Partie utilisée : Imbuto / Graine / Seed

Phyllanthus amarus (Phyllanthaceae)
Noms vernaculaires : Uruheza
Partie utilisée : Ibibabi /Feuilles / Leaves

Portulaca oleracea (Portulacaceae)
Noms vernaculaires : Niyo za ruteja
Partie utilisée : Ibibabi n’uduti / tiges feuillées / leaves and stems

Psidium guajava (Myrtaceae)
Noms vernaculaires : Ipera / Goyavier / Guava
Partie utilisée : Uruhu rw’amashami / écorce des tiges /Stem bark et Ibibabi /Feuilles / Leaves

Vernonia amygdalina (Asteraceae)
Noms vernaculaires : Umubirizi (Vernonie / Bitter leaf)
Partie utilisée : Ibibabi /Feuilles / Leaves

Une efficacité antiamibienne significative a été démontrée pour :

- Allium sativum
- Bidens pilosa
- Carica papaya
- Euphorbia hirta
- Melinis minutiflora
- Portulaca oleracea
- Psidium guajava
- Thymus vulgaris

Les propriétés antiamibiennes de Vernonia amygdalina, Ocimum gratissimum et Mangifera indica ont été signalées mais les études font défaut pour étayer ces affirmations.

Plusieurs personnes de notre entourage ont témoigné de la disparition des symptômes de leur amibiase chronique après la prise d’infusion d’Artemisia annua. L’activité antiamibienne de cette plante est également signalée par l’ethnobotaniste américain James A. Duke qui relève que des médecins l’indiquent à leurs patients souffrant d’infestations amibiennes. Toutefois l’utilité de cette plante pour traiter l’amibiase n’est à notre connaissance pas étayé par des études pharmacologiques.

Les propriétés inhibitrices des huiles essentielles du Thym (Thymus vulgaris) ont été démontrées, mais son usage antidysentérique est méconnu en Afrique de l’Est où cette plante a été récemment introduite.

Il en est de même pour les rhizomes de curcuma (Curcuma longa) dont l’activité antiamibienne a également été démontré.

Différentes substances naturelles ont également des propriétés antiamibiennes :

- Lors de différents essais, le miel s’est avéré posséder des propriétés inhibitrices des amibes. La combinaison du miel avec d’autres extraits végétaux peut avoir des effets synergique

- Le lait maternel, a entre autre vertu de protéger les nourrissons du risque d’infections amibiennes.

Revue d’études

Psidium guajava

Ohanu Ernest C. et al. (2015) ont examiné les effets antiamibiens de quatre extraits de plantes chez des rats chez lesquels une amibiase a été induite. Les extraits testés étaient ceux de plantes communes en zone tropicales :

- bulbes d’ail (Allium sativum)
- feuilles de goyavier (Psidium guajava)
- graines de papaye (Carica papaya)
- graines de citrouille (Cucurbita pepo)

Les effets de ces extraits ont été comparés à ceux du médicament standard métronidazole.

L’amibiase cæcale des animaux a été traitée en utilisant chacun des quatre extraits de plantes à des doses progressives de 100 mg/kg, 200 mg/kg et 400 mg/kg et avec le médicament du métronidazole à une dose de 62,5 mg/kg, 100 mg/kg et 125 mg/kg pendant cinq jours consécutifs.

Le schéma ci-dessous permet de visualiser les résultats obtenus

Cette expérience a montré que

- tous les extrait testés ont fait baisser le taux d’infestation amibienne
- les effets sont dépendants de la dose administrée

Les extraits les plus efficaces sont par ordre décroissant à la dose de 400 mg/kg
1. Feuilles de goyavier (100 %)
2. bulbes d’ail (80 %)
3. Graines de papaye (60 %)
4. Graines de courges (40 %)

D’après les résultats de cette étude, l’extrait de feuille de goyavier a donc été le plus efficace à la concentration quotidienne élevée de 400 mg/kg de poids corporel. Cette concentration a éliminé toute trace du protozoaire parasite Entamœba histolytica dans le contenu du cæcum et dans les fèces le jour de l’examen.

L’extrait de feuilles de goyavier, à un niveau de dosage élevé s’est avéré aussi efficace que le médicament standard Métronidazole pour réduire la charge parasitaire mais sans présenter les effets secondaires du médicament de synthèse.

Feuilles, écorce et fruits du goyavier sont utilisées dans les pays tropicaux et subtropicaux pour traiter de nombreux troubles. Les extraits de feuilles de goyavier ont un large spectre d’activités biologiques, non seulement amoebicides mais aussi antibactérien et antispasmodique. Les propriétés antidiarrhéiques des extraits de feuilles de goyavier reposent donc sur sur un triple effet.

Les résultats obtenus in vivo dans l’étude de Ernest C. Ohanu et al. sont partiellement en désaccord avec les observations de Moundipa et al.,(2005) et Tona et al. (1998) qui ont rapporté des effets moins prononcés dans les études in vitro sur les effets amibécides des extraits de goyave. Toutefois il faut remarquer que Moundipa et al n’ont pas testé les extraits de feuilles mais ceux de l’écorce de tiges de goyavier. Tona et al. (1998) n’ont pas testés différentes doses, mais utilisé un dosage unique de 54 g d’extrait de feuilles en décoction. La concentration minimale inhibitrice de 62,5 μg/ml de l’extrait dénote une activité antiprotozaire significative mais moindre que celle avérée in vivo et à forte dose.

Des études cliniques permettraient d’appréhender plus finement les propriétés des extraits de feuilles et d’écorce de tiges de goyavier mais, à notre connaissance, aucune étude de ce type n’a été publiée.

Carica papaya

Pour déterminer l’efficacité des graines de papaye séchées à l’air sur la parasitose amibienne intestinale humaine, John A.O. Okeniyi et al. 2007 ont mené une étude clique sur 60 enfants asymptomatiques présentant des signes microscopiques de parasites intestinaux dans les selles. Les enfants ont reçu 20 ml d’une préparation composé de graines séchées à l’air et de miel ou de miel seul (placebo) dans deux groupes de traitement randomisés. Des examens microscopiques répétés des selles ont été effectués 7 jours après l’intervention pour détecter les parasites intestinaux. Un nombre significativement plus élevé de sujets ayant reçu la préparation miel+graines de papaye que ceux ayant reçu du miel ont vu leurs selles débarrassées des parasites [23 sur 30 (76,7 %) contre 5 sur 30 (16,7 %)]. Aucun effet nocif n’a été observé. Le taux de clairance des selles pour les différents types de parasites rencontrés était compris entre 71,4 % et 100 % après le traitement par l’élixir Miel+ graines de papaye.

Pour les auteurs de cette étude, les graines de papaye séchées ont été efficaces dans le traitement des parasites intestinaux humains et sans effets secondaires significatifs. Ils considèrent donc que leur consommation offre une voie thérapeutique bon marché, naturelle, inoffensive, facilement disponible et une stratégie préventive contre les parasitoses intestinales, en particulier dans les communautés tropicales.

Si on considère que, dans l’étude de précédemment citée de Ohanu Ernest C. et al. (2015), le taux d’inhibition des protozoaires pathogènes n’avait été que de 60 %, il faut envisager l’hypothèse que le miel a aussi une action amœbicide et que le mélange miel-graines de papaye a eu un effet cumulatif ou synergique pour obtenir un taux d’éradication entre 71,4 % et 100 %.

Miel

Seif Eldin A. Mohammed et al, 2019 ont évalué l’activité antiprotozoaire in vitro de plusieurs miels issus de Ziziphus spina-christi, Acacia nilotica, Acacia seyal, et Cucurbita maxima contre Entamoeba histolytica et Giardia lamblia.

Tous les miels testés ont inhibé la croissance des micro-organismes pathogènes. Le niveau d’inhibition a varié en fonction des concentrations dosées et des temps d’incubation. Le miel d’Acacia seyal a complètement arrêté la motilité des trophozoïtes d’Entomoeba histolytica à une concentration ≤ 50 µg/ml après incubation pendant 72 h. Les miels de Ziziphus spina-christi, d’Acacia seyal et d’Acacia nilotica ont complètement inhibé la croissance des trophozoïtes de Giardia lamblia à une concentration ≤ 200 µg/ml après 72 h. Ces activités inhibitrices ont été similaires à celles du Metronidazole.

-  Allium sativum

L’ail est connu depuis l’Antiquité pour ses nombreuses propriétés médicinales et il est couramment prescrit comme remède aux troubles intestinaux. Les extraits d’ail, et plus particulièrement son composant actif, l’allicine, se sont avérés avoir une variété d’activités antimicrobiennes et antitumorales. Plusieurs études ont montré que l’allicine est puissamment antiamibien. L’ajout de petites quantités d’huile brute d’extrait d’ail fraîchement préparée (25 ug/ml) à des cultures d’E histolytica inhibent efficacement leur croissance. À des concentrations de 50 ug/ml, l’extrait induit un effet de destruction irréversible.

-  Euphorbia hirta

L’efficacité antiamibienne d’Euphorbia hirta vis-à-vis et a été éprouvé sur des patients dès la fin des années 1940. L’activité cytotoxique de la plante à été démontré in vitro et in vivo sur Entamœba dysenteria et Entamœba hystolica. Il a été démontré que les principes actifs antiamibien d’Euphorbia hirta sont solubles dans l’eau. Les traitements sont généralement très bien tolérés. La guérison totale intervenant en 15 jours. Les cas de rechute sont exceptionnels.

Dans le but de rechercher les solutions phytothérapeutiques aux problèmes posés par les diarrhées amibiennes Manya Tsheko et al. (2019) ont évalué l’activité anti amibienne des cinq plantes les plus utilisées par les tradipraticiens de la ville de Lubumbashi dans le traitement de diarrhée amibienne : Acalypha paniculata (queue de chat), Euphorbia hirta (Euphorbe hérissée), Uapaca pilosa (palétuvier), Uapaca bengoelensis (Alebié) et Psidium goyava (Goyavier). L’antiamibiogramme a démontré la sensibilité d’Entamoeba histolytica vis-à-vis des extraits de quatre plantes à la concentration d’au moins 0,625 mg/ml sauf ceux de Psidium goyava. L’activité antiamibienne a été démontrée pour toutes les espèces étudiées, sauf pour Psidium guayava.

La plus faible concentration inhibitrice (CMI) des extraits observée en vingt-quatre heures était celle des extraits de plante entière d’Euphorbia hirta et de feuilles de Acalypha paniculata. C’est pourquoi les auteurs de cette étude encouragent leur utilisation par la population dans le traitement des diarrhées amibiennes.

Des études suggèrent que l’administration des extraits d’Euphorbia hirta donnent des résultats comparables à ceux obtenus avec l’amœbicide conventionnel metronidazole. Pour les auteurs de ces études, le traitement à base d’Euphorbia hirta présenterait au moins deux avantages : son coût bien moindre que celui des médicaments conventionnels et l’absence d’effets secondaires fréquents après la prise de metronidazole (nausées, vomissements, gastralgies, céphalées, vertiges, accidents sanguins... )

Au Cameroun, des chercheur ont formulé un médicament traditionnel amélioré à visée antiamibienne à base de Euphorbia hirta.

-  Bidens pilosa

Paul F. Moundipa et al (2005) ont testé cinquante-cinq plantes médicinales pour leurs activités amibicides in vitro, sur la base de leur utilisation traditionnelle contre la jaunisse et divers troubles du foie au Cameroun.

Quatorze plantes ont montré une activité antiamibienne continue supérieure à 50% : Harungana madagascariensis, Dichrocephala integrifolia, Gladiolus dalenii, Costus afer, Piliiostima thonningii, Ocimum gratissimum, Senna alata, Voacanga africana, Codiaeum variegatum, Bidens pilosa, Nauclea latifolia, Melinis minutiflora, Olax subcorpioideae, Polysia fulva) .

Bidens pilosa fait partie des plantes qui ont eu une activité antiamibienne plus élevée que celle du métronidazole après 144 h même s’il restait quelques amibes encore vivantes.

Camellia sinensis

Ameliya Dickson et al. 2020 ont examiné l’effet inhibiteur du thé vert matcha (Camellia sinensis) et de la catéchine la plus abondante dans le thé, le gallate d’épigallocatéchine, sur la croissance végétative et l’enkystement du protozoaire Acanthamoeba castellanii. Le matcha infusé à chaud et à froid a inhibé la croissance des trophozoïtes de plus de 40 % à une concentration de 100 %. Le le gallate d’épigallocatéchine à des concentrations de 50 à 500 µM a inhibé de manière significative la croissance des trophozoïtes par rapport au contrôle. Le matcha infusé à chaud (concentration de 100 %) a également montré une réduction de 87 % du taux d’enkystement par rapport au contrôle non traité.

-  Melinis minutiflora

L’activité antiamibienne significative de cette graminée appelée herbe à mélasse en français, Ikirumbi cy’amavuta au Rwanda et Ikivutavuta au Burundi a été évaluée par Paul F. Moundipa et al (2005).

Portulaca oleracea

Une étude sur un échantillon restreint de cinq patients a montré que l’extrait aqueux de racines et de feuilles avait la capacité d’éliminer les amibes E. histolytica et que l’activité de l’extrait frais était légèrement supérieure à celle de l’extrait bouilli.
Des études ont également montré les propriétés antibactériennes de l’extrait sur Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Salmonella typhimurium, Shigella sonnei et Pseudomonas aeruginosa.

Lait

Nidia León-Sicairos et al, 2006, ont cherché à évaluer les propriétés amœbicides du lait, à identifier ses composants amœbicides et l’effet du fer sur l’activité amœbicide.

Les amibes ont été traitées avec 5 à 20 % de lait humain, bovin et porcin, avec 10 % de fractions de lait humain (c’est-à-dire la caséine, les protéines sauf la caséine et la graisse) ou avec 1 mg/ml d’apo-lactoferrine de lait humain, d’immunoglobuline sécrétoire humaine de type A (sIgA) et de lysozyme de blanc d’œuf de poulet (c’est-à-dire des protéines purifiées).

Les laits humain et bovin ont montré un effet amœbicide dose-dépendant. Cet effet était accru en l’absence de fer. Les fractions protéiques du lait, à l’exception de la caséine, ont été identifié comme les composants responsables de l’activité amoebicide. L’apo-lactoferrine a montré le principal effet amœbicide. Ces protéines, seules ou en combinaison, ont eu un effet destructeur sur les trophozoïtes.

Pour ses auteurs, cette étude confirme l’importance de nourrir les nouveau-nés avec du lait maternel.

Une absence remarquable inhabituelle d’infection par Entamoeba histolytica a été observé chez les nomades massaï grands consommateur de lait par rapport à d’autres pasteurs nomades ayant un régime mixte incluant des céréales. Une étude chez des pasteurs Massaï, Murray et al. 1980 a montré que l’administration de fer pour corriger leur carence en fer alimentaire augmentait fortement leur susceptibilité à l’amibiase. L’examen du lait de leurs zébus a montré que non seulement il avait une concentration en fer inférieure au minimum nécessaire à la croissance d’E histolytica, mais qu’il contenait aussi de la lactoferrine et de la transferrine partiellement saturées, qui peuvent entrer en compétition active avec le parasite dans le côlon pour le fer ambiant.

Note méthodologique

L’intensité de l’activité biologique ou biochimique d’une substance est évaluée en terme de « concentration inhibitrice médiane » (CI50, ou IC50 en anglais) qui est une mesure de l’efficacité d’un composé donné pour inhiber une fonction biologique ou biochimique spécifique. Cette mesure quantitative indique quelle quantité d’un médicament ou d’une autre substance (inhibiteur) est nécessaire pour inhiber à moitié un processus biologique donné (ou un élément d’un processus, par exemple une enzyme, un paramètre cellulaire, un récepteur cellulaire ou un microorganisme.

– IC50<20 μg/ml ⇒ forte activité
– 20<IC50≤100 μg/ml ⇒ activité moyenne
– 100<IC50≤250 μg/ml ⇒ activité modérée
– 250<IC50≤500 μg/ml ⇒ activité faible
– IC50≥500 μg/ml ⇒ inactive

Préparations antiamibiennes traditionnelles

Préparations à base d’ail

RP. JM Durand Les Plantes bienfaisantes du Ruanda et de l’Urundi

« Remède indiqué par un infirmier rwandais qui guérit avec ce remède ».

Parties employées : 10 gousses d’ail vieilli et 2 cuillerées à soupe d’huile de ricin. L’ail trop frais n’est pas indiqué, ayant encore trop d’eau
Mode d’emploi
Premier jour : Couper les gousses en gros morceaux. Verser l’huile dans une petite casserole et y jeter les morceaux d’ail. Faire frire pendant une minute ou deux, pas plus, à bas feu une minute suffit amplement, puis retirer vivement du feu et laisser tiédir.
Avaler l’huile et l’ail, ayant soin de les mâcher.
La veille il convient d’être à jeun.
Prendre le remède le matin. pour donner au remède toute son efficacité et ne manger que 4 ou 5 heures après.
Deuxième jour : repos.
Troisième jour : de nouveau prendre le remède.
Troisième jour : repos.
Alterner ainsi pendant 15 jours. afin d’être assuré de la guérison.

Kayonga, A. & F. X. Habiyaremye, Médecine traditionnelle et plantes médicinales rwandaises. Contribution aux études ethnobotaniques de la flore rwandaise. Préfecture de Gisenyi. Univ. Nat. Rwanda, Centre universitaire de recherche sur la pharmacopée et la médecine traditionnelle, CURPHAMETRA, inédit, 121p., (1987)

- Préparer une décoction de gousse d’ail, de fruit de Ricinus communis (Ricin) et de Beta vulgaris (betterave) ; prendre en voie orale 4 cuillères à soupe du décocté + une cuillère à soupe de miel + un œuf, deux fois par jour durant deux jours.

Teklay, A., B. Abera, M. Giday, « An ethnobotanical study of medicinal plants used in Kilte Awulaelo District, Tigray Region of Ethiopia », Journal of Ethnobiology and Ethnomedicine , 9:65 (2013)

- Moudre le bulbe et le manger avec du miel

Préparations à base d’Euphorbia hirta

Hirt, H. M. & M. Bindanda, La médecine naturelle en Afrique. Comment se soigner par les plantes tropicales. Editions Centre de vulgarisation agricole, B.P. 4008, Kinshasa 2, République du Zaïre, 144 p., (1993)

- Décoction de plante fraîche ou séchée dans un litre d’eau pendant 15 minutes, filtrer, boire dans la journée, trois fois en 1 semaine

Adjanohoun, E. et al, « Contribution aux études ethnobotaniques et floristiques au Togo ». Agence de coopération culturelle et technique, (A.C.C.T.), Paris, 671 p., (1986)

- Décoction de tige feuillée de Euphorbia hirta et de Phyllanthus amarus en voie orale

Nnomo, R.D. , I.R. Tchouamo & J.Y. Pinta, « Apiphytothérapie à base du miel au Cameroun », Ethnopharmacologia, n° 44, (décembre 2009)

- Mélanger la poudre de toute la plante de Euphorbia hirta et la poudre d’écorces de Mangifera indica, mélanger à 1 litre de miel, prendre régulièrement en voie orale

- Incinérer une poignée de plante. Réduire en poudre et mélanger à 1/2 litre de miel. Prendre une cuillère à café 3 fois par jour

Konda ku Mbuta et al, Plantes médicinales de traditions . Province de l’Equateur – R.D. Congo, Kinshasa, 2012 (419 p.) Institut de Recherche en Sciences de la Santé (I.R.S.S.) in Kinshasa.

- Décocté de la plante entière de Euphorbia hirta (avec le vin de palme) : boire un verre 3 fois par jour pendant 2 semaines

Préparations à base de Psidium guajava

Adjanohoun, E. et al, Contribution aux études ethnobotaniques et floristiques en République populaire du Bénin. Agence de coopération culturelle et technique, (A.C.C.T.), Paris, 895 p., (1989)

- Décoction de feuilles, écorces tige, rameau, tronc de Psidium

Ngene J-P., et al., « Importance dans la pharmacopée traditionnelle des plantes à flavonoïdes vendues dans les marchés de Douala est (Cameroun) », Journal of Applied Biosciences 88:8194– 8210 (2015)

- Feuilles de Psidium guajava et d’Ageratum conyzoides, mâcher les jeunes feuilles, ou préparer les feuilles en décoction. Boire un verre tiède quatre fois par jour.

Hirt, H. M. & Bindanda M., La médecine naturelle en Afrique. Comment se soigner par les plantes tropicales. Editions Centre de vulgarisation agricole, B.P. 4008, Kinshasa 2, République du Zaïre, 144 p., (1993)

- décoction d’une poignée de feuilles séchées dans 1 litre d’eau durant 20 minutes, filtrer, boire dans la journée.

- décoction d’une poignée de jeunes feuilles de Psidium guajava + une poignée de racines et une poignée de la plante de Euphorbia hirta + 1 poignée de jeunes feuilles de Mangifera indica + 1 poignée de jeunes feuilles de Zingiber officinale, dans cinq litres d’eau jusqu’à ce qu’il reste trois litres, boire une bouteille par jour.

Cihyoka, M. A., AGEEP-Bushi, Bukavu. Kagala, Séminaire-atelier sur les plantes médicinale. Tenu par KAGALA (Kabare) du 21 au 23 juillet 1999.

Décoction dans deux litres d’eau pendant 15 minutes de deux poignées de feuilles lavées de Psydium guajava (ipera), Euphorbia hirta (mpangula ntazi), Carica papaya (ipapayi) + mbidu (non déterminé). Boire un demi-verre, trois fois par jour durant 5 à 7 jours.

Etudes citées

Evaluation de l’activité de diverses plantes

Mesia GK. et al, « Antiprotozoal and cytotoxic screening of 45 plant extracts from Democratic Republic of Congo », Journal of Ethnopharmacology 115 (2008) 409–415

Marshall Sarah J., « Antiplasmodial and Antiamoebic Activities of Medicinal Plants from Sierra Leone », Phytothérapy Research, 14, 356–358 (2000)

Moundipa Paul et al., « In vitro amoebic activity of some medicinal plants of the Bamun region (Cameroon) », Afr. J. Trad. CAM (2005) 2 (2) : 113 - 121

Ohanu Ernest C, « The efficacy of plant extracts on cecal amebiasis in rats », Veterinary Science Development 2015 ; volume 5:5793

Nwakaego E. Nweze et al., « Anthelmintic potential of three plants used in Nigerian ethnoveterinary medicine », Pharmaceutical Biology, 2013 ; 51(3) : 311–315

Tona L. et al., « Antiamoebic and phytochemical screening of some Congolese medicinal plants », Journal of Ethnopharmacology 61 (1998) 57–65

Tona L. et al., « Antiamoebic and spasmolytic activities of antidiarrhoeal traditional preparations used in Kinshasa », Phytomedicine, Vol. 7(1), pp . 31-38

Abdelazim Ali Ahmed et al, « Phytochemistry, Antimicrobial, Antigiardial and Antiamoebic Activities of Selected Plants from Albaha Area, Saudi Arabia », British Journal of Medicine & Medical Research 18(11) : 1-8, 2016

Allium sativum

Polat Zubeyde Akin, « In Vitro Evaluation of the Amoebicidal Activity of Garlic ( Allium sativum ) Extract on Acanthamoeba castellanii and its Cytotoxic Potential on Corneal Cells », Journal of Ocular Pharmacology and Therapeutics 24(1):8-14

Rwang, P. et al.,« The Efficacy of Allium sativum (Garlic) on Entamoeba histolytica », European Journal of Physical and Agricultural Sciences Vol. 4 No. 3, 2016

Carica papaya

Okeniyi John A.O., « Effectiveness of Dried Carica papaya Seeds Against Human Intestinal Parasitosis : A Pilot Study », J Med Food 10 (1) 2007, 194–196

Euphorbia hirta

Marie-Claire Lanhers, « Contribution à l’étude ethnopharmacologique et étude pharmacologiques d’Euphorbia hita L. Propriétés psychotropes, analgésique, antipyrétiques et anti-inflammatoires ». 1988 Thèse de Pharmacognosie., pp. 148-154

Persea americana

Adelina Jiménez-Arellanes, « Antiprotozoal and antimycobacterial activities of Persea americana seeds », BMC Complementary and Alternative Medicine 2013, 13:109

Psidium guajava

Jaiarj P, Khoohashuan P, Wongkrajang Y, et al., « Anticough and antimicrobial activities of Psidium guajava Linn ». Leaf extract. J Ethnopharmocol 1999 ;67:203-12.

Lutterodt GD. « Inhibition of gastrointestinal release of acetylcholine by quercetin as a possible mode of action of Psidium guajava leaf extracts in the treatment of acute diarrhoeal disease ». J Ethnopharmacol 1989 ;25:235-47.

Moundipa PF, Flore KGM, Bilong CF, Bruchhaus I. « In vitro amoebicidal activity of some medicinal plants of the Bamun Region (Cameroon) ». Afr J Tradit Complement Altern Med 2005 ;2:113-21.

Ohanu Ernest C. et al, « The efficacy of plant extracts on cecal amebiasis in rats », Veterinary Science Development 2015 ; 5:5793

Tona L, Kambu K, Ngunbi N, et al. « Antiamoebic and phytochemical screening of some Congolese medicinal plants ». J Ethnopharmacol 1998 ;61:57-65.

Miel :

Seif Eldin A. Mohammed et al., « In vitro activity of some natural honeys against Entamoeba histolytica and Giardia lamblia trophozoites », Saudi Journal of Biological Sciences Volume 26, Issue 2, February 2019, Pages 238-243

Lait

Nidia León-Sicairos et al., « Amoebicidal Activity of Milk, Apo-lactoferrin, sIgA and Lysozyme », Clinical Medicine & Research, 2006, Volume 4, Number 2:106-113

M J Murray et al, « The salutary effect of milk on amoebiasis and its reversal by iron », British medical Journal 7 June 1980

Origanum sp.

Serpil Degerli et al., « In vitro amoebicidal activity of Origanum syriacum and Origanum laevigatum on Acanthamoeba castellanii cysts and trophozoites » ,Experimental Parasitology 131 (2012) 20–24

Curcuma longa

Anil Kumar, Jyotsna Dora and Anup Singh, « A Review On Spice Of Life Curcuma Longa (Turmeric) »

« Present Use and Further Possibilities of Curcumin : A Review. »

Portulaca oleracea

Metta Ongsa kul, « Antimicrobial Activities of Portulaca oleracea Linn in Vitro », Thai Journal of Pharmacology, 1993, Vol. 14- 15, 2535-2536.

Mis en ligne par La vie re-belle
 21/04/2021
 https://lavierebelle.org/8-pharmacopee-vegetale

Affections gastro-intestinales

Maux de ventre, trouble de la digestion, infections intestinales, ulcères gastroduodénaux

Les articles 14

IMG: -15- Traitement « naturel » des ulcères internes De nombreuses recherches rendent compte du potentiel de plantes et d’autres substances d’origine naturelle en matière de prévention et de traitement des (...)
IMG: - 14 - Brûlures d'estomac et ulcères gastroduodénaux Brûlures d’estomac et ulcères gastroduodénauxDans son sens général l’ulcère désigne une lésion et une inflammation de la peau ou d’une muqueuse, prenant la forme (...)
Tisanes de purgeLa prise de traitements anthelminthiques contre les vers intestinaux doit toujours être suivie d’une purge des intestins.En général, (...)
IMG: - 12 - Plantes pour le traitement des vers plats Sélection de plantes pour le traitement des vers platsCucurbita pepo Cucurbita maximaCucucurbita pepo Kinyarwanda : Igihaza, Uruyzi Français : Courge, (...)
Sélection de plantes pour le traitement des vers rondsAllium sativumKinyarwanda : Intungurusumu Français : Ail Anglais : GarlicDans de nombreuses (...)
Parasites intestinauxNote ethnobotaniqueEn Afrique et ailleurs, les parasites intestinaux sont une affection fréquente. Au Rwanda, où les vers (...)
 La Vie Re-Belle | 2018 · 2021