Activités antivirales d’Artemisia annua

Publications relatives au potentiel antiviral et immunostimulant d’Artemisia annua L.

Cet article, régulièrement mis à jour, présente et permet l’accès aux recherches publiées relatives aux propriétés antivirales, immunomodulatrices et immunoprotectrices d’Artemisia annua et de ses principes actifs. Les études et leurs résumés sont présentés selon la chronologie de leur publication. Les premières études des propriétés antivirales et immunostimulantes d’Artemisia annua ont été publiées en Chine au début des années 1980. La première publication d’une étude mentionnant l’utilisation d’Artemisia annua dans le cadre du traitement du SARS-CoV2. date de 2004. Le nombre de publication concernant le potentiel d’Artemisia annua et de ses composés actifs pour neutraliser les Coronavirus s’est multiplié depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Artemisia annua et Coronavirus

Activités antivirales d’Artemisia annua

Publications relatives au potentiel antiviral et immunostimulant d’Artemisia annua L.

1981

Au début des années 1980 la revue Journal of traditional chinese medicine financée par les éditions de l’Université de médecine chinoise de Pékin et et supervisé par le ministère de l’éducation de la Chine a publié une série d’articles qui sont à notre connaissance les premières études des propriétés immunostimulantes et antivirales de l’artémisinine. Malheureusement ni les textes, ni les résumés de ces études ne sont disponibles.

Ces recherches ont notamment donné lieu aux deux publications suivantes :

Qian RS, Li ZL, Yu JL, et al.
Immunological and anti-viral actions of artemisinin
J Tradit Chin Med 1981 ; 22 ( 5 ) : 462 – 6 .

Qian RS, Li ZL, Yu JL, Ma DJ.
The immunologic and antiviral effect of qinghaosu.
J Tradit Chin Med. 1982 Dec ;2(4):271-6. PMID : 6765722.

1984

Shen M, Ge HL, He YX, Song QL, Zhang HZ.
Immunosuppressive action of Qinghaosu
Sci Sin B. 1984 Apr ;27(4):398-406. PMID : 6379875

Texte entier non disponible

Étude in vivo

Cet article rapporte l’action immunosuppressive du dérivé hydrosoluble (hemisuccinate) de l’artémisine (Qinghaosu). La suppression remarquable par l’artémisine de l’incorporation in vitro de 3HTdR par les cellules de la rate de souris et les lymphocytes périphériques humains stimulés par des mitogènes, ainsi que l’incorporation spontanée par les thymocytes de souris et les cellules sanguines de certains patients atteints de leucémie est présentée et ses caractéristiques sont décrites. L’effet in vivo est étudié et la différence entre les effets actuels in vitro et in vivo est examinée. Le mécanisme possible d’inhibition et la divergence des effets sont discutés.

Résumé publié

Qinghaosu, isolated and purified from the Chinese herb, Artemisia annua Linn, and identified as a sesquiterpene with a peroxide bridge and lactone structure, is a highly potent and non-toxic new antimalaria drug. This paper reports the immunosuppressive action of its water soluble derivative (hemisuccinate NA, QHS). The remarkable suppression by QHS of the in vitro 3HTdR incorporation by mitogen-stimulated mouse spleen cells and human peripheral lymphocytes, as well as the spontaneous incorporation by mouse thymocytes and blood cells from some leukemia patients is presented and its characteristics are described. The in vivo effect as shown by quantitative PFC is studied and the difference between the present in vitro and in vivo effects is investigated. The possible mechanism of inhibition and discrepancy in effects are discussed.

1991

M.M. Abid Ali Khan, D.C. Jain, R.S. Bhakuni, Mohd. Zaim, R.S.Thakur
Occurrence of some antiviral sterols in Artemisia annua
Plant Sci (1991) 75:161–165

Occurrence of some antiviral sterols in Artemisia annua

Étude in vitro

Abid Ali Khan et al. ont étudié l’activité antivirale d’Artemisia annua contre les tobamovirus, où des échantillons de plantes ont été extraits avec du n-hexane et évalués contre des cultures de virus tobamovirus, avec une inhibition de 75 %. L’équipe de chercheur a ensuite fractionné l’extrait, recueillant la fraction active et déterminant que le ou les composés actifs étaient des stérols. Le résultat de cette étude est important à noter car l’artémisinine n’a pas été identifiée comme l’inhibiteur du virus.

Résumé publié

Out of the twenty one medicinal plants evaluated for their virus inhibitory activity against tobamoviruses on their test hosts reacting hypersensitively, extracts of Lawsonia alba, Artemisia annua and Cornus capitata showed high virus inhibitory activity. The virus inhibitory agent (s) occurring in A. annus plant was isolated by conventional methods and identified as sterols. The sterols were characterized by spectral methods as sitosterol and stigmaterol.

Key words : tobamoviruses : Artemisia annua ; virus inhibitory agent(s) : /3-sitosterol ; stigmasterol

Sun XZ.
Experimental study on the immunosuppressive effects of qinghaosu and its derivative
Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi. 1991 Jan ;11(1):37-8, 6. Chinese. PMID : 2054892.

Texte de l’article rédigé en chinois

Étude in vivo

Les rédacteurs de cet articles ont étudié les effets immunosuppresseurs de l’artémisine (qinghaosu) et de son dérivé dihydroartémisinine. Leur recherche suggère que l’artémisine et de la dihydroartémisinine ont des effets suppressifs sur les immunités humorale et cellulaire des souris. A été observé une suppression significative de la production d’interleukine-2 (IL-2), un médiateur important de la réponse immunitaire qui joue un rôle critique dans l’activation et la différenciation des lymphocytes T et B. des cellules de la rate murine après 7 jours d’administration intrapéritonale de l’artémisine et la dihydroartémisinine, ce qui suggère que l’inhibition de la production d’IL-2 pourrait être l’un des mécanismes importants des leurs effets immunosuppresseurs.

Résumé en anglais publié :

In this report the researches studied the immunosuppressive effects of Qinghaosu (QHS) and its derivative (DQHS). The results indicated that after 7-day successive administration i.p of QHS and DQHS at the dosage of 25-100 mg/kg, the amounts of anti-SRBC IgM PFC and IgG PFC in the murine spleen were decreased significantly (P less than 0.01). At the dosage of 100 mg/kg the QHS and DQHS were able to inhibit the DTH induced with BSA and the proliferative responses of murine spleen cells to Con A and LPS. These results suggested the suppressive effects of QHS and DQHS on both humoral and cellular immunities of mice. Interleukin-2 (IL-2) is an important mediate in the immune response and plays a critical role in the activation and differentiation of T and B lymphocytes. The results in this report showed a significant suppression of IL-2 production of murine spleen cells after 7-day administration i. p of QHS and DQHS, which suggested that the inhibition of IL-2 production could be the important one of the mechanisms of the immunosuppressive effects of QHS and DQHS.

1994

Mankil Jung ; Raymond F. Schinazi (1994)
Synthesis and in vitro anti-human immunodeficiency virus activity of artemisinin (qinghaosu)-related trioxanes
Bioorganic & Medicinal Chemistry Letters, volume 4, issue 7

Étude in vitro

Après avoir étudié in vitro les dérivés de l’artémisinine trioxane Jung et Schinazi ont publié le premier rapport sur l’activité de ces dérivés comme agents anti-VIH. Cette activité anti-VIH apparaît courante dans les dérivés de l’artémisinine trioxane et les chercheur concluent qu’une évaluation plus approfondie est nécessaire pour produire un traitement anti-VIH, compte tenu de leurs résultats.

Résumé publié

A series of artemisinin (qinghaosu)-related trioxanes has been prepared and assayed in vitro for anti-HIV activity. One of these compounds, 12-n-butyldeoxoartemisinin shows a good antiviral activity against HIV-1.

2004

World Health Organization
SARS Clinical trials on treatment using a combination of Traditional Chinese medicine and Western medicine. Report of the WHO International Expert Meeting to review and analyse clinical reports on combination treatment for SARS 8–10 October 2003 Beijing, People’s Republic of China
World Health Organization Geneva 2004

SARS Clinical trials on treatment using a combination of Traditional Chinese medicine and Western medicine

Rapport d’évaluation de mesures thérapeutiques

Artemisia annua a fait partie des réponses thérapeutiques qui ont été utilisées en Chine pour contrer les effets délétères du syndrome respiratoire aigu sévère ou SARS-CoV apparu en novembre 2002 dans la province du Guangdong. L’ étude commanditée par l’OMS publiée en 20041 a comparé plusieurs types de traitements qui ont alors été utilisés pour lutter contre cette épidémie. Les résultats montrent que l’administration de décoctions incluant Artemisia annua en complément de traitements conventionnels a souvent été efficace pour atténuer les symptômes.

Le rapport n’est précédé d’aucun résumé

Zhang Jun-Feng, Tan Jian, Pu Qiang, Liu Ying-Hua, Liu Yue-Xue, He Kai-Ze
Study on the antiviral activities of condensed tannin of Artemisia annua L.
Natural Product Research 2004 ; 16 (4) : 307–11

Le texte de cette étude est en chinois, seul son résumé est en anglais

Étude in vitro

Zhang Jun-Feng et al. ont étudié les effets inhibiteurs des tanins condensés d’Artemisia annua. L. sur le virus de l’herpès simplex de type 2 (HSV-2) et sur le virus de l’hépatite B. L’activité anti-HSV-2 des tanins condensés a comparée avec celle du médicament conventionnel acyclovir.
La concentration cytotoxique (CC50) des tanins condensés d’Artemisia annua était de 6,84 mg/mL, celle de l’acyclovir de 3,69 mg/mL. La concentration minimale inhibitrice des tanins condensés d’Artemisia annua était de 0,162 mg/mL et celle celle de l’acyclovir, 0,138 mg/mL. Pour les auteur ces résultats montrent que les tanins condensés d’Artemisia annua sont aussi efficaces que le médicament conventionnel acyclovir.
L’activité anti-virus de l’hépatite B des des tanins condensés, a été étudiée en testant la cytotoxicité de la lignée cellulaire 2.2.1.5 et l’inhibition de la sécrétion de l’HBeAg.
Les résultats ont montré que les tanins condensés ont une légère cytotoxicité à 2,5 mg/mL et peuvent inhiber distinctement la sécrétion de HBeAg dans la lignée cellulaire HepG2.2.1.5.
Pour les chercheurs les résultats obtenus indiquent que les tanins condensés d’Artemisia annua peuvent avoir un indice de sélectivité élevé contre le virus de l’herpès simplex de type 2 et le virus de l’hépatite B.

Résumé publié en anglais :

Inhibitory effects of condensed tannin of Artemisia annua L.(CTA) on herpes simplex virus type 2(HSV-2) and HBeAg secretion in cultured HepG2.2.1.5 cell line were investigated. When the anti-HSV-2 activity of CTA was tested with acyclovir(ACV) as contrast drug, CC 50 of CTA and ACV were 6.84 mg/mL and 3.69 mg/mL, IC 50 were 0.162 mg/mL and 0.138 mg/mL respectively. The results showed CTA was as effective as the clinical drug-ACV. To study the anti-hepatitis B virus activity of CTA, the cytotoxicity to 2.2.1.5 cell line and inhibition of HBeAg secretion were tested. The results showed that CTA had slight cytotoxicity at 2.5 mg/mL and can distinctly inhibit the secretion of HBeAg in HepG2.2.1.5 cell line. All the results indicated that CTA maybe have a high selectivity index against HSV and HBV.

2005

Shi-you Li, Cong Chen, Hai-qing Zhang, Hai-yan Guo, Hui Wang, Lin Wang a,b , Xiang Zhang c , Shi-neng Hua, Jun Yu, Pei-gen Xiao, Rong-song Li, Xuehai Tan
Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus
Antiviral Research 67 (2005) 18-23, © 2005 Elsevier B.V

Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus

Étude in vitro

Shi-you Li et al ont évalué les activités antivirales de plus de 200 extraits de plantes médicinales chinoises contre le coronavirus associé au syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV). Parmi ces extraits, quatre ont montré des activités antivirales modérées à puissantes contre le SARS-CoV. Les quatre extraits aux propriétés antivirales prometteuses sont le cortex de la racine de l’amaryllis du Japon, Lycoris radiata ; les parties aériennes de l’armoise Artemisia annua ; les feuilles de la fougère Pyrrosia lingua ; et les racines de l’arbuste aux feuilles pérennes Lindera aggregate. L’extrait de Lycoris radiata s’est avéré le plus puissant. Les chercheurs ont identifié la lycorine, comme composant anti-SARS-CoV avec une concentration efficace médiane (CE50) de 15,7 +/- 1,2 nM. Ce composé a une Concentration cytotoxique (CC50) de 14980,0 +/- 912,0 nM et un indice de sélectivité (SI) supérieur à 900. Pour les chercheurs, les résultats qu’ils ont obtenus suggèrent que ces quatre extraits de plantes et le composé lycorine sont des candidats pour le développement de nouveaux médicaments anti-SARS-CoV dans le traitement du SRAS.

Résumé publié

More than 200 Chinese medicinal herb extracts were screened for antiviral activities against Severe Acute Respiratory Syndrome-associated coronavirus (SARS-CoV) using 3-(4,5-dimethylthiazol-2-yl)-5-(3-carboxymethoxyphenyl)-2-(4-sulfophenyl)-2H-tetrazolium inner salt (MTS) assay for virus-induced cytopathic effect (CPE). Four of these extracts showed moderate to potent antiviral activities against SARS-CoV with 50% effective concentration (EC50) ranging from 2.4 +/- 0.2 to 88.2 +/- 7.7 microg/ml. Out of the four, Lycoris radiata was most potent. To identify the active component, L. radiata extract was subjected to further fractionation, purification, and CPE/MTS assays. This process led to the identification of a single substance lycorine as an anti-SARS-CoV component with an EC50 value of 15.7 +/- 1.2 nM. This compound has a CC50 value of 14980.0 +/- 912.0 nM in cytotoxicity assay and a selective index (SI) greater than 900. The results suggested that four herbal extracts and the compound lycorine are candidates for the development of new anti-SARS-CoV drugs in the treatment of SARS.

Marta R. Romero, Thomas Efferth, Maria A. Serrano, Beatriz Castaño, Rocio I.R. Macias, Oscar Briz, Jose J.G. Marin,
Effect of artemisinin/artesunate as inhibitors of hepatitis B virus production in an “in vitro” replicative system
Antiviral Research 68 (2005) 75–83

Effect of artemisinin/artesunate as inhibitors of hepatitis B virus production in an “in vitro” replicative system

Étude in vitro

Marta R. Romero et al. ont étudié l’activité antivirale contre le virus de l’hépatite B (VHB) de l’artémisinine, de son dérivé l’artésunate et d’autres composés hautement purifiés provenant de divers phytomédicaments de la pharmacopée traditionnelle chinoise.
Les chercheurs ont classé les composés testé en fonction de leur intérêt potentiel :
- la daidzéine, la daidzine, l’isonardosinone, le nardofurane, la nardosinone, la tetrahydronardosinone et la quercétine n’ont eu aucun effet sur la production virale ; leur intérêt antiviral est nul
- la berbérine et l’acide tannique ont été capables de réduire de façon marquée la production virale, mais ont également induit une toxicité sur les cellules hôtes ; leur intérêt antiviral est classé comme faible.
- la curcumine, la baicaléine, la baicaline, la bufaline, le disulfure de diallyle, l’acide glycyrrhizique et la puerarine n’ont eu aucun effet toxique sur les cellules hôtes mais n’ont eu qu’une capacité modérée à réduire la production virale ; leur intérêt antiviral est également classé comme faible.
- l’artémisinine et l’artésunate ont induit une forte inhibition de la production virale à des concentrations auxquelles la viabilité des cellules hôtes n’était pas affectée. De plus, l’artésunate associé à la lamivudine a eu des effets anti-VHB synergiques ; leur intérêt classé comme élevé, justifie selon les chercheurs une évaluation plus poussée comme agents antiviraux contre l’infection par le VHB.

Résumé publié

The antiviral effect against hepatitis B virus (HBV) of artemisinin, its derivative artesunate and other compounds highly purified from traditional Chinese medicine remedies, were investigated. HBV production by permanently transfected HepG2 2.2.15 cells was determined by measuring the release of surface protein (HBsAg) and HBV-DNA after drug exposure (0.01-100 microM) for 21 days. The forms of HBV-DNA released were investigated by Southern-blotting. Neutral Red retention test was used to evaluate drug-induced toxicity on host cells. The compounds were classified according to their potential interest as follows : (i) none : they had no effect on viral production (daidzein, daidzin, isonardosinon, nardofuran, nardosinon, tetrahydronardosinon and quercetin) ; (ii) low : they were able to markedly reduce viral production, but also induced toxicity on host cells (berberine and tannic acid) or they had no toxic effect on host cells but only had a moderate ability to reduce viral production (curcumin, baicalein, baicalin, bufalin, diallyl disulphide, glycyrrhizic acid and puerarin) ; (iii) high : they induced strong inhibition of viral production at concentrations at which host cell viability was not affected (artemisinin and artesunate). Moreover, artesunate in conjunction with lamivudine had synergic anti-HBV effects, which warrants further evaluation of artemisinin/artesunate as antiviral agents against HBV infection.

2006

Romero Marta, Serrano Maria, Vallejo Marta, Efferth Thomas ; Alvarez, Marcelino ; Marin, Jose
Antiviral Effect of Artemisinin from Artemisia annua against a Model Member of the Flaviviridae Family, the Bovine Viral Diarrhoea Virus (BVDV)
Planta Medica 72(13):1169-74, November 2006

Antiviral Effect of Artemisinin from Artemisia annua against a Model Member of the Flaviviridae Family, the Bovine Viral Diarrhoea Virus (BVDV)

Étude in vitro

Romero Marta et al ont testé in vitro l’activité antivirale de l’artémisinine contre les flavivirus en utilisant comme modèle des cellules épithéliales bovines de trachée embryonnaire (EBTr) infectées par la souche cytopathique Oregon C24V, du virus de la diarrhée virale bovine (BVDV), de la famille des Flaviviridae. La ribavirine et l’artémisinine (jusqu’à 100 microM) n’ont induit aucune toxicité dans les cellules hôtes, alors qu’un léger degré de toxicité a été observé pour l’IFN-alpha à des concentrations supérieures à 10 U/mL jusqu’à 100 U/mL. Le traitement des cellules infectées par l’IFN-alpha, la ribavirine et l’artémisinine a considérablement réduit la mort cellulaire induite par le virus de la diarrhée virale bovine. Une combinaison de ces médicaments a entraîné un effet protecteur additif. Ces médicaments ont induit une réduction significative de la production/libération de virions du virus de la diarrhée virale bovine par les cellules EBTr infectées ; un effet additif a également été observé lorsque des combinaisons de ces médicaments ont été testées. Ces résultats suggèrent l’utilité potentielle de l’artémisinine en combinaison avec la thérapie pharmacologique actuelle pour le traitement des infections humaines et vétérinaires par les flavivirus.

Résumé publié

The antiviral activity versus flaviviruses of artemisinin, a safe drug obtained from Artemisia annua and commonly used to treat malaria, has been investigated using as an IN VITRO model bovine epithelial cells from embryonic trachea (EBTr) infected with the cytopathic strain Oregon C24V, of bovine viral diarrhoea virus (BVDV), which is a member of the Flaviviridae family. Antiviral activity was estimated by the degree of protection against the cytopathic effect of BVDV on host cells and by the reduction in BVDV-RNA release to the culture medium. To induce an intermediate cytopathic effect in non-treated cells, EBTr cells were first exposed to BVDV for 48 h and then incubated with virus-free medium for 72 h. Ribavirin and artemisinin (up to 100 microM) induced no toxicity in host cells, whereas a slight degree of toxicity was observed for IFN-alpha at concentrations above 10 U/mL up to 100 U/mL. Treatment of infected cells with IFN-alpha, ribavirin and artemisinin markedly reduced BVDV-induced cell death. A combination of these drugs resulted in an additive protective effect. These drugs induced a significant reduction in the production/release of BVDV virions by infected EBTr cells ; there was also an additive effect when combinations of them were assayed. These results suggest a potential usefulness of artemisinin in combination with current pharmacological therapy for the treatment of human and veterinary infections by flaviviruses.

Suzanne J F Kaptein, Thomas Efferth, Martina Leis, Sabine Rechter, Sabrina Auerochs, Martina Kalmer, Cathrien A Bruggeman, Cornelis Vink, Thomas Stamminger, Manfred Marschall
The anti-malaria drug artesunate inhibits replication of cytomegalovirus in vitro and in vivo
Antiviral Research Volume 69, Issue 2, February 2006, Pages 60-69

Étude in vivo et in vitro

Le traitement des infections à cytomégalovirus humain avec l’un des agents antiviraux actuellement disponibles est fréquemment associé à l’apparition de complications sévères, menaçant sérieusement le succès du traitement. Par conséquent, le développement de nouvelles stratégies antivirales est un objectif ambitieux des recherches actuelles.
Thomas Efferth et al. (2002) ont précédemment rapporté que l’artésunate est un inhibiteur efficace et non cytotoxique du cytomégalovirus humain in vitro.
Ici, les chercheurs démontrent que l’efficacité de l’effet antiviral de l’artésunate est augmentée par le co-traitement des fibroblastes infectés par le cytomégalovirus humain avec du fer ferreux, c’est-à-dire le Ferrosanol, et/ou l’holo-transferrine, molécule médiatrice du transfert du fer. Cela a pu atténuer la modulation de l’expression de la molécule d’adhésion Thy-1 à la surface des cellules induite par le cytomégalovirus humain, ce qui suggère que l’artésunate pourrait être capable de prévenir les effets pro-inflammatoires de l’infection. L’effet antiviral de l’artésunate, renforcé par le fer, a également pu être démontré sur des cellules cultivées infectées par le cytomégalovirus du rat. Des expériences utilisant le modèle RCMV/rat ont montré que la charge d’ADN viral et les titres de virus dans les glandes salivaires de rats infectés étaient significativement réduits après traitement par l’artésunat. En outre, un effet antiviral additif de l’artésunate et de chacun des médicaments anti-cytomégalovirus humain conventionnels, à savoir le ganciclovir, le cidofovir ou le foscarnet, a été détecté dans les fibroblastes infectés par le cytomégalovirus humain. Ces résultats pourraient ouvrir de nouvelles perspectives quant à l’utilisation de l’artésunate dans les essais cliniques.

Résumé publié

Treatment of human cytomegalovirus (HCMV) infections with any of the currently available antiviral agents is frequently associated with the occurrence of severe complications, seriously threatening the successful outcome of treatment. Therefore, the development of novel antiviral strategies is a challenging goal of current investigations. Previously, we reported that artesunate (ART) is an effective, non-cytotoxic inhibitor of HCMV in vitro. Here, we demonstrate that the efficacy of the antiviral effect of ART is augmented by co-treatment of HCMV-infected fibroblasts with ferrous iron, i.e. Ferrosanol, and/or the iron transfer-mediating molecule holo-transferrin. This could alleviate the HCMV-induced modulation of cell surface expression of adhesion molecule Thy-1, suggesting that ART might be able to prevent pro-inflammatory effects of infection. The iron-enhanced, antiviral effect of ART could also be demonstrated in cultured cells infected with rat cytomegalovirus. Experiments using the RCMV/rat model showed that both the viral DNA load and virus titers in the salivary glands from infected rats were significantly reduced upon treatment with ART. Furthermore, an additive antiviral effect for ART together with each one of conventional anti-HCMV drugs, i.e. ganciclovir, cidofovir or foscarnet, was detected in HCMV-infected fibroblasts. These findings might open new perspectives regarding the use of ART in clinical trials.

2007

Hyun-Soo Shin
Corona Replication Inhibition by Herbal Extract
A Dissertation Submitted to The Graduate School of Ajou University in Partial Fulfillment of the Requirements for the Degree of Master of Medical Sciences (Feb 207)

Traduction du résumé de l’auteur

Les coronavirus sont des virus à ARN à brin qui infectent l’homme et une grande variété d’animaux, dont le porc, le bétail, le chien, le rat, le lapin, la dinde et l’oiseau. Le coronavirus humain est connu pour être à l’origine de rhumes courants et peut-être de gastro-entérites. Les coronavirus animaux provoquent des gastro-entérites, des hépatites et un syndrome similaire à la sclérose en plaques chez l’homme. La récente épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a suscité un vif intérêt dans le monde entier, car il s’est avéré qu’il s’agissait d’un nouveau coronavirus zoonotique. Le SRAS est une maladie infectieuse dont le potentiel de transmission par contact étroit est élevé. À la recherche d’un composé viral actif pour traiter les infections à coronavirus, y compris le coronavirus du SRAS, j’ai passé au crible plusieurs extraits végétaux de composés naturels affectant la réplication du virus de l’hépatite de la souris (MHV), le prototype du coronavirus, dans des cellules infectées. La réduction de la production de virus a été analysée par le test de la plaque. L’inhibition de la réplication du MHV par les extraits de plantes en termes de réplication de l’ARN a été explorée par l’analyse de l’ARN viral intracellulaire. Les résultats du test des plaques ont montré que certains extraits de plantes inhibaient la réplication du coronavirus. Les analyses de Northern blot ont montré que les expressions de l’ARN viral intracellulaire étaient retardées par les extraits de plantes. À l’heure actuelle, plusieurs extraits de plantes ont été identifiés comme étant efficaces pour la réduction du MHV dans un système de culture cellulaire : Inula helenium (목향) ; Ledebouriella seseloides (방풍) ; Bupleururn lalcalum (시호) ; Artemisia sp (애엽) ; Artemisia japonica (청호) ; Myristica fragrans (초과) ; Amur lork tree (황백) ; Scutellaria baicalen (황금) ; Lonicera japonica (금은화) ; Forsythia Korea (연교) ; Reynoutria elliptic (호장근) ; Houttuynia cordata (어성초) ; Paeonia suffruticosa (목단피) ; Rheum undulatum (대황) ; Epimedium koreanum (음양곽).

Abstract

Coronaviruses are plus-stranded RNA viruses that infect human and large variety of animals, including pig, cattle, dog, rat, rabbit, turkey, and bird. Human coronavirus has been known to cause common colds and perhaps gastroenteritis. Animal coronaviruses cause gastroenteritis, hepatitis, and a syndrome similar to multiple sclerosis of humans. The resent severe acute respiratory syndrome (SARS) outbreak has stirred out global, which turned out to be a novel zoonotic coronavirus. SARS is an infectious disease with a high potential for transmission by close contact. In search for the active viral compound to treat coronavirus infections including SARS coronavirus, I screened several herbal extracts from natural compounds affecting replication of mouse hepatitis virus (MHV), the prototype coronavirus, infected cells. The reduced virus production was analyzed by plaque assay. The replication inhibition of MHV by herbal extracts in terms of RNA replication was explored through the analysis of the intracellular viral RNAs. Plaque assay results showed that some of the herbal extracts inhibited coronavirus replication. Northern blot analyses showed that the intracellular viral RNA expressions were delayed by the herbal extracts. At present, several herbal extracts were identified that are effective for MHV reduction in cell culture system : Inula helenium (목향) ; Ledebouriella seseloides (방풍) ; Bupleururn lalcalum (시호) ; Artemisia sp (애엽) ; Artemisia japonica (청호) ; Myristica fragrans (초과) ; Amur cork tree (황백) ; Scutellaria baicalen (황금) ; Lonicera japonica (금은화) ; Forsythia Korea (연교) ; Reynoutria elliptic (호장근) ; Houttuynia cordata (어성초) ; Paeonia suffruticosa (목단피) ; Rheum undulatum (대황) ; Epimedium koreanum (음양곽).

Key words : coronavirus replication, herbal extracts, antiviral compounds.

Wang S, Du QS, Zhao K, Li AX, Wei DQ, Chou KC.
Virtual screening for finding natural inhibitor against cathepsin-L for SARS therapy.
Amino Acids 2007 ; 33(1):129–35. 39.

Étude in silico

Wang S et al. ont criblé onze composés de plantes chinoises identifiés à partir de la base de données de la médecine traditionnelle chinoise sur la base de la structure du modèle d’inhibiteur sélectif perméable aux cellules MDL28170. Parmi ces composés, l’acétate d’aurantiamide ou composé MOL736 dérivé d’Artemisia annua s’est avéré présenter la plus grande similarité et la plus faible énergie de liaison et pourrait par conséquent être un candidat médicament prometteur contre le SRAS contribuant à enrayer le mécanisme d’entrée du virus du SRAS dans les cellules.

Résumé publié

Recently Simmons et al. reported a new mechanism for SARS virus entry into target cells, where MDL28170 was identified as an efficient inhibitor of CTSL-meditated substrate cleavage with IC50 of 2.5 nmol=l. Based on the molecule fingerprint searching method, 11 natural molecules were found in the Traditional Chinese Medicines Database (TCMD). Molecular simulation indicates that the MOL376 (a compound derived from a Chinese medicine herb with the therapeutic efficacy on the human body such as relieving cough, removing the phlegm, and relieving asthma) has not only the highest binding energy with the receptor but also the good match in geometric conformation. It was observed through docking studies that the van der Waals interactions made substantial contributions to the affinity, and that the receptor active pocket was too large for MDL21870 but more suitable for MOL736. Accordingly, MOL736 might possibly become a promising lead compound for CTSL inhibition for SARS therapy.

Keywords : Severe acute respiratory syndrome (SARS) – MDL28170 – KZ7088 – Molecular simulation – Docking – Structural bioinformatics

2008

Efferth T, Romero MR, Wolf DG, Stamminger T, Marin. JJG, Marschall M. 
The antiviral activities of artemisinin and artesunate
Clin Infect Dis. 2008 ; 47:804-11.

The antiviral activities of artemisinin and artesunate

Revue

Efferth T et al. ont passé en revue les études les activités antivirales de l’artémisinine et de son dérivé semi-synthétique, l’artésunate. Ces activités comprennent l’inhibition du cytomégalovirus humain et d’autres membres de la famille Herpesviridae (comme, le virus de l’herpès simplex de type 1 et le virus d’Epstein-Barr), le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C et le virus de la diarrhée virale bovine. Les auteurs considèrent que l’analyse du profil complet des activités pharmacologiques et des modes d’action moléculaires de l’artémisinine et de l’artésunate, ainsi que de leurs performances dans les essais cliniques, permettra de mieux comprendre tout le potentiel antiviral de ces outils pharmacologiques naturels polyvalents.

Résumé publié

Traditional Chinese medicine commands a unique position among all traditional medicines because of its 5000 years of history. Our own interest in natural products from traditional Chinese medicine was triggered in the 1990s, by artemisinin-type sesquiterpene lactones from Artemisia annua L. As demonstrated in recent years, this class of compounds has activity against malaria, cancer cells, and schistosomiasis. Interestingly, the bioactivity of artemisinin and its semi synthetic derivative artesunate is even broader and includes the inhibition of certain viruses, such as human cytomegalovirus and other members of the Herpesviridae family (e.g.,herpes simplex virus type 1 and Epstein-Barr virus), hepatitis B virus, hepatitis C virus, and bovine viral diarrhea virus. Analysis of the complete profile of the pharmacological activities and molecular modes of action of artemisinin and artesunate and their performance in clinical trials will further elucidate the full antimicrobial potential of these versatile pharmacological tools from nature.

Michael Y Shapira, Igor B Resnick, Sunwen Chou, Avidan U Neumann, Nell S Lurain, Thomas Stamminger, Orit Caplan, Niveen Saleh, Thomas Efferth, Manfred Marschall, Dana G Wolf
Artesunate as a potent antiviral agent in a patient with late drug-resistant cytomegalovirus infection after hematopoietic stem cell transplantation
Clinical Infectious Diseases, Volume 46, Issue 9, 1 May 2008, Pages 1455–1457, https://doi.org/10.1086/587106

Rapport de cas

Cet article est le premier rapport de traitement d’une infection à cytomégalovirus par l’artésunate, chez un receveur de greffe de cellules souches présentant une mutation L776M de l’ADN polymérase résistante au foscarnet et au ganciclovir récemment identifiée. Le traitement à l’artésunate a entraîné une réduction de 1,7 à 2,1 log de la charge virale au jour 7 du traitement, avec une demi-vie virale de 0,9 à 1,9 jour, ce qui indique un blocage très efficace de la réplication virale.

Résumé publié

This is the first report of treatment of cytomegalovirus infection with artesunate, for a stem cell transplant recipient with a newly identified foscarnet-resistant and ganciclovir-resistant DNA polymerase L776M mutation. Artesunate treatment resulted in a 1.7-2.1-log reduction in viral load by treatment day 7, with a viral half-life of 0.9-1.9 days, indicating a highly effective block in viral replication.

2011

MK Karamoddini, SA Emami, MS Ghannad, A Sahebcar.
Antiviral activities of aerial subsets of Artemisia species against Herpes Simplex virus type 1 (HSV1) in vitro
Asian Biomedicine vol 5-1, 2011, 63-6

Antiviral activities of aerial subsets of Artemisia species against Herpes Simplex virus type 1 (HSV1) in vitro

Étude in vitro

MK Karamoddini et al. ont étudié in l’activité antivirale in vitro contre l’Herpès Simplex de type I (HSV1) d’extraits de parties aériennes de diverses espèces d’Artemisia, notamment A. incana, A. chamaemelifolia, A. campesteris, A. fragrans, A. annua, A. vulgaris et A. persica. Les extraits obtenus à partir d’A. annua ont montré la plus grande activité antiherpétique. Artemisia annua a également été testé avec le médicament antiviral commun acyclovir, où il a montré une activité anti-HSV1 plus élevée que le médicament commercial. L’équipe de chercheur pense qu’il est possible que les effets antiherpétiques notés soient causés par l’artémisinine, ou d’autres composés actifs et leur éventuelle synergie ou doivent encore être testés en relation avec le HSV1. Les auteurs considèrent qu’Artemisia annua peut être considéré comme un candidat approprié pour un développement ultérieur de médication anti Herpès Simplex de type I.

Résumé publié

Background : Drug resistance to current anti-herpetic drugs has been increasingly reported. Therefore, there is a need for finding new antiviral agents, in particular from natural sources.

Objective : In the present study, antiviral activity of subset extracts obtained from aerial parts of Artemisia including A. incana, A. chamaemelifolia, A. campesteris, A. fragrans, A. annua, A. vulgaris, and A. persica were investigated against Herpes Simplex type I (HSV1).

Methods : Different concentrations of extracts (400, 200, 100, 50, 25, 12.5, 6.25, and 3.125 μg/mL) were obtained from subset of each plant separately, and used against KOS strain of HSV1 in HeLa cells. After 24 hours incubation, tetrazolium dye (MTT), was added. The dye absorption by viable cells was measured and compared to the positive control (extract-untreated cells) and acyclovir (as anti-viral agent).

Results : The extracts obtained from A. annua had the highest antiviral activity while those of A. chamaemelifolia showed the lowest activity.

Conclusion : Subset extracts of A. annua may be an appropriate candidate for further development of anti HSV1 infection.

Keywords : Antivirals, Artemisia, asteraceae, herpes simplex

2012

Andrea Lubbe, Isabell Seibert, Thomas Klimkait, Frank van der Kooy.
Ethnopharmacology in overdrive : The remarkable anti-HIV activity of Artemisia annua
Journal of Ethnopharmacology (2012) JEP-7371

Ethnopharmacology in overdrive : The remarkable anti-HIV activity of Artemisia annua

Étude in vitro

Cette étude avait deux objectifs :
1. fournir des données scientifiques quantitatives montrant l’éventuelle validité des allégations selon lesquelles l’infusion d’Artemisia annua présente une activité anti-VIH ;
2. déterminer si l’artémisinine joue un rôle direct ou indirect (synergique) les activité observée. Pour ce faire, l’espèce chimiquement proche, Artemisia afra, connue pour ne pas contenir d’artémisinine a aussi été introduite dans ‘étude.
Des systèmes cellulaires validés ont été utilisés pour tester in vitro l’activité anti-VIH d’échantillons de d’infusion d’Artemisia annua. Deux tests indépendants avec des formats différents (un format d’infection et un format de co-culture) ont été utilisés. Les échantillons ont également été testés pour la toxicité cellulaire contre les cellules humaines utilisées dans les tests. L’infusion d’Artemisia annua s’est avérée très active avec des valeurs de CI(50) aussi basses que 2,0 μg/mL. De plus, nous avons constaté que l’artémisinine était inactive à 25 μg/mL et que l’espèce chimiquement apparentée Artemisia afra ne contenant pas d’artémisinine présentait un niveau d’activité similaire. Cela indique que le rôle de l’artémisinine, directement ou indirectement (synergie), dans l’activité observée est plutôt limité. De plus, aucune toxicité cellulaire n’a été observée pour l’infusion de thé aux plus fortes concentrations testées.
Cette étude fournit la première preuve in vitro de l’activité anti-VIH de l’infusion d’Artemisia annua. Elle rapporte également pour la première fois l’activité anti-VIH d’Artemisia afra bien que ce n’était pas son objectif initial. Ces résultats ouvrent la voie à l’identification de nouveaux ingrédients pharmaceutiques actifs dans Artemisia annua et Artemisia afra.

Résumé publié

Ethnopharmacological relevance : Artemisia annua contains the well-known antimalarial compound artemisinin, which forms the backbone of the global malaria treatment regime. In African countries a tea infusion prepared from Artemisia annua has been used for the treatment of malaria only for the past 10-20 years. Several informal claims in Africa exist that the Artemisia annua tea infusions are also able to inhibit HIV. Since HIV is a relatively newly emerged disease, the claims, if substantiated, could provide a very good example of "ethnopharmacology in overdrive". The objective of this study was to provide quantitative scientific evidence that the Artemisia annua tea infusion exhibits anti-HIV activity through in vitro studies. A second objective was to determine if artemisinin plays a direct or indirect (synergistic) role in any observed activity. This was done by the inclusion of a chemically closely related species, Artemisia afra, known not to contain any artemisinin in our studies.

Materials and methods : Validated cellular systems were used to test Artemisia annua tea samples for anti-HIV activity. Two independent tests with different formats (an infection format and a co-cultivation format) were used. Samples were also tested for cellular toxicity against the human cells used in the assays.
Results : The Artemisia annua tea infusion was found to be highly active with IC(50) values as low as 2.0 μg/mL. Moreover we found that artemisinin was inactive at 25 μg/mL and that a chemically related species Artemisia afra (not containing artemisinin) showed a similar level of activity. This indicates that the role of artemisinin, directly or indirectly (synergism), in the observed activity is rather limited. Additionally, no cellular toxicity was seen for the tea infusion at the highest concentrations tested.

Conclusion : This study provides the first in vitro evidence of anti-HIV activity of the Artemisia annua tea infusion. We also report for the first time on the anti-HIV activity of Artemisia afra although this was not an objective of this study. These results open the way to identify new active pharmaceutical ingredients in Artemisia annua and thereby potentially reduce the cost for the production of the important antimalarial compound artemisinin.

2013

Frank Van der Kooy
Reverse Pharmacology and Drug Discovery : Artemisia annua and Its Anti-HIV Activity
In : Aftab T., Ferreira J., Khan M., Naeem M. (eds) Artemisia annua - Pharmacology and Biotechnology. Springer, Berlin, Heidelberg, 27 November 2013, pp 249-267

Reverse Pharmacology and Drug Discovery : Artemisia annua and Its Anti-HIV Activity

Compte rendu de recherche en pharmacologie inversée

Frank Van der Kooy a mis en œuvre les principes et la méthodologie de la pharmacologie inversée utilisée en matière de découverte de médicaments, pour examiner les activités antivirales éventuelles associées aux Artemisia spp. et à l’artémisinine.

Résumé publié

There are various ways in which new drugs can be developed. One approach is in silico drug design based on our existing knowledge of the biology of a specific disease and the specific target site binding chemistry. Based on this knowledge, a range of molecules will be designed and synthesised after which they will be tested in in vitro bioassays for activity and toxicity. The best candidates, called lead compounds, will then be “fine-tuned” by chemical derivatisation in order to improve their activity and/or to reduce their toxicity. Lead compounds are then tested in various animal models before entering clinical trials in people. Another approach is to screen a large number of biological samples (plants, bacteria and fungi) for activity against a specific disease. Any active extract, consisting of many compounds, will be fractionated by chromatographic techniques, and each fraction will be tested for in vitro activity. Active fractions will again be fractionated until the active compound is identified. This process, also called bioguided fractionation, can go through a number of fractionation cycles before the active compound is identified. The active compound will be chemically derivatised in order to improve its properties before in vivo animal studies will be conducted. Based on these test results, the most promising lead compounds will then be tested in clinical trials in people. There are however a number of shortcomings with both approaches. It is expensive, time consuming, makes use of in vitro bioassays and it suffers from a very low success rate. Due to these shortcomings, it is currently estimated that the development of one new drug costs around $1–1.5 billion, simply because so many lead compounds fail during clinical trials. Keeping these high costs in mind, one would think that all registered drugs are effective and importantly non-toxic. Unfortunately, this is not the case, as there are a number of drugs currently on the market that are causing severe side effects and whose efficacy should be questioned. This holds true particularly for cancer chemotherapeutics. It was estimated that cancer chemotherapy improves the average 5-year survival rate of patients (for all cancer types) by only 2 % (Morgan et al. 2004). Another relatively unknown fact is that each year, 200,000 people die in the EU due to adverse drug reactions (all types of drugs), highlighting the severe shortcomings of the drug development and drug licensing pipelines (Archibald and Coleman 2012). To put this into perspective, there are a large number of drugs that work perfectly well and are safe to use, but we have to concede that our approach to drug discovery and our overall approach to health care suffers from some major problems.

Keywords : Medicinal Plant Chlorogenic Acid Bovine Viral Diarrhoea Virus Artemisinin Derivative Vitro Bioassay

2014

Liang-Tzung Lin, Wen-Chan Hsu, Chun-Ching Lin
Antiviral Natural Products and Herbal Medicines
Journal of Traditional and Complementary Medicine, 2014, Vo1. 4, No. 1, pp. 24-35

Antiviral Natural Products and Herbal Medicines

Revue

Dans cette revue, Liang-Tzung Lin et al. résument les effets antiviraux d’une série de plantes médicinales.

Résumé publié

Viral infections play an important role in human diseases, and recent outbreaks in the advent of globalization and ease of travel have underscored their prevention as a critical issue in safeguarding public health. Despite the progress made in immunization and drug development, many viruses lack preventive vaccines and efficient antiviral therapies, which are often beset by the generation of viral escape mutants. Thus, identifying novel antiviral drugs is of critical importance and natural products are an excellent source for such discoveries. In this mini-review, we summarize the antiviral effects reported for several natural products and herbal medicines.

Key words : Antiviral, Drug development, Herbal medicines, Natural products

Ho WE, Peh HY, Chan TK, Wong WS.
Artemisinins : pharmacological actions beyond anti-malarial
Pharmacol Ther. 2014 Apr ;142(1):126-39. doi : 10.1016/j.pharmthera.2013.12.001. Epub 2013 Dec 6. PMID : 24316259.

Revue

Ho We et al ont passé en revue les études publiées consacrées aux propriétés de l’artémisinine autre qu’antipaludiques, à savoir anti-virales, antiparasitaires, antifongiques, anti-inflammatoires, et anti-cancéreuses

Résumé publié

Artemisinins are a family of sesquiterpene trioxane lactone anti-malarial agents originally derived from Artemisia annua L. The anti-malarial action of artemisinins involves the formation of free radicals via cleavage of the endoperoxide bond in its structure, which mediate eradication of the Plasmodium species. With its established safety record in millions of malarial patients, artemisinins are also being investigated in diseases like infections, cancers and inflammation. Artemisinins have been reported to possess robust inhibitory effects against viruses (e.g. Human cytomegalovirus), protozoa (e.g. Toxoplasma gondii), helminths (e.g. Schistosoma species and Fasciola hepatica) and fungi (e.g. Cryptococcus neoformans). Artemisinins have demonstrated cytotoxic effects against a variety of cancer cells by inducing cell cycle arrest, promoting apoptosis, preventing angiogenesis, and abrogating cancer invasion and metastasis. Artemisinins have been evaluated in animal models of autoimmune diseases, allergic disorders and septic inflammation. The anti-inflammatory effects of artemisinins have been attributed to the inhibition of Toll-like receptors, Syk tyrosine kinase, phospholipase Cγ, PI3K/Akt, MAPK, STAT-1/3/5, NF-κB, Sp1 and Nrf2/ARE signaling pathways. This review provides a comprehensive update on non-malarial use of artemisinins, modes of action of artemisinins in different disease conditions, and drug development of artemisinins beyond anti-malarial. With the concerted efforts in the novel synthesis of artemisinin analogs and clinical pharmacology of artemisinins, it is likely that artemisinin drugs will become a major armamentarium combating a variety of human diseases beyond malaria.

Keywords : Allergy ; Artesunate ; Autoimmune disorder ; Cancer ; Dihydroartemisinin ; Infection.

2015

Shi C, Li H (2015)
Anti-inflammatory and immunoregulatory functions of artemisinin and its derivatives
Mediat Inflamm 2015:435713

Revue

Dans cette revue, sont discutées les avancées récentes des dérivés de l’artémisinine affectant l’inflammation et l’auto-immunité, les mécanismes moléculaires sous-jacents, et également le développement de médicaments à base d’artémisinine au-delà des fonctions antipaludiques. Les auteurs exposent qu’outre leur remarquable activité antipaludique, l’artémisinine et ses dérivés possèdent également des activités immunosuppressives et sont utilisés expérimentalement pour traiter les maladies auto-immunes, telles que le lupus érythémateux disséminé, l’arthrite rhumatoïde, l’arthrite induite par le collagène et la sclérose en plaques. Cet article synthétise les progrès récents des dérivés de l’artémisinine dans le traitement des troubles auto-immuns et allergiques. Les auteurs concluent que les dérivés de l’artémisinine exercent des fonctions immunosuppressives principalement en inhibant l’activation des lymphocytes T pathogènes, en supprimant l’activation des lymphocytes B et la production d’anticorps, et en développant les lymphocytes T régulateurs. En tant qu’agents anti-inflammatoires, les dérivés de l’artémisinine agit sur de multiples points de contrôle dans la cascade de signalisation immunitaire, avec une sélectivité pour les cellules T pathogènes activées, afin de créer un effet de traitement synergique sur l’activité de la maladie. Ainsi, ces nouveaux dérivés de l’artémisinine pourraient être des candidats prometteurs pour traiter l’inflammation et les troubles auto-immuns.

Résumé publié

Artemisinin and its derivatives are widely used in the world as the first-line antimalarial drug. Recently, growing evidences reveal that artemisinin and its derivatives also possess potent anti-inflammatory and immunoregulatory properties. Meanwhile, researchers around the world are still exploring the unknown bioactivities of artemisinin derivatives. In this review, we provide a comprehensive discussion on recent advances of artemisinin derivatives affecting inflammation and autoimmunity, the underlying molecular mechanisms, and also drug development of artemisinins beyond antimalarial functions.

Wenjiao Wu, Richan Li, Xianglian Li, Jian He, Shibo Jiang, Shuwen Liu, and Jie Yang
Quercetin as an Antiviral Agent Inhibits Influenza A Virus (IAV) Entry
Viruses, Volume : 8, Issue : 1, pp. 6, Dec 2015

Quercetin as an Antiviral Agent Inhibits Influenza A Virus (IAV) Entry

Étude in vitro

Les virus de la grippe A (IAV) provoquent des pandémies et des épidémies saisonnières avec une morbidité et une mortalité élevées, ce qui nécessite des agents anti- virus de la grippe A efficaces. La glycoprotéine hémagglutinine du virus de la grippe joue un rôle crucial dans la phase initiale de l’infection virale, ce qui en fait une cible potentielle pour le développement de thérapeutiques antigrippales. Les rédacteurs de cet article ont découvert que la quercétine – molécule présente dans Artemisia et de nombreux végétaux – inhibe l’infection grippale avec un large spectre de souches virales. De plus, la quercétine peut inhiber l’entrée du virus H5N1 en utilisant le système de criblage de médicaments basé sur un pseudovirus. Cette étude indique que la quercétine présentant une activité inhibitrice au stade précoce de l’infection grippale constitue une future option thérapeutique pour développer des produits naturels efficaces, sûrs et abordables pour le traitement et la prophylaxie des infections par le virus de l’immunodéficience humaine.

Résumé publié

Influenza A viruses (IAVs) cause seasonal pandemics and epidemics with high morbidity and mortality, which calls for effective anti-IAV agents. The glycoprotein hemagglutinin of influenza virus plays a crucial role in the initial stage of virus infection, making it a potential target for anti-influenza therapeutics development. Here we found that quercetin inhibited influenza infection with a wide spectrum of strains, including A/Puerto Rico/8/34 (H1N1), A/FM-1/47/1 (H1N1), and A/Aichi/2/68 (H3N2) with half maximal inhibitory concentration (IC50) of 7.756 ± 1.097, 6.225 ± 0.467, and 2.738 ± 1.931 μg/mL, respectively. Mechanism studies identified that quercetin showed interaction with the HA2 subunit. Moreover, quercetin could inhibit the entry of the H5N1 virus using the pseudovirus-based drug screening system. This study indicates that quercetin showing inhibitory activity in the early stage of influenza infection provides a future therapeutic option to develop effective, safe and affordable natural products for the treatment and prophylaxis of IAV infections.

Keywords : entry inhibitor, hemagglutinin, influenza A virus, quercetin

Christoph Reiter, Tony Fröhlich, Lisa Gruber, Corina Hutterer, Manfred Marschall, Cornelia Voigtländer, Oliver Friedrich, Barbara Kappes, Thomas Efferth, Svetlana B. Tsogoeva
Highly potent artemisinin-derived dimers and trimers : Synthesis and evaluation of their antimalarial, antileukemia and antiviral activities
Bioorganic & Medicinal Chemistry 23 (2015) 5452–5458

Highly potent artemisinin-derived dimers and trimers : Synthesis and evaluation of their antimalarial, antileukemia and antiviral activities

Étude in vitro

De nouveaux composés actifs peuvent être obtenus en modifiant des médicaments existants afin d’accéder à des agents plus efficaces dans le sillage de la résistance aux médicaments, entre autres. Pour atteindre cet objectif, le concept d’hybridation a été établi au cours de la dernière décennie. Nous avons utilisé ce concept en couplant deux précurseurs dérivés de l’artémisinine pour obtenir des dimères ou des trimères présentant une activité in vitro accrue contre la souche 3D7 de Plasmodium falciparum, les cellules leucémiques (CCRF-CEM et la sous-lignée multirésistante CEM/ADR5000) et le cytomégalovirus humain (HCMV). Le dimère 4 (CI 50 de 2,6 nM) possède une activité antipaludique supérieure à celle de son composé parent, l’acide artésunique (3) (CI 50 de 9,0 nM). Le dimère 5 et les trimères 6 et 7 présentent une puissance supérieure contre les deux lignées cellulaires de leucémie (CI 50 jusqu’à 0,002 μM pour CCRF-CEM et CI 50 jusqu’à 0,20 μM pour CEM/ADR5000) et sont même plus actifs que la doxorubicine utilisée en clinique (CI 50 1,61 μM pour CEM/ADR5000). En ce qui concerne l’activité anti-cytomégalovirus humain, le trimère 6 est l’hybride le plus efficace (CI 50 0,04 μM), surpassant le ganciclovir (CI 50 2,6 μM), la dihydroartémisinine (CI 50 >10 μM) et l’acide artésunique (CI 50 3,8 μM).

Résumé publié

New pharmaceutically active compounds can be obtained by modification of existing drugs to access more effective agents in the wake of drug resistance amongst others. To achieve this goal the concept of hybridization was established during the last decade. We employed this concept by coupling two artemisinin-derived precursors to obtain dimers or trimers with increased in vitro activity against Plasmodium falciparum 3D7 strain, leukemia cells (CCRF-CEM and multidrug-resistant subline CEM/ADR5000) and human cytomegalovirus (HCMV). Dimer 4 (IC 50 of 2.6 nM) possess superior anti-malarial activity compared with its parent compound artesunic acid (3) (IC 50 of 9.0 nM). Dimer 5 and trimers 6 and 7 display superior potency against both leukemia cell lines (IC 50 up to 0.002 μM for CCRF-CEM and IC 50 up to 0.20 μM for CEM/ADR5000) and are even more active than clinically used doxorubicin (IC 50 1.61 μM for CEM/ADR5000). With respect to anti-HCMV activity, trimer 6 is the most efficient hybrid (IC 50 0.04 μM) outperforming ganciclovir (IC 50 2.6 μM), dihydroartemisinin (IC 50 >10 μM) and artesunic acid (IC 50 3.8 μM).

Keywords : Artemisinin-derived hybrids, Artemisinin-derived dimers, Artemisinin-derived trimers, Antimalarial activity, Anticancer activity, Antiviral activity

L D Bao, X H Ren, R L Ma, Y Wang, H W Yuan, H J Lv
Efficacy of Artemisia annua polysaccharides as an adjuvant to hepatitis C vaccination
Genet Mol Res. 2015 May 11 ;14(2):4957-65. doi : 10.4238/2015.May.11.29. PMID : 25966271.

La médecine traditionnelle chinoise Artemisia annua prévient et traite l’hépatite selon un mécanisme peu clair. Le but de cette étude était d’évaluer les effets des polysaccharides de A. annua (AAP) sur le virus de l’hépatite C (HCV). Un vecteur d’expression pcDNA3.1/NS3 a été construit. Quatre-vingt-dix souris femelles BALB/c ont été divisées au hasard en six groupes : AAP à forte dose (1 mg/mL) + plasmide HCV/NS3 ; AAP à dose moyenne (0,5 mg/mL) + plasmide HCV/NS3 ; AAP à faible dose (0,1 mg/mL) + plasmide HCV/NS3 ; plasmide HCV/NS3 ; AAP à forte dose (1 mg/mL) ; contrôle salin normal (N = 15). À l’exception du groupe témoin et du groupe AAP à forte dose, les autres groupes ont été inoculés avec 50 μg de plasmide pcDNA3.1-HCV/NS3. Les anticorps spécifiques de l’antigène sérique ont été détectés après la dernière immunisation, et les niveaux d’IFN-γ et d’IL-4 sécrétés ont été mesurés. Le plasmide pcDNA3.1/NS3 a été construit avec succès, et le produit extrait contenait la séquence HCV/NS3. Par rapport à l’inoculation unique du vaccin ADN HCV/NS3, les niveaux d’anticorps spécifiques induits par la dose moyenne d’AAP plus le vaccin ADN HCV/NS3 étaient significativement différents aux semaines 1, 3 et 5 (P < 0,05). Cependant, il n’y avait pas de différences significatives dans les niveaux d’anticorps induits par les doses élevées et faibles d’AAP comme adjuvant par rapport à ceux de l’inoculation unique du vaccin ADN (P > 0,05). Le niveau de sécrétion sérique d’IFN-γ était significativement plus élevé que celui de la sécrétion d’IL-4. Par rapport au groupe ayant reçu un seul vaccin ADN HCV/NS3, les groupes ayant reçu l’AAP et le vaccin ADN HCV/NS3 présentaient des niveaux d’IFN-γ significativement plus élevés (P < 0,05), mais les niveaux d’IL-4 n’étaient pas significativement différents entre ces groupes (P > 0,05). L’AAP, en tant qu’adjuvant du vaccin ADN HCV/NS3, peut largement réguler l’immunité humorale et la fonction immunitaire cellulaire des souris normales et immunodéprimées par le cyclophosphamide. L’AAP peut promouvoir la sécrétion d’IFN-γ, probablement en induisant une réponse immunitaire cellulaire de type Th1.

Résumé publié

The traditional Chinese medicine Artemisia annua can prevent and treat hepatitis following an unclear mechanism. The aim of this study was to evaluate the effects of A. annua polysaccharides (AAP) on hepatitis C virus (HCV). A pcDNA3.1/NS3 expression vector was constructed. Ninety female BALB/c mice were randomly divided into six groups : high-dose AAP (1 mg/mL) + HCV/NS3 plasmid ; middle-dose AAP (0.5 mg/mL) + HCV/NS3 plasmid ; low-dose AAP (0.1 mg/mL) + HCV/NS3 plasmid ; HCV/NS3 plasmid ; high-dose AAP (1 mg/mL) ; normal saline control (N = 15). Except the control group and the high-dose AAP group, other groups were inoculated with 50 μg pcDNA3.1-HCV/NS3 plasmid. Serum antigenic-specific antibody was detected after the last immunization, and the levels of secreted IFN-γ and IL-4 were measured. pcDNA3.1/NS3 plasmid was successfully constructed, and the extracted product contained HCV/NS3 sequence. Compared with single inoculation with HCV/NS3 DNA vaccine, the specific antibody levels induced by middle-dose AAP plus HCV/NS3 DNA vaccine were significantly different in weeks 1, 3 and 5 (P < 0.05). However, there were no significant differences in the antibody levels induced by high-dose and low-dose AAP as adjuvant compared with those of single inoculation with DNA vaccine (P > 0.05). The level of serum IFN-γ secretion was significantly higher than that of IL-4 secretion. Compared with the single HCV/NS3 DNA vaccine group, AAP plus HCV/NS3 DNA vaccine groups had significant increased IFN-γ levels (P < 0.05), but the IL-4 levels were not significantly different among these groups (P > 0.05). AAP, as the adjuvant of HCV/NS3 DNA vaccine, can widely regulate the humoral immunity and cellular immune function of normal and cyclophosphamide-induced immunocompromised mice. AAP can promote IFN-γ secretion probably by inducing Th1-type cellular immune response.

Shi-you Li ; Cong Chen ; Hai-qing Zhang ; Hai-yan Guo ; Hui Wang ; Lin Wang ; Xiang Zhang ; Shi-neng Hua ; Jun Yu ; Pei-gen Xiao ; Rong-song Li ; Xuehai Tan
Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS‐associated coronavirus.
Antiviral Research, 67(1), 18–23. 10.1016/j.antiviral.2005.02.007

Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus

Étude in vitro

Shi-you Li et al ont examiné les activités antivirales de plus de 200 extraits de plantes médicinales chinoises contre le coronavirus associé au syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV). Les extraits de Lycoris radiata, Artemisia annua, Pyrrosia lingua et Lindera aggregata ont présenté des effets d’inhibition significatifs sur l’effet cytopathique induit par le virus lorsque la souche BJ001 du SARS-CoV a été utilisée pour le criblage. Les effets inhibiteurs de ces quatre échantillons de produits naturels étaient dose-dépendants. Lycoris radiata était le plus puissant. Les résultats obtenus suggèrent que quatre extraits de plantes et le composé lycorine dérivé de Lycoris radiata sont des candidats pour le développement de nouveaux médicaments anti-SARS-CoV dans le traitement du SRAS.

Résumé publié

More than 200 Chinese medicinal herb extracts were screened for antiviral activities against Severe Acute Respiratory Syndromeassociated coronavirus (SARS-CoV) using 3-(4,5-dimethylthiazol-2-yl)-5-(3-carboxymethoxyphenyl)-2-(4-sulfophenyl)-2H-tetrazolium inner salt (MTS) assay for virus-induced cytopathic effect (CPE). Four of the extracts, Lycoris radiata, Artemisia annua, Pyrrosia lingua, and Lindera aggregata exhibited significant inhibition effects on virus-induced virus-induced cytopathic effect when SARS-CoV strain BJ001 was used in screening. The inhibition effects of all four natural product samples showed dose-dependent patterns.. Out of the four, Lycoris radiata was most potent. To identify the active component, L. radiata extract was subjected to further fractionation, purification, and CPE/MTS assays. This process led to the identification of a single substance lycorine as an anti-SARS-CoV component with an EC50 value of 15.7±1.2 nM. This compound has a CC50 value of 14980.0±912.0nM in cytotoxicity assay and a selective index (SI) greater than 900. The results suggested that four herbal extracts and the compound lycorine are candidates for the development of new anti-SARS-CoV drugs in the treatment of SARS.

Keywords : Severe Acute Respiratory Syndrome coronavirus (SARS-CoV) ; Drug screening ; Natural products ; Lycorine ; Lycoris radiata herb

2016

Wenbo Yao, Feng Wang, Hui Wang
Immunomodulation of artemisinin and its derivatives
Sci. Bull. (2016) 61(18):1399–1406

Revue

Cette revue, examine les connaissances actuelles sur la façon dont l’artémisinine et ses analogues affectent le système immunitaire et les maladies liées à l’immunité. Les diverses études passées en revue montrent que l’artémisinine, la dihydroartémisinine, l’artéméther, l’artésunate, l’artémiside, l’artémisone et l’artééther, possèdent ont un effet immunomodulateur sur divers composants du système immunitaire en affectant diverses réponses des cellules immunitaires. Elles suppriment la sécrétion de cytokines et les voies de signalisation associées, induisent une diminution des neutrophiles, réduisent les réponses fonctionnelles des macrophages et inhibent la prolifération et le maintien des lymphocytes. Les artémisinines affectent également les cascades de voies de signalisation, y compris celles des TLR, PLCc, PKC, Akt, MAPK, Wnt, STATs, NF-jB et Nrf2/ARE.

Résumé publié

In the 1970s, artemisinin (“qinghaosu” in Chinese), a sesquiterpene lactone with an unusual peroxide bridge, was isolated from Artemisia annua L. It showed promising antimalarial activity, particularly by eliminating parasites resistant to chloroquine. For more than 30 years, artemisinin has contributed to worldwide health as a new type of antimalarial drug. Artemisinin and its analogs, such as dihydroartemisinin, artemether, artesunate, artemiside, artemisone, and arteether, possess not only potent antimalarial activity but also anti-viral, antifungal, anticancer, and anti-inflammatory properties. In this review, we discuss the current understanding of how artemisinin and its analogs affect the immune system and immune-related diseases

2017

Thomas Efferth
Beyond malaria : The inhibition of viruses by artemisinin-type compounds
Biotechnol Adv. 2018 Nov 1 ;36(6):1730-1737.

Revue

Les produits naturels sont dotés des composés chimiques précieux pour le développement de médicaments. Une récente réussite dans ce contexte a été l’artémisinine, qui est non seulement active contre la malaria mais aussi contre d’autres maladies. Dans cette revue, Thomas Efferth donne un aperçu de l’activité antivirale de l’artémisinine. Il existe de solides preuves in vitro et in vivo de l’activité de l’artémisinine et de ses dérivés contre les virus à ADN des familles Herpesviridae et Hepadnaviridae, tels que les cytomégalovirus, l’herpès virus humain 6, les virus herpès simplex 1 et 2, le virus d’Epstein-Barr et le virus de l’hépatite B. Les preuves sont plus faibles pour les polyomégalovirus, les virus de l’hépatite B, les virus de l’hépatite B et les virus de l’hépatite B. Les preuves sont plus faibles pour les polyomavirus et les papillomavirus. Une activité inhibitrice plus faible ou nulle in vitro a été signalée pour les virus à ARN tels que les virus de l’immunodéficience humaine 1 et 2, le virus de l’hépatite C, le virus de la grippe et d’autres. Il est intéressant de noter que l’artésunate, un dérivé de l’artémisinine, n’a pas présenté de résistance croisée au Cytomégalovirus résistant au ganciclovir et a exercé une inhibition synergique en association avec plusieurs médicaments antiviraux standard établis en clinique. L’activité antivirale des dérivés de l’artémisinine de première génération (par exemple, l’artésunate, l’artéméther, etc.) a été renforcée par de nouveaux dérivés, notamment des molécules dimères et trimères. Les premiers résultats sur des patients indiquant une activité dans un sous-ensemble de patients atteints de Cytomégalovirus. Les nouveaux développements dans le domaine de la nanotechnologie et de la biologie synthétique pour la bio-ingénierie des micro-organismes pour la production d’artémisinine peuvent ouvrir la voie à de nouveaux médicaments pour combattre les infections virales avec des médicaments à base d’artémisinine.

Résumé publié

Natural products represent valuable chemical scaffolds for drug development. A recent success story in this context was artemisinin, which is not only active against malaria but also to other diseases. This raised the interest of artemisinin’s potential for drug repurposing. On the present review, we give an overview on artemisinin’s antiviral activity. There is good in vitro and in vivo evidence for the activity of artemisinin and its derivatives against DNA viruses of the Herpesviridae and Hepadnaviridae families such as cytomegaloviruses, human herpesvirus 6, herpes simplex viruses 1 and 2, Epstein-Barr virus and Hepatitis B virus. The evidence is weaker for Polyomaviruses and papilloma viruses. Weaker or no inhibitory activity in vitro has been reported for RNA viruses such as human immunodeficiency viruses 1 and 2, hepatitis C virus, influenza virus and others. Interestingly, the artemisinin derivative artesunate did not exert cross-resistance to ganciclovir-resistant HCMV and exerted synergistic inhibition in combination with several clinically established antiviral standard drugs. The antiviral activity of first generation artemisinin derivatives (e.g. artesunate, artemether, etc.) was enhanced by novel derivatives, including dimer and trimer molecules. First results on patients indicating activity in a subset of HCMV patients. Novel developments in the field of nanotechnology and synthetic biology to bioengineer microorganisms for artemisinin production may pave the way for novel drugs to fight viral infections with artemisinin-based drugs.

2020

D’Alessandro S, Scaccabarozzi D, Signorini L, Perego F, Ilboudo DP, Ferrante P, Delbue S.
The Use of Antimalarial Drugs against Viral Infection
Microorganisms. 2020 Jan 8 ;8(1):85. doi : 10.3390/microorganisms8010085. PMID : 31936284 ; PMCID : PMC7022795.

Sarah D’Alessandro et al. ont passé en revue ici les études in vitro/in vivo et cliniques menées pour évaluer les activités antivirales de quatre classes de médicaments antipaludiques : Les dérivés de l’artémisinine, les aryl-aminoalcools, les aminoquinolines et les médicaments antimicrobiens. De cette revue ressort que es médicaments antipaludiques ont été largement testés contre un grand nombre de virus, notamment in vitro, avec des résultats variables. Certains dérivé de l’artémisinine ont montré une forte activité contre les virus, comme l’atésunate contre le cytomegalovirus, l’artémisinine et l’artésunate contre le virus de l’hépatite B et de l’hépatite B, et l’artésunate contre le papillomavirus humain, alors que les données concernant l’activité contre le VIH sont incertaines.
Parmi les aryl-aminoalcools, l’utilisation de mefloquine dans le traitement de l’infection par le JC polyomavirus a été étendue, mais avec des résultats contradictoires. Parmi les aminoquinolines, la Chloroquine et l’hydroxychloroquine ont montré des résultats prometteurs dans la réduction de la réplication de certains virus émergents, tels que le virus de la dengue et le virus Zika. Les infections émergentes ont également été ciblées par des médicaments antibactériens, comme le DOX. Cependant, l’utilisation réussie de médicaments antipaludiques in vitro n’a pas toujours conduit à un résultat satisfaisant dans leur application clinique (tableau 4).
Néanmoins, certains médicaments ont déjà été utilisés dans plusieurs essais cliniques. La plupart d’entre eux concernent l’utilisation d’antipaludiques contre l’infection par le VIH, mais certains ont échoué, et pour d’autres, les résultats définitifs ne sont pas disponibles. Bien que ces résultats puissent sembler décourageants, au moins quatre essais cliniques méritent l’attention : Celui sur l’utilisation de l’artésunate contre le cytomégalovirus, avec une attention particulière aux souches résistantes aux médicaments, celui ciblant le virus du chikungunya avec la Chloroquine, et les deux autres essais très innovants et en cours sur l’utilisation de l’artésunate contre le papillomavirus humain pour le traitement des néoplasies de haut grade intraépithéliales anales et cervicales.
Sur la base de ces observations, les auteurs de la revue affirment que l’utilisation de médicaments antipaludéens pourrait être utile, notamment en cas de résistance aux antiviraux et compte tenu de l’émergence de nombreux virus contre lesquels il n’existe pas de médicaments efficaces.

Résumé publié

In recent decades, drugs used to treat malaria infection have been shown to be beneficial for many other diseases, including viral infections. In particular, they have received special attention due to the lack of effective antiviral drugs against new emerging viruses (i.e., HIV, dengue virus, chikungunya virus, Ebola virus, etc.) or against classic infections due to drug-resistant viral strains (i.e., human cytomegalovirus). Here, we reviewed the in vitro/in vivo and clinical studies conducted to evaluate the antiviral activities of four classes of antimalarial drugs : Artemisinin derivatives, aryl-aminoalcohols, aminoquinolines, and antimicrobial drugs.

Keywords : antimalarial drugs ; emerging infections ; viruses.

Zhang, T., Zhang, Y., Jiang, N. et al.
Dihydroartemisinin regulates the immune system by promotion of CD8+ T lymphocytes and suppression of B cell responses.
Sci. China Life Sci. 63, 737–749 (2020). https://doi.org/10.1007/s11427-019-9550-4

Étude in vivo

Récemment, la dihydroartémisinine dérivé de l’artémisinine extraite d’Artemisia annua a été testée pour le traitement du lupus érythémateux, ce qui indique qu’elle pourrait servir à équilibrer la réponse immunitaire chez les personnes immunodéprimées. Dans la présente étude, l’effet régulateur de l’artémisinine sur le système immunitaire murin a été systématiquement étudié chez des souris infectées par deux parasites protozoaires différents (Toxoplasma gondii et Plasmodium berghei). Nos résultats ont révélé que l’indice de la rate de la souris a augmenté de manière significative (élargissement de la rate) chez les souris saines après l’administration de dihydroartémisinine, principalement en raison de la génération d’un nombre supplémentaire de lymphocytes et de lymphocytes T CD8+ dans la rate et la circulation. La dihydroartémisinine pourrait augmenter la proportion de cellules T helper et de cellules T CD8+, ainsi que diminuer le nombre de cellules B spléniques et circulatoires. De plus, la dihydroartémisinine pourrait réduire la production de cytokines pro-inflammatoires. Notre étude a révélé qu’en dehors de leur activité antiparasitaire, l’artémisinine et ses dérivés peuvent aussi moduler activement le système immunitaire pour en faire bénéficier directement l’hôte.

Résumé publié

Artemisia annua is an anti-fever herbal medicine first described in traditional Chinese medicine 1,000 years ago. Artemisinin, the extract of A. annua, and its derivatives (dihydroartemisinin (DHA), artemether, and artesunate) have been used for the treatment of malaria with substantial efficacy. Recently, DHA has also been tested for the treatment of lupus erythematosus, indicating that it may function to balance the immune response in immunocompromised individuals. In the present study, the regulatory effect of artemisinin on the murine immune system was systematically investigated in mice infected with two different protozoan parasites (Toxoplasma gondii and Plasmodium berghei). Our results revealed that the mouse spleen index significantly increased (spleen enlargement) in the healthy mice after DHA administration primarily due to the generation of an extra number of lymphocytes and CD8+ T lymphocytes in both the spleen and circulation. DHA could increase the proportion of T helper cells and CD8+ T cells, as well as decrease the number of splenic and circulatory B cells. Further, DHA could reduce the production of proinflammatory cytokines. Our study revealed that apart from their anti-parasitic activity, artemisinin and its derivatives can also actively modulate the immune system to directly benefit the host.

Editorial board
Redeploying plant defences
Nature Plants, volume 6, 177, 2020

Redeploying plant defences

Journal Editorial

Extrait traduit :

« Les plantes médicinales antivirales ont été utilisées dans de nombreuses épidémies historiques, par exemple les deux dernières épidémies de coronavirus (SARS-CoV en 2013 et MERS-CoV en 2012), les épidémies saisonnières causées par les virus de la grippe et le virus de la dengue. Des extraits de Lycoris radiate, Artemisia annua et Lindera aggregate, ainsi que les produits naturels isolés d’Isatis indigotica, Torreya nucifera et Houttuynia cordata, ont montré des effets anti-SARS 1-5. La baicaleine, une flavone végétale, peut empêcher l’entrée du virus de la dengue dans l’hôte et inhiber sa réplication après l’entrée 6 . De plus, les produits naturels des racines de Pelargonium sidoides et du pissenlit ont des activités antigrippales, car ils inhibent l’entrée du virus et les activités enzymatiques virales clés.

Comme le phosphate de chloroquine, ces médicaments à base de plantes ne sont généralement pas très puissants et ne peuvent donc pas être considérés comme un remède. Néanmoins, en tant que traitement complémentaire, ils peuvent augmenter les taux de guérison lorsqu’ils sont associés à d’autres traitements. Dans une situation d’urgence telle que l’épidémie actuelle de COVID-19, les médicaments comme le remdesivir - un médicament expérimental développé contre Ebola et récemment présenté par le sous-directeur général de l’OMS, Bruce Aylward, comme le seul "médicament qui, à l’heure actuelle, pourrait avoir une réelle efficacité" - mettent du temps à passer les tests cliniques, mais les plantes médicinales et les produits naturels facilement disponibles et dont l’innocuité est prouvée peuvent faire gagner du temps en tant que première ligne de défense.
Les plantes sont importantes non seulement pour l’alimentation mais aussi pour la médecine. La compréhension de la taxonomie, de l’écologie et de la conservation des plantes, ainsi que des voies de synthèse des métabolites secondaires, est importante pour le développement de médicaments. Investir dans la recherche en ethnobotanique, phytochimie, physiologie et écologie des plantes sera vital pour protéger la population mondiale des pandémies actuelles et futures. »

Excerpt :

« Anti-viral herbal medicines have been used in many historic epidemics, for example the previous two coronavirus outbreaks (SARS-CoV in 2013 and MERS-CoV in 2012), seasonal epidemics caused by influenza viruses and dengue virus. Extracts from Lycoris radiate, Artemisia annua and Lindera aggregate, and the natural products isolated from Isatis indigotica, Torreya nucifera and Houttuynia cordata, showed anti-SARS effects 1–5. The plant flavone baicalein can prevent dengue virus entry into the host and inhibit post-entry replication 6 . Additionally, natural products from Pelargonium sidoides roots and dandelion have anti-influenza activities, as they inhibit virus entry and key viral enzyme activities.

Like chloroquine phosphate, these herbal medicines are generally not highly potent and thus cannot be regarded as a cure. Nevertheless, as a complementary treatment they can elevate recovery rates when combined with other treatments. In an emergency like the current COVID-19 outbreak, drugs like remdesivir — an experimental drug developed against Ebola and recently held up by WHO Assistant Director-general Bruce Aylward as the only “drug right now that we think may have real efficacy” — take time to pass clinical trials, but readily available herbal medicines and natural products with proven safety can buy time as a first line of defence.

Plants are important not only for food but also for medicine. Understanding the taxonomy, ecology and conservation of herbs, as well as the pathways of secondary metabolite synthesis, is important for drug development. Investing in research into ethnobotany, phytochemistry, plant physiology and ecology will be vital in protecting the global population from current and future pandemics. »

Yang, Y., Islam, M. S., Wang, J., Li, Y. Chen, X.
Traditional Chinese Medicine in the Treatment of Patients Infected with 2019-New Coronavirus (SARS-CoV-2) : A Review and Perspective
International Journal of. Biological Sciences. 16, 1708–1717 (2020).

Traditional Chinese Medicine in the Treatment of Patients Infected with 2019-New Coronavirus (SARS-CoV-2) : A Review and Perspective

Revue

Dans cet article, les publications pertinentes sont passées en revue et les applications actuelles de la médecine traditionnelle chinoise dans le traitement des patients atteints du COVID-19 sont analysées. En raison de l’homologie de l’épidémiologie, de la génomique et de la pathogénie du SRAS-CoV-2 et du SRAS-CoV, et de l’utilisation répandue de la médecine traditionnelle chinoise dans le traitement du SRAS-CoV, les preuves cliniques montrant l’effet bénéfique de la médecine traditionnelle chinoise dans le traitement des patients atteints d’infections coronavirales par le SRAS sont discutées. Les études expérimentales actuelles qui permettent de mieux comprendre le mécanisme sous-jacent à l’effet thérapeutique de la médecine traditionnelle chinoise et les études qui ont identifié de nouveaux composés naturels ayant une activité anticoronavirale sont également présentées.

Résumé publié

Currently, Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 (SARS-CoV-2, formerly known as 2019-nCoV, the causative pathogen of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19)) has rapidly spread across China and around the world, causing an outbreak of acute infectious pneumonia. No specific anti-virus drugs or vaccines are available for the treatment of this sudden and lethal disease. The supportive care and non-specific treatment to ameliorate the symptoms of the patient are the only options currently. At the top of these conventional therapies, greater than 85% of SARS-CoV-2 infected patients in China are receiving Traditional Chinese Medicine (TCM) treatment. In this article, relevant published literatures are thoroughly reviewed and current applications of TCM in the treatment of COVID-19 patients are analyzed. Due to the homology in epidemiology, genomics, and pathogenesis of the SARS-CoV-2 and SARS-CoV, and the widely use of TCM in the treatment of SARS-CoV, the clinical evidence showing the beneficial effect of TCM in the treatment of patients with SARS coronaviral infections are discussed. Current experiment studies that provide an insight into the mechanism underlying the therapeutic effect of TCM, and those studies identified novel naturally occurring compounds with anti-coronaviral activity are also introduced.

Key words : SARS-CoV-2, Traditional Chinese Medicine (TCM), coronavirus pneumonia.

Faiz Ul Haq, Muhammad Roman, Kashif Ahmad, Saeed Ur Rahman, Syed Murtaza Ali Shah, Naveed Suleman, Sami Ullah, Iftekhar Ahmad, Wajahat Ullah
Short communication : « Artemisia annua : Trials are needed for COVID-19 »
Phytother Res . 2020 Oct ;34(10):2423-2424. doi : 10.1002/ptr.6733. Epub 2020 May 27.

Revue

Les composés bioactifs d’Artemisia annua ayant montré une activité contre le virus de l’hépatite B, le virus de la diarrhée virale bovine et le virus d’Epstein-Barr. A et contre le coronavirus du SRAS qui s’est produit en 2002, les auteurs de cet article demandent qu’une attention scientifique soit portée sur cet agent pour le traitement du COVID-19, qui est bon marché et facilement disponible et serait d’une grande valeur s’il est efficace contre le SRAS-CoV-2.

Résumé publié

In December 2019, a number of pneumonia cases associated with 2019 novel coronavirus occurred in Wuhan, China. Later taxonomist name the virus SARS-CoV-2 and disease called COVID-19. No approved vaccine or treatment are available for this virus. Current technical guide is related to address therapeutic option for SARSCoV-2. COVID-19 is great challenge for scientist across the globe. Bioactive compound present in Artemisia annua against, hepatitis B virus, bovine viral diarrhea virus, and Epstein–Barr virus. A. annua have shown significant activity against SARS coronavirus that occur in 2002. This agent is cheap and easily available and will be of great value if they have efficacy against SARS-CoV-2. Scientific attention is needed toward this agent to address for the treatment of COVID-19.

Keywords : Artemisia annua, bioactive compound, coronavirus : antiviral agents : COVID-19, SARS-CoV-2

National Health Commission & State Administration of Traditional Chinese Medicine
Diagnosis and Treatment Protocol for Novel Coronavirus Pneumonia (Trial Version 7)
(Released on March 3, 2020)

Diagnosis and Treatment Protocol for Novel Coronavirus Pneumonia (Trial Version 7)

Étude rétrospective

Ce document décrit les protocoles utilisés utilisés dans le cadre du traitement du Coronavirus en Chine, dont certains intègrent Artemisia annua.

Excerpt :

4.2.2 Mild cases

4.2.2.1 Cold dampness and stagnation lung syndrome

Clinical manifestations : fever, fatigue, sore body, cough, expectoration, chest tightness, suffocation, loss of appetite, nausea, vomiting, sticky stools. Tongue has thin fat tooth mark or is faint red, and the coating is white thick rot or white greasy and the pulse is moisten or slippery.

Recommended prescription : Raw ephedra 6g, raw gypsum 15g, almond 9g, loquat 15g, gardenia 15g, Guanzhong 9g, Dilong 15g, Xu Changqing 15g, Huoxiang 15g, Peilan 9g, Cangzhu 15g, Yunling 45g, Atractylodes 30g, Jiao Sanxian 9g each, Magnolia 15g, betel coconut 9g, yarrow fruit 9g, ginger 15g.

Suggested use : one dose daily, boiled with 600ml water, take it three times at morning, noon and evening before meal.

4.2.2.2 Dampness and heat-accumulation lung syndrome

Clinical manifestations : low or no fever, slight chills, fatigue, heavy head and body, muscle soreness, dry cough, low phlegm, sore throat, dry mouth, do not want to drink more, or accompanied by chest tightness, no sweat or sweating, Or vomiting and loss of appetite, diarrhea or sticky stool. The tongue is reddish, and the coating is white, thick and greasy or thin yellow, and the pulse is slippery or sloppy.

Recommended prescription : Betel nut 10g, apple 10g, Magnolia 10g, Zhimu 10g, Scutellaria baicalensis 10g, Bupleurum 10g, red peony 10g, forsythia 15g, Artemisia annua 10g (decocted later), 10g of green leaves, 10g of green leaves, 5g of raw licorice.

Suggested use : one dose daily, boiled with 400ml water, take it twice at morning and evening.

4.2.3 Moderate cases

4.2.3.1 Dampness and stagnation lung syndrome

Clinical manifestations : fever, low cough and sputum, or yellow sputum, suffocation, shortness of breath, bloating, and constipation. The tongue is dark red and fat ; the coating is greasy or yellow and the pulse is slippery or stringy.

Recommended prescription : raw ephedra 6g, bitter almond 15g, raw gypsum 30g, raw coix seed 30g, grass root 10g, patchouli 15g, Artemisia annua 12g, Polygonum cuspidatum 20g, verbena 30g, dried reed root 30g, gardenia 15g 15g of orange red, 10g of raw licorice.

Suggested use : one dose daily, boiled with 400ml water, take it twice at morning and evening.

Shahrajabian MH, Sun W, Shen H, Cheng Q
Chinese herbal medicine for SARS and SARS-CoV-2 treatment and prevention, encouraging using herbal medicine for COVID-19 outbreak
May 2020, Acta Agriculturae Scandinavica, Section B- Soil & Plant Science. https://doi.org/10.1080/09064710.2020.1763448

Revue

Les auteurs de cet article de synthèse, mentionnent le rôle clé de certaines des plantes les plus importantes de la pharmacopée chinoise ayant des activités antivirales contre le SRAS et le SRAS-CoV-2. :
Les extraits d’Artemisia annua, Lycoris radiate, Lidera aggregate, Isatis indigotica, Torreya nucifera et Houttuynia cordata ont montré des effets anti-SARS. Les extraits de racine de Pelargonium sidoides et de pissenlit ont également des activités antigrippales et peuvent inhiber l’entrée du virus et les activités des enzymes virales clés. La racine de réglisse est utilisée depuis des siècles dans la médecine traditionnelle chinoise et indienne, notamment pour traiter les affections et les maladies respiratoires, y compris la pneumonie. D’autres plantes suggérées par la MTC pour traiter et prévenir le coronavirus sont Radix astragali (Huangqi), Radix glycyrrhizae (Ganacao), Radix saposhnikoviae (Fangfeng), Rhizoma Atractylodis Macrocephalae (Baizhu), Fructus forsythia (Lianqiao). La décoction Qingfei Paidu (QPD) est considérée comme très efficace car elle contient Ephedrae Herba, Glycyrrhizae Radix et Rhizoma Praeprata cum Melle, Armeniacae Semen Amarum, Gypsum Fibrosum, Cinnamomi Ramulus, Alismatis Rhizoma, Polyporus, Astractylodis Macrocephalae Rhizoma, Poria, Bupleuri Radix, Scutellariae Radix, Pinelliae Rhizoma Praepratum cum Zingibere et Alumine, Zingiberis Rhizoma Recens, Asteris Radix et Rhizoma, Farfarae Flos, Belamcandae Rhizoma, Asari Radix et Rhizoma, Dioscoreae Rhizoma, Aurantii Fructus Immaturus, Citri Reticulatae Pericarpium et Pogostemonis Herbal. La combinaison de la médecine traditionnelle chinoise et des médicaments chimiques peut donner de meilleurs résultats, mais il vaut mieux que les pharmacologues séparent les ingrédients pharmaceutiques actifs et identifient les cibles explicites. Les composés extraits de A. annua, L. radiate, P. lingua et L aggregate ont été identifiés pour montrer un effet antiviral contre le SRAS-CoV qui ; mais il faudra peut-être les tester pour le SRAS-Covid-2. Les composés de l’Houttuynia cordata contribuent à l’efficacité antivirale supérieure de la fraction EA qui est dépourvue de cytotoxicité in vitro et de toxicité aiguë in vivo, et elle a un grand potentiel pour le développement d’agents antiviraux contre l’infection par le coronavirus ; en outre, trois de ses flavonoïdes constitutifs contre le coronavirus murin sont la quercétine, l’auercitrine et la ruitn. Radix astragali (Huangqi), Glycrrihizae Radix Et Rhizoma (Ganacao), Radix saposhnikoviae (Fangfen), Rhizoma Atractylodis Macrocephalae (Baizhu), Lonicerae Japonicae Flos (Jinyinhua), Fructus forsythia (Lianqiao), Atractylodis Rhizoma (Cangzhu), Radix platycodonis (Jiegeng), Pogostemonis Herba (Huoxiang), Cyrtomium fortune J. Sm. (Guanzhong), Perillae Folium (Zisuye), Rhizoma phragmitis (Lugen), Glehniae Radix (Shashen), Citri Reticulatae Pericarpium (Chenpi), Ophiopogonis Radix (Maidong), Eupatorii Herba (Peilan), Folium isatidis (Banlangen), Coicis Semen (Yiyiren), et Folium mori (Sangye) sont les herbes les plus courantes dans les formules préventives du COVID-19. Certains constituants chimiques importants des herbes traditionnelles qui peuvent être pris en compte dans la lutte contre le COVID-10 sont l’acide bétulinique, la coumaroyltyramine, la cryptotanshinone, la desméthoxyreserpine, l’acide dihomo-γ-linolénique, la dihydrotanshinone I, le kaempférol, la lignane, le moupinamide, la N-cis-feruloyltyramine, la quercétine, le sugiol et la tanshinone IIa. Les formules à base de plantes les plus importantes pour COVID-19 étaient la formule à base de Shen Fu Tang avec la pilule Su He Xiang ou la pilule Angong Niuhuang au stade sévère et la formule combinée de Xiang Sha Liu Junzi Tang et la pilule Li Zhong au stade de la guérison ; en outre, la pilule Angong Niuhuang, Zhi Bao Dan, Zi Xue San et la pilule Su He Xiang étaient les seules prescriptions qui n’étaient pas requises sous forme de décoction et qui n’étaient prescrites qu’au stade sévère. Les plantes médicinales traditionnelles chinoises peuvent être considérées comme une clé importante dans la gestion des maladies infectieuses nouvelles et émergentes.

Résumé publié

Chinese herbs and plants have been used as traditional medicine, immune system booster for human being for thousands of years in China and other parts of Asia. Seven coronaviruses are known to infect humans, three of them are serious which are SARS (severe acute respiratory syndrome), MERS (Middle East respiratory syndrome), and SARS-CoV-2 (Covid-19). In this minireview article, we have mentioned the key role some of the most important plants with antiviral activities and herbs against SARS and SARS-CoV-2 on the basis of traditional Chinese medicine.

Siukan Law, Albert Wingnang Leung, Chuanshan Xu
Is the traditional Chinese herb “Artemisia annua” possible to fight against COVID-19 ?
Letter to the Editor of the review Integrative Medicine Research
Integrative Medicine Research. 2020 Sep ;9(3):100474. doi : 10.1016/j.imr.2020.100474. Epub 2020 Jul 15. PMID : 32742919 ; PMCID : PMC7362865.

Traduction de la lettre à l’éditeur de la revue Integrative Medicine Research

L’artémisinine est un produit naturel dérivé de la plante médicinale traditionnelle Artemisia annua (qinghao). Elle est également connue sous le nom de « Qinghaosu » et de « Sweet wormwood » en Chine et dans les pays africains respectivement. Qinghao est mentionné dans « Les recettes pour 52 sortes de maladies » sous la dynastie des Han de l’Ouest (168 av. J.-C.) ; il est mentionné comme une plante médicinale traditionnelle anti-inflammatoire dans le Shennong Ben-caojing. Pendant cette période, Ge Hong en 341 AD a enregistré les propriétés anti-fébrile de "Qinghao" dans zhou hou bei ji fang. La plante a été utilisé comme antipaludéen depuis le ben cao gan mu écrit par Li Shizen dans wen bing tiao bian.
L’artémisinine est le composant bioactif le plus important d’Artemisia annua. La structure chimique de l’artémisinine est une lactone quiterpénique contenant un pont endoperoxyde inhabituel avec des formules chimiques C15H22O5 et un poids moléculaire de 282,332 g/mol. Ce pont endoperoxyde inhabituel est la clé de son mécanisme d’action. Cependant, l’artémisinine présente certaines limitations telles qu’une insolubilité dans l’eau et une biodisponibilité médiocres, ce qui explique le développement de divers dérivés semi-synthétiques, notamment la dihy-droartémisinine, l’artéméther et l’artésunate, qui présentent une plus grande puissance, une meilleure solubilité dans l’eau et une stabilité métabolique et hydrolytique favorable.
Par le passé, l’artémisinine et ses dérivés semi-synthétiques ont été utilisés pour le traitement de la fièvre et du paludisme à Plasmodium falciparum. Ils agissent comme un excellent agent anti-infectieux et antipaludique. Les thérapies combinées à base d’artémisinine (ACT) luttent contre les infections et la fièvre paludéenne et ont été reconnues par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2001. Aujourd’hui, de nombreux chercheurs continuent à étudier l’effet de l’artémisinine et de ses analogues sur les parasites Plasmodium en modifiant la structure des peroxydes, des éthers et des ozonides de l’artémisinine. Cela permet d’améliorer le taux d’élimination des parasites du plasmodium dans les modèles in vitro et in vivo et d’obtenir une réponse clinique plus rapide chez l’homme.
En 2003, Li et al. ont indiqué que l’artémisinine était l’un des candidats au traitement du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV) dans le cadre d’un dépistage CPE/MTS sur cellules Vero. Elle a inhibé la réplication du coronavirus et a montré une activité antivirale contre le SRAS-CoV avec 34. Elle a inhibé la réplication du coronavirus et a montré une activité antivirale contre le SRAS-CoV avec une concentration d’effet de 50 % (EC50) de 34,5 ± 2,6 g/mL, une valeur CC50 de 1053,0 ± 92,8 g/mL dans le test de cytotoxicité et un indice de sélectivité (SI) supérieur à 31, ce qui montre que l’artémisinine pourrait être développée comme médicament contre le coronavirus.4
Récemment, la maladie à coronavirus-2019 (COVID-19) s’est répandue dans le monde entier. Le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) est la souche virale qui sert d’agent causal. Il s’agit d’un virus à ARN simple brin positif, également appelé bêtacoronavirus, qui provoque souvent des rhumes et d’autres infections légères des voies respiratoires supérieures dans le corps humain. C’est le plus mortel car il incorpore un site de clivage polybasique qui augmente sa pathogénicité et son taux de transmission est beaucoup plus élevé que celui des autres coronavirus.
Actuellement, il n’existe pas de traitement efficace contre le COVID-19, comme les vaccins. L’herbe traditionnelle chinoise "Artemisia annua" pourrait être un bon choix car le coronavirus du syndrome respiratoire aigu 2 (SARS-CoV-2) est extrêmement similaire au coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV) en 2003. Le mécanisme pharmacologique de l’Artemisia annua a principalement inhibé l’activité enzymatique de la CLPro (chymotrypsin-like protease) qui est une enzyme produite par le SARS-CoV-2 pendant l’infection par le COVID-19. On s’attend à ce qu’il améliore l’épuisement de l’immunité adaptative et la modulation de la réponse inflammatoire en régulant la production de cytokines pro-inflammatoires telles que la prostaglandine E2 (PGE2), l’IL-6, l’IL-10 et le TNF alpha. La genèse du CD4, du CD8 et de l’interféron-gamma serait augmentée lors d’une combinaison des minéraux et des biomolécules. Le principe est le même que celui des thérapies combinées à base d’artémisinine (ACT) et a été développé précédemment en 2003.5
En conclusion, la plante médicinale traditionnelle chinoise Artemisia annua peut combattre le COVID-19. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour étayer les preuves de son innocuité et de son efficacité dans la lutte contre le COVID-19.

Dr Catherine Poisson-Benatouil
Action de l’Artemisia annua sur l’immunité adaptative dans les infections COVID-19
Note de synthèse n° 1. Maison de l’Artemisia

Résumé

Les médicaments antiviraux à base de plantes ont été déjà utilisés lors de nombreuses épidémies, notamment lors les deux précédentes flambées de coronavirus - MERS-CoV en 2012, SRAS-CoV en 2013 - ou lors des épidémies saisonnières causées par les virus de la grippe ou de la dengue. Dans l’infection au Coronavirus (COVID-19), l’immunité adaptative cellulaire est essentiellement mise à contribution, en particulier les lymphocytes CD8 et les CD4 qui stimulent les lymphocytes B responsables de la production d’anticorps dirigés contre le Coronavirus. Par ailleurs, il existe un cyclone cytokinique chez les patients infectés par le COVID-19 responsable d’une réponse inflammatoire majeure et de leur état clinique évolutif très sévère. L’augmentation de l’Interleukine 10 et du TNF alpha réduit le nombre de CD4, provoque un épuisement fonctionnel des cellules de l’immunité et induit, sur leur site d’action (foie, endothélium vasculaire) un emballement de la production et de l’action des protéines de l’inflammation à l’origine de l’aggravation secondaire des patients COVID-19. L’Artemisia annua a une activité antivirale reconnue (anti HSV1, Poliovirus, VSR, antivirus de l’hépatite C, virus de la dengue de type 2, hanta virus, le cytomegalovirus humain) et anti VIH in vitro grâce aux Flavonoïdes, à la quercétine et aux acides dicaffeoyliquiniques qu’elle contient. Ces molécules ont montré qu’elles inhibent l’activité enzymatique de la chymotrypsine like protéase (CLPro). Cet enzyme est présent sur par le SARS-CoV2. L’action antivirale de l’Artemisia annua, qui s’effectue par la stimulation de l’immunité adaptative, la régulation de la production des cytokines pro-inflammatoires, Prostaglandine E2 (PGE2), IL-6, IL-10, TNF alpha et l’augmentation de la genèse des CD4 , des CD8 et de l’interféron gamma, fait intervenir de nombreux minéraux et biomolécules : les propriétés des flavonoïdes, polyphénols, triterpènes, des stérols, saponines, polysaccharides, artémisinine et ses dérivés, la concentration en zinc, gallium et sélénium dans la plante joue un rôle dans la réponse immunitaire, antivirale, antioxydante et anti-inflammatoire. La plante est, in fine, riche en Vitamine A et E dont l’une, en supplémentation, est reconnue pour réduire la morbidité et la mortalité dans les infections virales, VIH entre autres, et l’autre est un puissant antioxydant. C’est donc l’ensemble de ces biomolécules et la prise de l’Artemisia annua dans son totum qui pourrait améliorer l’immunité adaptative épuisée et moduler l’emballement de la réponse inflammatoire au cours de l’infection au COVID-19, comme cette plante en a déjà fait la preuve dans d’autres infections virales et parasitaires graves.

Dr Catherine Poisson-Benatouil
Protéase sérique transmembranaire et activité anti-Récepteur Androgénique de l’Artemisia annua : une autre possibilité thérapeutique pour l’infection au COVID-19
Note de synthèse n° 2. Maison de l’Artemisia, Avril 2020

Résumé publié

En 2011 déjà pour le SARSCOV 3, comme pour le virus Inflenzae, il était remarqué que lorsqu’une cellule cible exprimait à sa surface deux récepteurs (comme le pneumocyte de type 2), d’une part le récepteur de l’Enzyme de Conversion de l’Angiotensine de type 2 (ACE2) et d’autre part la Protéase Sérique transmembranaire TMPRSS2 (TMPRSS2), elle était davantage susceptible d’être infectée. L’expression membranaire de la TMPRSS2, est connue à ce jour, dans la littérature, pour être stimulée par l’expression des Récepteurs Androgéniques (RA) à la surface des cellules. Les RA s’expriment par la stimulation des androgènes (A). Pour le SARS COV2, il a été démontré que son entrée cellulaire était bloquée par un inhibiteur spécifique de la protéase TMPRSS2. La première étape à franchir, pour la pénétration cellulaire, est donc l’activation par les RA de l’expression de la TMPRSS2 à la surface membranaire des cellules cibles susceptibles de posséder les deux récepteurs, ACE2 et TMPRSS2. Sur la protéase exprimée se fait l’amorçage initiale de la protéine S, péplomère saillant du virus SARSCOV2. Ensuite, l’amorçage terminé, la protéase sérique peut provoquer le clivage du récepteur ACE2 présent et ainsi augmenter l’entrée du virus dans la cellule. L’expression par les androgènes des RA et par conséquence de la TMPRSS2 est connue dans les cellules du cancer de la prostate. Cette chaîne d’activation est décrite particulièrement dans les cellules tumorales et métastatiques ces cancers résistants à l’hormonothérapie. L’Artémisinine, ses dérivés, présents dans l’Artémisia Annua ont prouvé leur efficacité sur l’inhibition de la croissance des cellules tumorales et métastatiques du cancer de la prostate, in vitro, in vivo et chez l’homme cliniquement. Leur action passe par la diminution de l’expression des RA et subséquemment par celle de la TMPRSS2 impliquée dans la diffusion de messages cellulaires biochimiques stimulant l’apparition des cellules tumorales et métastatiques de la prostate. Si l’Artémisinine, ses dérivés de l’Artémisia Annua ont cette capacité inhibitrice via les RA sur la TPMRSS2 dans le cancer de la prostate, elles pourraient de même l’avoir sur les cellules infectées par le SARS COV2 et ainsi inhiber l’amorçage initiale de la protéine S virale première clé de la stimulation du récepteur ACE2 et de la pénétration virale intracellulaire.

Dr Catherine Poisson-Benatouil
Artemisia Annua, EMMPRIN, CYP A, PAK 1 et les métalloprotéases
Note de synthèse n° 3, Maison de l’Artemisia

Résumé publié

Au cours de la COVID 19, après la pénétration virale initiale, via la TMPRSS2 (protéase sérique) qui déclenche l’activation du récepteur ACE2 (récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2), le virus entre dans la cellule puis, au cours de sa maturation et pénétration intracytoplasmique, il exprime la Cyclophilline A (CyPA). Celle-ci déclenche l’expression extra-membranaire de la basigine ou CD147 ou EMMPRIN et son activation intracytoplasmique. La basigine agit de manière intra et extra-membranaire avec de nombreuses protéines. Une troisième molécule la Sérine /thréonine kinase (PAK1) dont l’expression est proportionnelle à celle de l’activation du récepteur ACE2 participe au processus pathologique viral.

L’activation de ces molécules qui agissent à l’extérieur et dans la cellule, est à l’origine d’un cyclone cytokinique et de l’amplification de la réaction inflammatoire de l’organisme via une activité chimiotactique intense entraînant l’activité et la circulation des leucocytes et des macrophages et enfin une induction des métalloprotéases (MMP) dont les inhibiteurs sont submergés dans cet état pathologique. À cela s’ajoute une sidération de la fonction lymphocytaire.Retour ligne automatique

Tous les signes cliniques qui résultent de cette réaction inflammatoire non contrôlée post invasive et de l’activation des métalloprotéases et des cytokines apparaissent chez le patient après quelques jours. En même temps, les récepteurs étant activés, la réplication virale se poursuit.

Artemisia annua peut enrayer ce cycle de réaction pathologique en agissant efficacement sur plusieurs cibles notamment le récepteur TMPRSS2, en inhibant son expression via les récepteurs androgéniques et donc la cascade d’activation de l’EMMPRIN et ses conséquences. Certaines biomolécules de l’Artemisia annua (artémisinine, et dérives, flavonoïdes, sesquiterpènes, polyphénols, quercétine) sont aussi des anti-inducteurs de métalloprotéases. Cette propriété a surtout été exploitée lors de traitement anticancéreux, pathologies où intervient aussi l’expression des métalloprotéases. Enfin l’artémisinine et ses dérivés sont des inhibiteurs naturels de la PAK1.

Cao R, Hu H, Li Y, Wang X, Xu M, Liu J, et al.
Anti-SARS-CoV-2 potential of artemisinins in vitro
ACS Infect Dis 2020 ; 6(9) : 2524–31.

Etude in vitro

Compte tenu du potentiel antiviral à large spectre des des dérivés de l’artémisinine, Cao R et al. ont souhaité savoir si elles peuvent être utilisées pour combattre le COVID-19. Les chercheurs ont évalué systématiquement les activités anti-SARS-CoV-2 de neuf composés apparentés à l’artémisinine in vitro et réalisé un test de temps d’ajout de médicament pour explorer leur mode d’action antiviral. Enfin, un modèle de prédiction pharmacocinétique a été établi pour prévoir le potentiel thérapeutique des composés sélectionnés contre le COVID-19. L’arteannuin B a montré le potentiel anti-SARS-CoV-2 le plus élevé avec une CE50 de 10,28 ± 1,12 μM. L’artésunate et la dihydroartémisinine ont montré des valeurs d’EC50 similaires de 12,98 ± 5,30 μM et 13,31 ± 1,24 μM, respectivement, qui pourraient être cliniquement atteintes dans le plasma après administration intraveineuse. De manière intéressante, bien qu’une EC50 de 23,17 ± 3,22 μM ne soit pas proéminente parmi les composés testés, la luméfantrine a montré une promesse thérapeutique en raison des concentrations élevées du médicament dans le plasma et les poumons après plusieurs administrations. Une analyse plus approfondie du mode d’action a révélé que l’arteannuin B et la luméfantrine agissaient à l’étape de post-entrée de l’infection par le SRAS-CoV-2. Cette recherche met en évidence le potentiel anti-SARS-CoV-2 des artémisinines et fournit des candidats de premier plan pour la recherche et le développement de médicaments anti-SARS-CoV-2.

Résumé publié

The discovery of novel drug candidates with anti-severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) potential is critical for the control of the global COVID-19 pandemic. Artemisinin, an old antimalarial drug derived from Chinese herbs, has saved millions of lives. Artemisinins are a cluster of artemisinin-related drugs developed for the treatment of malaria and have been reported to have multiple pharmacological activities, including anticancer, antiviral, and immune modulation. Considering the reported broad-spectrum antiviral potential of artemisinins, researchers are interested in whether they could be used to combat COVID-19. We systematically evaluated the anti-SARS-CoV-2 activities of nine artemisinin-related compounds in vitro and carried out a time-of-drug-addition assay to explore their antiviral mode of action. Finally, a pharmacokinetic prediction model was established to predict the therapeutic potential of selected compounds against COVID-19. Arteannuin B showed the highest anti-SARS-CoV-2 potential with an EC50 of 10.28 ± 1.12 μM. Artesunate and dihydroartemisinin showed similar EC50 values of 12.98 ± 5.30 μM and 13.31 ± 1.24 μM, respectively, which could be clinically achieved in plasma after intravenous administration. Interestingly, although an EC50 of 23.17 ± 3.22 μM was not prominent among the tested compounds, lumefantrine showed therapeutic promise due to high plasma and lung drug concentrations after multiple dosing. Further mode of action analysis revealed that arteannuin B and lumefantrine acted at the post-entry step of SARS-CoV-2 infection. This research highlights the anti-SARS-CoV-2 potential of artemisinins and provides leading candidates for anti-SARS-CoV-2 drug research and development.

Keywords : COVID-19 ; SARS-CoV-2 ; antiviral drug ; artemisinin ; drug repurposing.

Matthew R Desrosiers, Alexis Mittelman, Pamela J Weathers
« Dried Leaf Artemisia Annua Improves Bioavailability of Artemisinin »2020 via Cytochrome P450 Inhibition and Enhances Artemisinin Efficacy Downstream
Biomolecules. 2020 Feb 7 ;10(2):254.

Étude in vivo

Matthew R Desrosiers, Alexis Mittelman et Pamela J Weathers ont utilisé des microsomes hépatiques humains et des rats pour comparer le métabolisme hépatique, la distribution tissulaire et l’atténuation de l’inflammation par les feuilles séchées d’Artemisia annua et l’artémisinine pure. Pour les essais microsomes de foie humain, des extraits, des infusions et des produits phytochimiques de feuilles séchées d’Artemisia annua ont été testés et les valeurs de concentration inhibitrice médiane (IC50) pour CYP2B6 et CYP3A4 ont été mesurées. Pour les études de distribution tissulaire, l’artémisinine ou les feuilles séchées d’Artemisia annua ont été administrées par voie orale à des rats, les tissus ont été récoltés à 1 heure, et le sang, l’urine et les fèces ont été analysés pendant 8 heures ; tous ont été analysés pour l’artémisinine et la désoxyartémisinine par GC-MS. Pour l’inflammation, les rats ont reçu une injection intrapéritonéale d’eau ou de lipopolysaccharide (LPS) et 70 mg/kg d’artémisinine orale sous forme de médicament pur ou de feuilles séchées d’Artemisia annua. Le sérum a été recueilli pendant 8 heures et analysé par ELISA pour le TNF-α, l’IL-6 et l’IL-10. L’artémisinine délivrée par les feuilles séchées d’Artemisia annua s’est distribuée dans les tissus à des concentrations plus élevées in vivo, mais son élimination est restée pratiquement inchangée. Cela semble être dû à l’inhibition du métabolisme de premier passage par les composés phytochimiques des feuilles séchées d’Artemisia annua, comme l’ont démontré les essais microsomes hépatiques des extraits de feuilles séchées d’Artemisia annua, des infusions et des composés phytochimiques. Les feuilles séchées d’Artemisia annua ont été plus efficace que l’artémisinine chez les hommes pour atténuer la production de cytokines pro-inflammatoires ; les données étaient moins concluantes chez les femmes. Ces résultats suggèrent que la consommation orale d’artémisinine sous forme de feuilles séchées d’Artemisia annua améliore la biodisponibilité et la puissance anti-inflammatoire de l’artémisinine.

Résumé publié

Artemisia annua L. and artemisinin, have been used for millennia to treat malaria. We used human liver microsomes (HLM) and rats to compare hepatic metabolism, tissue distribution, and inflammation attenuation by dried leaves of A. annua (DLA) and pure artemisinin. For HLM assays, extracts, teas, and phytochemicals from DLA were tested and IC50 values for CYP2B6 and CYP3A4 were measured. For tissue distribution studies, artemisinin or DLA was orally delivered to rats, tissues harvested at 1 h, and blood, urine and feces over 8 h ; all were analyzed for artemisinin and deoxyartemisinin by GC-MS. For inflammation, rats received an intraperitoneal injection of water or lipopolysaccharide (LPS) and 70 mg/kg oral artemisinin as pure drug or DLA. Serum was collected over 8 h and analyzed by ELISA for TNF-α, IL-6, and IL-10. DLA-delivered artemisinin distributed to tissues in higher concentrations in vivo, but elimination remained mostly unchanged. This seemed to be due to inhibition of first-pass metabolism by DLA phytochemicals, as demonstrated by HLM assays of DLA extracts, teas and phytochemicals. DLA was more effective than artemisinin in males at attenuating proinflammatory cytokine production ; the data were less conclusive in females. These results suggest that the oral consumption of artemisinin as DLA enhances the bioavailability and anti-inflammatory potency of artemisinin.

Keywords : Artemisia annua ; artemisinin ; cytochrome P450 inhibition ; inflammation ; tissue distribution.

Dr Catherine Poisson-Benatouil, Jean-Luc Galabert
Évaluer le potentiel de l’Artemisia annua dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Justification scientifique de la recherche

Document présentant les arguments scientifiques justifiant la mise œuvre d’essais cliniques de l’Artemisia annua dans le cadre de la lutte contre la CoVid-19

Résumé publié

Au cours de l’infection au SARS-CoV-2, qui est une maladie respiratoire très contagieuse, 14 % des patients développeront une maladie grave qui nécessitera une hospitalisation et une oxygénation et 5 % d’entre eux seront transférés en réanimation. Le taux de mortalité varie d’un pays à l’autre et est relié aux possibilités de dépistage et aux moyens médicaux dont dispose le pays. Il existe un besoin urgent de traitements qui pourraient être efficaces dès le début des symptômes afin d’éviter le transfert des patients en soins intensifs où le taux de mortalité est très élevé. Le SARS-CoV-2 appartient à la famille des betacoronavirus. Le virus pénètre dans les cellules hôtes de l’organisme où sont retrouvés ensemble les deux récepteurs ACE2 (récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2) et la protéase sérique (TMPRSS2).

Après la pénétration virale initiale, via la TMPRSS2 qui déclenche l’activation du récepteur ACE2, le virus entre dans la cellule puis, au cours de sa maturation et pénétration intracytoplasmique, il exprime la CyPA (Cyclophiline A). Celle-ci déclenche l’expression extra-membranaire de la basigine ou CD147 ou EMMPRIN et son activation intracytoplasmique. Le CD147 agit en intra- et extra-membranaire avec de nombreuses protéines. Une troisième molécule la sérine/thréonine kinase (PAK1) dont l’expression est proportionnelle à celle de l’activation du récepteur ACE2 participe au processus pathologique viral.

L’activation de ces molécules qui agissent à l’extérieur et dans la cellule, est à l’origine d’un cyclone cytokinique et de l’amplification de la réaction inflammatoire de l’organisme via une activité chimiotactique intense entraînant l’activité et la circulation des leucocytes et des macrophages et enfin une induction des métalloprotéases (MMP) dont les inhibiteurs sont submergés dans cet état pathologique. A cela s’ajoute une sidération de la fonction lymphocytaire.
Tous les signes cliniques qui résultent de cette réaction inflammatoire non contrôlée post invasive et de l’activation des métalloprotéases apparaissent chez le patient après quelques jours et sont responsables de sa détresse respiratoire aiguë et de ses conséquences. En même temps, les récepteurs étant activés la réplication virale se poursuit.

Artemisia annua a une action antivirale connue contre le cytomégalovirus humain, le virus herpes de type 1, le virus d’Epstein Barr, le virus de l’hépatite C, de la dengue et certaines souches de l’HIV-1. Enfin elle a été testée avec succès lors de l’épidémie du SARS-CoV en 2003 chez des patients recevant la médecine traditionnelle chinoise en complément de la médecine conventionnelle.

Dans ce contexte, les composés de l’Artemisia annua sont susceptibles d’induire une baisse de l’expression des protéines ACE2 et TMPRSS2 via l’altération de la voie aux androgènes ainsi que de la protéine CD147. Les biomolécules de l’Artemisia annua sont aussi des inhibiteurs des métalloprotéases et de la PAK1. En ciblant ces 5 protéines membranaires ou intracytoplasmiques clés de l’entrée et de l’invasion de SARS-CoV-2 dans les cellules hôtes, Artemisia annua peut ralentir le développement de l’infection dans l’organisme humain et donc freiner l’aggravation des symptômes de la COVID-19. Nous proposons de tester l’efficacité et la sécurité de la décoction d’Artemisia annua administrée pendant 14 jours aux patients infectés par le SARS-CoV-2 à formes légères ou modérées dans un essai clinique de phase II, randomisé et contrôlé (Standard of Care) qui sera réalisé en ouvert.

Du fait des habitus culturels, les populations africains recourent souvent à la pharmacopée traditionnelle à base de plante. Celle-ci apparaît comme une modalité thérapeutique essentielle et pertinente dès lors que les conditions de contrôle des pratiques valident leurs efficience et leur innocuité. La confirmation du potentiel anti-viral, immunomodulateur et immunostimulant d’Artemisia annua , dans le cas spécifique du COVID-19, et la validation de la capacité de de l’extrait de cette plante à enrayer le cycle pathologique du SARS-CoV-2 permettraient de proposer en Afrique notamment un « médicament traditionnel amélioré » standardisé dont la matière première est déjà, ou pourrait être, cultivée localement et rendue disponible à un moindre coût.

Paulin M. Kapepula, Jimmy K. Kabengele, Micheline Kingombe, Françoise Van Bambeke, Paul M. Tulkens, Antoine Sadiki Kishabongo, Eric Decloedt, Adam Zumla, Simon Tiberi, Fatima Suleman, Lèon Tshilolo, Jean-Jacques Muyembe-Tam Fum, Alimuddin Zumla,† and Jean B. Nachega
Artemisia Spp. Derivatives for COVID-19 Treatment : Anecdotal Use, Political Hype, Treatment Potential, Challenges, and Road Map to Randomized Clinical Trials
American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, 103(3), 2020, pp. 960–964 doi:10.4269/ajtmh.20-0820

Revue

Témoins de l’utilisation de médicaments à base de plantes, y compris d’extraits d’Artemisia spp., dans des pays à faible revenu, et d’allégations de leur efficacité qui ne sont pas fondées sur des preuves, avec la controverse politique qui s’ensuit, les auteurs de cet article soulignent le besoin urgent de poursuivre les recherches sur les composés à base de plantes afin d’évaluer l’efficacité par des essais cliniques randomisés et, lorsque des composés efficaces sont identifiés, d’établir les principes actifs, de développer des formulations et des dosages, et de définir la pharmacocinétique, la toxicologie et la sécurité pour permettre le développement de médicaments.
Après avoir passés en revue les composés bioactifs, les effets pharmacologiques et immunologiques et les utilisations traditionnelles des dérivés de l’Artemisia spp., les auteurs discutent des défis et des controverses entourant les efforts actuels et la feuille de route scientifique pour les faire progresser dans l’objectif de prévenir ou de traiter le COVID-19.

Résumé publié

The world is currently facing a novel COVID-19 pandemic caused by SARS-CoV-2 that, as of July 12, 2020, has caused a reported 12,322,395 cases and 556,335 deaths. To date, only two treatments, remdesivir and dexamethasone, have demonstrated clinical efficacy through randomized controlled trials (RCTs) in seriously ill patients. The search for new or repurposed drugs for treatment of COVID-19 continues. We have witnessed anecdotal use of herbal medicines, including Artemisia spp. extracts, in low-income countries, and exaggerated claims of their efficacies that are not evidence based, with subsequent political controversy. These events highlight the urgent need for further research on herbal compounds to evaluate efficacy through RCTs, and, when efficacious compounds are identified, to establish the active ingredients, develop formulations and dosing, and define pharmacokinetics, toxicology, and safety to enable drug development. Derivatives from the herb Artemisia annua have been used as traditional medicine over centuries for the treatment of fevers, malaria, and respiratory tract infections. We review the bioactive compounds, pharmacological and immunological effects, and traditional uses for Artemisia spp. derivatives, and discuss the challenges and controversies surrounding current efforts and the scientific road map to advance them to prevent or treat COVID-19.

Sehailia M, Chemat S.
Antimalarial-agent artemisinin and derivatives portray more potent binding to Lys353 and Lys31-binding hotspots of SARS-CoV-2 spike protein than hydroxychloroquine : potential repurposing of artenimol for COVID-19.
J Biomol Struct Dyn 2020 ; 1–11. doi : 10.1080/07391102.2020.1796809.

Étude in vitro

Dans cet article, Sehailia M, Chemat S. affirment démontrer comment l’hydroxychloroquine peut agir comme un bon inhibiteur du domaine de liaison des récepteurs de la protéine Spike du SRAS-CoV-2 en utilisant des études de docking moléculaire. Ils dévoilent également comment l’hydroxychloroquine peut empêcher la Lys353 de hACE2 d’interagir avec le point chaud de liaison correspondant présent sur la protéine Spike. Un criblage plus poussé de l’artémisinine et des composés dérivés a produit un meilleur score de docking Vina que l’hydroxychloroquine (-7,1 kcal mol-1 pour l’acide artélinique contre -5,5 kcal mol-1 pour l’hydroxychloroquine). Les auteurs exposent que l’artésunate, l’artémisinine et l’arténimol ont montré deux modes d’interaction avec les points chauds de liaison Lys353 et Lys31 de la protéine Spike. Une analyse de dynamique moléculaire a confirmé que les complexes formés sont capables d’interagir et de rester stables dans le site actif de leurs cibles respectives. Étant donné que ces molécules sont des antiviraux efficaces avec d’excellents antécédents de sécurité chez l’homme contre diverses affections, nous recommandons leur réadaptation potentielle pour le traitement des patients atteints du SRAS-CoV-2 après des études cliniques réussies. En outre, un protocole d’extraction de l’artémisinine d’Artemisia annua L. est proposé afin de répondre à la demande mondiale urgente potentielle. Avec la permission de Ramaswamy H. Sarma Mots-clés : SARS-CoV-2, COVID-19, protéine de pointe, hACE2, antiviral, hydroxychloroquine, artémisinine.

Résumé publié

Medicinal herbs have proved along history to be a source of multiple cures. In this paper, we demonstrate how hydroxychloroquine can act as a good inhibitor of SARS-CoV-2 Spike protein receptor-binding-domain using molecular docking studies. We also unveil how hydroxychloroquine can interfere in the prevention of Lys353 in hACE2 from interacting with the corresponding binding hotspot present on the Spike protein. Further screening of artemisinin & derived compounds produced better Vina docking score than hydroxychloroquine (-7.1 kcal mol−1 for artelinic acid vs. −5.5 kcal mol−1 for hydroxychloroquine). Artesunate, artemisinin and artenimol, showed two mode of interactions with Lys353 and Lys31 binding hotspots of the Spike protein. Molecular dynamics analysis confirmed that the formed complexes are able to interact and remain stable in the active site of their respective targets. Given that these molecules are effective antivirals with excellent safety track records in humans against various ailment, we recommend their potential repurposing for the treatment of SARS-CoV-2 patients after successful clinical studies. In addition, an extraction protocol for artemisinin from Artemisia annua L. is proposed in order to cope with the potential urgent global demand. Communicated by Ramaswamy H. Sarma Keywords : SARS-CoV-2, COVID-19, spike protein, hACE2, antiviral, hydroxychloroquine, artemisinin

Keywords : SARS-CoV-2, COVID-19, spike protein, hACE2, antiviral, hydroxychloroquine, artemisinin

Ruolan Dong, Xinyu Xiong, Guang Chen
Discuss about the application of Artemisia annua prescriptions in the treatment of COVID-19
TMR Modern Herbal Medicine, Aug 2020, Vol.3, no.3, 1

Revue

Les applications de la médecine traditionnelle chinoise ont joué un rôle important dans le traitement des épidémies de la maladie à coronavirus COVID-19), qui est désormais répandue dans le monde entier. L’exploration des mécanismes des prescriptions composées de la médecine traditionnelle chinoise pourrait être difficile, mais les études pharmacologiques sur l’élucidation des composants efficaces de cette médecine pourraient servir de base expérimentale à l’application des prescriptions composées de la médecine traditionnelle chinoise dans le traitement du COVID-19. Les prescriptions de Qinghao (Artemisia annua) ont un effet significatif contre la pneumonie.
« L’effet d’élimination de l’humidité et de la chaleur », des prescriptions d’Artemisia annua a eu de bons résultats dans le traitement des patients atteints de la nouvelle pneumonie à coronavirus. L’exploration du mécanisme possible des prescriptions d’Artemisia annua dans le traitement de la nouvelle pneumonie à coronavirus est propice à la popularisation de cette prescription et a une valeur clinique importante. Cette revue discute du mécanisme possible des prescriptions d’Artemisia annua en comparant l’effet protecteur similaire de l’artémisinine et de la chloroquine dans les maladies épidémiques.
Partageant des similitudes pharmacologiques avec l’artémisinine, la chloroquine s’est avérée efficace pour inhiber le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-Cov-2), tant in vitro que dans la pratique. Dans ce contexte, les auteurs discutent de l’application des prescriptions d’Artemisia annua contre le COVID-19 ainsi que de l’effet antiviral de la chloroquine.
Sur la base des effets antiviraux et anti-inflammatoires de l’artémisinine et de ses dérivés, les auteurs considèrent que les prescriptions d’Artemisia annua sont prometteuses comme traitement des maladies infectieuses. Ils précisent que d’autres expériences in vitro doivent être menées pour fournir davantage de données, sur l’influence des prescriptions d’Artemisia annua sur l’expression des facteurs inflammatoires et les lésions pulmonaires dans les maladies infectieuses aiguës.

Résumé publié

The applications of traditional Chinese medicine (TCM) have been playing an important role in treating the epidemics of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19), which is now prevalent all over the world. Exploring the mechanisms of TCM compound prescriptions might be difficult though, pharmacological studies on elucidating the effective components of TCM could serve as the experimental basis in the application of TCM compound prescription in treating COVID-19. As the critical active ingredients of Qinghao (Artemisia annua), artemisinin was initially used as antimalaria drug. Artemisia annua prescriptions take significant effect against pneumonia. Sharing similarities in pharmacology with artemisinin, chloroquine has been confirmed effective in inhibiting Severe Acute Respiratory Syndrome coronavirus 2 (SARS-Cov-2) both in vitro and practically. In this context, we discussed the application of Artemisia annua prescriptions against COVID-19 along with the antiviral effect of chloroquine.

Keywords : COVID-19, Chloroquine, Artemisinin, Artemisia annua

Andrea D. Fuzimoto, Ciro Isidoro
The antiviral and the coronavirus-host protein pathways inhibiting properties of herbs and natural compounds - Additional weapons in the fight against the COVID-19 pandemic ?
Journal of Traditional and Complementary Medicine 10 (2020) 405e419

Revue

Andrea D. Fuzimoto, Ciro Isidoro ont recensé les articles qui étudiaient les propriétés antivirales et les mécanismes d’action des plantes ou des composés naturels contre le coronavirus (CoV) du SRAS. Ils ont identifié quarante-trois articles pertinents et décompte général a donné 450 herbes et composés naturels ayant des propriétés antivirales contre le SARS-CoV et les virus apparentés. Trente et un articles ont mis en évidence les mécanismes d’action des substances naturelles capables de s’opposer au coronavirus. Les recherches sur un large éventail de plates et composés naturels ont également montré une inhibition puissante et significative des voies protéiques du CoV-hôte responsables des différentes phases de la réplication virale, ciblant spécifiquement 3CLPRO, PLPRO, RdRp, la protéine hélicase, la protéine S, la protéine N, la protéine 3a, la cathepsine L, Nsp1, Nsp3c, et ORF7a, et l’interaction protéine S/ACE-2.
Les auteurs concluent que les plantes et composés naturels ayant une activité antivirale et provoquant l’inhibition ou le blocage des voies de la protéine hôte du CoV sont des candidats thérapeutiques potentiels. L’homologie entre le SARSCoV- 1 et le SARS-CoV-2 est d’environ 80 %. Ainsi, des composés efficaces pour le premier seraient probablement bénéfiques pour le second, en fonction des similitudes entre les protéines cibles des deux virus. Nous fournissons ici les bases mécanistiques soutenant une approche intégrative qui inclut des composés naturels pour combattre les infections à coronavirus.

Résumé publié

Introduction : As of March 11th, 2020, the World Health Organization declared the COVID-19 outbreak a pandemic. Articles published after the SARS-CoV-1 (2002) epidemic suggest that the use of an herbaldrug integrative medical approach could have contributed to a lower fatality rate and a more rapid response in controlling the outbreak. Methods : Pubmed was searched for articles that investigated the antiviral properties and mechanisms of action of herbs or natural compounds against the SARS-coronavirus (CoV).

Results : Forty-three relevant papers were located. A general count rendered 450þ herbs and natural compounds with antiviral properties against the SARS-CoV and related viruses. From the 43 articles, thirty-one uncovered the mechanisms of action of the natural substances able to oppose the coronavirus. Discussion : A series of herbs and natural compounds demonstrated moderate to strong antiviral activity. Research on many herbs-natural compounds also showed potent and significant inhibition of CoV-host protein pathways responsible for different phases of viral replication specifically targeting 3CLPRO, PLPRO, RdRp, helicase protein, S protein, N protein, 3a protein, Cathepsin L, Nsp1, Nsp3c, and ORF7a, and the S protein/ACE-2 interaction. Conclusion : The herbs-natural compounds with antiviral activity and that caused inhibition/blockade of the CoV-host protein pathways are potential therapeutic candidates. The homology between the SARSCoV- 1 and SARS-CoV-2 is around 80%. Thus, effective herbs-compounds for the former would likely be beneficial for the latter also depending on target protein similarities between the viruses. Here we provide the mechanistic bases supporting an integrative approach that includes natural compounds to fight coronavirus infections.

Adhikari, Bikash ; Marasini, Bishnu P. ; Rayamajhee, Binod ; Bhattarai, Bibek Raj ; Lamichhane, Ganesh ; Khadayat, Karan ; Adhikari, Achyut ; Khanal, Santosh ; Parajuli, Niranjan
Potential roles of medicinal plants for the treatment of viral diseases focusing on COVID19 : A review
Phytotherapy Research (2020)

Revue

Adhikari Bikash et al ont passé en revue les rôles potentiels des plantes médicinales dans le traitement des maladies virales en se concentrant sur le COVID19. Ils exposent qu’un série de plantes ont ont montré un effet inhibiteur prometteur contre le coronavirus. Il s’agit des extraits bruts ou des composés purs isolés de plantes médicinales telles que Artemisia annua, Agastache rugosa, Astragalus membranaceus, Cassia alata, Ecklonia cava, Gymnema sylvestre, Glycyrrhizae uralensis, Houttuynia cordata, Lindera aggregata, Lycoris radiata, Mollugo cerviana, Polygonum multiflorum, Pyrrosia lingua, Saposhnikoviae divaricate, Tinospora cordifolia etc..
Plusieurs molécules, dont l’acétine, l’amentoflavone, l’allicine, la blancoxanthone, la curcumine, la daidzéine, la diosmine, l’épigallocatéchine-gallate, l’émodine, l’hespéridine, l’herbacétine, hirsuténone, iguestérine, jubanine G, kaempférol, lycorine, pectolinarine, phloroeckol, silvestrol, tanshinone I, taxifoline, rhoifoline, xanthoangelol E, zingerol, etc. isolés de plantes pourraient également être des candidats médicaments potentiels contre COVID-19. De plus, ils pourraient également montrer des effets inhibiteurs prometteurs contre les virus de la grippe-pseudo-grippe, le virus respiratoire syncytial, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).
In fine, 93 candidats médicaments antiviraux dérivé de plantes pourraient constituer un domaine de recherche potentiel pour la découverte de médicaments.

Résumé publié

The whole world is entangled by the coronavirus disease (COVID-19) pandemic caused by severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2), people are dying in thousands each day, and without an actual medication, it seems not possible for the bringing this global health crisis to a stop. Natural products have been in constant use since ancient times and are proven by time to be effective. Crude extract or pure compounds isolated from medicinal plants and/or herbs such as Artemisia annua, Agastache rugosa, Astragalus membranaceus, Cassia alata, Ecklonia cava, Gymnema sylvestre, Glycyrrhizae uralensis, Houttuynia cordata, Lindera aggregata, Lycoris radiata, Mollugo cerviana, Polygonum multiflorum, Pyrrosia lingua, Saposhnikoviae divaricate, Tinospora cordifolia etc. have shown promising inhibitory effect against coronavirus. Several molecules, including acacetin, amentoflavone, allicin, blancoxanthone, curcumin, daidzein, diosmin, epigallocatechin-gallate, emodin, hesperidin, herbacetin, hirsutenone, iguesterin, jubanine G, kaempferol, lycorine, pectolinarin, phloroeckol, silvestrol, tanshinone I, taxifolin, rhoifolin, xanthoangelol E, zingerol etc. isolated from plants could also be potential drug candidates against COVID-19. Moreover, these could also show promising inhibitory effects against influenza-parainfluenza viruses, respiratory syncytial virus, severe acute respiratory syndrome (SARS), and Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV). Here, we have reported 93 antiviral drug candidates which could be a potential area of research in drug discovery.

Keywords anti-antiviral activity and COVID-19, drug candidates, natural products

Cheong DHJ, Tan DWS, Wong FWS, Tran T.
Anti-malarial drug, artemisinin and its derivatives for the treatment of respiratory diseases
Pharmacol Res. 2020 Aug ;158:104901. doi : 10.1016/j.phrs.2020.104901. Epub 2020 May 13. PMID : 32405226 ; PMCID : PMC7217791.

Revue

Progressivement, la recherche a découvert que les artémisinines présentaient de multiples actions pharmacologiques contre l’inflammation, les infections virales et la prolifération cellulaire et tumorale, ce qui les rend efficaces contre les maladies. En outre, elle présente un profil de toxicité relativement sûr. L’utilisation des artémisinines contre différentes maladies respiratoires a été étudiée dans des modèles de cancer du poumon et de troubles respiratoires d’origine inflammatoire. Ces études ont révélé la capacité des artémisinines à atténuer la prolifération, l’inflammation, l’invasion et les métastases, et à induire l’apoptose. Les artémisinines peuvent réguler l’expression des cytokines pro-inflammatoires, du facteur nucléaire kappa B (NF-κB), des métalloprotéinases matricielles (MMP), du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF), favoriser l’arrêt du cycle cellulaire, stimuler la production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS) et induire une apoptose dépendante ou indépendante de Bak ou de Bax. Dans cette revue, nous visons à fournir une mise à jour complète des connaissances actuelles sur les effets des artémisinines en relation avec les maladies respiratoires afin d’identifier les lacunes qui doivent être comblées dans le cadre de la réadaptation des artémisinines pour le traitement des maladies respiratoires. En outre, nous posons la question de savoir si les artémisinines peuvent également être réutilisées pour le traitement du COVID-19, étant donné leurs propriétés antivirales et anti-inflammatoires.

Résumé publié

Artemisinins are sesquiterpene lactones with a peroxide moiety that are isolated from the herb Artemisia annua. It has been used for centuries for the treatment of fever and chills, and has been recently approved for the treatment of malaria due to its endoperoxidase properties. Progressively, research has found that artemisinins displayed multiple pharmacological actions against inflammation, viral infections, and cell and tumour proliferation, making it effective against diseases. Moreover, it has displayed a relatively safe toxicity profile. The use of artemisinins against different respiratory diseases has been investigated in lung cancer models and inflammatory-driven respiratory disorders. These studies revealed the ability of artemisinins in attenuating proliferation, inflammation, invasion, and metastasis, and in inducing apoptosis. Artemisinins can regulate the expression of pro-inflammatory cytokines, nuclear factor-kappa B (NF-κB), matrix metalloproteinases (MMPs), vascular endothelial growth factor (VEGF), promote cell cycle arrest, drive reactive oxygen species (ROS) production and induce Bak or Bax-dependent or independent apoptosis. In this review, we aim to provide a comprehensive update of the current knowledge of the effects of artemisinins in relation to respiratory diseases to identify gaps that need to be filled in the course of repurposing artemisinins for the treatment of respiratory diseases. In addition, we postulate whether artemisinins can also be repurposed for the treatment of COVID-19 given its anti-viral and anti-inflammatory properties.

Keywords : Arteether ; Artemether, Artemisinin, Artemisitene, Artesunate ; COVID-19, Cell proliferation, Dihydroartemisinin ; Inflammation ; Lung, Respiratory diseases.

Li, G. ; Yuan, M. ; Li, H. ; Deng, C. ;Wang, Q. ; Tang, Y. ; Zhang, H. ; Yu, W. ; Xu, Q. ; Zou, Y. ; et al.
Safety and efficacy of artemisinin-piperaquine for treatment of COVID-19 : An open-label, non-randomized, and controlled trial.
Int J. Antimicrob. Agents 2020, 18, 106216.

Compte rendu d’essai clinique

Dans un essai clinique contrôlé récemment publié, 41 patients présentant une infection confirmée par le COVID-19 ont été divisés en deux groupes. Alors que 18 sujets servaient de groupe témoin, le groupe expérimental (n = 23) a reçu une association d’artémisinine-pipéraquine. Cette combinaison a été administré par voie orale avec une dose de charge de deux comprimés (artémisinine 125 mg et pipéraquine 750 mg) le premier jour, suivie d’une faible dose d’un comprimé/jour (artémisinine 62,5 mg et pipéraquine 375 mg) pendant six jours. Le principal résultat était le pourcentage de participants présentant un taux de SRAS-CoV-2 indétectable aux jours 7, 10, 14 et 28 suivant le traitement. Les résultats ont indiqué que : (1) le temps moyen pour obtenir un ARN du SRAS-CoV-2 indétectable dans le groupe AP était significativement inférieur à celui du groupe témoin ; (2) le taux d’élimination de l’ARN du SRAS-CoV-2 dans le groupe AP était significativement supérieur à celui du groupe témoin ; et (3) la durée d’hospitalisation du groupe AP était significativement inférieure à celle du groupe témoin. Bien que la taille de l’échantillon et la conception de l’essai soient insuffisantes, le profil de toxicité sûr et les activités immunorégulatrices font de la PA un excellent candidat médicament contre l’infection par le CoV-2 du SRAS.

Résumé publié

There are no effective therapies for patients with coronavirus disease-2019 (COVID-19). Methods Forty-one patients with confirmed COVID-19 were enrolled in the study and divided into two groups : artemisinin-piperaquine (AP) (n = 23) and control (n = 18). The primary outcome were the time taken to reach undetectable levels of severe acute respiratory syndrome-coronavirus-2 (SARS-CoV-2) and the percentage of participants with undetectable SARS-CoV-2 on days 7, 10, 14, and 28. The computed tomography (CT) imaging changes within 10 days, corrected QT interval changes, adverse events, and abnormal laboratory parameters were the secondary outcomes. Results The mean time to reach undetectable viral RNA (mean ± standard deviation) was 10.6 ± 1.1 days (95% confidence interval (CI) 8.4–12.8) for the AP group and 19.3 ± 2.1 days (95% CI 15.1–23.5) for the control group. The percentages of patients with undetectable viral RNA on days 7, 10, 14, 21, and 28 were 26.1%, 43.5%, 78.3%, 100%, and 100%, respectively, in the AP group and 5.6%, 16.7%, 44.4%, 55.6%, and 72.2%, respectively, in the control group. The CT imaging within 10 days post-treatment showed no significant between-group differences (P > 0.05). Both groups had mild adverse events.
Conclusions In patients with mild-to-moderate COVID-19, the time to reach undetectable SARS-CoV-2 was significantly shorter in the AP group than that in the control group. However, physicians should consider QT interval changes before using AP.

Sehailia M, Chemat S.
Antimalarial-agent artemisinin and derivatives portray more potent binding to Lys353 and Lys31-binding hotspots of SARS-CoV-2 spike protein than hydroxychloroquine : potential repurposing of artenimol for COVID-19
J Biomol Struct Dyn. Published online 2020 Jul 22.
2021 Oct ;39(16):6184-6194. doi : 10.1080/07391102.2020.1796809. Epub 2020 Jul 22. PMID : 32696720 ; PMCID : PMC7441758

Étude in silico

Dans cet article, M. Sehailia, S. Chemat affirment démontrer comment l’hydroxychloroquine peut agir comme un bon inhibiteur du domaine de liaison des récepteurs de la protéine Spike du SRAS-CoV-2 en utilisant des études d’amarage moléculaire. Les deux chercheurs montrent comment l’hydroxychloroquine peut empêcher la Lys353 de hACE2 d’interagir avec le point chaud de liaison correspondant présent sur la protéine Spike. Un criblage plus poussé de l’artémisinine et des composés dérivés a produit un meilleur score de docking Vina que l’hydroxychloroquine (-7,1 kcal mol-1 pour l’acide artélinique contre -5,5 kcal mol-1 pour l’hydroxychloroquine). L’artésunate, l’artémisinine et l’arténimol ont montré deux modes d’interaction avec les points chauds de liaison Lys353 et Lys31 de la protéine Spike. Une analyse de dynamique moléculaire a confirmé que les complexes formés sont capables d’interagir et de rester stables dans le site actif de leurs cibles respectives. Étant donné que ces molécules sont des antiviraux efficaces avec d’excellents antécédents de sécurité chez l’homme contre diverses affections, nous recommandons leur réadaptation potentielle pour le traitement des patients atteints du SRAS-CoV-2 après des études cliniques réussies.

Résumé publié

Medicinal herbs have proved along history to be a source of multiple cures. In this paper, we demonstrate how hydroxychloroquine can act as a good inhibitor of SARS-CoV-2 Spike protein receptor-binding-domain using molecular docking studies. We also unveil how hydroxychloroquine can interfere in the prevention of Lys353 in hACE2 from interacting with the corresponding binding hotspot present on the Spike protein. Further screening of artemisinin & derived compounds produced better Vina docking score than hydroxychloroquine (-7.1 kcal mol-1 for artelinic acid vs. -5.5 kcal mol-1 for hydroxychloroquine). Artesunate, artemisinin and artenimol, showed two mode of interactions with Lys353 and Lys31 binding hotspots of the Spike protein. Molecular dynamics analysis confirmed that the formed complexes are able to interact and remain stable in the active site of their respective targets. Given that these molecules are effective antivirals with excellent safety track records in humans against various ailment, we recommend their potential repurposing for the treatment of SARS-CoV-2 patients after successful clinical studies. In addition, an extraction protocol for artemisinin from Artemisia annua L. is proposed in order to cope with the potential urgent global demand. Communicated by Ramaswamy H. Sarma.

Keywords : COVID-19 ; SARS-CoV-2 ; antiviral ; artemisinin ; hACE2 ; hydroxychloroquine ; spike protein.

Sharma Shilpa, and Shashank Deep.
In-silico drug repurposing for targeting SARS-CoV-2 main protease (Mpro)
Journal of biomolecular structure & dynamics, 1-8. 12 Nov. 2020, doi:10.1080/07391102.2020.1844058

Etude in silico

Compte tenu de l’urgence du besoin de médicaments pour lutter contre le COVID-19, causé par le nouveau coronavirus ou SARS-CoV-2, Sharma Shilpa et Shashank Deep ont réalisé un repositionnement in silico de médicaments, suivi d’une simulation de dynamique moléculaire et d’un calcul MMGBSA. La protéase principale (Mpro), qui est l’une des cibles médicamenteuses les mieux caractérisées parmi les coronavirus, a été criblée de médicaments déjà connus et approuvés et de certains composés naturels. La comparaison des résultats de l’accostage et de la simulation de dynamique moléculaire des complexes de médicaments avec ceux de l’inhibiteur N3 (obtenu expérimentalement) suggère que le gallate d’épigallocatéchine (EGCG), la withaferin, le dolutegravir et l’artésunate sont des inhibiteurs potentiels de la protéase principale (Mpro). De plus, les simulations in silico de docking et de MD suggèrent que les analogues de l’EGCG, ZINC21992196 et ZINC 169337541, pourraient agir comme un meilleur inhibiteur.
Résumé publié

COVID-19, caused by novel coronavirus or SARS-CoV-2, is a viral disease which has infected millions worldwide. Considering the urgent need of the drug for fighting against this infectious disease, we have performed in-silico drug repurposing followed by molecular dynamics (MD) simulation and MMGBSA calculation. The main protease (Mpro) is one of the best-characterized drug targets among coronaviruses, therefore, this was screened for already known FDA approved drugs and some natural compounds. Comparison of docking and MD simulation results of complexes of drugs with that of inhibitor N3 (experimentally obtained) suggests EGCG, withaferin, dolutegravir, artesunate as potential inhibitors of the main protease (Mpro). Further, in silico docking and MD simulation suggest that EGCG analogues ZINC21992196 and ZINC 169337541 may act as a better inhibitor.

Rick Sheridan
Does Madagascar’s herbal remedy, COVID-Organics work ? A machine-learning approach to in silico drug docking sheds light
June 2020 Project : Flavonoid antiviral inhibitory studies of SARS-CoV-2

La boisson COVID-Organics à base d’Artemisia Annua conçue par l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA) et présentée comme remède anti-Covid a beaucoup fait parler d’elle en Afrique et au-delà. Rick Sheridan, rapporte avoir utilisé les outils de la recherche in silico pour évaluer ce médicament d’origine végétale avec le même niveau de rigueur que pour d’autres candidats médicaments.

Résumé publié

In Africa, a lot of news has been made of Madagascar’s COVID-Organics extract made from a Artemisia Annua, introduced by that country’s Institut Malgache de Recherches Appliquées (Malagasy Institute of Applied Research) IMRA. Our lab took the opportunity to assess such a plant-derived medicinal as COVID-Organics with the same level of rigor as we do our own drug candidates.
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2021

Juwairiah Remali and Wan Mohd Aizat
A Review on Plant Bioactive Compounds and Their Modes of Action Against Coronavirus Infection
Frontiers in Pharmacology, published : 11 January 2021, 11:589044.
doi : 10.3389/fphar.2020.589044.

Revue

Cette revue de la littérature scientifique sur les plantes médicinales présentant de potentielles activités anticoronavirus a abouti à l’identification de 30 plantes ou de leurs composés apparentés comprenant Artemisia annua L., Houttuynia cordata Thunb. et Sambucus formosana Nakai. Les auteur exposent leurs modes d’action antiviraux validés expérimentalement in vivo, in vitro ou in silico. Il s’agit notamment de l’inhibition de l’attachement et de la pénétration du virus, de l’inhibition de la synthèse de l’ARN et des protéines virales, de l’inhibition des protéines clés virales telles que la protéase à cystéine de type 3-chymotrypsine (3CLpro) et la protéase 2 de type papaïne (PLpro), ainsi que d’autres mécanismes, dont l’inhibition de la libération virale et le renforcement de l’immunité de l’hôte.

Résumé publié

The rapid outbreak of coronavirus disease 2019 (COVID-19) has demonstrated the need for development of new vaccine candidates and therapeutic drugs to fight against the underlying virus, severe acute respiratory syndrome-coronavirus-2 (SARS-CoV-2). Currently, no antiviral treatment is available to treat COVID-19 as treatment is mostly directed to only relieving the symptoms. Retrospectively, herbal medicinal plants have been used for thousands of years as a medicinal alternative including for the treatment of various viral illnesses. However, a comprehensive description using various medicinal plants in treating coronavirus infection has not to date been described adequately, especially their modes of action. Most other reports and reviews have also only focused on selected ethnobotanical herbs such as Traditional Chinese Medicine, yet more plants can be considered to enrich the source of the anti-viral compounds. In this review, we have screened and identified potential herbal medicinal plants as anticoronavirus medication across major literature databases without being limited to any regions or ethnobotanic criteria. As such we have successfully gathered experimentally validated in vivo, in vitro, or in silico findings of more than 30 plants in which these plant extracts or their related compounds, such as those of Artemisia annua L., Houttuynia cordata Thunb., and Sambucus formosana Nakai, are described through their respective modes of action against specific mechanisms or pathways during the viral infection. This includes inhibition of viral attachment and penetration, inhibition of viral RNA and protein synthesis, inhibition of viral key proteins such as 3-chymotrypsin-like cysteine protease (3CLpro) and papain-like protease 2 (PLpro), as well as other mechanisms including inhibition of the viral release and enhanced host immunity. We hope this compilation will help researchers and clinicians to identify the source of appropriate anti-viral drugs from plants in combating COVID-19 and, ultimately, save millions of affected human lives.

Keywords : COVID-19, drug, herb, SARS, Traditional Chinese medicine (TCM), medicinal plant, natural products, viral infection

Vuong Trieu, Saran Saund, Prashant V. Rahate, Viljay B. Barge, K. Sunil Nalk, Hitesh Windlass
Targeting TGF-β pathway with COVID-19 Drug Candidate ARTIVeda/PulmoHeal Accelerates Recovery from Mild-Moderate COVID-19
doi : https://doi.org/10.1101/2021.01.24.21250418

Article en préimpression (preprint) qui fait état de nouvelles recherches médicales, mais qui n’a pas encore été examiné et évalué par des pairs

Traduction du résumé des auteurs

Notre candidat médicament COVID-19 ARTIVeda™/PulmoHeal est une nouvelle formulation de capsule de gélatine de l’extrait d’Artemisia Ayurveda pour l’administration orale de phytomédicine anti-paludisme ciblant le TGF-β, l’Artemisinin, avec une activité anti-inflammatoire et anti-SARS-CoV-2 documentée. Nous rapportons ici l’innocuité et l’efficacité d’ARTIVeda™ chez des patients adultes atteints de COVID-19 symptomatique léger-modéré, qui ont été traités dans le cadre d’une étude de phase IV randomisée et ouverte à Bangalore, Karnataka, Inde (identifiant du registre des essais cliniques de l’Inde : CTRI/2020/09/028044). ARTIVeda a présenté un profil d’innocuité très favorable, et les seuls effets indésirables liés à ARTIVeda ont été une éruption cutanée légère transitoire et une légère hypertension. Notamment, ARTIVeda, lorsqu’il a été ajouté au SOC, a accéléré le rétablissement des patients atteints de COVID-19 léger-modéré. Alors que tous les patients étaient symptomatiques au départ (score de l’OMS = 2-4), 31 des 39 (79,5 %) patients traités avec ARTIVeda plus SOC sont devenus asymptomatiques (score de l’OMS = 1) à la fin de la thérapie de 5 jours, y compris 10 des 10 patients avec une toux sèche sévère, 7 des 7 patients avec une fièvre sévère. Par comparaison, 12 des 21 patients du groupe témoin (57,1 %) traités par SOC seul sont devenus asymptomatiques au cinquième jour (P=0,028, test exact de Fisher). Cet avantage clinique était particulièrement évident lorsqu’on a comparé les résultats du traitement des patients hospitalisés atteints de la maladie COVID-19 (score OMS = 4) traités par SOC seul ou par SOC plus ARTIVeda. Le temps médian pour devenir asymptomatique était de seulement 5 jours pour le groupe SOC plus ARTIVeda (N=18) mais de 14 jours pour le groupe SOC seul (N=10) (P=0.004, test Log-rank). Ces données fournissent une preuve de concept clinique que le ciblage de la voie TGF-β avec ARTIVeda peut contribuer à un rétablissement plus rapide des patients atteints de COVID-19 léger-modéré lorsqu’il est administré tôt dans le cours de leur maladie.

Résumé publié

Our COVID-19 drug candidate ARTIVeda™/PulmoHeal is a novel gelatin capsule formulation of the Artemisia extract Ayurveda for oral delivery of TGF-β targeting anti-malaria phytomedicine Artemisinin with documented anti-inflammatory and anti-SARS-CoV-2 activity. Here we report the safety and efficacy of ARTIVeda™ in adult COVID-19 patients with symptomatic mild-moderate COVID-19, who were treated in a randomized, open-label Phase IV study in Bangalore, Karnataka, India (Clinical Trials Registry India identifier : CTRI/2020/09/028044). ARTIVeda showed a very favorable safety profile, and the only ARTIVeda-related adverse events were transient mild rash and mild hypertension. Notably, ARTIVeda, when added to the SOC, accelerated the recovery of patients with mild-moderate COVID-19. While all patients were symptomatic at baseline (WHO score = 2-4), 31 of 39 (79.5%) of patients treated with ARTIVeda plus SOC became asymptomatic (WHO score = 1) by the end of the 5-day therapy, including 10 of 10 patients with severe dry cough 7 of 7 patients with severe fever. By comparison, 12 of 21 control patients (57.1%) treated with SOC alone became asymptomatic on day 5 (P=0.028, Fisher’s exact test). This clinical benefit was particularly evident when the treatment outcomes of hospitalized COVID-19 patients (WHO score = 4) treated with SOC alone versus SOC plus ARTIVeda were compared. The median time to becoming asymptomatic was only 5 days for the SOC plus ARTIVeda group (N=18) but 14 days for the SOC alone group (N=10) (P=0.004, Log-rank test). These data provide clinical proof of concept that targeting the TGF-β pathway with ARTIVeda may contribute to a faster recovery of patients with mild-moderate COVID-19 when administered early in the course of their disease.

Suhas G Kshirsagar. & Rammohan V Rao
Antiviral and Immunomodulation Effects of Artemisia.
Medicina 2021, 57, 217. https://doi.org/10.3390/ medicina57030217

Revue

Kshirsagar, S.G. & Rao, R.V. restituent de manière très synthétique leur revue des études récentes des actions antivirales de l’artémisinine et ses dérivés et de leur utilité contre le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2). Ils considèrent que l’Artemisia offre un grand potentiel pour des recherches plus approfondies sur ses activités biologiques, en particulier son rôle dans l’infection virale et l’inflammation.

Résumé publié

Background and Objectives : Artemisia is one of the most widely distributed genera of the family Asteraceae with more than 500 diverse species growing mainly in the temperate zones of Europe, Asia and North America. The plant is used in Chinese and Ayurvedic systems of medicine for its antiviral, antifungal, antimicrobial, insecticidal, hepatoprotective and neuroprotective properties. Research based studies point to Artemisia’s role in addressing an entire gamut of physiological imbalances through a unique combination of pharmacological actions. Terpenoids, flavonoids, coumarins, caffeoylquinic acids, sterols and acetylenes are some of the major phytochemicals of the genus. Notable among the phytochemicals is artemisinin and its derivatives (ARTs) that represent a new class of recommended drugs due to the emergence of bacteria and parasites that are resistant to quinoline drugs. This manuscript aims to systematically review recent studies that have investigated artemisinin and its derivatives not only for their potent antiviral actions but also their utility against the severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2).

Materials and Methods : PubMed Central, Scopus and Google scholar databases of published articles were collected and abstracts were reviewed for relevance to the subject matter.

Conclusions : The unprecedented impact that artemisinin had on public health and drug discovery research led the Nobel Committee to award the Nobel Prize in Physiology or Medicine in 2015 to the discoverers of artemisinin. Thus, it is clear that Artemisia’s importance in indigenous medicinal systems and drug discovery systems holds great potential for further investigation into its biological activities, especially its role in viral infection and inflammation.

Fatih M. Uckun, Saran Saund, Hitesh Windlass and Vuong Trieu
Repurposing Anti-Malaria Phytomedicine Artemisinin as a COVID-19 Drug
Frontiers in Pharmacology, March 2021 ; Volume 12 ; Article 649532

Revue

Dans cette revue Fatih M. Uckun et al. rapportent que l’artémisinine un médicament antipaludéen couramment utilisé est également un un phytomédicament anti-inflammatoire doté d’une activité antivirale à large spectre récemment été reconvertie en un médicament potentiel contre le COVID-19. Son activité anti-SARS-CoV-2 documentée a été attribuée à sa capacité à inhiber les étapes précoces du processus d’infection médiées par la protéine de pointe et dépendantes du TGF-β, ainsi qu’à sa capacité à perturber les événements intracellulaires post-entrée du cycle d’infection du SRAS-CoV-2 nécessaires à la réplication virale. En outre, l’artémisinine a une activité anti-inflammatoire et réduit les niveaux systémiques de cytokines inflammatoires qui contribuent à la tempête de cytokines et aux lésions organiques inflammatoires chez les patients à haut risque du COVID-19. Les auteurs postulent que l’artémisinine peut prévenir l’aggravation de l’état de santé des patients atteints de COVID-19 léger-modéré lorsqu’elle est administrée tôt dans l’évolution de leur maladie.

Résumé publié

Artemisinin is an anti-inflammatory phytomedicine with broad-spectrum antiviral activity. Artemisinin and its antimalarial properties were discovered by the Chinese scientist Tu Youyu, who became one of the laureates of the 2015 Nobel Prize in Physiology or Medicine for this breakthrough in tropical medicine. It is a commonly used anti-malaria drug. Artemisinin has recently been repurposed as a potential COVID-19 drug. Its documented anti-SARS-CoV-2 activity has been attributed to its ability to inhibit spike-protein mediated and TGF-β-dependent early steps in the infection process as well as its ability to disrupt the post-entry intracellular events of the SARS-CoV-2 infection cycle required for viral replication. In addition, Artemisinin has anti-inflammatory activity and reduces the systemic levels of inflammatory cytokines that contribute to cytokine storm and inflammatory organ injury in high-risk COVID-19 patients. We postulate that Artemisinin may prevent the worsening of the health condition of patients with mild-moderate COVID-19 when administered early in the course of their disease.

Keywords : COVID-19, ARDS, TGF — Transforming growth factor, malaria, anti-inflammatory

Joshua Iseoluwa Orege, Sherif Babatunde Adeyemi, Bashir Bolaji Tiamiyu, Toluwanimi Oluwadara Akinyemi, Yusuf Ajibola Ibrahim & Odunola Blessing Orege
Artemisia and Artemisia-based products for COVID-19 management : current state and future perspective.
Advances in Traditional Medicine. https://doi.org/10.1007/s13596-021-00576-5
Published : 05 May 2021

Revue

La présente étude passe en revue la littérature récente sur l’Artemisia et ses produits dérivés pour la gestion du COVID-19. Les auteurs pointent qu’outre son activité antivirale, l’Artemisia a été identifié comme un super accumulateur de zinc. Ils considèrent qu’il est nécessaire de comprendre la sécurité et l’efficacité lorsqu’elle est administrée en monothérapie ou en thérapie combinée, le mécanisme d’action, la formulation et le dosage actif pour le développement de médicaments COVID- 19. Ils recommandent en conséquence qu’un nombre suffisant d’études cliniques interventionnelles contrôlées pour élucider le schéma d’administration le plus efficace avant d’intégrer la phytothérapie et les produits Artemisia dans la pratique médicale.

Résumé publié

The search for a potent anti-coronavirus therapy for severe acute respiratory syndrome coronavirus type-2 (SARS-CoV-2) remains an overwhelming task since the outbreak of COVID-19. It is more evident that most of the existing antiviral and immune-boosting drugs are non-promising and ineffective for the treatment of coronavirus infected patients while the safety of a few drugs/vaccines that have demonstrated high potential remains unclear. With daily records of confirmed infectious cases across the world, it is crucial to emphasize the need for repurposed therapies with a validated ethnomedicinal base focused on well-known active medicines with traceable biochemical, pharmacological and safety profiles for viral infection management. In the present study, recent literature on Artemisia and Artemisia-based products for the management of COVID-19 are reviewed. Artemisia-based products have demonstrated a broad spectrum of biological ability including antiviral properties. Besides its antiviral activity, Artemisia annua have shown to contain appreciable amounts of minerals such as zinc, gallium and selenium among others.

Andréa D. Fuzimoto
An overview of the anti-SARS-CoV-2 properties of Artemisia annua, its antiviral action, protein-associated mechanisms, and repurposing for COVID-19 treatment
Journal of Integrative Medicine, 2021 Jul 22, doi : 10.1016/j.joim.2021.07.003

Revue

Andréa D. Fuzimoto a recherché les articles évalués par des pairs qui ont étudié les effets et les mécanismes antiviraux d’Artemisia annua et de ses composés phytochimiques contre le SARS-CoVs. L’auteur de cette revue a plus particulièrement sélectionné les articles qui étudiaient le rôle d’Artemisia annua dans l’inhibition des protéines coronavirus-hôte. Parmi les dix-neuf études récupérées quatorze études de docking moléculaire in silico ont démontré les propriétés inhibitrices potentielles des artémisinines contre les protéines hôtes du coronavirus, notamment 3CLPRO, la protéine S, la protéine N, la protéine E, la cathepsine-L, la protéine hélicase, nsp3, nsp10, nsp14, nsp15 et le récepteur GRP78. Des études indiquent également que les constituants d’Artemisia annua peuvent collectivement empêcher la fixation, la fusion membranaire et l’internalisation du SRAS-CoV-2 dans les cellules hôtes, et entraver la réplication virale et le processus de transcription.
Andréa D. Fuzimoto offre une vue d’ensemble de l’application potentielle des composés de A. annua contre la maladie SARS-CoV-2/coronavirus 2019 (COVID-19) et décrit toutes les protéines cibles et discute les propriétés biologiques d’Artemisia annua, les voies de signalisation impliquées dans le COVID-19, ainsi que les avantages et les inconvénients de la réaffectation des composés de d’Artemisia.
A l’issue de cette revue, il considère que les données actuellement disponibles montrent qu’Artemisia annua peut moduler la réponse immunitaire de l’hôte pour mieux combattre l’infection et que la combinaison des propriétés biologiques d’Artemisia annua, et son action sur différentes voies de signalisation et protéines cibles d’une pat, et une approche thérapeutique combinant Artemisia annua à d’autres plusieurs médicaments d’autre part peuvent inhiber de manière synergique le SRAS-CoV-2 et contribuer au traitement du COVID-19.

Résumé publié

Artemisia annua and its phytocompounds have a rich history in the research and treatment of malaria, rheumatoid arthritis, systemic lupus erythematosus, and other diseases. Currently, the World Health Organization recommends artemisinin-based combination therapy as the first-line treatment for multi-drug-resistant malaria. Due to the various research articles on the use of antimalarial drugs to treat coronaviruses, a question is raised : do A. annua and its compounds provide anti-severe acute respiratory syndrome coronavirus-2 (SARS-CoV-2) properties. PubMed/MEDLINE, Scopus, and Google Scholar were searched for peerreviewed articles that investigated the antiviral effects and mechanisms of A. annua and its phytochemicals against SARS-CoVs. Particularly, articles that studied the herb’s role in inhibiting the coronavirus-host proteins were favored. Nineteen studies were retrieved. From these, fourteen in silico molecular docking studies demonstrated potential inhibitory properties of artemisinins against coronavirus-host proteins, including 3CLPRO, S protein, N protein, E protein, cathepsin-L, helicase protein, nsp3, nsp10, nsp14, nsp15, and GRP78 receptor. Collectively, A. annua constituents may impede the SARS-CoV-2 attachment, membrane fusion, and internalization into the host cells, and hinder the viral replication and transcription process. This is the first comprehensive overview of the application of compounds from A. annua against SARS-CoV-2/coronavirus disease 2019 (COVID-19) describing all target proteins. A. annua’s biological properties, the signaling pathways implicated in the COVID-19, and the advantages and disadvantages for repurposing of A. annua compounds are discussed. The combination of A. annua’s biological properties, action on different signaling pathways and target proteins, and a multi-drug combined-therapy approach may synergistically inhibit SARS-CoV-2 and assist in the COVID-19 treatment. Also, A. annua may modulate the host immune response to better fight the infection.

Tariq Khan, Mubarak Ali Khan, Zia-ur-Rehman Mashwani, Nazif Ullah, Akhtar Nadhman
Therapeutic potential of medicinal plants against COVID-19 : The role of antiviral medicinal metabolites
Biocatalysis and Agricultural Biotechnology 31 (2021) 101890

Revue

Les auteurs de cet article de synthèse soulignent l’importance potentielle de la phytomédecine contre le COVID-19. Leur objectif principal était d’examiner les aspects mécanistiques des composés phytochimiques les plus importants qui ont montré un potentiel contre les coronavirus. Ils rappelle que la glycyrrhizine provenant des racines de Glycyrrhiza glabra a montré un potentiel prometteur contre le coronavirus SARS-CoV, et que d’autres plantes importantes comme Artemisia annua, Isatis indigotica, Lindera aggregate, Pelargonium sidoides et Glychirrhiza spp. ont été utilisées contre le SARS-CoV. Des principes actifs (par exemple, l’émodine, la réserpine, l’aescine, la myricétine, la scutellarine, l’apigénine, la lutéoline et l’acide bétulonique) ont donné des résultats prometteurs contre les coronavirus. Les substances phytochimiques ont démontré leur activité contre les coronavirus par des mécanismes tels que l’inhibition de l’entrée du virus, l’inhibition des enzymes de réplication et le blocage de la libération du virus. Par rapport aux médicaments synthétiques, les phytomédicaments sont moins bien compris sur le plan mécanique et doivent être évalués correctement avant d’être appliqués. En revanche, l’avantage des substances phytochimiques connues est de réduite le travail fastidieux de la découverte de médicaments et d’offrit une alternative moins longue pour les tests de médicaments. Par conséquent, en plus des autres médicaments actuellement testés contre le COVID-19, les médicaments à base de plantes devraient être inclus pour un développement rapide du traitement du COVID-19.

Résumé publié

There are numerous trials underway to find treatment for the COVID-19 through testing vaccines as well as existing drugs. Apart from the many synthetic chemical compounds, plant-based compounds could provide an array of \suitable candidates for testing against the virus. Studies have confirmed the role of many plants against respiratory viruses when employed either as crude extracts or their active ingredients in pure form. The purpose of this review article is to highlight the importance of phytomedicine against COVID-19. The main aim is to review the mechanistic aspects of most important phytochemical compounds that have showed potential against coronaviruses. Glycyrrhizin from the roots of Glycyrrhiza glabra has shown promising potential against the previously epidemic coronavirus, SARS-CoV. Other important plants such as Artemisia annua, Isatis indigotica, Lindera aggregate, Pelargonium sidoides, and Glychirrhiza spp. have been employed against SARS-CoV. Active ingredients (e.g. emodin, reserpine, aescin, myricetin, scutellarin, apigenin, luteolin, and betulonic acid) have shown promising results against the coronaviruses. Phytochemicals have demonstrated activity against the coronaviruses through mechanisms such as viral entry inhibition, inhibition of replication enzymes and virus release blockage. However, compared to synthetic drugs, phytomedicine are mechanistically less understood and should be properly evaluated before application. Nonetheless, phytochemicals reduce the tedious job of drug discovery and provide a less time-consuming alternative for drug testing. Therefore, along with other drugs currently tested against COVID-19, plant-based drugs should be included for speedy development of COVID-19 treatment.

Tegen D, Dessie K, Damtie D. Candidate Anti-COVID-19
Candidate Anti-COVID-19 Medicinal Plants from Ethiopia : A Review of Plants Traditionally Used to Treat Viral Diseases
Evid Based Complement Alternat Med. 2021 Jun 4 ;2021:6622410. doi : 10.1155/2021/6622410. PMID : 34221083 ; PMCID : PMC8219417.

Revue

Aucun médicament n’ayant démontré sa capacité à traiter le SRAS-CoV-2, à l’exception des vaccins, il est nécessaire de rechercher des produits thérapeutiques d’origine végétale pour le traitement du COVID-19. Par conséquent, il est impératif de passer en revue les plantes médicinales utilisées pour traiter différentes infections virales.
Cet article de synthèse a passe en revue les connaissances ethnobotaniques des plantes médicinales traditionnellement utilisées pour traiter différentes maladies virales par le peuple éthiopien, et les savoisr pharmacologiques qui leur sont associés afin de suggérer certaines de ces plantes comme candidates pour combattre le COVID-19.
A l’issue de la revue de la littérature scientifique un total de 111 espèces de plantes ont été identifiées comme indiquées pour traiter des infections virales. La moitié de (50,4 %) de ces espèces végétales ont été signalées comme ayant des composants actifs antiviraux qui sont prometteurs pour traiter le COVID-19. Artemisia afra Jack. ex Willd. et Artemisia annua L. font partie des plantes citées. Les principes actifs actifs suivants font partie des composés antiviraux signalés : artémisinine, lycorine, gingérol shogaol, resvératrol, rhoifoline, acide oléanolique, kaempferol, acide rosmarinique, huile d’amande, acide ursolique, hederagenin, nigellidine, α-hederin, apigenin, nobiletin, tangeretin, chalcone, hespéridine, gallate d’épigallocatéchine, allicine, trisulfure de diallyle, ajoène, aloénine, glucobrassicine, curcumine, pipérine, flavonoïdes, anthraquinone, hydroxychloroquine et jensénone.

Résumé publié

Background : Emerging viral infections are among the major global public health concerns. The pandemic COVID-19 is a contagious respiratory and vascular disease caused by severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2). There are no medicines that can treat SARS-CoV-2 except the vaccines. Therefore, searching for plant-originated therapeutics for the treatment of COVID-19 is required. Consequently, reviewing medicinal plants used to treat different viral infections is mandatory. This review article aims to review the ethnobotanical knowledge of medicinal plants traditionally used to treat different viral diseases by the Ethiopian people and suggests those plants as candidates to fight COVID-19.

Methods : Articles written in English were searched from online public databases using searching terms like "Traditional Medicine," "Ethnobotanical study," "Active components," "Antiviral activities," and "Ethiopia." Ethnobotanical data were analyzed using the Excel statistical software program.

Result : From the 46 articles reviewed, a total of 111 plant species were claimed to treat viral infections. Fifty-six (50.4%) of the plant species had reported to have antiviral active components that are promising to treat COVID-19. Lycorine, gingerol shogaol, resveratrol, rhoifolin, oleanolic acid, kaempferol, rosmarinic acid, almond oil, ursolic acid, hederagenin, nigellidine, α-hederin, apigenin, nobiletin, tangeretin, chalcone, hesperidin, epigallocatechin gallate, allicin, diallyl trisulfide, ajoene, aloenin, artemisinin, glucobrassicin, curcumin, piperine, flavonoids, anthraquinone, hydroxychloroquine, and jensenone were some of them.

Conclusion : The Ethiopian traditional knowledge applies a lot of medicinal plants to treat different viral infections. Reports of the chemical components of many of them confirm that they can be promising to fight COVID-19.

Abdirahman ELMI, Ahmed Said MOHAMED, Nazia SIDDIQUI, Syad AL JAWAD, Moustapha NOUR, Idriss MIGANEH and Saleem JAVED
Identification of potential inhibitors of SARS CoV 2 from Artemisia annua compounds by in silico evaluation and their density functional theory (DFT)
Journal of Drug Delivery & Therapeutics. 2021 ; 11(1-s):71-82

Étude in silico

Considérant que l’analyse individuelle des constituants d’un végétal est cruciale pour caractériser et optimiser son action antiSARS-Cov-2, les auteurs de cet article ont évalué par docking moléculaire l’action inhibitrice des principaux composés du genre Artemisia (Artemisinin, Arteannuin B, Alpha Thujone, P-Hydroxyacetophenone, Fisetin, Cirsimaritin, Capillin, β-Sitosterol, et Quercetin) contre trois cibles, à savoir la protéase principale (Mp) du SRAS-CoV-2, le domaine de liaison du récepteur (RBD) du SRAS-CoV-2 et la protéase furine humaine (protéase HF). Les chercheur ont ainsi pu déterminé que deux flavonols, la quercétine et la fisétine, présentent les meilleures énergies de liaison avec les trois cibles. La quercétine/Fisétine possède une énergie de liaison de -7,17/-6,9, -6,3/-6,15 et - 5,98/- 5,49 kcal/mol avec la protéase MP, RBD et HF respectivement. Leurs propriétés physico-chimiques répondent aux exigences d’un principe actif oral et ne sont pas toxiques selon les simulations prédictives. Les énergies de gap ont également été déduites pour la structure stable et leur réactivité. L’abondance de la Quercétine dans différentes plantes peut être un autre avantage pour l’utilisation de ce bio-composé dans le traitement du coronavirus.

Résumé publié

The genus Artemisia has recognized medicinal value and its use by humans Dates back to centuries ago. With the appearance of the new coronavirus, end of 2019, several countries have recommended the use of herbal teas consisting mainly of Artemisia. The individual analysis of the constituents of this species is crucial to characterize and optimize its antiSARS-Cov-2 action. We evaluated by molecular docking the inhibitory action of major compounds of the Artemisia genus (Artemisinin, Arteannuin B, Alpha Thujone, P-Hydroxyacetophenone, Fisetin, Cirsimaritin, Capillin, β-Sitosterol, and Quercetin) against three targets namely SARS-CoV-2 main protease (Mp), SARS-CoV-2 receptor binding domain (RBD) and human furin protease (HF protease). The two flavonols, quercetin and fisetin, have the best binding energies with the three targets. Quercetin/Fisetin possesses binding energy of -7.17/-6.9, -6.3/-6.15 and – 5.98/- 5.49 kcal/mol with MP, RBD and HF protease respectively. Their physicochemical properties meet the requirements of an oral active principle and are not toxic according to predictive simulations. Thereby DFT calculation has been used to analyze the electronic and geometric characteristics of these two compounds. The gap energies were also deduced for the stable structure and their reactivity. The abundance of Quercetin in different plants may be another advantage in the use of this bio-compound in the treatment of coronavirus.

Keywords : Artemisia annua, DFT, Docking Molecular, SARS-Cov-2, Quercetin and Fisetin

Chuanxiong Nie, Jakob Trimpert, Sooyeon Moon, Rainer Haag, Kerry Gilmore, Benedikt B. Kaufer and Peter H. Seeberger
SHORT REPORT. In vitro efficacy of Artemisia extracts against SARS-CoV-2
Virol J (2021) 18:182

Étude in vitro

Des médicaments traditionnels à base d’extraits de plantes ayant été proposés comme traitements abordables pour les patients souffrant de COVID-19, et des boissons contenant des extraits d’Artemisia annua et d’Artemisia afra ayant été utilisés en Afrique pour prévenir l’infection par le SRAS-CoV-2 et combattre le COVID-19, les auteurs de cette étude ont testé l’activité anti-COVID-19 et la cytotoxicité in vitro d’extraits d’Artemisia annua et afra et de la boisson « Covid-Organics » à base d’Artemisia annua produits à Madagascar. Plusieurs extraits d’Artemisia annua et d’Artemisia afra ainsi que Covid-Organics ont inhibé l’infection par le SARS-CoV-2 et le FCoV à des concentrations qui n’ont pas affecté la viabilité cellulaire. Les effets antiviraux observés étaient dépendant de la dose administrée. Les chercheurs n’ont pas déterminé si les concentrations plasmatiques maximales chez l’humain peuvent atteindre les niveaux nécessaires pour inhiber l’infection virale après la consommation de d’infusion d’Artemisia annua et d’Artemisia afra ou de Covid-Organics. Pour ces chercheurs, des études cliniques sont nécessaires pour évaluer l’utilité de ces boissons pour la prévention ou le traitement du COVID-19 chez les patients.

Résumé publié

Background : Traditional medicines based on herbal extracts have been proposed as afordable treatments for patients sufering from coronavirus disease 2019 (COVID-19) caused by severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2). Teas and drinks containing extracts of Artemisia annua and Artemisia afra have been widely used in Africa in eforts to prevent SARS-CoV-2 infection and fght COVID-19.

Methods : The plant extracts and Covid-Organics drink produced in Madagascar were tested for plaque reduction using both feline coronavirus and SARS-CoV-2 in vitro. Their cytotoxicities were also investigated.

Results : Several extracts as well as Covid-Organics inhibited SARS-CoV-2 and FCoV infection at concentrations that did not afect cell viability.

Conclusions : Some plant extracts show inhibitory activity against FCoV and SARS-CoV-2. However, it remains unclear whether peak plasma concentrations in humans can reach levels needed to inhibit viral infection following consumption of teas or Covid-Organics. Clinical studies are required to evaluate the utility of these drinks for COVID-19 prevention or treatment of patients.

Keywords : Artemisia annua, Artemisia afra, Antivirals, COVID-19, Covid-organics, Feline coronavirus (FCoV), SARSCoV-2

Zhou Y, Gilmore K, Ramirez S, Settels E, Gammeltoft KA, Pham LV, Fahnøe U, Feng S, Offersgaard A, Trimpert J, Bukh J, Osterrieder K, Gottwein JM, Seeberger PH.
In vitro efficacy of artemisinin-based treatments against SARS-CoV-2.
Sci Rep. 2021 Jul 16 ;11(1):14571. doi : 10.1038/s41598-021-93361-y. PMID : 34272426 ; PMCID : PMC8285423. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8285423/

Étude in vitro

Cette étude rapporte l’efficacité contre le SARS-CoV-2 in vitro d’extraits d’Artemisia annua, de l’artémisinine, et de l’artésunate et de l’artéméther ingrédients pharmaceutiques actifs approuvés dans les médicaments antipaludiques. Les essais de traitement antiviral basés sur l’immunomarquage de la glycoprotéine de pointe du SRAS-CoV-2, ont révélé que le traitement avec tous les extraits et composés étudiés a inhibé l’infection par le SRAS-CoV-2 des cellules VeroE6, des cellules Huh7.5 d’hépatome humain et des cellules A549-hACE2 de cancer du poumon humain, sans influence évidente du type de cellule sur l’efficacité antivirale. Dans les essais de traitement, l’artésunate s’est révélé le plus puissant, suivi par l’artéméther, les extraits d’A. annua et l’artémisinine. Les indices de sélectivité, calculés sur la base du traitement et des tests de viabilité cellulaire, suggèrent une petite fenêtre thérapeutique. Les expériences sur le temps d’addition dans les cellules A549-hACE2 ont révélé que l’artésunate ciblait le SRAS-CoV-2 post-entrée. Des concentrations plasmatiques maximales d’artésunate dépassant les valeurs de la concentration efficace médiane (CE50) peuvent être atteintes. Les auteurs concluent que des études cliniques sont nécessaires pour évaluer plus avant l’utilité de ces composés comme traitement du COVID-19.

Résumé publié

Effective and affordable treatments for patients suffering from coronavirus disease 2019 (COVID-19), caused by severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2), are needed. We report in vitro efficacy of Artemisia annua extracts as well as artemisinin, artesunate, and artemether against SARS-CoV-2. The latter two are approved active pharmaceutical ingredients of anti-malarial drugs. Concentration-response antiviral treatment assays, based on immunostaining of SARS-CoV-2 spike glycoprotein, revealed that treatment with all studied extracts and compounds inhibited SARS-CoV-2 infection of VeroE6 cells, human hepatoma Huh7.5 cells and human lung cancer A549-hACE2 cells, without obvious influence of the cell type on antiviral efficacy. In treatment assays, artesunate proved most potent (range of 50% effective concentrations (EC50) in different cell types : 7-12 µg/mL), followed by artemether (53-98 µg/mL), A. annua extracts (83-260 µg/mL) and artemisinin (151 to at least 208 µg/mL). The selectivity indices (SI), calculated based on treatment and cell viability assays, were mostly below 10 (range 2 to 54), suggesting a small therapeutic window. Time-of-addition experiments in A549-hACE2 cells revealed that artesunate targeted SARS-CoV-2 at the post-entry level. Peak plasma concentrations of artesunate exceeding EC50 values can be achieved. Clinical studies are required to further evaluate the utility of these compounds as COVID-19 treatment.

Rajan Rolta, Deeksha Salaria, Prem Prakash Sharma, Bhanu Sharma, Vikas Kumar, Brijesh Rathi, Mansi Verma, Anuradha Sourirajan, David J. Baumler, Kamal Dev.
Phytocompounds of Rheum emodi, Thymus serpyllum, and Artemisia annua Inhibit Spike Protein of SARS-CoV-2 Binding to ACE2 Receptor : In Silico Approach
Current Pharmacology Reports (2021) 7:4, 135-149.

Étude in silico

Les plantes médicinales traditionnelles sont utilisées depuis longtemps pour traiter les infections virales. Notre approche in silico a suggéré que des composés végétaux uniques tels que l’émodine, le thymol, le carvacrol et l’artémisinine pouvaient se lier physiquement aux glycoprotéines de pointe du SRAS-CoV-2 (6VXX et 6VYB), à la variante sud-africaine B.1.351 de la glycoprotéine de pointe du SRAS-CoV-2 (7NXA), et même à l’ACE2, et empêcher la liaison du SRAS-CoV-2 aux récepteurs ACE2, TMPRSS2 et neutrapiline-1 de l’hôte.
La chloroquine ayant été considérée comme une thérapie potentielle contre le COVID-19, nous avons également comparé la liaison de la chloroquine et de l’artémisinine pour leur interaction avec les protéines spike (6VXX, 6VYB) et sa variante 7NXA, respectivement. Une étude de docking moléculaire des phytocomposés et de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 a été réalisée à l’aide du logiciel AutoDock/Vina. Une simulation de dynamique moléculaire a été réalisée pendant 50ns.
Parmi tous les phytocomposés, les études de docking moléculaire ont révélé l’énergie de liaison la plus faible de l’artémisinine avec 6VXX et 6VYB, avec Etotal -10,5 KJ mol-1 et -10,3 KJ mol-1 respectivement.
L’émodine a montré la meilleure affinité de liaison avec le 6VYB avec un Etotal de -8,8 KJ mol-1 et le variant B.1.351 du SARS-CoV-2 (7NXA) avec une énergie de liaison de -6,4 KJ mol-1. L’émodine a montré les meilleures interactions avec le TMPRSS 2 et l’ACE2 avec des Etotal de -7,1 et -7,3 KJ mol-1 respectivement, alors que l’artémisinine interagit avec le TMPRSS 2 et l’ACE2 avec des Etotal de -6,9 et -7,4 KJ mol-1 respectivement. Tous les phytocomposés étaient non toxiques et non cancérigènes.
La simulation de dynamique moléculaire a montré que l’artémisinine a une interaction plus stable avec 6VYB par rapport à 6VXX, et donc proposé comme agent phytochimique potentiel pour prévenir l’interaction de SARS-CoV-2 avec le récepteur ACE-2.
Ces résultats montre que l’artémisinine peut être considéré un phytocomposant majeur pour inactiver le virus du SRAS-CoV-2 en inhibant la protéine S, en particulier dans sa conformation ouverte.

Résumé publié

COVID-19, the disease caused by SARS-CoV-2, has been declared as a global pandemic. Traditional medicinal plants have long history to treat viral infections. Our in silico approach suggested that unique phytocompounds such as emodin, thymol and carvacrol, and artemisinin could physically bind SARS-CoV-2 spike glycoproteins (6VXX and 6VYB), SARS-CoV-2 B.1.351 South Africa variant of Spike glycoprotein (7NXA), and even with ACE2 and prevent the SARS-CoV-2 binding to the host ACE2, TMPRSS2 and neutrapilin-1 receptors. Since Chloroquine has been looked as potential therapy against COVID-19, we also compared the binding of chloroquine and artemisinin for its interaction with spike proteins (6VXX, 6VYB) and its variant 7NXA, respectively. Molecular docking study of phytocompounds and SARS-CoV-2 spike protein was performed by using AutoDock/Vina software. Molecular dynamics (MD) simulation was performed for 50ns. Among all the phytocompounds, molecular docking studies revealed lowest binding energy of artemisinin with 6VXX and 6VYB, with Etotal -10.5 KJ mol-1 and -10.3 KJ mol-1 respectively. Emodin showed the best binding affinity with 6VYB with Etotal -8.8 KJ mol-1and SARS-CoV-2 B.1.351 variant (7NXA) with binding energy of -6.4KJ mol-1. Emodin showed best interactions with TMPRSS 2 and ACE2 with Etotal of -7.1 and -7.3 KJ mol-1 respectively, whereas artemisinin interacts with TMPRSS 2 and ACE2 with Etotal of -6.9 and -7.4 KJ mol-1 respectively. All the phytocompounds were non-toxic and non-carcinogenic. MD simulation showed that artemisinin has more stable interaction with 6VYB as compared to 6VXX, and hence proposed as potential phytochemical to prevent SARS-CoV-2 interaction with ACE-2 receptor.

Keywords : Antimalarial drugs ; Artemisinin ; COVID-19 ; Chloroquine ; Emodin ; In silico ; MD simulation ; Phytocompounds ; Thymol.

Naira, M.S., Huanga, Y., Fidock, D.A., Polyakd, S.J., Wagonerd, J., Towlere, M.J., Weathers, P.J. Aaron Diamond
Artemisia annua L. extracts inhibit the in vitro replication of SARS-CoV-2 and two of its variants
Journal of Ethnopharmacology 274 (june 2021) 114016

Étude in vitro

Naira, M.S. et al ont montré in vitro que des extraits d’Artemisia annua L., empêchent la réplication du SRAS-CoV-2. L’activité antivirale d’extraits de feuilles séchées de sept cultivars d’A. annua provenant de quatre continents a été testée. Les extraits de feuilles à l’eau chaude basés sur l’artémisinine, les flavonoïdes totaux ou la masse de feuilles sèches ont montré une activité antivirale avec des valeurs de CI 50 de 0,1-8,7 μM, 0,01-0,14 μg et 23,4-57,4 μg, respectivement. Un échantillon était âgé de plus de 12 ans, mais toujours actif. Si tous les extraits d’eau chaude étaient efficaces, les concentrations d’artémisinine et de flavonoïdes totaux variaient de près de 100 fois dans les extraits et l’efficacité antivirale était inversement corrélée aux teneurs en artémisinine et en flavonoïdes totaux. L’artémisinine seule a montré une CI 50 estimée à environ 70 μM, et les dérivés antipaludiques de l’artémisinine, l’artésunate, l’artéméther et la dihydroartémisinine, étaient inefficaces ou cytotoxiques à des concentrations micromolaires élevées. En revanche, l’amodiaquine, un médicament antipaludique, avait une CI 50 = 5,8 μM. Les extraits ont eu des effets minimes sur l’infection des cellules Vero E6 ou Calu-3 par un virus rapporteur pseudotypé par la protéine de pointe du SRAS-CoV-2. Il n’y avait pas de cytotoxicité dans un ordre de grandeur des valeurs de la CI 90 antivirale. Les résultats suggèrent que le composant actif des extraits est probablement autre que l’artémisinine, qu’il s’agit d’une combinaison de composants agissant en synergie pour bloquer l’infection virale post-entrée. D’autres études détermineront l’efficacité in vivo afin d’évaluer si A. annua pourrait constituer une thérapie efficiente pour traiter les infections par le SRAS-CoV-2.

Résumé publié

SARS-CoV-2 (Covid-19) globally has infected and killed millions of people. Besides remdesivir, there are no approved small molecule-based therapeutics. Here we show that extracts of the medicinal plant, Artemisia annua L., which produces the antimalarial drug artemisinin, prevents SARS-CoV-2 replication in vitro. We measured antiviral activity of dried leaf extracts of seven cultivars of A. annua sourced from four continents. Hot-water leaf extracts based on artemisinin, total flavonoids, or dry leaf mass showed antiviral activity with IC 50 values of 0.1-8.7 μM, 0.01-0.14 μg, and 23.4-57.4 μg, respectively. One sample was >12 years old, but still active. While all hot water extracts were effective, concentrations of artemisinin and total flavonoids varied by nearly 100-fold in the extracts and antiviral efficacy was inversely correlated to artemisinin and total flavonoid contents. Artemisinin alone showed an estimated IC 50 of about 70 μM, and antimalarial artemisinin derivatives artesunate, artemether, and dihydroartemisinin were ineffective or cytotoxic at elevated micromolar concentrations. In contrast, the antimalarial drug amodiaquine had an IC 50 = 5.8 μM. The extracts had minimal effects on infection of Vero E6 or Calu-3 cells by a reporter virus pseudotyped by the SARS-CoV-2 spike protein. There was no cytotoxicity within an order of magnitude of the antiviral IC 90 values. Results suggest the active component in the extracts is likely something besides artemisinin or is a combination of components acting synergistically to block post-entry viral infection. Further studies will determine in vivo efficacy to assess whether A. annua might provide a cost-effective therapeutic to treat SARS-CoV-2 infections.

Yunjia Hu, Meiqin Liu, Hongbo Qin, Haofeng Lin, Xiaoping An, Zhengli Shi, Lihua Song, Xinglou Yang, Huahao Fan, and Yigang Tong
Artemether, Artesunate, Arteannuin B, Echinatin, Licochalcone B and Andrographolide Effectively Inhibit SARS-CoV-2 and Related Viruses In Vitro
Front Cell Infect Microbiol. 2021 ; 11 : 680127.
Published online 2021 Aug 30. doi : 10.3389/fcimb.2021.680127

Étude in vitro

Dans la phase initiale de la prévention et du contrôle de l’épidémie et du traitement clinique, la médecine traditionnelle chinoise a joué un rôle énorme en Chine. Ici, Yunjia Hu et al ont criblé six composés monomères, dont l’artéméther, l’artésunate, l’arteannuin B, l’échinatine, la licochalcone B et l’andrographolide, avec une excellente activité anti-SARS-CoV-2 et anti-GX_P2V à partir de la bibliothèque de composés de la médecine traditionnelle chinoise Anti-COVID-19 répertoriant 389 composés monomères extraits des prescriptions de la médecine traditionnelle chinoise "trois formules et trois médicaments". Cette étude qui démontre de manière préliminaire le stade d’action de ces composés contre le SRAS-CoV2 qui pourrait inspirer de futures recherches et applications cliniques.

Résumé publié

Since the first reported case caused by the novel coronavirus SARS-CoV-2 infection in Wuhan, COVID-19 has caused serious deaths and an ongoing global pandemic, and it is still raging in more than 200 countries and regions around the world and many new variants have appeared in the process of continuous transmission. In the early stage of the epidemic prevention and control and clinical treatment, traditional Chinese medicine played a huge role in China. Here, we screened out six monomer compounds, including artemether, artesunate, arteannuin B, echinatin, licochalcone B and andrographolide, with excellent anti-SARS-CoV-2 and anti-GX_P2V activity from Anti-COVID-19 Traditional Chinese Medicine Compound Library containing 389 monomer compounds extracted from traditional Chinese medicine prescriptions “three formulas and three drugs”. Our discovery preliminary proved the stage of action of those compounds against SARS-CoV2 and provided inspiration for further research and clinical applications. Keywords : COVID-19, SARS-CoV-2, GX_P2V, traditional Chinese medicine, antivirals

Chandramouli V, Niraj SK, Nair KG, Joseph J, Aruni W.
Phytomolecules Repurposed as Covid-19 Inhibitors : Opportunity and Challenges
Curr Microbiol. 2021 Oct ;78(10):3620-3633.
doi : 10.1007/s00284-021-02639-x. Epub 2021 Aug 26. PMID : 34448061 ; PMCID : PMC8390070.

Revue

Avec cette étude, Chandramouli V et al. entendent valoriser les plantes médicinales traditionnelles et leurs phytomolécules identifiées comme possédant des propriétés antivirales et anti-CoV in vitro.
La plupart des phytomolécules ayant une activité anti-CoV ont été étudiées pour l’inhibition du récepteur humain ACE2 par lequel le virus pénètre dans les cellules hôtes, et des protéines non structurelles 3CLpro et PLpro. Bien que les protéases soient des cibles anti-SARS-CoV-2 idéales, les informations sur les inhibiteurs à base de plantes pour les protéines structurelles du CoV, par exemple l’épi, l’enveloppe, la membrane, la nucléocapside, nécessitaient des recherches supplémentaires. En l’absence d’évaluations scientifiques par le biais d’études in vitro et de biocompatibilité, les antiviraux d’origine végétale ne constituent pas une option thérapeutique aboutie, mais les thérapies anti-SARS-CoV-2 à base de plantes pourraient être des alternatives prometteuses à leurs homologues synthétiques car elles sont économiques et présentent moins de risques de toxicité, d’effets secondaires et de résistance virale. Cette étude ambitionne de fournir une vue d’ensemble systématique des phytomolécules potentielles qui peuvent être reconditionnées et soumises à d’autres modes d’évaluation expérimentale afin de pouvoir être utilisées dans le traitement et la prophylaxie des infections par le SRAS-CoV-2.

Résumé publié

The SARS-CoV-2 virus has spread worldwide to cause a full blown pandemic since 2020. To date, several promising synthetic therapeutics are repurposed and vaccines through different stages of clinical trials were approved and being administered, but still the efficacy of the drugs and vaccines are yet to be decoded. This article highlights the importance of traditional medicinal plants and the phytomolecules derived from them, which possess in vitro antiviral and anti-CoV properties and further explores their potential as inhibitors to molecular targets of SARS-CoV-2 that were evaluated by in silico approaches. Botanicals in traditional medicinal systems have been investigated for anti-SARS-CoV-2 activity through in silico and in vitro studies. However, information linking structure of phytomolecules to their antiviral activity is limited. Most phytomolecules with anti-CoV activity were studied for inhibition of the human ACE2 receptor through which the virus enters host cells, and non-structural proteins 3CLpro and PLpro. Although the proteases are ideal anti-CoV targets, information on plant-based inhibitors for the CoV structural proteins, e.g., spike, envelope, membrane, nucleocapsid required further investigations. In absence of scientific evaluations through in vitro and biocompatibility studies, plant-based antivirals fall short as treatment options. Plant-based anti-SARS-CoV-2 therapeutics can be promising alternatives to their synthetic counterparts as they are economical and bear fewer chances of toxicity, side effects, and viral resistance. Our review could provide a systematic overview of the potential phytomolecules which can be repurposed and subjected to further modes of experimental evaluation to qualify for use in treatment and prophylaxis of SARS-CoV-2 infections

Kubra Dogan, Ebru Erol, Muge Didem Orhan, Zehra Degirmenci, Tugce Kan, Aysen Gungor, Belkis Yasa, Timucin Avsar, Yuksel Cetin, Serdar Durdagi, Mustafa Guzel
Instant determination of the artemisinin from various Artemisiaannua L. extracts by LC-ESI-MS/MS and their in-silicomodelling and in vitro antiviral activity studies against SARS-CoV-2
Phytochemical Analysis. September 2021 ; 1–17.

Étude in vitro

Kubra Dogan et al. ont étudié in vitro l’activité biologique contre le SARS-CoV-2 de l’artémisinine provenant d’Artemisia annua. Ils ont appliqué vingt et un mode d’extractions différents, et ont évalué leur potentiel d’inhibition de l’activité enzymatique de la protéine spike et de la protéase principale (3CL) du virus SARS-CoV-2
L’artémisinine a montré une inhibition significative de l’activité de la protéase 3CL mais pas de la liaison Spike/ACE-2. La concentration efficace à 50 % (CE50) de l’artémisinine contre le pseudovirus Spike du SRAS-CoV-2 s’est avérée supérieure à 50 μM (CE45) dans la lignée cellulaire HEK293T, alors que la viabilité cellulaire était de 94 % du contrôle (P < 0,01). Les effets immunosuppresseurs de l’artémisinine sur la production de TNF-α sur les cellules THP-1 induites par le pseudovirus et le lipopolysaccharide (LPS) se sont avérés significatifs de manière dose-dépendante.
Pour les auteurs, les extraits naturels d’artémisinine peuvent être utilisés comme une option de traitement supplémentaire de la COVID-19 avec des médicaments, et pourraient être utilisé de manière prophylactique très bénéfique pour les patients.

Résumé publié

Introduction : Numerous efforts in natural product drug development are reported for the treatment of Coronavirus. Based on the literature, among these natural plants Artemisia annua L. shows some promise for the treatment of SARS-CoV-2.

Objective : The main objective of our study was to determine artemisinin content byliquid chromatography electrospray ionisation tandem mass spectrometry (LC-ESI-MS/MS), to investigate the in vitro biological activity of artemisinin from the A. annua plants grown in Turkey with various extracted methods, to elaborate in silico activity against SARS-CoV-2 using molecular modelling.

Methodology : Twenty-one different extractions were applied. Direct and sequential extractions studies were compared with ultrasonic assisted maceration, Soxhlet, and ultra-rapid determined artemisinin active molecules by LC-ESI-MS/MS methods. The inhibition of spike protein and main protease (3CL) enzyme activity of SARS-CoV-2virus was assessed by time resolved fluorescence energy transfer (TR-FRET) assay.

Results : Artemisinin content in the range 0.062–0.066%. Artemisinin showed signifi-cant inhibition of 3CL protease activity but not Spike/ACE-2 binding. The 50% effec-tive concentration (EC50) of artemisinin against SARS-CoV-2 Spike pseudovirus was found greater than 50 μM (EC45) in HEK293T cell line whereas the cell viability was 94% of the control (P < 0.01). The immunosuppressive effects of artemisinin on TNF-α production on both pseudovirus and lipopolysaccharide (LPS)-induced THP-1 cells were found significant in a dose dependent manner.

Conclusion : Further studies of these extracts for COVID-19 treatment will shed lightto seek alternative treatment options. Moreover, these natural extracts can be used as an additional treatment option with medicines, as well as prophylactic use can be very beneficial for patients.

Keywords : antiviral activity, Artemisia annua SARS-CoV-2, LC-ESI-MS/MS, natural products for COVID-19

Mis en ligne par La vie re-belle
 25/05/2020
 https://lavierebelle.org/activites-antivirales-d-artemisia

 Documents

 Occurrence of some antiviral sterols in Artemisia annua
PDF 
 Plant Science
 Plant sterols and sterolins : a review of their immune-modulating properties
PDF 
 Altern Med Rev
 SARS Clinical trials on treatment using a combination of Traditional Chinese medicine and Western medicine
PDF 
 WHO
 Identification of natural compounds with antiviral activities against SARS-associated coronavirus
PDF 
 Antiviral Research

Bibliographie : Potentiel antiviral d’Artemisia annua L. et Artemisia afra Jacq.

Ce dossier regroupe les publications concernant le potentiel antiviral d’Artemisia annua L. et Artemisia afra Jacq.

Les articles 1

Cet article présente et permet l’accès aux recherches publiées relatives aux propriétés antibactériennes, antivirales, immunomodulatrices et immunoprotectrices (...)
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