L’OMS et l’Artemisia. Entre mauvaise foi et conflit d’intérêts

Critiques de l’OMS à l’égard de l’usage d’Artemisia annua et afra commentaires de ses arguments

Dans cet article, nous passerons en revue les différents arguments avancés par l’OMS pour « ne pas soutenir la promotion ou l’utilisation du matériel végétal d’Artemisia sous quelque forme que ce soit pour la prévention ou le traitement du paludisme » et nous examinerons la valeur de chacun d’entre eux à la lumière des recherches menées à ce jour.

Toutes les sections en italique sont extraites d’un rapport publié en octobre 2019 intitulé : « WHO technical document of the use of non-pharmaceutical forms of Artemisia ». (Document technique de l’OMS sur l’utilisation des formes non pharmaceutiques d’Artemisia).

Nous citerons chacun des arguments « anti-Artemisia » de l’autorité mondiale en matière de santé publique repris dans ce rapport et les nous commenterons dans l’ordre dans lequel ils sont énoncés

L’OMS et l’Artemisia. Entre mauvaise foi et conflit d’intérêts

Critiques de l’OMS à l’égard de l’usage d’Artemisia annua et afra commentaires de ses arguments

L’OMS déclare « ne pas soutenir la promotion ou l’utilisation du matériel végétal d’Artemisia sous quelque forme que ce soit pour la prévention ou le traitement du paludisme »

La position de l’OMS est fondée sur les considérations suivantes :

Argument n° 1

La composition des remèdes à base de plantes Artemisia donnés pour traiter et prévenir le paludisme varie considérablement. Le contenu et la qualité des remèdes à base d’Artemisia sont affectés par les variations de la composition de la matière végétale et de la méthode de préparation.
Une série de facteurs peuvent affecter la composition de l’Artemisia, y compris la génétique, le moment de la récolte, la température, la disponibilité des nutriments et le lieu de récolte. La transformation, les procédures de séchage et les conditions de stockage influencent également le contenu des matières végétales.
Il n’est pas possible de mettre en œuvre le niveau requis de contrôle de la qualité pour la culture, la récolte et les aspects post-récolte de l’Artemisia dans le contexte de la culture domestique ou à petite échelle.

Commentaire et contre-arguments :

Il est admis que la composition des Artemisia varie selon leur origine, leur maturité et leur conditionnement. Ainsi la concentration en principes actifs est la plus forte juste avant la floraison. Le séchage de la plante au soleil augmenterait ces principes actifs. Le suivi de recommandations simples en matière de culture, de traitement post récolte et de conditionnement des plantes séchées permet d’avoir un produit de bonne qualité. Aucun médecin traditionnel n’ignore les périodes de récoltes judicieuses des plantes qu’ils utilisent.

Considérant le nombre d’essais thérapeutiques positifs conduits dans divers pays d’Afrique et sur d’autres continents et réalisés à partir de plantes d’origines très diverses, la variabilité du matériel végétal n’est pas un argument recevable.

Dans le cadre, d’une production tisane ou de poudre de plante qui serait à destinée commerciale, le niveau requis de contrôle de la qualité pour la culture, la récolte et les aspects post-récolte de l’Artemisia ne serait pas plus difficile à mettre en œuvre que celui déjà existant pour la production d’Artemisia pour l’extraction d’artimisinine actuellement en vigueur.

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Argument n° 2

La méthode de préparation entraînera d’autres variations. Les propriétés de la tisane d’Artemisia sont fortement influencées par des facteurs tels que la température de l’eau. Même sous forme de comprimés ou de capsules, leur contenu diffère de celui du matériau d’origine.

Commentaire et contre-arguments :

On ne peut que souscrire à l’exigence de bonnes conditions de production, de récolte, de transformation, de stockage et de dosage de l’Artemisia à usage thérapeutique, mais cette rigueur s’applique à tout produit pharmaceutique et pas seulement à la production de phytomédicaments.

Le respect de modes préparatoires, d’une posologie et d’une durée de traitement est un principe général de toute médication végétale ou de synthèse. Des protocoles de préparation efficients ont été établis pour l’Artemisia. Les expériences de terrain ont montré que les consignes à respecter étaient facilement intégrées par les patients.

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Argument n° 3

La composition des remèdes à base d’Artemisia est souvent insuffisante pour tuer tous les parasites et empêcher leur recrudescence.
Pour obtenir des taux d’efficacité élevés, des niveaux suffisants d’artémisinine doivent être administrés et absorbés pendant sept jours. Les propriétés pharmacologiques de l’artémisinine signifient que des niveaux d’artémisinine plus élevés doivent être administrés les derniers jours du traitement que les premiers jours afin d’obtenir les mêmes niveaux d’artémisinine dans le sang. Des traitements trop courts ou des taux sanguins d’artémisinine trop faibles entraîneront soit un échec de l’élimination des parasites dans le sang, soit des taux élevés de recrudescence. Artemisia annua contient des taux d’artémisinine variables. Les remèdes à base de plantes préparés à l’aide d’Artemisia annua avec une teneur importante en artémisinine peuvent améliorer les symptômes, mais sont susceptibles d’entraîner des taux élevés de recrudescence. Les preuves disponibles n’étayent pas les allégations selon lesquelles l’activité antipaludique d’autres constituants végétaux ou la synergie entre l’artémisinine et d’autres constituants augmentera sensiblement l’efficacité des formes non pharmaceutiques de Artemisia annua.

Commentaire et contre-arguments :

Si l’artémisinine est un principe actif antipaludique actif, il n’est pas le seul composé actif des Artemisia. Selon les travaux des chercheurs du Worcester Polytechnic Institut la synergie de ces composés augmente le potentiel antipaludique des extraits de plantes. Par ailleurs ces mêmes chercheurs ont montré que les feuilles sèches d’Artemisia annua délivraient bien plus d’artémisinine dans le sang que l’extrait des médicaments de synthèse.

D’autres travaux ont montré que la teneur de la plante en artémisinine n’était pas nécessairement le facteur thérapeutique prépondérant et que l’Artemisia afra par exemple qui en est dépourvue était aussi un antipaludique efficace.

Concernant la durée du traitement tous les organisations et médecins qui promeuvent l’usage de l’Artemisia conviennent qu’un traitement curatif doit durer au moins 7 jours et prescrivent le respect de cette durée.

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Argument n° 4

Artemisia afra ne contient pas d’artémisinine ni aucun autre composé identifié comme ayant une activité antipaludique significative in vitro.

Commentaire et contre-arguments :

La composition et les propriétés d’Artemisia afra ont été moins étudiées que celles d’Artemisia annua, mais son efficacité contre le vecteur de la malaria a été montrée dans plusieurs essais cliniques. Dès lors, il est difficile de prétendre que la plante est dépourvue de principes actifs responsables de cette propriété. Selon Luisa Dologuélé-Potolot, médecin centrafricaine « On a décompté 400 possibles principes actifs dans l’Artemisia afra, dont vingt anti-malaria, mais il faut maintenant aller plus loin dans les recherches ».

Il est vrai que l’Artemisia afra ne contient pas d’artémisinine. Mais cela n’empêche pas l’extrait de la plante d’avoir une activité antipaludique importante. Kraft et al [2], qui ont évalué les activités antiplasmodiques in vitro d’extraits de 8 plantes du Zimbabwe ont montré en 2003 que les extraits de parties aériennes d’Artemisia afra et de Vernonia colorata se sont avérés les plus actifs contre la souche sensible à la chloroquine (PoW ) et contre le clone Dd2 de Plasmodium falciparum résistant à la chloroquine. Trois flavonoïdes, et plusieurs lactones sesquiterpéniques ont révélé une activité antiplasmodiale in vitro. Les chercheurs note qu’« aucun des composés isolés n’a montré d’extraordinaires propriétés antiplasmodiale. ». Mais que l’extrait total montrent en revanche de forts effets in vitro. Kraft et ses collègues concluent : « Il est évident que l’activité de l’Artemisia afra est due au mélange complexe de substances qui pourraient agir de façon additive ou même synergique. »

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Argument n° 5

L’utilisation généralisée des remèdes à base de plantes Artemisia annua pourrait accélérer le développement et la propagation de la résistance à l’artémisinine.
L’artémisinine et les dérivés de l’artémisinine sont le composé clé des ACT (combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine) utilisées pour traiter les millions de personnes souffrant du paludisme. Le dérivé de l’artémisinine, l’artésunate, est utilisé pour sauver la vie des personnes souffrant de paludisme grave. Une résistance entraînant la perte de ces médicaments serait un désastre. En 2007, les États membres de l’OMS ont adopté la résolution "WHA 60" de l’Assemblée mondiale de la santé appelant à un retrait progressif des monothérapies orales à base d’artémisinine des marchés et au déploiement des ACT pour les remplacer. Cette décision a été prise pour aider à protéger les médicaments à base d’artémisinine contre toute résistance. Si la consommation d’Artemisia annua se généralise, la faible activité antipaludique potentielle des autres composés d’Artemisia annua ne suffirait pas à protéger l’artémisinine contre la résistance. La résistance est plus susceptible de se développer et de se propager lorsqu’une population de parasites utilise des médicaments antipaludiques sous-dosés. La teneur variable en artémisinine des remèdes à base de plantes d’Artemisia annua signifie que l’utilisation généralisée de ces remèdes pourrait conduire à ce que de nombreuses personnes aient de tels niveaux sous-thérapeutiques d’artémisinine dans leur sang.

Commentaire et contre-arguments :

Aucune recherche, à notre connaissance, ne montre l’apparition de résistance du parasite vecteur de la malaria aux préparations à base d’Artemisia, ce qui n’est malheureusement pas le cas des médicaments de synthèse y compris des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine. Si on devait appliquer strictement et stupidement le principe de précaution énoncé par l’OMS, se serait l’ensemble des médicaments de synthèse antipaludiques produit par l’industrie pharmaceutique qu’il faudrait retirer en premier lieu du marché.

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Argument n° 6

L’artémisinine, sous quelque forme que ce soit, ne fonctionne pas bien comme prévention contre le paludisme.
L’artémisinine a une courte demi-vie d’élimination, ce qui signifie qu’elle ne reste dans le sang à des niveaux thérapeutiques que pendant une courte période. Par conséquent, l’utilisation de l’artémisinine n’est pas encouragée dans la chimioprophylaxie du paludisme sous quelque forme que ce soit.

Commentaire et contre-arguments :

L’artémisinine n’est pas l’Artemisia, et ce que l’OMS avance pour cette molécule ne s’applique pas nécessairement à la plante et au complexe de ces principes.
Si les médicaments de synthèse sont avant tout curatifs, plusieurs recherches rapportent que les préparations à base d’Artemisia ont aussi des vertus préventives. Si la prophylaxie n’est pas totale, l’expérience des entreprises dont les ouvriers prennent régulièrement des infusions d’Artemisia montre que l’absentéisme au travail pour cause de malaria n’est plus un problème.

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Argument n° 7

Il existe des traitements abordables et efficaces contre le paludisme.
L’OMS recommande les ACT pour le traitement du paludisme non compliqué à P. falciparum. La résistance partielle à l’artémisinine et la résistance à certains médicaments partenaires posent un problème dans certaines parties de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, il existe encore des traitements très efficaces qui peuvent guérir toutes les souches de paludisme. Un traitement complet à base d’ACT peut être obtenu pour moins de 2 dollars US. Nous devons rester engagés pour que toutes les personnes touchées par le paludisme aient accès aux ACT.

Commentaire et contre-arguments :

Que les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine soient les meilleurs traitements conventionnels actuels est indéniable.

Mais dire que ces médicaments toujours efficace est faux. Des malaria récalcitrantes aux ACT, ont en revanche été guéries par de simples tisanes d’Artemisia. Pamela J Weathers et d’autres scientifiques ont ainsi démontré en 2017 que 18 patients qui n’avaient pu être soignés par la médecine conventionnelle de par la résistance de leur souche de Plasmodium aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) ou à l’Artésunate ont pu totalement guérir après avoir été soignés avec des tablettes de plantes sèches d’Artemisia annua. [3]

Avec le développement des résistances de vecteurs de la malaria avérés en d’abord en Asie et maintenant en Afrique. Le potentiel thrapeutique des ACT va progressivement décroître. Il n’est pas impossible que les ACT suivent le même sort que les médicament dérivés de la quinine. D’abord efficace, ils sont aujourd’hui rejeté pour leur inefficacité du fait de la résistance progressivement développée par les plasmodium à leur encontre.

Le prix des médicaments ACT d’environ 2 dollars mentionné par l’OMS rend, quoiqu’en dise cette institution, l’accès régulier à ces médicaments tout simplement impossible pour la plupart des familles des pays ou la malaria sévit le plus.

Par ailleurs, si ces médicaments sont disponibles dans les villes. Cela n’est pas vrai dans de nombreuses zones rurales.

De plus, la falsification des médicaments, fait que dans de nombreux pays notamment africains, lorsqu’on achète des médicaments, il semble qu’on ait beaucoup de (mal)chance d’acquérir un faux médicament qu’un vrai.

Une fois que l’on connaît l’aspect, le parfum et le goût caractéristiques des tisanes d’Artemisia, on ne peut acheter ou consommer de tisanes contrefaites.

Entre ne pas prendre de traitement et pouvoir accéder à des plantes à très faible coût voire gratuitement, qui se sont, quoi qu’en dise l’OMS, montrées efficaces et sans effet secondaire, que faut-il choisir ? Respecter les recommandations de l’OMS ou prendre une plante « prohibée » par cette autorité et guérir ?

La réponse à cette question est celle du bon sens.

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Argument n° 8

Les pays doivent renforcer leurs systèmes réglementaires pour protéger les patients contre les traitements contrefaits et inférieurs aux normes ; cela inclut tous les produits promus pour le traitement du paludisme sans les informations nécessaires en termes de contenu, de qualité, de sécurité et d’efficacité.

Commentaire et contre-arguments :

On ne peut que souscrire au principe de la lutte contre la diffusion de médicaments contrefaits, de mauvaise qualité, ou sous-dosés. Mais cette lutte à de fortes chances de rester un vœu pieux si les États concernés ne disposent pas des moyens de cette ambition. Cette recommandation de l’OMS est, sans qu’elle le veuille, un argument en faveur de l’Artemisia. Boire de l’infusion d’Artemisia est le plus sûr moyen de ne pas ingérer un médicament antipaludique contrefait.

Commentaire général sur les recommandations de l’OMS

On peut comprendre à la lecture des textes promulgués par l’OMS, que le lecteur, médecin et le patient, non averti des recherches menées sur l’Artemisia annua prennent au sérieux les avis de cette institution et proscrivent les préparations à base d’Artemisia comme voie thérapeutique pertinente.

En revanche, le chercheur, le médecin ou le patient informé ne peut qu’être frappé, à minima par le manque de rigueur intellectuelle des auteurs des recommandations de cette organisation instituée comme autorité en matière santé publique.

Le poids de ces recommandations ne repose que sur le crédit et l’autorité qui est accordée cette organisation par les professionnels de santé et les patients. Ils ne sont pas étayés ni par l’expérience de terrain, ni par les recherches menées jusqu’à ce jour.

Comme on peut faire crédit aux responsables de l’OMS de ne pas manquer d’intelligence, on ne peut que poser la question de leur motivation qui conduit à autant de légèreté ou peut être de mauvaise foi.

Contrairement à d’autres déclarations de l’OMC qui ne mentionnaient aucune étude à l’appui de ces décisions, le rapport « WHO technical document of the use of non-pharmaceutical forms of Artemisia » prend acte d’une série d’études cliniques qui à quelques exceptions près grande majorité conclue à l’efficacité et l’utilité des armoises chinoises et africaines. Pour autant le rédacteur du dossier n’en tire, aucune conclusion qui viendrait suggérer de faire évoluer les recommandations de ne jamais utiliser Artemisia en thérapie.

Comment expliquer l’attitude obtuse de l’OMS ?

Un travail d’investigation poussé pourrait seul permettre de répondre à ces questions. En l’état des informations à notre disposition, nous de pouvons formuler que poser des hypothèses.

Il n’est pas impossible que l’attitude de l’institution vis-à-vis des Artemisia opère sur fond de mépris plus général à l’égard des thérapies à base de plantes. Les plantes ne sont vues que comme des pourvoyeuses de molécules à isoler, synthétiser et utiliser dans des médicaments de synthèse. L’utilisation est de préparation à base de plantes est archaïque. Il s’agirait là au fond d’un obstacle et d’une résistance culturels.

Une seconde hypothèse est d’ordre plus politique et économique.

L’OMS, qui était il y a quelques dizaines d’années financée à 80% par des contributions fixes des États de la communauté internationale, est aujourd’hui, en manque permanent de financement et majoritairement financée par l’industrie pharmaceutique et d’autres bailleurs de fonds privés comme la fondation créée par les époux Gates. Cette montée en puissance du secteur privé s’est accompagnée de la présence de « conseillers » et de « lobbyistes » du secteur pharmaceutiques dans diverses instances de l’OMS. Il apparaît logique que la « générosité » de ce secteur privé soit conditionnée au fait que les préconisations de l’autorité mondiale de la santé n’entravent pas les intérêts de ce secteur.

Qu’une industrie défende ses intérêts est logique. En revanche qu’une institution internationale censée œuvrer pour le bien commun dépendent d’intérêt privé est tout simplement un scandale.

La Fondation Bill et Melinda Gates proclame depuis 2016 qu’elle entend relever le défi de l’éradication de la Malaria. Mais cette organisation à statut philanthropique a déclaré ne pas vouloir soutenir la recherche sur l’efficacité des préparations à base d’Artemisia préférant se concentrer sur les médicaments « dont la qualité est prouvée », selon ses propres termes. Elle apporte son appui à l’élaboration d’un vaccin contre la malaria, vecteur de futurs profits, pourraient ajouter les « mauvaises langues ».

On ne peut que penser que les quelque 852 millions de dollars dépensés par la fondation des époux Gates entre 1999 et 2018 dans la recherche contre le paludisme auraient largement contribué à la réussite de l’objectif qu’elle affiche, si cette somme et le soutien symbolique de ses donateurs avaient été dédiés à la recherche et à la promotion de l’Artemisia, solution simple et peu onéreuse qui a surtout besoin qu’on ne la proscrive pas des usages autorisés.

Notes :

[1] Déclaration rapportée par le périodique Jeune Afrique de mars 2018, « Paludisme : l’OMS ouvre les discussions avec les partisans de l’Artemisia afra. »

[2] Kraft, C., Jenett-Siems, K., Siems, K., Jakupovic, J., Mavi, S., Bienzle, U., Eich, E., 2003. In vitro antiplasmodial evaluation of medicinal plants from Zimbabwe. Phytotherapy Research 17, 123-128.

[3] Nsengiyumva Bati Daddy, Luc Malemo Kalisya, Pascal Gisenya Bagire, Robert L. Watt, Melissa J. Towler, Pamela J. Weathers. Artemisia annua dried leaf tablets treated malaria resistant to ACT and i.v. artesunate: case reports. Phytomedicine, 2017.

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