-15- Traitement « naturel » des ulcères internes

Pharmacopée naturelle des ulcères digestifs

De nombreuses recherches rendent compte du potentiel de plantes et d’autres substances d’origine naturelle en matière de prévention et de traitement des ulcères digestifs. Leur avantage serait, entre autres, de minorer les effets secondaires des médications antiulcéreuses conventionnelles.

La liste des matières médicales naturelles candidates à remplacer ou à complémenter les traitements conventionnelle est longue. Nous examinons ici les résultats des recherches concernant celles qui sont présentes au Rwanda et en Afrique de l’Est et dont les propriétés antiulcéreuses ont été éprouvées.

-15- Traitement « naturel » des ulcères internes

Pharmacopée naturelle des ulcères digestifs

Principes généraux des traitement des ulcères à base de plantes

Comme les traitements médicamenteux, les traitement des ulcères à base de plantes visent à :

- soulager la douleur
- guérir l’ulcère
- et empêcher sa récurrence.

Au-delà de la suppression des symptômes, et de la neutralisation des facteurs agressifs, l’objectif est d’aider le corps à retrouver un équilibre lui permettant de restaurer sa capacité à se défendre et à restaurer son immunité :

Ainsi, l’objectif n’est pas simplement d’éradiquer les bactéries potentiellement responsables de l’ulcération dans certaines conditions, mais de trouver un équilibre sain entre une quantité suffisante de « bonnes » bactéries et une dose inoffensive de « mauvaises » bactéries (qui, comme Helicobater pylori peuvent s’avérer bénéfiques dans certains contextes) aussi être utile. Il s’agit de se protéger intelligemment des vrais dangers et d’encourager de manière ciblée ce qui nous est bénéfique.

« Facteurs protecteurs » et « facteur agresseurs » des muqueuses du système digestifs sont inextricablement présents et les « facteurs agresseurs » sont indispensables à certaines fonctions digestives. Il n’est donc pas question de purement les éliminer mais d’aider le corps à retrouver l’équilibre subtil et complexe qui est nécessaire à son bon fonctionnement.

Limite des connaissance actuelles

À l’exception de quelques plantes le potentiel gastroprotecteur des plantes médicinales n’est à ce jour pas étayé par des études cliniques sur des humains.

Ces quelques plantes sont : l’aloès, la réglisse, le piment, la fraise

L’action anti-ulcéreuse de nombreuses autres plantes est seulement déduite des pratiques médicinales traditionnelles et de l’étayage de la valeur de ces usages par des études in vitro ou sur des modèles animaux.

Ces enquêtes ont en tout cas montré qu’une série des plantes médicinales étudiées pouvaient prévenir l’ulcère, généralement chez la souris ou le rat en fonction des doses administrées et que ces plantes ne présentaient aucune toxicité aiguë.

Les résultats de ces études mentionnant les activités antiulcérogènes des plantes ne peuvent être transposés directement dans une pratique de soin. En effet souvent, la plupart des études décrivent les effets d’extraits alcooliques des plantes quand les pratiques médicinales traditionnelles privilégient les extraits aqueux par pilât, macération, infusion ou décoction.

Il reste que la plupart des végétaux dont les activités antiulcérogènes ont été éprouvées sont des plantes alimentaires, condimentaires, ou aromatiques ordinairement pris en tisane. Ces caractéristiques montre l’innocuité de leur usage.

Le criblage photochimique de ces plantes médicinales suggère que leurs activités antiulcéreuses sont notamment liées à la présence de métabolites secondaires tels que :

- les flavonoïdes
- les anthocyanes
- les terpénoïdes,
- les saponines
- les tanins
- les mucilages
...

Objectifs thérapeutiques

Protection et la restauration de la muqueuse

- Plantes mucilagineuses
- Plantes à tanins
- Plantes à anthocyanes

Réduction de l’inflammation

- Plantes à composés actifs anti-inflammatoires

Réduction de l’acidité

- Plantes alcalinisantes

Réduction de la prolifération bactérienne pathogène

- Plantes à composés actifs inhibant Helicobacter pilori
- Plantes stimulant les bactéries synthétisant des antibiotiques

Stimulation des défenses immunitaires

- Plantes à composés immunostimulants
- Plantes à forte teneur en composés antioxydant

Restauration d’une diversité de la flore bactérienne

- Prébiotiques et probiotiques

Suppression ou réduction des agents agresseurs

Régimes alimentaires non agressifs réduisant les agents toxiques ou inhibiteurs des défenses naturelles de l’organisme et renforçant les agents protecteurs.

La recherche combinant études sur le microbiome et microbiote et les dysbioses, études des composantes nutritionnelles de la santé et études phytothérapeutiques n’en est qu’à ces balbutiements.

Pharmacopée naturelle des ulcères peptiques

Voici en préambule liste des matières médicinales et de 35 plantes accessibles en Afrique de l’Est dont nous synthétiserons, ci-après le potentiel antiulcéreux au regard les recherches publiées à ce jour :

Plantes et produits naturels présents au Rwanda

Produits naturels

Miel Rw. Ubuki ; En. Honey

Silicates d’alumine Rw. Ivumba ; Fr. Argile ; En. Clay

Vitamine C

Vitamine A

***

Plantes

Abelmoschus esculentus Rw. Umvumba ; Fr. Gombo ; En. Okra

Achyranthes aspera Rw. Umuhurura ; Fr. Achyranthe âpre, Herbe d’Eugène ; En. Prickly Chaff Flower

Allium sativum Rw. Igitungurusumu ; Fr. Ail ; En. Garlic

Aloe sp. Rw. Igikakarubamba ; Fr. Aloès ; En. Aloe

Annona squamosa Rw. Ikiryoheramuhoro, Ikiryohera ; Fr. Attier, Pomme cannelle ; En. Sugar apple, Sweetsops

Apium graveolens Rw. Seleri - Fr. Céleri - En. Celery

Asparagus racemosus Rw. Isagara, Fitinywa ; Fr. Asperge à grappes ; En. Wild asparagus

Azadirachta indica Rw. Nim ; Fr. Margousier ; En. Neem tree

Brassica oleracea Rw. Ishu ; Fr. Chou ; En. Cabbage

Brassica oleracea var. italica Rw. ? ; Fr. Brocoli ; En. Sprouting Broccoli

Bridelia micrantha Bridelia micrantha - Rw. Umugimbu, Umushashi ; En. Mitzeerie

Bryophyllum pinnatum ou Kalanchoe Pinnata Rw. Ikinetenete ; Fr. Kalanchoé, Zèb maltèt ; En. Leaf of life, Air plant, Cathedral bells

Camellia sinensis Rw. Icayi ; Fr. Théier ; En. Tea

Capsicum annuum ou Capsicum frutescens Rw. Urusenda ; Fr. Piment ; En. Chili

Carica papaya Rw. Ipapayi ; Fr. Papayer ; En. Pawpaw

Cissus quadrangularis Rw. Runya ; Fr. Liane carré ; En. Veldt grape, Devil’s backbone, Adamant creeper

Coriandrum sativum Fr. Coriandre ; En. Coriander

Curcuma longa Rw. Kurkuma ; Fr. Curcuma ; En. Turmeric

Daucus Carota Rw. Karoti ; Fr. Carotte, En. Carrot

Ficus carica Rw. ? ; Fr. Figuier ; En. Common Fig

Fragaria sp. Rw. ? ; Fr. Fraise ; En. Strawberry

Lagenaria siceraria Rw. Uruyuzi, Urwungwane - Fr. Calebasse ou gourde bouteille, Calebasse liane - En. Anglais : Bottle gourd, calabash gourd, common gourd, white-flowered gourd

Mangifera Indica Rw. Umwembe ; Fr. Manguier ; En. Mango-tree

Moringa oleifera Rw. Moringa ; Fr. Margousier, Moringa ; En. Drumstick tree, Moringa

Morus alba Rw. Iboberi, Ibobere ; Fr. Murier, Mûrier blanc ; En. Mulberry, White Mulberry

Musa sp. Rw. Umuneke, Banane, Banana

Ocimum gratissimum Rw. Umwenya ; Fr. Basilics africain En. African basil

Opuntia ficus indica Rw. Ibimungu ; Fr. Figuier de Barbarie ; Es. Nopal ; En. Prickly pear

Petroselinum crispum Fr. Persil ; En. Parsley

Plantago sp. Rw. Imbatabata, Ikibatama ; Fr. / En. Plantain

Portulaca oleracea Rw. Niyo za ruteja ; Fr. Pourpier potager ; En. Purslane, Garden purslane, Pigweed

Psydium guajava Rw. Ipera ; Fr. Goyave ; En. Guava, Yellow guava, Lemon guava

Punica granatum Rw. Koko manga ; Fr. Grenadier ; En. Pomegranate

Raphanus sativus Rw. Radi - fr. Radis - Radish

Rubus sp. Umukeri Rw. Umukeri ; Fr. Ronces et framboisiers ; En. Brambles and raspberries

Solanum nigrum Rw. Isogo ; Fr. Morelles noire ; En. Black nightshade

Zingiber officinalis Rw. Tangawizi ; Fr. Gingembre ; En. Ginger

***

Note préliminaires

Toutes les informations présentées ci-après reposent sur les résultats d’études scientifiques publiées. Pour ne pas surcharger le texte, nous citons les études consultées en fin d’article où elles sont classées thématiquement.

Propriétés antiulcéreuses des plantes et autres substances d’origine naturelles

Miel

Le miel est depuis longtemps utilisé empiriquement pour soulager les douleurs et les malaises épigastriques (dyspepsies).

Connaissant les pouvoirs antibactériens du miel, des chercheurs ont testé la sensibilité d’Helicobacter pylori vis-à-vis du miel :

A T Ali et al (1991) ont ainsi montré que tous les isolats de Helicobacter pylori étaient inhibés in vitro par 20 % de miel.

Michel Osato et al, (1999), d’une part et AI Somal et al., (1994) d’autre part, ont respectivement attribué l’activité anti-Helicobacteur pylori à l’effet osmotique du miel et à son effet antibactérien (peroxydasique et non peroxydasique).

Quelques années plus tard Gharzouli et al. (2002) ont comparé le potentiel gastro protecteur de différents miels ainsi que d’une solution sucrée. Ils ont pour cela donné à des rats des substances agressives pour l’estomac telles que l’éthanol, l’indométacine et l’aspirine et ont observé l’effet des miels et de la solution sucrée sur les lésions. Que ce soit avec les miels ou avec la solution à base de sucres, les chercheurs ont constaté une nette réduction de l’étendue des lésions hémorragiques des muqueuses gastriques. Cependant les miels se sont montrés plus protecteurs que la solution sucrée ; la forte concentration en hydrates de carbone n’est donc pas la seule responsable de l’effet protecteur.

Nabila Al-Jaber (2013) à, quant à elle, mis en lumière, les relations entre activités antioxydantes et antiulcéreuses du miel. Le miel semble exercer son effet antiulcéreux via les antioxydants enzymatiques. En d’autres termes, l’activité protectrice du miel contre l’agression de l’ADN cellulaire par les radicaux libres contribue au maintien et à la restauration de l’intégrité des muqueuses digestives. Quatre autre études confirment cette relation.

L’ensemble de ces recherches montre que la consommation de miel peut contribuer à prévenir et à résorber les ulcères induits par les infections à Helicobacter pylori. La plupart des études réalisées ont utilisé différents types de miel à des doses variées sur des rats.

Fataneh Hashem-Dabaghian et al (2016) ont évalué l’efficacité de l’association de graines de nigelle (Nigella sativa) et de miel à éradiquer l’infection gastrique par Helico pylori dans le cadre d’un essai clinique sur dix-neuf patients infectés par la bactérie et sans antécédents d’ulcère gastroduodénal, de cancer gastrique ou de saignement gastro-intestinal. Ces patients ont reçu une cuillère à café du mélange nigelle-miel : 6 g/jour de graines de Nigella sativa moulues et 12 g/jour de miel, trois fois par jour après les repas pendant deux semaines. Un test respiratoire a été utilisée pour détecter la présence de Helicobacter pylori quatre semaines après la fin du test. et les symptômes de dyspepsie ont été notés avant et après l’étude et analysés. Quatorze patients ont terminé l’étude. L’éradication d’Helicobacter pylori, a été considérée comme acquise sur la base d’un test test respiratoire à l’urée quatre semaines après la fin du traitement. Ce test a été négatif chez 57,1 % (8/14) des participants après l’intervention. Les symptômes totaux de dyspepsie ont été significativement réduits chez tous les patients qui ont bien toléré la préparation administrée, sauf un cas de diarrhée légère.
L’association de Nigella sativa et de miel s’est donc avérée être un agent anti-Helicobacter pylori et anti-dyspeptique effectif. Le taux d’éradication de Helicobacter pilori est presque similaire aux résultats certaines thérapie séquentielle, quadrithérapie (50,9 % des patients dans le cadre d’un traitement séquentiel (oméprazole, amoxicilline, chacun administré deux fois par jour pendant les cinq premiers jours, suivi par l’oméprazole, la clarithromycine et la furazolidone, deux fois par jour pendant les neuf jours restants) et 49,1 % dans le cadre d’une quadrithérapie de routine (oméprazole, clarithromycine, amoxicilline et bismuth deux fois par jour pendant 14 jours). Il est cependant inférieur au taux d’éradication rapporté à environ 75-80% dans les pays en développementde la trithérapie composée d’amoxicilline, de clarithromycine et d’oméprazole mais qui peut induire des effets secondaires.

Formes utilisables :

On peut consommer une cuillère à soupe de miel brut, non transformé, matin et midi et soir. Le miel peut être tartiné en toasts pour qu’il reste plus longtemps dans l’estomac. Le miel peut aussi être mélangé à d’autres substances antiulcérogènes comme l’ail, le gel d’Aloe vera, la graine de nigelle, la poudre de réglisse...

Au Cameroun, où la médecine traditionnelle à base miel est particulièrement développée, on recommande les préparations suivantes en cas d’ulcère gastrique :

- Argile verte et miel auquel on a ajouté le jus de 10 fruits de Citrus decumana (Pomelo) dans 1 litre de miel. Prendre 2 cuillères à soupe 3 fois par jour pendant 31 jours
- Mélanger à cuillères à soupe d’écorce de Khaya senegalensis réduite en poudre à 10 cuillères à soupe de miel. Prendre 1 cuillère à café de la préparation avant les repas.

Silicates d’alumine (Argiles)

Noms vernaculaires : Rw. Ivumba ; Fr. Argile ; En. Clay

Prise en voie orale, les argiles que les scientifiques appellent silicates d’alumine tapissent l’estomac et agissent comme un pansement gastrique naturel. En vertu de ses propriétés anti-inflammatoires, antibactériennes, cicatrisantes et régénérantes, l’argile pourrait être une alliée puissante contre les ulcères gastriques, les inflammations ainsi que la porosité intestinale.

Jade Allègre, autrice de la thèse de médecine intitulée, Les silicates d’alumine (Argiles) en thérapeutique. Une pratique coutumière ancienne relayée dans la médecine moderne Paris XIII (2012), a consacré une partie de sa recherche aux modalités d’action des argiles sur les muqueuses ulcérées. Nous la citons ci-dessous in extenso :

Modalités d’action des argiles :

L’action des smectites se manifeste sur plusieurs cibles :

Mucus : Les silicates d’alumine s’étalent sur une surface importante de la muqueuse, et les cristallites ou tactoïdes s’incluent dans le mucus et se lient avec lui. Cette action résulte en une amélioration fonctionnelle très rapide, perceptible en une vingtaine de minutes, et très appréciée par les patients.

L’effet obtenu est :

• une augmentation de l’épaisseur du mucus, et l’inhibition de l’action corrosive de la pepsine [94] ;
• une augmentation des capacités rhéologiques par polymérisation accrue des glycoprotéines [95] ;
• une augmentation de son adhésion, de sa viscosité et de son hydrophobie, et réduction de sa dégradation [96] ;
• la stabilisation de la barrière muqueuse [97] ;
• en se liant aux glycoprotéines du mucus et en renforçant celui-ci, les silicates d’alumine protègent les cellules intestinales de l’érosion par les acides biliaires [98], et par les radicaux libres [99] [100] ;
• ils empêchent la disjonction entre les cellules induite par les cytokines inflammatoires [101] ;
• ils protègent des agressions par l’éthanol et par les anti-inflammatoires non stéroïdiens [98], et traitent les gastropathies induites par ces derniers [102].

Sucs digestifs

- pepsine :

Une smectite peut inhiber totalement les dommages - rupture du film muqueux, lésions hémorragiques, ulcérations - créés ordinairement par une sécrétion pathologique excessive de pepsine [102]. Un gramme de kaolinite, une argile pourtant peu adsorbante*, capte 0,20 gramme de pepsine.
[ * Ndr. L’adsorption qui est un processus physique ou chimique qui fixe des molécules à la surface d’un solide ne doit pas être confondue avec l’absorption qui est un phénomène de remplissage d’un corps par un autre, comme une éponge qui se remplit d’eau et en reste prisonnière du fait des forces de capillarité].

- acidité gastrique :

Toutes les argiles sont avides de protons H+, et adsorbent l’acide chlorhydrique in vitro.

- trypsine :

Une smectite peut se lier directement à la trypsine pancréatique en excès [103].

Concernant la protection de la muqueuse stomacale, un essai comparé entre des argiles kaolinites et des argiles smectites serait souhaitable, et montrerait peut-être une efficacité importante, voire supérieure, des premières, qui sont un peu tombées dans l’oubli dans les années 80, lorsqu’ont été lancées les nouvelles spécialités à base de smectites.

Germes, bactéries :

• La smectite réduit l’adhésion d’Helicobacter pylori (H.p.) à la surface épithéliale [104] ;
• Elle se montre efficace pour soigner la dyspepsie non ulcéreuse H.p. positive [105] ;

Formes utilisables :

Chaque soir, saupoudrer une cuillère à café à la surface d’un verre d’eau de source. On utilise une cuillère en bois ou en plastique car en utilisant une cuillère en métal (argent, inox…) les ions de l’argile pourraient s’échapper et s’agglutiner sur le couvert. on laisse reposer le mélange toute la nuit en couvrant le verre puis consomme l’eau infusée le lendemain à jeun et 30 minutes avant les repas et à distance (au moins 2 ou 3 h) des prises de médicaments, car l’argile absorbe toutes les substances. On peut boire cette préparation deux fois par jour jusqu’à cicatrisation et disparition des douleurs, mais pas plus de 15 jours, car l’argile peut provoquer une constipation.

Vitamine C

Une corrélation positive entre taux de vitamine C présent dans l’organisme et minoration des infections liée à Helicobacter pylori semble aujourd’hui établie. La plupart des études publiées montrent que l’ajout de vitamine C aux thérapies antiulcéreuse améliore le taux d’éradication de la bactérie ulcérogène, mais certaines études suggèrent que cet effet n’est pas systématique.

Lorsqu’on évalue les mécanismes de traitement des infections à Helicobacter pylori, le rôle de la vitamine C en tant qu’agent préventif semble distinct de son action thérapeutique.
La présence d’un taux suffisant de vitamine C agir agirait comme agent préventif contre les infections et réinfections liées à Helicobacter pylori via ses propriétés antioxydantes et de régulation immunitaire. Comme un agent thérapeutique, la vitamine C fonctionnerait comme un inhibiteur de l’uréase, un agent de synthèse du collagène et un stimulant de la synthèse des prostaglandines.

Bien que les capacités préventives et thérapeutiques de la vitamine C ne soient pas suffisamment étudiées, et que les conclusions des études ne soient pas toutes concordantes, la corrélation positive entre les niveaux de vitamine C et la capacité de l’organisme à combattre les infections à Helicobacter pylori paraît de plus en plus probable.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer plus précisément le protocole adéquat (détermination de la dose optimale de vitamine C et durée du traitement) par lequel la vitamine C peut être ajoutée au régime de trithérapie pour pour diminuer et éradiquer l’infection par Helicobacter pylori.

L’apport de teneurs en vitamines C naturellement des plantes à forte concentration en acide ascorbique en matière de traitement ou de prévention des ulcères n’a pas été étudié à notre connaissance. Il reste qu’un apport suffisant en vitamine C est bénéfique à la santé générale et il est raisonnable de penser que l’apport en composés antioxydants et en fibres de ces plantes est bénéfique. Les agences de santé recommandent aux femmes adultes de consommer au minimum 75 mg de vitamine C chaque jour, et aux hommes d’en consommer 90 mg. Une orange de taille moyenne en contient environ 60 mg. Augmenter ces doses en cas d’ulcères digestifs peut être une stratégie d’appui complémentaire à une thérapie conventionnelle » ou « naturelle » des ulcères.

Pour information voici la liste des plantes accessibles en Afrique de l’Est ayant la plus forte teneur en vitamine C pour 100 g d’aliments :

- Feuilles de manioc crues : 270.2
- Feuilles de Moringa crues : 220
- Goyave : 199
- Persil cru : 190
- Poivron vert ou rouge cru : 120 à 162
- Kiwi : 93
- Fraise : 67
- Papaye : 60
- Brocoli ou Choux de Bruxelles cuits : 37 à 58
- Chou rouge cru : 55
- Citron : 53
- Oseille : 48
- Orange ou pomélo : 40 à 42
- Épinard cru : 39
- Mangue : 37
- Ananas : 34
- petit-pois crus : 31
- Mûre : 21
- Basilic : 18
- Pomme de terre cuite à l’eau : 10 à 19

Vitamine A

Les liens entre carence en vitamine et l’apparition a été suggéré dès les années 1940. Ce lien a notamment été mis en évidence pour la vitamine A. Il a mis en évidence qu’une teneur suffisante en vitamine A aurait un effet effet préventif et protecteur en augmentant la production de mucus gastrique, jouant le rôle de barrière protectrice.

L. S. Fridericia et ses collègues (Am. J. Cancer 39, 61 (1940)) ont constaté une incidence de 80 % d’ulcères gastriques chez des rats nourris avec un régime pauvre en vitamine A et en tocophérol, alors que le remplacement du saindoux oxygéné dans le régime par de la graisse de beurre (contenant de la vitamine A) réduisait l’incidence à 18 %. A. M. Pappenheimer et L. D. Larimore (J. Ezp. 34ed. 40, 719 (1924)) ont également noté une incidence de 55 pour cent de la formation d’ulcères chez les rats soumis à un régime déficient en vitamine A. J. L. Jensen (Science 103,686 (1946)) a reconnu l’incidence élevée des ulcères gastriques chez les rats carencés en vitamine A, et la prévention complète de ces ulcères par l’ajout d’une substance épargnant la vitamine A, l’alpha-tocophérol, au régime alimentaire. Un régime de base composé de caséine, d’amidon, de mélange de sels, de levure et de saindoux sans vitamine, mais contenant seulement 0,57 microgramme de vitamine A (concentré d’ester naturel) a produit des lésions gastriques chez les deux tiers d’un groupe de 15 rats. Ces lésions ont été décrites comme une métaplasie locale circonscrite de l’épithélium de surface dans l’estomac forcé, particulièrement près de la jonction des régions cardiaques et pyloriques, et ont atteint une taille de 7 mm. En ce qui concerne les groupes de 10 rats, l’ajout de 0,5 ou 5,0 mg de d-alpha-tocophérol par jour a complètement empêché l’apparition d’ulcères. Comme les rats recevant des quantités adéquates de vitamine A étaient vraisemblablement exempts d’ulcères, l’action de la vitamine E était manifestement due à l’action reconnue d’épargne de la vitamine A de l’alpha-tocophérol.

Une étude cohorte qui a suivi 82.000 Suedois entre 1997 a montré que des apports élevés en vitamine A, en rétinol et en caroténoïdes de provitamine A peuvent réduire le risque de cancer gastrique.

Les meilleures sources de vitamine A à intégrer dans l’alimentation sont :

- les abats
- le jus de carotte
- la patate douce avec la peau
- la citrouille
- les épinards
- le chou vert
- la courge
- le pissenlit
- le poivron rouge
- le melon
- le jus de tomate ou autre légume

Plantes potentiellement antiulcérogènes

Abelmoschus esculentus

Noms vernaculaires : Rw. Umvumba ; Fr. Gombo ; En. Okra

Le mucilage du gombo semble montrer une activité gastroprotectrice avec des effets synergiques :

- il agit comme pansement interne capable de protéger les muqueuses des voies digestives et de l’estomac pendant la guérison ulcères.

- il induit la sécrétion de mucus également protecteur des muqueuses.

- il agit comme un antiadhésif qui empêche le contact entre Helicobacter pylori et les muqueuses internes.

- ses principaux composants – polysaccharides, acides aminés, lipides, minéraux et vitamines – semblent stimuler la régénération de la muqueuse gastro-intestinale et/ou constituer une couche protectrice contre l’ulcère gastrique.

L’administration expérimentale de gombo a entraîné une amélioration des systèmes de défense antioxydants et une réduction des lésions gastriques, de la peroxydation lipidique, des zones ulcérées, des œdèmes, des hémorragies, de l’infiltration cellulaire, des pertes de cellules épithéliales. L’efficacité du gombo dans le traitement des irritations gastriques et des maladies inflammatoires pourrait être due aux polysaccharides du gombo qui inhibent l’adhésion de Helicobacter pylori au tissu stomacal.

Deniz Ortaç et al. (2018) ont montré in vivo sur des rats que les effets du gombo sont dépendant de la dose administrée. La dose de 500 mg/kg a inhibé la formation d’ulcères de 81 % et a significativement diminué les scores d’œdème, d’hémorragie, d’inflammation et les niveaux d’oxydants. Les taux sériques de b-carotène et de rétinol ont augmenté significativement de 40,2 à 45,4 %. Le pourcentage de prolifération cellulaire a également augmenté. Ces données in vivo confirment que le gombo a un effet gastroprotecteur contre l’ulcération induite par l’éthanol et pourrait être un agent thérapeutique antiulcéreux.

Formes utilisables :

Le gombo peut être inclus dans un régime alimentaire quotidien. Le gombo est une riche source d’antioxydants, de vitamines B, de calcium, de fer, de magnésium et de manganèse. Sa consommation comme légume permet de bénéficier de ses propriétés émollientes bénéfique pour toute personne souffrant d’un ulcère de l’estomac. Le gombo est une excellente source de fibres qui aident à équilibrer le microbiote. Le gombo est une source riche en vitamines du complexe B, comme la niacine, la B-6, la thiamine et l’acide folique (folate), qui sont importants pour le bon fonctionnement de nombreux systèmes corporels, y compris le système gastro-intestinal.

Une préparation thérapeutique réputée efficace est « l’eau de gombo ». Pour la préparer : laver deux à quatre gousses de gombo. Couper les deux extrémités. Piquer les gousses avec une fourchette sur les côtés ou les diviser en deux. Placer les gousses dans un verre et les couvrir avec de l’eau à température ambiante. Laisser macérer pendant la nuit. Le matin, presser les gousses avant de les retirer de l’eau (pour libérer toute la sève). Boire cette eau de gombo est également réputé entraîner une diminution significative de la glycémie, prévenir la constipation et soulager le transit intestinal.

Achyranthes aspera

Noms vernaculaires : Rw. Umuhurura ; Fr. Achyranthe âpre, Herbe d’Eugène ; En. Prickly Chaff Flower

Achyranthes aspera (Amaranthaceae) est couramment en médecine traditionnelle utilisé pour traiter la fièvre, notamment paludéenne, la dysenterie, l’asthme, l’hypertension et le diabète. La plante a des propriétés diurétiques, anti-inflammatoires, antifongiques, abortives, larvicides, hypoglycémiques, et anticancéreuses. Ses principaux constituants phytochimiques sont des hydrates de carbone, des sucres, des alcaloïdes, des saponines, des flavonoïdes et des tanins . L’effet gastroprotecteur des feuilles d’A. aspera a été évalué sur des modèles d’ulcères induit par ligature pylorique et éthanol.
Vijay et al. [2020] ont montré que les extraits éthanoliques de feuilles de 200, 400 et 600 mg/kg ont significativement réduit l’indice d’ulcère de manière dose dépendan te (P≤0,05 par 200 mg/kg, P≤0,01 par 400 mg/kg et P≤0,001 par 600 mg/kg) par rapport au groupe de contrôle de l’ulcère. L’extraita également réduit l’acidité totale, l’acidité libre, le pH et le volume gastrique. L’étendue de la protection gastro-intestinale montrée par l’extrait d’A. aspera 600 mg/ kg était de 59,55% et 35,58% respectivement contre la ligature du pylore et l’éthanol. pylorique et l’ulcération induite par l’éthanol par rapport au au médicament standard omeprazole 83,14% et 50,25%. respectivement.
L’effet cytoprotecteur et l’activité antisécrétoire gastrique pourrait être due à la présence de flavonoïdes et de tanins qui contribueraient à en maintenir un approvisionnement microvasculaire efficace de la muqueuse gastrique [29].

Allium sativum

Noms vernaculaires : Rw. Igitungurusumu ; Fr. Ail ; En. Garlic

L’ail est un aliment notamment réputé pour ses propriétés antibactériennes.

Des études in vivo, sur les animaux et sur les humains indiquent que les extraits d’ail peuvent aider à prévenir le développement de Helicobacter pylori et accélérer la guérison des ulcères.

L’administration orale du jus de bulbe brut d’Allium sativum à deux doses différentes de 250 mg/kg et 500 mg/kg sur des ulcères gastriques induits par différentes méthode chez des rats. Les extrait ont montré un effet de guérison des ulcères gastriques dans les ulcères gastriques chroniques induits par l’acide acétique. Elles ont produit un effet antisécrétoire gastrique chez les rats ligaturés par le pylore ; elles ont également montré un effet cytoprotecteur gastrique dans les ulcères gastriques induits par l’éthanol et l’indométhacine ; elles ont enfin produit une réduction significative des ulcères gastriques induits par le stress et des ulcères duodénaux induits par la cystéamine. La faible dose de jus (250 mg/ kg, p.o.) s’est avérée plus efficace que la forte dose (500 mg/kg, p.o.).Mohammad Azamthulla et al, 2009).

Le prétraitement avec de l’ail réduit significativement l’incidence de l’ulcération gastrique chez les rats albinos. La superoxyde dismutase qui est une composante essentielle du mécanisme d’élimination des radicaux libres a augmenté de manière significative, en particulier chez les animaux ayant reçu la dose la plus élevée. Le nombre de cellules du mucus gastrique a également augmenté de manière significative. La diminution de l’ulcérogenèse est attribuée à l’augmentation de l’activité antioxydante et du nombre de cellules de la muqueuse gastrique. (Salaudeen Aminat Tope et al 2014)

En 2018, Mahmoud Zardast et al, ont publié les résultats d’un essai clinique montrant que la consommation de deux gousses d’ail cru par jour pendant trois jours a permis de réduire de manière significative l’activité bactérienne dans la muqueuse de l’estomac de patients souffrant d’une infection à Helicobacter pylori.

Toutes les études n’ont pas pu reproduire ces résultats et d’autres sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions solides.

Formes utilisables :

L’ail cuit n’a pas démontré les mêmes propriétés que l’ail frais. L’ail cru finement haché peut être intégré à l’alimentation. Il peut aussi être mélangé à du miel pour profiter de la synergie des propriétés de ces deux ingrédients.

Aloe sp.

Noms vernaculaires : Rw. Igikakarubamba ; Fr. Aloès ; En. Aloe

Krishna Sai et al (2011) ont montré sur des rats, que l’Aloe vera avait des effets de guérison des ulcères comparables à ceux de l’oméprazole, un médicament antiulcéreux courant.

Une autre étude publiée en 2014, a montré que la consommation d’aloe vera réduisait de manière significative la quantité d’acide gastrique produite chez des rats souffrant d’ulcères.

Peu d’études ont été réalisées chez l’homme. Les résultats d’une étude préliminaire publiée en 1963, indiquent qu’une boisson concentrée à base d’aloe vera a été utilisée avec succès pour traiter 12 patients souffrant d’ulcères d’estomac. Le traitement a dissipé tous les symptômes chez les patients ayant un ulcère gastroduodénal naissant.

Dans une autre étude, la prise d’antibiotiques avec 1,4 mg/livre (3 mg/kg) d’Aloe vera par jour pendant six semaines a été aussi efficace que le traitement conventionnel pour guérir les ulcères et réduire les niveaux de Helicobacter pylori.

Les activités antiulcéreuses du gel ont été attribuées à plusieurs mécanismes possibles tels qu’un effet anti-inflammatoire, antiacidifiant, antioxydant

Plusieurs hypothèses ont été avancées dans ce phénomène : les lectines de la plante joueraient un rôle protecteur. Les composés actifs de la plante induiraient une production accrue de mucus, une augmentation du débit sanguin de la muqueuse intestinale et un accroissement de la teneur en phospholipides. Une faculté de cytoprotection a été attribuée à l’Aloe vera dans une étude réalisée chez des rats.

Formes utilisables

Deux cuillères à soupe de gel buvable en voie orale an dehors des repas, matin et soir pendant deux semaine. Il n’existe aucune contre-indication
L’Aloe vera peut être mélangé à du miel.

Préparation 1 : Macération d’aloès
Faire macérer pendant au moins deux heures des feuilles épluchées dans de l’eau. Diluer avec l’eau et boire.

Préparation 2 : Jus d’aloès

Retirer minutieusement la peau verte d’une feuille à l’aide d’un couteau bien aiguisé, puis jetez-la.
Veiller à enlever la partie jaune qui se trouve juste sous la peau. Cette couche jaune peut être éliminée en la frottant délicatement avec une solution composée de 250 ml d’eau et de 15 ml de vinaigre blanc.
Une fois toute la peau et la partie jaune enlevées, il restera uniquement une pulpe translucide. Il s’agit du gel d’Aloe vera que vous avez obtenu de la feuille.
Déposer le gel d’Aloe vera dans le bol du blender. Verser par-dessus l’eau de source et mixer le tout.
Servir aussitôt ou verser dans une bouteille hermétique stérilisée pour stocker au réfrigérateur.
Avertissements : le gel doit être immédiatement utiliser après avoir été extrait des feuilles. En effet, il s’oxyde très rapidement et commence à perdre certains nutriments après seulement quelques minutes.
La décoction de 10 grammes d’écorce par litre d’eau est conseillée dans le soin de l’ulcère gastrique. Dans ce cas, boire deux verres entre les repas et un avant de se coucher.

Annona squamosa

Noms vernaculaires : Rw. Ikiryoheramuhoro, Ikiryohera ; Fr. Attier, Pomme cannelle ; En. Sugar apple, Sweetsops

L’arbre Annona squamosa qui produit des fruits savoureux, est réputé posséder plusieurs propriétés médicinales. Différentes parties de cet arbre sont utilisées en pour leurs activités, anti-diabétiques, anti-oxydantes, anti-lipidiques, et anti-inflammatoire. En outre, les feuilles pilées sont prisées pour surmonter les évanouissements, et appliquées sur les ulcères et les plaies et utilisée en décoction de feuilles en cas de dysenterie.

L’activité gastroprotectrice et cicatrisante des ulcères d’Annona squamosa a été éprouvée sur modèle animal.

Yadav DK et al (2011) ont été les premiers chercheurs à évaluer l’effet gastroprotecteur d’Annona squamosa sur divers modèles d’ulcères et à identifier ses constituants actifs. Annona squamosa et ses extraits au chloroforme et à l’hexane ont atténué la formation d’ulcères dans les modèles d’ulcère et ont montré une activité antisécrétoire in vivo par la réduction de l’acidité libre, totale et de la pepsine.

La même année, Ramesh Alluri et al ont montré que l’extrait aqueux de feuilles a également une activité antiulcéreuse en réduisant le PH, l’acidité, l’indice d’ulcère et soutenant l’activité antisécrétoire et antiulcéreuse. L’activité de piégeage de l’oxyde nitrique et l’activité d’inhibition de la peroxydation lipidique des extraits suggèrent une action cytoprotective, augmentant ainsi la défense de la muqueuse. L’effet de l’extrait aqueux s’est avéré similaire à celui de l’acide ascorbique.

L’activité antiulcéreuse d’Annona squamosa a été confirmée par Billa Vamsi et al (2012) et V. Chinni Krishnaiah publié en 2013,

Ces résultats montrent que l’extrait aqueux de feuille d’Annona squamosa peut être utilisé pour la gestion de l’ulcère gastro-duodénal.

Formes utilisables :

Traditionnellement les feuilles et le fruit vert sont ingérés en voie orale sous forme d’infusion et de décoction.

Apium graveolens

Noms vernaculaires : Rw. Seleri ; Fr. Céleri, Ache odorante ; En. Celery

L’utilisation médicinale et alimentaire du céleri sauvage est très ancienne. Les graines, parties aériennes et racines de cette plante condimentaire aromatique sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés carminatives, diurétiques, emménagogues, hypotensives, anti-inflammatoires et antalgiques.

L’activité antiulcérogène des extraits de céleri a récemment été évaluée :

- Tawfeq Al-Howiriny et al. (2010) ont montré que l’extrait éthanolique d’Apium graveolens protège significativement la muqueuse gastrique et supprime la sécrétion gastrique basale chez les rats, probablement grâce à son potentiel antioxydant.

- Nadheerah Falih Neamah (2010) ont montré que l’inhibition des lésions gastriques par les extraits d’Apium graveolens était dose dépendante.

Formes utilisables :

Le céleri peut être pris en jus avec du chou ou de la carotte qui ont aussi des propriétés antiulcérogènes.

Asparagus racemosus

Noms vernaculaires : Rw. Isagara, Fitinywa ; Fr. Asperge à grappes ; En. Wild asparagus

Les racines d’Asparagus racemosus ont des usages alimentaires et médicinaux. Cette asperge fait partie des pharmacopées africaine et indienne. La plante de la est mentionné dans les textes ayurvédiques indiens anciens pour le traitement des ulcères gastriques.

K Sairam et al, (2003) ont étudié l’effet protecteur contre les ulcères de l’extrait méthanolique de racines fraîches d’Asparagus racemosus. Différentes doses 25-100 mg/kg de cet extrait ont été administrées par voie orale, deux fois par jour pendant 5 jours, sur différents modèles d’ulcères gastroduodénaux.
L’extrait d’Asparagus racemosus 50 mg/kg, deux fois par jour, par voie orale a montré une protection significative contre les ulcères gastriques aigus induits par stress, aspirine et ligature du pylore, et contre les ulcères duodénaux induits par cystéamine. Les extraits ont guéri de manière significative les ulcères gastriques chroniques induits par l’acide acétique après 10 jours de traitement. Cependant, l’extrait d’Asparagus racemosus s’est avéré inefficace contre les ulcères gastriques induits par aspirine et éthanol.

D’autres études ont montré que l’administration d’extrait de racine augmentait significativement les facteurs défensifs de la muqueuse comme la sécrétion de mucus, le maintien de l’intégrité du mucus cellulaire, la durée de vie des cellules et possédait également un effet antioxydant significatif, mais avait peu ou pas d’effet sur les facteurs offensifs comme l’acide et la pepsine.

Selon l’étude M. Bhatnagar (2006), Le traitement de rats avec l’extrait brut d’Asparagus racemosus (100 mg/kg/jour par voie orale) pendant quinze jours a réduit de manière significative l’indice d’ulcère par rapport au groupe témoin. La réduction des lésions gastriques était comparable à celle d’un médicament antiulcéreux standard, la Ranitidine (30 mg/kg/jour par voie orale). L’extrait brut a également réduit de manière significative le volume de sécrétion gastrique, l’acidité libre et l’acidité totale. L’extrait administré s’est révélé être un agent antiulcérogène efficace, dont l’activité peut être comparée à celle du chlorhydrate de ranitidine. Les résultats de cette étude suggèrent que l’Asparagus racemosus exerce un effet inhibiteur sur la libération d’acide chlorhydrique gastrique et protège les lésions de la muqueuse gastrique.

Formes utilisables :

En médecine ayurvédique, Asparagus racemosus est administré oralement sous forme de poudre de racine. La racine peut aussi être consommée cuite.

Azadirachta indica

Noms vernaculaires : Rw. Nim ; Fr. Margousier ; En. Neem tree

Bandyopadhyay et al. 2002, ont mis en évidence les effets antisécrétoires et antiulcéreux puissants de l’extrait aqueux d’écorce de Neem sans effet indésirable significatif sur modèle animal. Les mêmes chercheurs ont confirmé en 2003 le potentiel antiulcéreux de cet extrait chez l’humain dans un essai clinique : « Un groupe de patients souffrant de problèmes liés à l’acidité et d’ulcères gastroduodénaux a été traité par voie orale avec l’extrait aqueux d’écorce de Neem. La poudre lyophilisée de l’extrait, administrée pendant 10 jours à la dose de 30 mg deux fois par jour, a provoqué une diminution significative de la sécrétion d’acide gastrique (77 %). L’extrait d’écorce, pris à la dose de 30-60 mg deux fois par jour pendant 10 semaines, a presque complètement guéri les ulcères duodénaux. Un cas d’ulcère œsophagien (reflux gastro-œsophagien) et un cas d’ulcère gastrique ont également été complètement guéris après avoir été traités à la dose de 30 mg deux fois par jour pendant 6 semaines. Les niveaux de divers paramètres sanguins de toxicité organique après le traitement au Neem aux doses mentionnées ci-dessus sont restés plus ou moins proches des valeurs normales, ce qui suggère l’absence d’effets indésirables significatifs. L’extrait d’écorce de Neem a donc un potentiel thérapeutique pour contrôler l’hypersécrétion gastrique et les ulcères gastro-œsophagiens et gastroduodénaux. »

L’extrait de feuilles possède également des propriétés antiulcéreuses et est efficace dans le traitement de l’ulcère gastro-duodénal. L’extrait agit probablement par le biais de mécanismes multiples, notamment l’inhibition des récepteurs histamine-2/H + -K + -ATPase, la modulation des prostaglandines ou l’antioxydation. L’activité de protection contre les ulcères de l’extrait de feuilles pourrait également être due à son activité antisécrétoire et inhibitrice de la pompe à protons plutôt qu’à la sécrétion défensive de mucine.

Formes utilisables :

Décoction de feuilles ou d’écorce.

Borago officinalis

Noms vernaculaires : Bourrache, Borrago

Hanaa S. S. Gazwi et Magda E. Mahmoud (2018) ont évalué les effets antiulcéreux de l’extrait de feuilles, de fleurs et du mélange feuilles-fleurs de bourrache sur l’ulcère gastrique induit par indométhacine chez des rats et de les comparer à la ranitidine comme médicament de référence.

Le prétraitement avec des extraits de feuilles et de fleurs administrés et par voie orale à deux doses de 100 et 200 mg/kg, le mélange d’extrait de feuilles administré par voie orale à une dose de 200 mg/kg a entraîné une diminution significative de l’indice d’ulcère, de l’acidité totale et de l’acidité libre, et a été associé à une augmentation significative de la valeur du pH, de la teneur en mucine par rapport au groupe indométhacine. La protection apportée par les extraits de Borago est similaire à celle du médicament conventionnel ranitidine, prescrit pour prévenir la récidive des ulcères gastriques bénins (non liés à un cancer) ou duodénaux après leur cicatrisation et pour soulager des symptômes causés par la présence d’acidité dans l’œsophage ou par un excès d’acidité dans l’estomac. Les études histologiques de la muqueuse de l’estomac ont confirmé ces résultats.

L’activité antiulcéreuse a été attribuée à ses propriétés antioxydantes. Pour les auteurs de cette étude, les résultats obtenus suggèrent que la bourrache peut être utilisée contre les ulcères gastriques ainsi que pour réduire les effets indésirables des médicaments antagonistes.

Formes utilisables : fleurs et jeunes feuilles peuvent être consommées en salades et en infusion.

Précautions et contre-indications : Les feuilles et fleurs de bourrache sont déconseillées pour les femmes enceintes, allaitantes, pour les jeunes enfants et pour les personnes présentant des troubles hépatiques (présence d’alcaloïdes).

Brassica oleracea

Noms vernaculaires Rw. Ishu ; Fr. Chou ; En. Cabbage

Dans les années 1950, le Docteur Garnett Cheney, a découvert les propriétés thérapeutiques d’une substance capable de soulager les ulcères, notamment celui que l’on doit à la bactérie Helicobacter Pylori. Du fait de cette propriété, Garnett Cheney nomma ce composé actif « vitamine anti-ulcère » ou « vitamine U » bien que le terme de « vitamine » ne soit pas très approprié. Il s’agit plutôt d’un acide aminé soufré hydrosolubledérivé de méthionine que les scientifiques appelle aujourd’hui « S-méthylméthionine » et désignent par l’abréviation (SMM).
La présence de ce cette pseudo-vitamine en quantité notable dans le chou, étaye les utilisations médicinale traditionnelles de ce légume commun, notamment celle du jus de chou pour traiter les ulcères gastriques. Dans une moindre mesure on trouve également cette substance dans le thé vert, l’asperge, le navet, le céleri, le persil, l’orge,le foie, le lait, le jaune d’œuf.

Les recherches menées sur la « vitamine U » suggèrent qu’elle
• facilite la cicatrisation ;
• préserve la santé des muqueuses, et plus particulièrement la muqueuse gastrique ;
• contribue à la fabrication des protéines et participe à leur synthèse ;
• protège les cellules : on dit qu’elle a un rôle cytoprotecteur ;
• est efficace contre l’intolérance aux anti-inflammatoires, aux corticoïdes ou encore aux analgésiques ;
• soulage les troubles inflammatoires externes et internes ;
• est active dans le traitement des allergies.

De plus, elle agit favorablement, tant à titre préventif que curatif, sur :
• les troubles gastro-intestinaux ;
• les nausées ;
• les gastrites ;
• la dyspepsie ;
• l’ulcère duodénal ;
• les troubles du système digestif en général.

Il est intéressant de noter que la vitamine U n’est pas le seul agent actif et protecteur du chou :

- le chou est également riche en L-glutamine un acide aminé qui joue un rôle dans la synthèse des protéines, la protection immunitaire, le maintien de l’intégrité de la paroi intestinale et l’équilibre acido-basique de l’organisme.

- l’acide lactique du chou stimule le flux sanguin vers la muqueuse de l’estomac afin de renforcer celle-ci ;

- le chou contient enfin des glucosinolates, molécules capable de libérer après mastication des isothyocyanates sous forme de sulforaphane et des indoles qui ont une activité bactéricide contre Helicobacter pilori.

La présence de cet ensemble de composé dans le jus de chou renforce l’allégation d’efficacité de ce véritable remède populaire traditionnel que prescrivait déjà Hippocrate.

Etudes de propriétés antiulcéreuses du chou

Plusieurs études sur modèle animal ont confirmé que le jus de chou est efficace pour traiter et prévenir un large éventail d’ulcères digestifs. C’est par le cas des études de Taibi Ben Hadda et al (2014), de Z Kalantari et H Jafari (2014) ou de Takanori Yamada et al (2014)

Chez l’humain, l’étude de Garnett Cheney publié en 1949 conclue que la consommation quotidienne de jus de chou frais a aidé à guérir les ulcères d’estomac plus efficacement que les traitements conventionnels utilisés à l’époque.

Dans cette étude, 13 participants souffrant d’ulcères de l’estomac et du tube digestif supérieur ont reçu environ un quart (946 ml) de jus de chou frais tout au long de la journée. Les ulcères de ces participants ont guéri en moyenne après 7 à 10 jours de traitement. C’est 3,5 à 6 fois plus rapide que le temps moyen de guérison rapporté dans des études précédentes chez ceux qui suivaient un traitement conventionnel.

Dans une autre étude du même chercheur publiée en 1952, la même quantité de jus de chou frais a été administrée à 100 participants souffrant d’ulcères d’estomac, dont la plupart avaient auparavant suivi un traitement conventionnel sans succès. 81 % d’entre eux n’avaient plus de symptômes au bout d’une semaine.

Le défaut de ces premières études est qu’elle ne ne comportait pas de groupe placebo.

En dehors de ces études, nous n’avons trouvé aucune publication d’essai clinique récent. Les études plus récentes qui ont utilisé des modèles animaux confirment l’activité bactéricide du jus de chou sur Helicobacter pylori, sa capacité à stimuler la production de mucus protecteur et enrayer le développement potentiel de gastrite (inflammation des muqueuses intestinale).

Formes utilisables :

Les glucosinolates solubles dans l’eau étant détruits à haute température, il convient de consommer préférentiellement le chou cru ou sous forme de jus par exemple, et de peu cuire les choux à la vapeur ou à l’étouffée.

Brassica oleracea var. italica

Noms vernaculaire : Rw. ? ; Fr. Brocoli ; En. Broccoli, Sprouting Broccoli

Tout comme le chou pommé, le brocoli contient un composé, le sulforaphane, substance capable de tuer in vitro différentes souches d’Helicobacter pylori, la bactérie responsable de la majorité des cas d’ulcère. Chez la souris ce composé s’est montré capable de stopper le développement de tumeurs dans l’estomac.

Camilo Amaro de Carvalho et al. (2011), concluent leur étude en écrivant que activité antiulcérogène de l’extrait aqueux de Brassica oleracea var. capitata justifie l’inclusion de cette plante dans la gestion des troubles gastriques.

Le sulforaphane extrait du brocoli, est utilisé comme médicament antiulcérogène.

Formes utilisables :

Le brocoli lui-même, même s’il est moins puissant, peut être consommé à la même fin que le sulforaphane. Il est possible de faire une cure de brocolis de 3 jours ou de consommer 50 g de jeunes pousses de ce légume pendant une semaine afin de diminuer ou supprimer la présence de Helicobacter pylori dans l’estomac. Pour protéger l’estomac, il est également possible de manger, d’autres brassicacées comme les choux de Bruxelles, les choux-fleurs et les choux rouges…

Bridelia micrantha

Noms vernaculaires : Rw. Umugimbu, Umushashi ; En. Mitzeerie

Les feuilles et racines de Bridelia micrantha sont largement utilisées comme remèdes traditionnels pour les ulcères gastriques au Cameroun [32], en RDC [16] et en Afrique du Sud [46].
Adefuye et al. ont montré les activités anti-Helicobacter pylori des extraits d’écorce de tige de B. micrantha dans le dichlorométhane, l’acétate d’éthyle, l’acétone, l’éthanol, le méthanol et l’hydroxyde de méthanol à 40% contre Helicobacter pylori.
Okeleye et al. ont confirmé les activités anti-Helicobacter pylori de l’écorce de la tige de la plante en montrant la sensibilité marquée des souches de H. pylori (100 %) à l’extrait d’acétone, suivi par l’extrait d’acétate d’éthyle à 93,5 % quand la clarithromycine avait une sensibilité de 58,1 %.

Formes utilisables :

Traditionnellement les décoctions d’écorce, de feuilles et de racines sont largement utilisées pour traiter les ulcères gastriques.

Bryophyllum pinnatum ou Kalanchoe Pinnata

Nom vernaculaire : Rw. Ikinetenete, Rutaganzwa, Rwimira ; Fr. Kalanchoé penné, Herbe tortue (Réunion , Polynésie) ou Chou de faffe, Soudefaf (Réunion, Maurice), Zèb maltèt : « herbe mal tête », ou chans : « chance » (Antilles) ; En. Leaf of life, Air plant, Cathedral bells

Le Kalanchoé penné est une plante succulente de la famille des Crassulaceae. Originaire de Madagascar, elle a été introduite dans de nombreuses régions tropicales où elle s’est souvent naturalisée. Principalement cultivée comme plante ornementale, elle est aussi utilisée comme plante médicinale.

L’extrait méthanolique de feuilles de Bryophyllum pinnatum s’est avéré posséder une activité anti-ulcéreuse significative dans neuf modèles animaux expérimentaux différents. L’extrait a développé une action protectrice significative contre les lésions gastriques induites par l’aspirine, l’indométhacine, la sérotonine, la réserpine, le stress et l’éthanol. Une protection significative avec le traitement par l’extrait a été observée pour l’ulcère induit par l’aspirine chez les rats ligaturés par le pylore et pour les lésions duodénales induites par l’histamine chez les cobayes. L’administration d’extrait méthanolique a également induit une amélioration significative du processus de guérison des lésions gastriques chroniques induites par l’acide acétique chez les rats. (Abhishek L et al 2014)

Formes utilisables :

Traditionnellement le jus de feuilles ramollie au feu ou la décoction de feuille est pris en voie orale

Camellia sinensis

Noms vernaculaires : Rw. Icayi ; Fr. Théier ; En. Tea

Plusieurs études suggèrent que le thé peut avoir un effet protecteur sur la muqueuse gastrique et inhiber la croissance de Helicobacter pylori.

S. Maity et al (1995) ont évalué l’effet de l’infusion de thé noir sur l’ulcération induite par divers ulcérogènes et par le stress dû au froid chez des rats albinos. L’administration préalable de l’extrait de thé pendant 7 jours a réduit de manière significative l’incidence des ulcères, le nombre d’ulcères et l’indice d’ulcération produits par l’aspirine, l’indométhacine, l’éthanol, la réserpine et le CRS, elle n’a pas réussi à inhiber les ulcères induits par la sérotonine et l’histamine. L’extrait de thé a également modifié favorablement de l’activité acide et peptique de la sécrétion gastrique induite par l’aspirine, l’indométhacine, l’éthanol, la réserpine et le CRS. Les auteurs de cette étude pensent que l’activité anti-ulcéreuse de l’infusion de thé noir pourrait être médiée par les prostaglandines.

L’activité antiulcéreuse de Camellia sinensis semble liée à ses activités cytoprotectives de renforcement de la muqueuse gastrique, et l’amélioration de la défense de la muqueuse.

Les propriétés cytoprotectives du thé pourraient être liées à ses flavonoïdes , qui stimuleraient la sécrétion par l’organisme d’acides gras protégeant l’estomac contre les agents nocifs.

L’effet protecteur pour l’estomac du polyphénol epigallocatechin gallate du thé a été mis en évidence par Biplab Adhikary & al (2011) qui ont montré que ce composé était aussi efficace que le médicament standart Omeprazole.

Guilherme L et al. (2016) ont montré que les fractions contenant les hétéropolysaccharides solubles des thés verts et noirs réduisent les lésions gastriques induites par l’éthanol. La fraction des hétéropolysaccharides insolubles des thés verts et noirs a également protégé la muqueuse gastrique.

Formes utilisables :

Infusion de feuilles de thé séchées

Capsicum annuum ou Capsicum frutescens

Noms vernaculaires : Rw. Urusenda ; Fr. Piment ; En. Chili

Les épices sont reconnues pour leur action stimulante digestive. Cette action est prêtée à la stimulation de la sécrétion de salive et à l’activité de l’amylase salivaire, qui aide à digérer l’amidon, à la production de mucus dans la bouche, la gorge et le tractus gastro-intestinal, à la stimulation de l’activité de bile ainsi qu’aux activités des enzymes digestives du pancréas et de l’intestin grêle.

Des études animales ont montré que le piment fort améliore la digestion et l’absorption des graisses chez les animaux nourris avec des graisses élevées en stimulant la sécrétion par le foie d’une bile riche en acides biliaires. Les extraits de piment, la capsaïcine et ses autres composés phytochimiques régulent le système de transport intestinal pour divers nutriments alimentaires, en augmentant la perméabilité des cellules épithéliales intestinales [Jensen-Jarolim E et al 1998] et en améliorant la vitesse de vidange gastrique [Debreceni A et al 1999].

Compte tenu de la nature irritante et probablement sécrétrice d’acide provoquée par l’ingestion de piment, on l’évite chez les personnes souffrant d’ulcères. Un extrait de C. frutescens présente un effet cytopathique dépendant de la concentration sur les fibroblastes de la muqueuse orale [van Wyk CW, et al. 1995].

Dans ce sens, Toriola F.Solanke F.R.C.S. (1973) conclue l’essai clinique qu’il a conduit que l’ingestion de solution de piment rouge sur des patients entraîne une augmentation de la production d’acide gastrique qui peut aggraver les symptômes de l’ulcère duodénal.

« L’effet de la suspension de piment rouge sur la sécrétion d’acide gastrique a été étudié chez des patients présentant un ulcère duodénal avéré et chez ceux admis à l’hôpital avec des diagnostics autres que l’ulcération duodénale. Deux formes de suspension de piment rouge ont été utilisées, l’une étant la suspension de piment rouge ordinaire (A) et l’autre la suspension à pH ajusté (B). Les patients ont été divisés en groupes (A) et (B). Chaque groupe comprenait à la fois des patients atteints d’une affection duodénale et des patients non atteints d’une affection duodénale. De l’eau distillée a été utilisée comme témoin chez chaque patient. L’instillation de la suspension par une sonde nasogastrique a permis d’éliminer l’effet de brûlure de la suspension de piment rouge et le mélange de la salive avec la suspension testée. La quantité de poivre rouge utilisée dans cette étude était infime par rapport à la quantité ajoutée aux repas dans certains pays. On a constaté une augmentation significative de la sécrétion d’acide gastrique après le traitement au poivre rouge chez les deux groupes de patients. Les résultats de cette étude soutiennent l’idée que la consommation de piment rouge est néfaste pour les patients souffrant d’ulcère duodénal . »

Cependant, diverses études sur l’extrait de piment et la capsaïcine ont révélé des rôles protecteurs qui contrebalanceraient l’influence néfaste sur la muqueuse gastrique [128].

Le mécanisme impliqué dans la protection de la muqueuse gastrique par le chili et ses constituants phytochimiques peut impliquer l’activation du récepteur potentiel transitoire vanilloïde gastro-intestinal de sous-type 1 (TRPV1), des enzymes antioxydantes et l’inhibition des facteurs inflammatoires [133].

La capsaïcine inhibe la sécrétion d’acide, préviendrait et guériaitt les ulcères en éliminant l’acide de l’estomac par la stimulation des sécrétions alcalines, du mucus, du bicarbonate et du sang de la muqueuse gastrique [134-136].

Le traitement à base piment rouge contenant de la capsaïcine diminue les symptômes dyspeptiques, les douleurs épigastriques, la plénitude, les nausées et les brûlures d’estomac chez les patients dyspeptiques et les patients souffrant de brûlures d’estomac [137-139].

De plus, la capsaïcine diminue les symptômes oesophagiens chez différents patients souffrant de reflux gastro-oesophagien, comme l’oesophage de Barrett [140].

Une étude épidémiologique, réalisée auprès de 103 patients chinois souffrant d’ulcère gastroduodénal et de 87 témoins malaisiens et indiens, a montré que l’utilisation du piment avait un effet protecteur contre l’ulcère gastroduodénal [141].

Une étude prospective portant sur 84 sujets humains sains a évalué l’effet gastroprotecteur de la capsaïcine contre deux modèles de dommages induits à la muqueuse gastrique, par l’éthanol ou l’indométhacine [142]. Les résultats de cette étude montrent que de petites doses de capsaïcine (1-8 µg/100 mL) ont un effet gastroprotecteur contre les lésions provoquées par l’éthanol ou l’indométhacine et suggèrent que cet effet est attribué à la stimulation des terminaisons nerveuses sensorielles [142].

Une autre étude, réalisée sur 18 volontaires sains, a rapporté que l’administration de 20 g de piment par voie orale avec 200 ml d’eau diminue la gravité des lésions de la muqueuse gastroduodénale induites par l’aspirine [Yeoh KG et al. 1995].

La capsaïcine a été décrite comme un nouveau médicament gastroprotecteur potentiel chez l’homme sain, chez les patients présentant des lésions de la muqueuse et dans les maladies nécessitant un traitement par des anti-inflammatoires non stéroïdiens [Mózsik G. (2014)].

La capsaïcine peut induire la motilité de l’antre gastrique, du duodénum, du jéjunum proximal et du côlon, ce qui contribue à diminuer la dyspepsie fonctionnelle.

Cependant, les études cliniques sur son efficacité dans le reflux gastro-oesophagien et la dyspepsie sont limitées, et il existe peu d’informations concernant l’effet de l’ingestion chronique de capsaïcine dans ces deux maladies. Ainsi, une étude randomisée en double aveugle menée chez 30 patients souffrant de dyspepsie fonctionnelle et utilisant une dose de 1,75 mg de capsaïcine pendant 5 semaines a démontré qu’elle améliorait significativement les symptômes généraux de douleur épigastrique, de plénitude et de nausée, mais pas les brûlures épigastriques, les ballonnements et les éructations, par rapport au placebo [Bortolotti M, 2002].

Divers composés phytochimiques de Capsicum spp. présentent une activité antimicrobienne et ont été décrits comme des protecteurs contre les agents pathogènes gastriques [Maji AK (2016), Bortolotti M, (2002) ;-147]. Le piment a inhibé la croissance d’agents pathogènes gastro-intestinaux d’origine alimentaire tels que Salmonella typhimurium, Listeria monocytogenes, Bacillus cereus [148], Proteus mirabilis, Pseudomonas aeruginosa, S. aureus, E. coli [Maji AK, Banerji P. (2016) ; Bortolotti M, (2002) ; Lampe JW. (2003) ; Taveira GB, (2014)] et Vibrio cholerae [Chatterjee S (2010), Yamasaki S (2011)]. De plus, des composés isolés du piment se sont avérés efficaces contre quelques types de levures pathogènes [Vieira Bard GC (2014), Taveira GB, Mathias LS et al. (2014)] et de champignons [Cruz LP, Ribeiro et al. (2010), Adamu HM (2005) ; Anaya-López JL, (2006)]. H. pylori est un facteur causal important dans les ulcères gastriques et duodénaux et est associé au développement de cancers gastriques. Des études in vitro ont montré que la capsaïcine inhibe la croissance de cette bactérie pathogène [Maji AK (2016), Jones NL (1997)], ce qui suggère que le chili pourrait s’avérer être un agent thérapeutique pour les maladies gastro-intestinales induites par H. pylori.

Formes d’usage :

- La poudre de piment sec présente l’avantage être facile à doser. On peut en rajouter une pincée plus ou moins importante dans les infusions ou dans des jus associant d’autres plantes antiulcéreuses.

- le piment peut aussi être simplement utilisé comme condiment en cuisine.

Précautions d’emploi :

Loin d’être contre-indiqué d’ulcérations digestives le piment est plutôt conseillé pour inhiber la croissance de l’helicobacter pilory et permettre une meilleure réparation des ulcérations gastrique. Pour autant certaines personnes très sensibles au piment peuvent mal tolérer le piment et il convient d’être plutôt prudent et de se fier à son ressenti et de l’introduire d’une manière très graduelle et de le doser pour que cela reste agréable et voir si son effet est bénéfique ou pas.

Carica papaya

Noms vernaculaire : Rw. Ipapayi ; Fr. Papayer ; En. Pawpaw

Le papayer qui produit la papaye est aussi un arbre pourvoyeur de matières médicinale très utilisées pour une large variété d’indication. Les feuilles de l’arbre ainsi que les fruits, mûrs et crus, sont notamment utilisés pour faciliter la digestion.

Les principaux composants chimiques actifs du papayer sont la papaïne, la chymopapaïne, la pectine, le carposide, la carpaïne, la pseudocarpaïne, les déshydrocarpines, les caroténoïdes, la cryptoglavine, la cis-violaxanthine et l’anéthaxanthine. Parmi ces composés la chymopapaïne et la papaïne sont bien connus pour leur utilité dans les troubles digestifs et les troubles du tractus gastro-intestinal.

La papaïne est une enzyme digestive puissante ; elle régule de l’expression des polyprotéines et à la capacité unique de décomposer les protéines et d’en convertir une partie en arginine, car celle-ci influe sur la production de l’hormone de croissance humaine.

Plusieurs études ont évalué les propriétés antiulcérogènes de diverse parties du papayer :

Graines

Lorraine Aparecida Pinto et al (2015) ont évalué les effets antiulcérogènes de l’extrait méthanolique de la graine de papaye Carica.

Les doses de 125, 250 et 500 mg/kg ont réduit significativement la lésion gastrique avec une inhibition de 56, 76 et 82 %, respectivement, et une dose de 30 mg/kg de lansoprazole, médicament qui réduit la quantité d’acide sécrété par l’estomac (inhibiteur sélectif de la pompe à protons) a montré une inhibition de 79 % dans le modèle éthanol. L’extrait méthanolique de la graine (125, 250, 500 mg/kg) et la cimétidine (200 mg/kg) ont réduit la lésion gastrique dans le modèle d’ulcère induit par indométhacine, avec une inhibition de 62, 67, 81 et 85 %, respectivement. Les traitements par l’extrait méthanolique de la graine (500 mg/kg) et la cimétidine (200 mg/kg) ont montré une réduction des symptômes ulcéreux induits par l’acide acétique de 84 et 73 %, respectivement. L’extrait méthanolique de la graine a montré une action systémique, augmentant la production de mucus et diminuant l’acidité gastrique. Les traitements avec l’extrait méthanolique de la graine induisent une gastroprotection sans signes de toxicité. Cet effet semble impliquer des composés sulfhydryles, une augmentation du mucus et une réduction de l’acidité gastrique.

Madhan MOHAN Elsani (2015) a montré que l’extrait aqueux de graines de Carica papaya protège la muqueuse gastrique de rat contre l’effet de l’éthanol. L’extrait administré a réduit de manière significative le volume du jus gastrique et l’acidité gastrique de manière dose dépendante par rapport au contrôle. Le pourcentage d’inhibition des ulcères s’est avéré significativement élevé chez les rats traités avec l’extrait par rapport au contrôle et l’effet est similaire à celui des rats traités avec le médicament standard Omeprozole.

En synthèse l’extrait de graine :

- augmente significativement le pH et donc diminue l’acidité gastrique
- diminue de manière significative le débit d’acide gastrique et la sécrétion gastrique de pepsine augmente significativement l’inhibition de l’ulcère
- augmente de manière significative les activités spécifiques du superoxyde dismutase, de la catalase, du glutathion peroxydase, du glutathion réductase et du glucose-6-phosphate déshydrogénase

Fruit :

Ezike AC & al. (2009) ont évalué le potentiel anti-ulcéreux d’extraits aqueux et méthanoliques de papaye vertes en utilisant des modèles d’ulcères gastriques induits par l’éthanol et l’indométhacine chez les rats. Cette étude a montré que les extraits ont réduit de manière significative l’indice d’ulcère dans les deux modèles expérimentaux par rapport au groupe témoin. L’extrait méthanolique a montré la meilleure protection contre les ulcères induits par l’indométhacine, tandis que l’extrait aqueux s’est avéré plus efficace contre les ulcères gastriques induits par l’éthanol. Les extraits ont également inhibé de manière significative la motilité intestinale, l’extrait méthanolique présentant une activité plus importante. L’administration orale des deux types d’extrait jusqu’à 5 000 mg/kg n’a pas produit de létalité ou de signes de toxicité aiguë chez les souris après 24 heures. Les extraits de papaye verte contiennent des terpénoïdes, des alcaloïdes, des flavonoïdes, des glucides, des glycosides, des saponines et des stéroïdes. Les propriétés cytoprotectives et antimotilité des extraits peuvent expliquer la propriété anti-ulcéreuse du fruit immature.

Feuilles :

M Indran et al (2008) ont étudié les effets de l’extrait aqueux de feuille de papayer sur les dommages gastriques aigus induits par l’alcool et le niveau de stress oxydatif immédiat dans le sang chez les rats. Cette étude a montré que l’indice d’ulcère gastrique était significativement réduit chez les rats prétraités avec l’extrait aqueux de feuille de papayer par rapport aux témoins traités à l’alcool. Des études in vitro ont montré la forte nature antioxydante de l’extrait aqueux de feuille de papayer. L’analyse biochimique a indiqué que l’extrait a offert une certaine protection en réduisant le niveau de peroxydation lipidique du plasma et en augmentant l’activité de la glutathion peroxydase des érythrocytes. Les auteurs concluent que la feuille de de papayer est un bon agent thérapeutique potentiel pour la protection contre l’ulcère gastrique et le stress oxydatif.

Formes utilisables :

Papaye verte râpée en salade
Fruit frais ou jus de fruit frais seul ou avec du gingembre
Infusion de feuilles ou macérât de feuille pilées
Graines fraîches pilées mélangées à un autre aliment
Extrait aqueux de graines sèches pilées

Cissus quadrangularis

Noms vernaculaires : Rw. Runya ; Fr. Liane carré ; En. Veldt grape, Devil’s backbone, Adamant creeper

Cissus quadrangularis L. est une plante succulente utilisée comme tonique général et analgésique, avec des propriétés spécifiques de guérison des fractures osseuses décrites dans les anciens écrits ayurvediques. Cissus quadrangularis est également largement utilisée pour traiter l’ulcère gastroduodénal en médecine traditionnelle.

Jainu M et al. (2004) ont montré que l’effet ulcéroprotecteur d’un extrait méthanolique de Cissus quadrangularis était comparable à celui du médicament de référence, le sucralfate. De plus, des études sur le suc gastrique et la muqueuse ont montré que l’extrait à une dose de 500 mg/kg administrée pendant 10 jours a augmenté de manière significative les facteurs de défense de la muqueuse comme la sécrétion de mucine, la prolifération des cellules de la muqueuse, les glycoprotéines et la durée de vie des cellules. La présente étude suggère que l’extrait méthanolique de Cissus quadrangularis renforce non seulement la résistance de la muqueuse contre les sbstances ulcérogènes mais favorise également la guérison en induisant la prolifération cellulaire.

Jainu M et al (2010) ont montré que montré que l’effet curatif de l’extrait méthanolique de Cissus quadrangularis sur les lésions de la muqueuse gastrique induites par acide acétique chez le rat peut être attribué à ses actions de promotion de la croissance et de cytoprotection, impliquant probablement une augmentation du contenu en polyamines des tissus et de la prolifération cellulaire.

O.C. Enechi et al (2013) ont étudié les activités antiulcéreuses de l’extrait éthanolique des racines de Cissus quadrangularis sur les ulcères gastriques induits par l’indométhacine et l’éthanol. Les résultats obtenus montrent que l’ulcération des muqueuses gastriques de l’estomac des rats prétraités avec l’extrait de Cissus quadrangularis avant l’induction avec l’éthanol et l’indométhacine a diminué de manière significative par rapport au contrôle. L’effet protecteur de l’extrait a augmenté d’une manière dose-dépendante dans les deux modèles d’ulcère. Des diminutions significatives du nombre de lésions ulcéreuses ont également été constatées lorsque les rats ont reçu les doses progressives de l’extrait et de la ranitidine (100 mg/kg de poids corporel) par rapport aux groupes témoins dans les deux modèles. Les résultats de cette étude suggèrent que l’extrait de racines de Cissus quadrangularis possède des activités antiulcéreuses.

Formes utilisables

Macérât de tiges défeuillées dans de l’eau.
Jus exprimé des tiges défeuillées
N.B. Les extraits collectés pendant la saison de floraison sont généralement meilleurs que ceux de la saison végétative.

Coriandrum sativum

Noms vernaculaires : Fr. Coriandre ; En. Coriander

La coriandre est mentionnée dans la littérature médicale Unani pour son activité anti-gastrique et anti-ulcéreuse ainsi que pour son activité sédative, hypnotique, anti-anxiété et anti-stress.

L’effet du prétraitement par la coriandre sur les lésions de la muqueuse gastrique causées a été évalué par différents modèles d’ulcères chez les rats.

Le prétraitement à des doses orales de 250 et 500 mg/kg de poids corporel a fourni une protection dose-dépendante contre (i) les effets ulcérogènes de différents agents nécrosants ; (ii) les lésions histopathologiques induites par l’éthanol ; (iii) l’accumulation de sécrétions d’acide gastrique due à la ligature du pylore et la diminution des groupes sulfhydryles non protéiques (NP-SH) liée à l’éthanol.

Les résultats obtenus sur l’étude du mucus gastrique et des ulcères induits par l’indométhacine ont démontré que l’activité gastro-protectrice de la coriandre pourrait ne pas être médiée par le mucus gastrique et/ou la stimulation endogène des prostaglandines. L’effet protecteur contre les lésions du tissu gastrique induites par l’éthanol pourrait être lié à la propriété de piégeage des radicaux libres de différents constituants antioxydants (linanool, flavonoïdes, coumarines, catéchines, terpènes et composés polyphénoliques) présents dans la coriandre. L’inhibition des ulcères pourrait être due à la formation d’une couche protectrice d’un ou de plusieurs de ces composés par des interactions hydrophobes 37 .

Nasreen Jahan et al 2011 ont montré que la coriandre a un effet anti-ulcère curatif significatif supérieur à l’effet préventif, dans un modèle d’ulcère induit par stress. La diminution du score d’ulcère et de l’indice d’ulcère ainsi que les preuves histopathologiques montrent que l’extrait de coriandre améliore les lésions gastriques.

Bahareh Heidari et al 2016, ont évalué les effets protecteurs de Coriandrum sativum sur la colite induite par l’acide acétique chez les rats. Le traitement a été effectué en utilisant trois doses croissantes d’extrait de coriandre (250, 500, 1000 mg/kg) et d’huile essentielle de coriandre (0,25, 0,5, 1 ml/kg), commencé 2 h avant l’induction de la colite et poursuivi pendant une période de cinq jours.
Pour les auteurs, l’atténuation significative de la colite obtenue valide l’utilisation traditionnelle de la coriandre pour la gestion des troubles intestinaux inflammatoires.

Les multiples effets pharmacologiques de la coriandre, y compris les effets anti-inflammatoires, analgésiques, antioxydants et antispasmodiques, ainsi que son large éventail d’utilisations, notamment en tant que légume comestible ou épice alimentaire, suggèrent qu’elle pourrait être utilisée en prévention ou thérapie des colites chez l’homme (Meixia et al., 2013).

Curcuma longa

Noms vernaculaires : Rw. Kurkuma ; Fr. Curcuma ; En. Turmeric

Le curcuma est une épice d’Asie du Sud utilisée dans de nombreux plats indiens. Il est facilement reconnaissable à sa riche couleur jaune. Le curcuma est utilisé de façon traditionnelle pour traiter un large éventail d’affections, comprenant la cicatrisation des plaies, les infections des voies urinaires et gastro-intestinales, et les affections hépatiques. La curcumine a été identifiée comme le composant le plus actif du curcuma.

La curcumine est créditée de plusieurs propriétés médicinales qui vont de l’amélioration de la fonction des vaisseaux sanguins à la réduction de l’inflammation et du risque de maladie cardiaque. Le potentiel antiulcéreux de la curcumine a récemment été étudié chez l’animal. La curcumine pourrait réduire le risque de troubles inflammatoires, tels que le cancer et les ulcères. Ces effets biologiques sont attribués à ses activités anti-inflammatoires et antioxydantes.

Des études in vitro et sur des animaux suggèrent que le curcuma a des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique et qu’il peut détruire ou inhiber la bactérie Helicobacter pylori.

La curcumine a montré un effet anti-ulcère en diminuant l’hypersécrétion gastrique, en diminuant les facteurs inflammatoires et en participant à l’éradication de Helicobacter pylori.

Santosh Kumar Yadav et al (2013),
Elle semble avoir un immense potentiel thérapeutique, notamment pour prévenir les dommages causés par les infections à Helicobacter pylori. Elle peut également contribuer à augmenter la sécrétion de mucus, protégeant ainsi efficacement la paroi de l’estomac contre les irritants.

L’effet gastroprotecteur et antiulcéreux considérable du curcuma et de la curcumine a été examiné par (Tuorkey M et al. 2009) qui ont démontré son l’activité antiulcéreuse de la curcumine en atténuant les différents effecteurs ulcéreux, y compris l’hypersécrétion d’acide gastrique, les peroxydes totaux, l’activité de la myéloperoxiase, l’IL-6 et l’incidence apoptotique. Mei X, et al 2009 ont également démontré son activité inhibitrice de la pepsine.

La curcumine est supposée jouer un rôle vital contre des conditions pathologiques peroxydation des lipides membranaires par les radicaux libres et les dommages oxydatifs des molécules cellulaires seraient associés à diverses complications pathologiques chroniques telles que le cancer, les ulcères et d’autres maladies inflammatoires et pourrait être un agent antiulcéreux puissant.
Une étude conduite par Chattopadhyay I et (2006) a également indiqué que les dommages oxydatifs induits par l’indométhacine étaient presque complètement bloqués par la curcumine[32], c’est-à-dire que la curcumine protège la peroxydase gastrique de l’inactivation par l’indométhacine et bloque les dommages gastriques par les radicaux libres.

La curcumine a montré un immense potentiel thérapeutique contre l’infection par Helicobacter pylori, puisqu’elle s’est montrée très efficace dans l’éradication de Helicobacter pylori chez les souris infectées ainsi que dans la restauration des dommages gastriques induits par Helicobacter pylori. De R, Kundu P. et al (2009) ont montré que la curcumine y parvient en empêchant la croissance de la souche cagA + de Helicobacter pylori pour contrôler l’ulcère médié par Helicobacter pylori, ce qui suggère son potentiel antiulcéreux.

Selon Morimoto et al[ (2008) la curcumine peut seulement bloquer la synthèse de la prostaglandine inflammatoire sans affecter la synthèse de la prostaglandine protectrice qui est un médiateur protecteur contre les dommages induits par l’estomac.

Hung CR et al (2004) ont montré que la curcumine affectait le métabolisme de l’acide arachidonique en bloquant la phosphorylation de la phospholipase cytosolique et en diminuant l’expression de la COX-2, et qu’elle inhibait également les activités catalytiques de la 5-LOX[37]. Ces activités pourraient contribuer aux actions anti-inflammatoires et antiulcéreuses de la curcumine et de ses analogues. Ces résultat démontre que la curcumine est un agent antiulcéreux puissant.

D’autres recherches ont également rapporté que la poudre de curcuma a un effet bénéfique sur l’estomac. Elle augmente la sécrétion de mucine chez les lapins et peut donc agir comme un gastroprotecteur contre les substances irritantes. Il a été démontré que la curcumine protège l’estomac des effets ulcérogènes de la phénylbutazone chez les cobayes à des doses de 50 mg/kg[Dasgupta SR et al (1969)]. Elle protège également de l’ulcération induite par la 5-hydroxytryptamine à des doses de 20 mg/kg. Sinha M, Mukherjee BP (1974) ont montré que la curcumine peut bloquer l’ulcère gastrique induit par l’indométhacine, l’éthanol et le stress et qu’elle peut prévenir la sécrétion d’acide induite par la ligature du pylore Rafatullah et al. (1990) ont rapporté qu’une dose orale de 500 mg/kg de l’extrait éthanolique de curcuma a produit une activité antiulcérogène significative chez des rats soumis à un stress de contrainte hypothermique, à la ligature du pylore, à l’indométhacine et à l’administration de réserpine. Rafatullah S et al (1990) ont montré que l’extrait de curcuma a non seulement augmenté le mucus de la paroi gastrique mais a également restauré la teneur en sulfhydryle non protéique dans les estomacs glandulaires des rats, et a finalement conclu que l’extrait a des effets antiulcéreux, antisécrétoires et gastroprotecteurs significatifs chez les rats.

En résumé, la curcumine est un agent antiulcéreux puissant qui peut être utilisé pour traiter de manière protectrice l’inflammation induite par les effecteurs de l’ulcère. Son effet bénéfique est dû à ses activités anti-inflammatoires et antioxydantes.

Des études limitées ont été réalisées chez l’homme. C Prucksunand et al (2001) ont donné à 25 participants 600 mg de curcuma cinq fois par jour. Quatre semaines plus tard, les ulcères étaient guéris chez 48 % des participants. Après douze semaines, 76 % des participants n’avaient plus d’ulcères.

Dans un autre essai clinique conduit par Abdulrahim Aljamal (2022), des personnes testées positives pour Helicobacter pylori ont reçu 500 mg de curcuma quatre fois par jour. Après quatre semaines de traitement, 63 % des participants n’avaient plus d’ulcères. Après huit semaines, cette proportion est passée à 87 %.

Formes utilisables

Les doses de Curcuma devant être administrées sont importantes. Il est possible de réduire ses dose en mélangeant le curcuma a du gingembre et du poivre et une matière grasse comme le lait. Ce mélange démultiplie les potentialités du Curcuma. ce mélange peut être pris en voie orale sousforme de « tchaï ».
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Daucus carota

Noms vernaculaires : Karoti - Carottes - Carrot

La carotte est traditionnellement indiquée pour ses vertus gastroprotectectrices en médecine traditionnelle.

Ces allégations ont été éprouvées expérimentalement

G Chandra Mohan Rao et al (2010) ont entrepris de vérifier l’allégation des vertus de Daucus carota comme agent antiulcéreux dans le système traditionnel de médecine indienne. Ils ont pour cela utilisé la méthode de ligature du pylore chez les rats en comparant les effet de l’administration de Ranitidine et de jus de carotte. Ranitidine à une dose de 26,57 mg/kg de poids corporel, a induit une diminution significative du volume acide (13,5 ml) et une augmentation du pH gastriques. Dans le groupe recevant D. carota à la dose de 1 g/kg de poids corporel, une diminution significative du volume d’acide (5,96 ml) et une augmentation du pH gastrique (6) ont été observées par rapport aux animaux témoins. L’activité anti-ulcéreuse a été observée en utilisant les valeurs de l’indice d’ulcère telles que le contrôle (14,9), le standard (5,15) et les échantillons testés (3,833). En observant les valeurs de l’indice d’ulcère, le jus de Daucus carota préparé a eu la meilleure activité anti-ulcéreuse par rapport à l’échantillon standard.

Nayeem Khatib et al., (2010) ont entrepris de déterminer le potentiel gastroprotecteur de l’extrait aqueux des racines de Daucus carota en utilisant trois modèles expérimentaux d’ulcère gastrique, à savoir la ligature du pylore et les lésions gastriques induites par l’aspirine et l’éthanol.

L’extrait de jus frais des racines de carotte a été testé par voie orale à la dose de 200 et 400 mg/kg de poids corporel, sur l’ulcération gastrique induite expérimentalement par ligature du pylore, aspirine et éthanol. Les doses de 200 et 400 mg/kg ont significativement diminué le volume gastrique, l’acidité libre, l’acidité totale et l’indice d’ulcère, et a augmenté le pH et le contenu en mucus par rapport au groupe de contrôle. La dose de 400 mg/kg a produit une inhibition significative de 60, 45, 56, 80 et 43,51 % lorsque l’ulcération gastrique a été induite par la ligature du pylore, l’aspirine et l’éthanol, respectivement. Ces résultats soutiennent les utilisations traditionnelles des racines de cette plante dans le traitement de l’ulcère gastrique et de l’acidité.

Phool Chandra et al (2015) ont mis en évidence le potentiel thérapeutique gastroprotecteur et antiacide de l’extrait éthanolique à 50% des racines de Daucus carota in vivo sur des rats expérimentaux. Les extraits de carotte administrés ont réduit de manière significative les lésions gastriques. Ils ont également réduit de manière significative le volume du contenu gastrique tandis que l’acidité totale a été réduite de manière significative avec les doses de 100 mg/kg et 200 mg/kg d’extrait. La teneur en mucus et le niveau de glutathion ont augmenté de manière significative dans l’ulcère induit par l’alcool. L’extrait de carotte a également montré une capacité antiacide in vitro. Les études histopathologiques ont également confirmé le potentiel de l’extrait éthanolique de carotte en inhibant la congestion, l’œdème, l’hémorragie et la nécrose de la muqueuse gastrique. Ces activités pourraient être attribuées à la présence de glycosides, de phénols, de tannins, d’alcaloïdes et de flavonoïdes.

Revathi et al (2017) ont étudié l’effet curatif de l’extrait éthanolique de Daucus carota (Carotte) et Raphanus sativus (Radis) en utilisant le modèle de rat induit par l’aspirine. Le pourcentage de l’indice de guérison ont été élevé chez les rats traités par le radis et chez les rats traités par l’extrait de carotte. Les études histologiques ont confirmé ces résultats et ont montré la récupération des dommages cellulaires causés par l’aspirine. Ces résultats démontrent que le radis et la carotte ont une activité antiulcéreuse et qu’ils peuvent donc être recommandés pour le traitement de la gastrite et de l’ulcère gastrique chez les patients alcooliques.

G. Revathi et al. 2018 ont évalué et comparé l’effet d’extraits éthanolique de poudre de carotte et de radis afin de trouver une alternative pour le traitement des patients alcooliques. Un ulcère gastrique a été artificiellement induit chez les rats albinos par l’administration d’éthanol et l’activité antiulcéreuse de ces légumes a été évaluée en mesurant l’acidité libre, l’acidité totale, l’indice d’ulcère et l’histoarchitecture de l’estomac. L’indice d’ulcère s’est avéré comparativement faible chez les rats traités par l’extrait éthanolique de carotte et de radis. Le pourcentage de l’indice de guérison a été chez les rats traités à l’extrait de carotte et de radis. L’extrait éthanolique de carotte et de radis a diminué significativement le volume de sécrétion d’acide gastrique, l’acidité libre, l’acidité totale et l’indice d’ulcère par rapport aux rats témoins. Aucune différence notable n’a été observée entre les rats traités par la ranitidine et par l’extrait en ce qui concerne le score de l’ulcère.
L’indice de guérison des rats traités à l’extrait de carotte était d’environ 79,5 et il était d’environ 88,6 pour les rats traités à la ranitidine. L’indice de guérison des rats traités par l’extrait de radis a été légèrement moindre (74,9 %). L’étude histopathologique a révélé que la muqueuse était presque normale avec une musculeuse légère dans le groupe traité aux extraits éthanoliques de carotte et de radis.

Syed Mohammed Basheeruddin Asdaq et (2020) ont évalué le potentiel gastroprotecteur de la carotte, lorsqu’elle est administrée en même temps qu’un traitement antiulcéreux conventionnel, le pantoprazole, dans l’atténuation des ulcères gastriques et duodénaux chez les animaux de laboratoire femelles. L’étude a fait appel à des modèles animaux standard pour déterminer l’effet préventif des ulcères en utilisant la ligature du pylore, l’éthanol et des modèles d’ulcères gastriques aigus induits par le stress et des modèles d’ulcères duodénaux impliquant la cystéamine. Des modèles d’ulcères gastriques chroniques induits par l’acide acétique et d’ulcères gastriques induits par l’indométhacine ont été utilisés pour évaluer l’effet de guérison des ulcères. Le fruit de la carotte (500 mg/kg) et sa co-administration avec le pantoprazole ont produit une protection significative dans un ulcère gastrique aigu induit par l’éthanol et le stress et un ulcère duodénal induit par la cystéamine. La guérison de l’ulcère gastrique chronique induit par l’acide acétique a également été augmentée par cette association. Les teneurs en protéines totales et en mucine ont augmenté de manière significative dans les ulcères gastriques induits par l’indométhacine. De même, dans la ligature du pylore, la teneur en pepsine du suc gastrique, l’acidité totale et l’acidité libre ont été réduites. Dans l’ensemble, les effets préventifs et les propriétés de guérison des ulcères du pantoprazole ont été significativement améliorés chez les animaux ayant reçu l’administration simultanée de fruits de carotte (500 mg/kg).

Les effets gastroprotecteurs de la carotte ont été attribués à sa teneur en flavonoïdes et d’autres composés bioactifs. Daucus carota possède des antioxydants qui pourraient jouer un rôle protecteur de la muqueuse gastrique contre les dommages induits par les radicaux libres et agir comme une action antiulcéreuse. Le bêta-carotène pourrait agir comme un antioxydant et aider à prévenir le cancer des voies digestives. La carotte contient également des fibres alimentaires, qui peuvent améliorer les conditions de l’estomac et de l’intestin. Les études confirment la propriété alcalisante de la carotte. La racine de carotte est utilisée en cas de carence en vitamine A. Une étude de cohorte portant sur 82 002 adultes suédois âgés de 45 à 83 ans de 1997 a 2005 a conclu que des apports élevés en vitamine A, en rétinol et en caroténoïdes de provitamine A peuvent réduire le risque de cancer gastrique.

Formes utilisables

La carotte peu être consommée en jus seule, ou combinée avec la pomme, le chou, le gingembre, l’ananas, le curcuma

La carotte peut aussi être associé en salade avec d’autre ingrédients et condiments gastroprotecteurs comme l’ail, l’oignon, le persil, la coriandre, le gingembre, le curcuma et un peu de citron.

Si on ajoute de la pâte de sésame à tout ou partie de ces ingrédients, qu’on mixera avec un blender en ajoutant un peu d’eau, on obtient une sauce savoureuse et gastroprotectrice qui peut être utilisée en assaisonnement sur n’importe quelle salade verte, de pomme de terre ou sur d’autres végétaux.

Ficus carica

Noms vernaculaires : Fr. Figuier ; En. Common Fig

Fragaria sp.

Noms vernaculaires : Fraises, Strawberry

Selon une étude publiée en 2011 dans la revue américaine Plos One, les propriétés antioxydantes présentes dans les fraises peuvent agir comme une barrière protectrice contre les ulcères de l’estomac, surtout si l’inflammation provient d’une consommation excessive d’alcool. Au cours de l’étude, un groupe de rats a été nourri avec des extraits de fraises pendant dix jours, avant de provoquer des troubles gastriques en leur administrant de l’éthanol. L’autre groupe de rats a aussi reçu de l’éthanol, mais sans la consommation de fraises au préalable. Les rats ayant consommé les extraits de fruits ont montré moins d’ulcérations, d’environ 40 mg par jour et par kilo, par comparaison avec les rats privés de fraises. Selon les chercheurs, la consommation de fraises augmenterait les défenses antioxydantes tant plasmatiques que cellulaires.

Des études ont montré que la fraise possède une capacité antioxydante élevée in vitro, positivement corrélée avec leur teneur en composés polyphénoliques et, en particulier, en anthocyanes. Le pouvoir antioxydant des anthocyanes pourrait être l’une de leurs propriétés biologiques les plus importantes. Les antioxydants présents dans les fraises aideraient non seulement la paroi de l’estomac, mais activeraient aussi les défenses et les enzymes du corps.

La consommation de fraises peut aussi réduire les troubles en prévention ou après l’apparition de l’inflammation. Des études précédentes avaient déjà montré que les fraises pouvaient renforcer la réponse des globules rouges au stress oxydant, souvent précurseur de cancers et d’autres maladies chroniques.

Lagenaria siceraria

Noms vernaculaires : Rw. Uruyuzi, Urwungwane - Fr. Calebasse ou gourde bouteille, Calebasse liane -En. Anglais : Bottle gourd, calabash gourd, common gourd, white-flowered gourd

La calebasse est utilisée en nutrithérapie en cas d’acidité d’estomac ou de maux digestifs. La consommation de calebasse est réputées adoucir efficacement les inflammations des voies digestives.

Mangifera Indica

Noms vernaculaires : Rw. Umwembe ; Fr. Manguier ; En. Mango-tree

Diverses parties de l’arbre – écorce, feuilles, amande du noyau de mangue, racines, fleurs - sont traditionnellement utilisées en médecine traditionnelle. Le traitement des ulcères est l’un de ces usages.

Prabhu K and Rajan (2015)
ont évalué le potentiel antiulcéreux des extraits éthanoliques de l’amande du noyau de mangue contre l’ulcère gastrique induit par l’alcool acide.
Les extraits éthanoliques (400mg/kg) d’amandes de mangue ont réduit de manière significative l’indice d’ulcère, le pH, l’acidité totale, le LPO et les niveaux de protéines. Ils ont également exercé une forte action antioxydante. Les auteurs concluent que ces données préliminaires sur le potentiel antiulcéreux etayent les utilisations traditionnelles de l’amande de mangue pour le traitement de l’ulcère gastrique.

Moringa oleifera

Noms vernaculaires : Rw. Moringa ; Fr. Margousier, Moringa ; En. Drumstick tree, Moringa

Diverses parties du Moringa ont été évaluées pour leurs potentiel effets antiulcérogènes.

Feuilles

V.C. Devaraj et al, (2008) ont évalué l’effet de différents extraits de feuilles et de fruits de Moringa sur les ulcères gastriques et duodénaux en utilisant différents modèles d’ulcères gastriques et duodénaux induits par la cystéamine.

Seuls les extraits de feuilles (500 mg/kg, p.o.) de Moringa oleifera. ont montré un effet bénéfique en augmentent la guérison des ulcères gastriques et en prévenant également le développement des ulcères gastriques et duodénaux induits expérimentalement.

S. N. Ijioma et al (2018) qui ont évalué l’activité de l’extrait de feuille de Moringa oleifera contre les ulcères induits par l’aspirine chez les rats concluent qu’il contient des agents actifs gastroprotecteurs qui améliorent le mucus.

Racines

Manoj Kumar et al (2003) on étudié le potentiel antiulcéreux de l’extrait éthanolique d’écorce de racine de Moringa oleifera chez des rats albinos Wistar en utilisant deux modèles expérimentaux : l’ulcération gastrique induite par l’éthanol et celle induite par la ligature du pylore. L’extrait a été administré par voie orale à trois doses différentes (150, 350 et 500 mg/kg) pendant 15 jours consécutifs. L’extrait aux doses de 350 et 500 mg/kg a diminué l’indice d’ulcère de manière significative par rapport au groupe témoin. Les pourcentages de protection contre les ulcères gastriques étaient de 82,58 %, 85,13 % et 86,15 % pour les doses de 150, 350 et 500 mg/kg, respectivement, dans le modèle d’ulcère lié au pylore et de 55,75 %, 59,33 % et 78,51 %, respectivement, dans le modèle d’ulcère induit par l’éthanol. L’extrait éthanolique d’écorce de racine a également réduit de manière significative l’acidité libre, l’acidité totale et l’indice d’ulcère. Les auteurs concluent que les extraits éthanoliques d’écorce de racine exercent « une précieuse activité antiulcéreuse, antisécrétoire et cytoprotective ».

Formes utilisables

Les feuilles de moringa fraîches peuvent être consommées en jus, salades, mixées et intégrées à un guacamole ou a du yaourt.

Morus alba et Morus nigra

Noms vernaculaires : Rw. Iboberi, Ibobere ; Fr. Murier, Mûrier blanc ; En. Mulberry, White Mulberry

Mahmood AMEEN Abdulla et al (2009) ont montré que l’extrait alcoolique des feuilles de mûrier possède un effet antiulcéreux significatif éprouvé in vitro sur modèle animal et différents types d’ulcère induits expérimentalement par aspirine et par ligature du pylore .
L’ingestion de l’extrait végétal a induit une réduction significative du pH, de l’acidité libre, de l’acidité totale et de l’indice d’ulcère aux concentrations de 100 et 200 mg/kg.
À la concentration de 200mg/kg, l’extrait a induit une activité gastro-protectrice significative de 82,36%, par rapport à celle de 91,18% du médicament standard sucralfate et un indice de protection de 92,14% dans l’ulcère induit par stress par rapport à celle de 99,58%. du médicament standard omeprazole (M.G. Hogade et al 2010.)
L’effet protecteur est dépendant de la dose. Le prétraitement avec 500mg/kg d’extrait végétal est supérieur à celui du prétraitement avec 250mg/kg perceptible par la réduction plus marquée des dommages à la muqueuse gastrique, de l’œdème et une infiltration de leucocytes dans la couche sous-muqueuse.

Luciane Angela Nottar Nesello et al. (2017) ont évalué la valeur gastroprotectrice des extraits méthanoliques des fruits de Morus nigra L. (mûre noire) et Rubus niveus Thunb (framboise). Les composés phénoliques totaux et les flavonoïdes ont été mesurés, ainsi que l’activité in vitro de piégeage des radicaux libres 2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl (DPPH). Les effets gastroprotecteurs des extraits contre l’éthanol à 60 %/0,3 M HCl ont été évalués chez la souris. Ensuite, les niveaux d’hydroperoxydes lipidiques et de glutathion réduit dans les tissus ulcérés ont été déterminés. Les effets des extraits sur l’activité de la H+ /K+ -ATPase ont également été vérifiés. Les extraits présentaient des teneurs élevées en polyphénols ; toutefois, la framboise présentait des niveaux 1,5 fois plus élevés. La présence de flavonoïdes a également été confirmée. En outre, le mûrier noir (IC50 = 13,74 μg/mL) et la framboise (IC50 = 14,97 μg/mL) ont piégé le radical DPPH. Le mûrier noir a réduit la surface de l’ulcère de 64,06 % à 300 mg/kg (p.o.). Il est intéressant de noter que la framboise a diminué la surface de l’ulcère avec une puissance supérieure (ED50 = 20,88 mg/kg), réduisant la surface de l’ulcère de 81,86 % à 300 mg/kg, et a augmenté les niveaux de mucine gastrique. Les effets antioxydants des extraits ont été mis en évidence par une réduction des lipoperoxydes et une augmentation de la quantité de glutathion dans la muqueuse gastrique. Cependant, le mûrier noir ou la framboise n’ont pas modifié l’activité de la H+ /K+ -ATPase. Ces résultats confirment que M. nigra et R. niveus sont des baies ayant une valeur gastroprotectrice par le renforcement des facteurs de protection gastrique.

Formes utilisables

Décoction de feuilles : 40 g (une poignée) par litre d’eau. Bouillir 2 minutes, infuser 10. En boisson à volonté

Musa sp.

Noms vernaculaires : Rw. Umuneke, Fr. Banane, En. Banana

Les bananes plantains immatures (Musa sapientum) sont utilisées comme remède aux ulcères gastriques en Inde. Plusieurs recherches ont mis à l’épreuve l’allégation d’efficacité de ce remède populaire.

R.K .Goel et 1986, on montré que l’administration de poudre de pulpe de banane plantain (Musa sapientum var. paradisiaca) par voie orale avait une activité anti-ulcérogène significative chez des rats soumis à l’aspirine, l’indométhacine, la phénylbutazone, la prednisolone et la cystéamine et chez des cobayes soumis à l’histamine.

La poudre de banane a non seulement augmenté l’épaisseur de la muqueuse mais a également augmenté de manière significative l’incorporation de la [3H]thymidine dans l’ADN de la muqueuse. La présente étude suggère que le traitement à la poudre de banane renforce non seulement la résistance de la muqueuse contre les ulcérogènes mais favorise également la guérison en induisant une prolifération cellulaire.

P. Prabha et al 2011 ont confirmé l’activité anti-ulcereuse de la poudre de bananes plantain immatures préalablement séchées à l’ombre. L’administration de l’extrait aqueux de banane plantain à la dose utilisée dans cette étude a eu des effets similaires à ceux du médicament standard esomeprazole. Les résultats de l’analyse par chromatographie en couche mince à haute performance (HPTLC) ont montré que Musa sapientum possède un composé actif, un flavonoïde monomère (leucocyanidine) avec une activité anti-ulcérogène.

La médecine traditionnelle soudanaise utilise la banane verte (Musa cavendishii) est utilisée dans au Soudan pour traiter les ulcères gastriques.

Mohammed MA et 2021 ont évalué l’effet gastro-protecteur de l’extrait aqueux de poudre de pulpe de banane verte sur l’ulcère induit par l’aspirine chez les rats albinos.
L’effet a été étudié en utilisant des dommages gastriques induits par l’aspirine chez les rats et comparé entre les groupes suivants : groupe 1 (contrôle négatif) a reçu de l’eau seulement, le groupe 2 (contrôle positif) a reçu de l’aspirine. Les groupes 3 et 4 ont reçu 0,5 g/kg et 1 g/kg d’extrait de banane avant l’aspirine 100 mg/kg, respectivement. Les groupes 5 et 6 ont reçu respectivement 0,5 g/kg et 1 g/kg d’extrait de banane après 100 mg/kg d’aspirine. Les résultats indiquent qu’il y avait une différence significative dans l’indice d’ulcère entre les groupes 3, 4, 5, 6 traités par l’extrait de M. cavendishii avec un indice d’ulcère (15,0 ± 1,31), (09,5 ± 0,64), (09,0 ± 0,79) et 0 respectivement par rapport au groupe témoin avec un indice d’ulcère (25,5 ± 1,45). L’évaluation histopathologique a montré une amélioration significative sous forme d’érosion partielle de la muqueuse dans les groupes 3 et 4, tandis que les groupes 5 et 6 ont montré une protection totale contre l’ulcère gastrique induit par l’aspirine. L’étude a conclu que la suspension de poudre de pulpe de banane a montré un effet gastro-protecteur significatif dans tous les groupes de rats, favorise la guérison des ulcères et renforce la muqueuse. Cette étude a confirmé l’utilisation de la banane en médecine populaire pour la gestion de l’ulcère gastrique.

U.S Mahadeva Rao et al 2016 ont déterminé le potentiel antiulcéreux des extraits méthanolique de tépale (partie florale externe et interne) et de peau de banane. Vingt-cinq souris albinos ont été utilisées pour l’analyse in vivo. Les souris ont été traitées avec 100 mg/kg d’extrait de tépal et de peau ainsi qu’avec de la cimétidine pendant sept jours, suivis de l’administration d’indométhacine. Le tépal et la peau de bananier ont été capables de prévenir l’ulcère induit en renforçant la muqueuse gastrique et en diminuant l’acidité du jus gastrique.

Les bananes, qu’elles soient vertes ou mûres, sont bénéfiques en cas d’ulcères gastroduodenal. Certains composés antibactériens qui inhibent la croissance de H. pylori. La présence de nombreux constituants actifs comme les flavonoïdes, les saponines, les glycosides, les alcaloïdes et des composants comme la leucocyanidine dans la banane, pourrait contribuer à la guérison de l’ulcère gastro-duodénal probablement en diminuant les cytokines de la muqueuse gastrique, IL-1β et TNF-α, réduisant l’acidité des sucs gastriques et en augmentant le facteur de croissance cellulaire et en renforçant les muqueuses digestives.

Formes utilisables :

Manger trois bananes mûres par jour.
Boire des jus intégrant la banane et d’autres fruits ou feuilles au vertus antiulcéreuses comme le chou, le gingembre, la carotte...
Mélanger 2 cuillères à soupe de poudre de poudre de banane verte et 1 cuillère à soupe de miel et consommer ce mélange trois fois par jour pendant une semaine.

Ocimum gratissimum

Noms vernaculaires : Rw. Umwenya ; Fr. Basilic africain -African basil

Ocimum gratissimum est un basilic vivace endémique en Afrique très utilisé en médecine traditionnelle pour traiter un large éventail de maux.

Ofem OE et (2012) ont montré que l’extrait aqueux de feuilles d’Ocimum gratissimum diminue la sécrétion d’acide gastrique et l’ulcération, et induit une augmentation de la sécrétion de mucus gastrique chez le rat. Amadi EN et al. (2013) ont confirmé cet effet protecteur contre l’ulcérogénèse d’Ocimum gratissimum en testant un extrait méthanolique sur des rats
La protection de la muqueuse induite par les extrait d’Ocimum gratissimum pourrait être induite par la mobilisation de la prostaglandine endogène. Par ailleurs, l’activité antispasmodique de la plante pourrait également être bénéfique dans le traitement de l’ulcère.
Les études phytochimiques de l’extrait méthanolique de feuilles d’Ocimum gratissimum ont révélé la présence de flavonoïdes et d’abondantes saponines et tannins connues pour offrir une protection contre les ulcères. Il est possible que les différents composants bioactifs de Ocimum gratissimum se combinent pour produire une action synergique.

Opilia celtidifolia

Noms vernaculaires : Umukurura

Opilia celtidifolia est une plante traditionnellement utilisée contre les plaies et l’ulcère gastro duodénal.

Les résultats de plusieurs démontrent que les feuilles de Opilia celtidifolia peuvent intervenir dans le traitement de l’ulcère gastrique.

Opuntia ficus indica

Rw. Ibimungu ; Fr. Figuier de Barbarie ; Es. Nopal ; En. Prickly pear

Opuntia ficus indica est originaire des régions aride et semi aride du Mexique. Il est utilisé comme plante ornementale, comme haie vive défensive, pour la production de ses fruits et aussi de ses cladodes comestibles.

Toutes les parties aériennes de la plantes ont des vertus antiulcéreuses

- les cladodes (ou raquettes) riches en pectine, mucilage et minéraux,
- les fruits sources de vitamines, d’acides aminés et de bétalaïnes
- les pigments alimentaires de figuier de Barbarie qui peuvent influencer directement sur les mécanismes inflammatoires de l’intestin.
- l’huile extraites des graines
- les fleurs qui sont traditionnellement utilisées en Amérique latine pour soigner divers troubles gastro-intestinaux et traiter ou prévenir la formation d’ulcères gastriques.

Propriétés du mucilage

S. B. Maataou et al., (2018), ont montré que le prétraitement avec du mucilage extrait et purifié des raquettes avait un puissant effet gastroprotecteur chez le rat. La muqueuse des estomacs ainsi traités préventivement a montré un aspect proche de la normale, un mucus abondant et une absence de zones d’inflammations.

Quand le mucilage et la poudre ont été administrés aux rats après celle de l’éthanol, l’état initial de la muqueuse gastrique ne s’est pas totalement rétabli, mais les lésions avaient une ampleur moindre que celles observées chez les estomacs de rats traités uniquement avec l’éthanol.

Le mucilage d’Opuntia ficus-indica semble maintenir l’architecture cellulaire de la muqueuse gastrique et stimuler la production du mucus. Administré à titre préventif, le mucilage laisse la muqueuse gastrique sous conditions normales, ce qui la protège contre l’effet de l’éthanol. Cet effet cytoprotecteur du mucilage d’Opuntia ficus-indica est sûrement attribué à ses propriétés physico-chimiques.

L’action protectrice de la poudre des raquettes d’Opuntia est similaire à celle du mucilage. La poudre de raquette, en plus du mucilage, contient d’autres composés protecteurs tels que les composés phénoliques et flavonoides.

Les auteurs de l’étude ne tranche pas la question de savoir si le mucilage a agit en tant protecteur gastrique ou si son effet est lié à son action contre les radicaux libres. Ils mettent toutefois en avant la seconde hypothèse. Pour ces chercheurs, l’analyse des résultats obtenus confirment que l’effet antiulcéreux est en relation avec l’activité de la superoxyde dismutase (S.O.D.), une enzyme produite par les cellules des organismes vivants, animaux et végétaux, dont la fonction est de piéger les radicaux libres produits par le métabolisme. « Ceci renforce encore plus l’hypothèse d’un éventuelle relation entre activités S.O.D - effet antiulcéreux et effet antioxydant des extraits de figuier de Barbarie, surtout que plusieurs auteurs ont posé l’hypothèse d’une éventuelle relation entre ulcère et radicaux libres. »

Propriétés de l’huile de graines

Ikram Khémiri and Lotfi Bitri (2019) ont examiné les effets préventifs et curatifs de l’huile de graines d’Opuntia ficus indica extraite par pression à froid sur un modèle d’ulcère gastrique induit par l’éthanol chez les rats.
Cette huile a montré une grande efficacité dans la protection de la cytoarchitecture et de la fonction de la muqueuse gastrique contre les dommages sévères provoqués par l’ingestion d’éthanol. Les zones ulcérées ont été réduites de manière très significative et le pourcentage d’inhibition des ulcères était le plus élevé sous prétraitement à l’huile de graines. La production de mucus a été stimulée, le volume du suc gastrique a été réduit et son pH a été augmenté.

L’examen histopathologique des biopsies prélevées sur les muqueuses gastriques des différents groupes expérimentaux a confirmé l’efficacité gastroprotectrice de l’huile de graines d’Opuntia ficus indica contre les symptômes induits par l’éthanol tels que l’inflammation et les dommages comme les saignements, les érosions, les lésions, les nécroses et les ulcères. En outre, ce traitement a accéléré la réduction de la surface des zones ulcérées induites par l’éthanol d’une manière dose-dépendante, entraînant un gain de temps dans le processus de guérison.

Le taux de cicatrisation a atteint 91 % le deuxième jour et 99 % le troisième jour, et une cicatrisation complète a été obtenue au quatrième jour sous traitement à l’huile de graines d’Opuntia ficus indica, alors que les zones ulcérées n’étaient toujours pas cicatrisées dans tous les autres groupes.

Les divers composés bioactifs de l’huile de graine d’Opuntia ficus indica pourraient agir en synergie ou de manière différée pour optimiser le processus de guérison grâce à des propriétés antioxydantes protectrices, ainsi qu’à un antagonisme contre les récepteurs H2 de l’histamine, une stimulation des voies de signalisation nécessaires à la production de mucus et de bicarbonate, et une réduction des processus inflammatoires dans la muqueuse gastrique. En outre, les acides gras (surtout insaturés) et les triacylglycérols de l’huile de graine pourraient contribuer à la reconstruction et à la réparation de la bicouche lipidique de la membrane cellulaire pendant le processus de guérison de l’ulcère gastrique.

Propriétés du jus des figues

Une étude conduite par Enza Maria Galati et al. (2003) démontre clairement une activité protectrice évidente du jus des figues d’Opuntia ficus indica contre l’ulcère induit par l’éthanol. Pour les chercheurs, cet effet dépend probablement de l’activité antioxydante des composés phytochimiques du jus, qui sont des piégeurs de radicaux efficaces.

Le prétraitement avec le jus de fruit a préservé l’intégrité de la muqueuse. La couche de mucus étant limitée aux cellules épithéliales de surface, la muqueuse gastrique est restée reste épithélialisée malgré la présence d’éthanol.

La fraction flavonoïde est constituée de dérivés de la rutine et de l’isorhamnetine, et les informations sur l’absorption et le métabolisme de ces flavonols pourraient mieux expliquer le mécanisme de l’action protectrice.
L’absorption des dérivés glycosidiques dans l’intestin grêle est empêchée en raison de leur nature hydrophile et de leur poids moléculaire relativement élevé. De plus, les aglycones peuvent être libérés par la microflore intestinale qui, en outre, peut cliver le cycle pyrone produisant de l’acide phényl acétique et phényl propionique et d’autres dérivés. La rutine est métabolisée en quercétine, et les dérivés de l’isorhamnétine sont métabolisés en isorhamnétine. L’isorhamnétine, qui est la forme 3-méthylée de la quercétine, et la quercétine elle-même, ne sont pas métabolisées davantage. En tant qu’aglycones, les flavonols peuvent être absorbés ; ils peuvent donc produire des effets systémiques. La capacité des flavonoïdes à augmenter le tonus vasculaire et à réguler la microcirculation pourrait être impliquée dans la protection de la muqueuse gastrique. Les flavonoïdes stimulent la production de prostaglandines dans des cellules isolées de la muqueuse gastrique ; par conséquent, les flavonols du jus pourraient exercer une activité antiulcéreuse par le biais des prostaglandines, qui favorisent la sécrétion de mucus et de bicarbonate, améliorent le débit sanguin de la muqueuse et réduisent la perméabilité microvasculaire accrue. De plus, il est bien connu que certains flavonoïdes, comme la quercétine et la rutine, sont capables de détendre les muscles lisses ; par conséquent, la contraction des muscles lisses gastriques induite par l’éthanol pourrait être prévenue par le jus de fruit. La relaxation des muscles gastriques diminue la motilité gastrique et réduit le volume de l’agent nécrotique sur la crête rugale.
Les flavonoïdes qui présentent une activité cytoprotectrice en affectant diverses étapes de la cascade de l’arachidonate via la voie de la cyclooxygénase et exercent probablement une action sélective sur la COX II sans effet important sur la COX I présente dans la muqueuse gastrique (41). Par conséquent, les flavonoïdes pourraient inhiber la réponse aux stimuli phlogistiques et nos observations expérimentales ont également montré une activité anti-inflammatoire du jus.

Propriétés des Fleurs

Alimi H. (2011) ont évaluer in vivo l’activité antioxydante potentielle, le pouvoir réducteur, la peroxydation de l’acide linoléique de l’extrait méthanolique de fleur d’Opuntia ficus indica pour leur capacité à prévenir l’ulcère gastrique induit par l’éthanol chez les rats. L’extrait riche en polysaccharides, phénoliques et flavonoïdes a montré une activité antioxydante in vitro modérée par rapport à la (+)-catéchine et à l’acide ascorbique. Le prétraitement avec l’extrait méthanolique de fleur d’Opuntia ficus indica à des doses orales de 250, 500 et 1000 mg/kg de poids corporel a fourni une protection dose-dépendante contre l’ulcère gastrique induit par l’éthanol en évitant les lésions nécrotiques profondes de l’épithélium gastrique, en préservant les activités normales des enzymes antioxydantes, en inhibant la peroxydation lipidique, l’oxydation des protéines et la fragmentation de l’ADN dans la muqueuse gastrique. L’activité antiulcérogène de l’extrait méthanolique de fleur d’Opuntia ficus indica pourrait être due à une possible synergie des effets antioxydants et antihistaminiques.

Formes utilisables

Traditionnellement, on recommande d’utiliser un extrait de fleurs (1:1) à raison de 0,3 ml à 1 ml, 3 fois par jour.

Petroselinum crispum

Noms vernaculaire : Persil – Parsley

Al-Howiriny T et al (2003) ont montré que l’extrait éthanolique de persil à des doses de 1 et 2 g/kg de poids corporel a eu une activité antiulcérogène significative sur les modèles utilisés. En outre, le prétraitement avec l’extrait de persil a permis de reconstituer le mucus de la paroi gastrique et le contenu en sulfhydryl non protéique appauvri par l’éthanol. Les tests de toxicité aiguë ont montré une grande marge de sécurité pour l’extrait. Le criblage phytochimique des feuilles de Persil a révélé la présence de tannins, de flavonoïdes, de stérols et/ou de triterpènes.

Ayşin Akıncı et al. (2017) ont établi que que l’administration orale de persil est efficace pour réduire les lésions gastriques induites par le stress en soutenant le système de défense antioxydant cellulaire. Le persil soutient le système antioxydant cellulaire en augmentant le niveau moyen de glutathion tissulaire et les activités superoxyde dismutase et catalase.

Formes utilisables

Persil frais en nourriture ou ajouté à des jus
Infusion de 25 g de graines par litre d’eau, prendre 2 tasses par jour.
Décoction de la plante fraîche : 15 à 60 g par litre pour l’effet diurétique. Cela fait une grosse fourchette, là encore avec une moyenne de 30 à 40 g/L de persil frais, (faire bouillir quelques minutes puis d’infuser 15 minutes, il semble qu’une petite décoction soit nécessaire pour faire une bonne extraction, et tant pis pour la vitamine C.
Infusion de 20 à 30 g de plante sèche par litre.

Plantago sp.

Rw. Imbatabata, Ikibatama ; Fr. / En. Plantain

Les résultats convergents de différentes études établissent que les extraits aqueux et éthanoliques de plantain inhibent de manière dose dépendante les lésions gastriques. La dose la plus élevée de 400 mg/kg extraits exercerait une meilleure activité que celle de médicaments standards. Ces résultats étayent l’utilisation du plantain en médecine populaire pour les maladies gastro-intestinales.

Portulaca oleracea

Noms vernaculaires : Rw. Niyo za ruteja ; Fr. Pourpier potager ; En. Purslane, Garden purslane, Pigweed

Le pourpier est, adoucissant, riche en polysaccharides. Il fournit un gel émollient qui agit comme pansement interne, réduisant l’inflammation des muqueuses digestives (ulcère gastrique/duodénal, colite ulcéreuse, etc).

L’extrait éthanolique de feuilles a montré un effet important sur les ulcères gastriques à des doses de 50 mg / kg, administrées deux fois par jour pendant 5 jours contre les ulcères gastriques induits par l’éthanol, l’aspirine, le stress de maintien au froid et la ligature pylorique.

Formes utilisables :

Les feuilles fraîches peuvent être consommées comme aliment crues ou légèrement cuites.
Pour un usage médicinal, on peut également utiliser les parties aériennes sous forme séchées en infusion en utilisant 20 à 30 g des feuilles sèches par litre d’eau, 3 ou 4 tasses par jour.(Valnet)

Une fois soigneusement séchées à plat sur une grille, les parties aériennes peuvent être stockées dans des sacs en papier dans une pièce bien sèche. Dans un endroit humide, elles peuvent facilement se regorger d’eau et moisir.

Psydium guajava

Noms vernaculaires : Rw. Ipera ; Fr. Goyave ; En. Guava, Yellow guava, Lemon guava

Les constituants chimiques de cette plante sont l’écorce qui contient 27,4 % de tanin, de la résine et des cristaux d’oxalate de calcium. Les feuilles contiennent de la résine, de la graisse, de la cellulose, du tanin, de l’huile volatile, de la chlorophylle et des sels minéraux [73].

En Ayurvédique. Localement, la décoction des feuilles est employée dans les ulcères malsains et constitue un gargarisme efficace pour les gencives enflées et les ulcérations de la bouche [73].

Dans des études récentes. L’extrait foliaire méthanolique de P. guyava a été administré à des doses de 500 et 1000 mg/kg par voie orale, à des rats pendant 10 jours contre l’ulcère gastrique induit par l’éthanol. L’extrait diminue significativement les indices d’ulcère par rapport au contrôle [74].

Constituants actifs. On considère la quercétine, la guaijaverine, les flavonoïdes et les lécithines spécifiques du galactose.

Formes utilisables :

Infusion ou décoction de feuilles fraîches ou sèches.

La teneur totale en flavonoïdes et la capacité antioxydante des feuilles sont significativement les plus élevées avec un séchage à basse température (40°). Le blanchissage à la vapeur est recommandé avant séchage de façon à prévenir l’oxydation.

L’usage le plus courant est de faire une décoction de 10 g de feuilles sèches (équivalent à 3 feuilles entières) ou fraîches par litre d’eau pendant 2 minutes, puis laisser reposer. En cas d’infusion simple en théière, la dose est de 15 g par litre avec une infusion de 4 minutes. L’activité antioxydante croit avec la durée d’infusion jusqu’à 30 à 45 min.

La composition physio-chimique et l’activité antioxydante de thé de feuille de goyavier de 1 et 2 ans analysée par l’Université agricole de Chine du Sud Guangzhou (2021) évolue avec la durée de stockage : avec le temps les polyphénols sont moins présents, à l’inverse des polysaccharides qui montent significativement, l’activité hypoglycémique croit avec le durée de conservation.

Punica granatum

Noms vernaculaires : Rw. Koko manga ; Fr. Grenadier ; En. Pomegranate

La poudre de coques des fruits du grenadier est couramment utilisée depuis des siècles pour traiter la diarrhée, les ulcères d’estomac, les vers intestinaux et l’acidité. Les intoxications alimentaires dans la médecine indienne ancienne est traité avec pelures de grenade.

Les effets combinés des flavonoïdes, des tannins et des fibres contenus dans la grenade, en font un complexe puissant pour le système digestif grâce notamment à leur action antibactérienne, antivirale et anti-inflammatoire.

Des recherches scientifiques récentes ont montré que les pelures de grenade peuvent aider à atténuer la colite ulcéreuse qui affecte la couche muqueuse externe du côlon. Des extraits de cosses de grenade se sont avérés efficaces pour lutter contre Helicobacter Pylori.

Formes utilisables

- Poudre séchée du péricarpe ou zeste de grenade en administration orale

Raphanus sativus

Noms vernaculaires : Rw. Radi - fr. Radis - Radish

Les résultats d’études des propriétés du radis sur modèle animal souffrant d’ulcères corroborent les traditions populaires selon lesquelles l’utilisation du radis est bénéfique en cas de gastrites.

Cette expérience a montré que le jus de radis possède un effet antiulcère. Pour les chercheurs cette effet pourrait être lié aux constituants phénoliques, terpénoïdiens et sulfurés du radis dont l’action empêcherait l’accumulation excessive de radicaux libres et protègerait le tissu gastrique contre les agressions chimiques nocives.

Cette protection peut être lié à ses propriétés de production de prostaglandines endogènes, d’antioxydant et / ou de préservation des propriétés de sécrétion de mucus et en renforçant l’intégrité de la barrière muqueuse, première ligne de défense contre les agents ulcérogènes endogènes et exogènes.

L’effet anti-ulcère gastrique du jus de radis pourrait être attribué à ses constituants phénoliques, terpénoïdaux et sulfurés, qui empêcheraient l’accumulation de radicaux libres excessifs et protégeraient le tissu gastrique contre les agressions chimiques nocives. Cela peut être lié à ses propriétés génératrices de cellules, antioxydantes et/ou de préservation les propriétés de sécrétion du mucus et de renforement de l’intégrité de la barrière muqueuse, qui est la première ligne de défense contre les agents ulcérogènes endogènes et exogènes.

Rubus sp. Umukeri

Noms vernaculaires : Rw. Umukeri ; Fr. Ronces et framboisiers ; En. Brambles and raspberries Framboise, Raspberry

Luciane Angela Nottar Nesello, Maria Luisa Maes Lima Beleza, Marihá Mariot, Luísa Nathália Bolda Mariano, Priscila de Souza, Adriana Campos, Valdir Cechinel-Filho, Sérgio Faloni Andrade, and Luísa Mota da Silva,, « Gastroprotective Value of Berries : Evidences from Methanolic Extracts of Morus nigra and Rubus niveus Fruits », Gastroenterology Research and Practice Volume 2017, Article ID 7089697, 8 page
https://downloads.hindawi.com/journals/grp/2017/7089697.pdf

Cette étude a évalué la valeur gastroprotectrice des extraits méthanoliques des fruits de Morus nigra L. (mûre noire) et Rubus niveus Thunb (framboise). Les composés phénoliques totaux et les flavonoïdes ont été mesurés, ainsi que l’activité in vitro de piégeage des radicaux libres 2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl (DPPH). Les effets gastroprotecteurs des extraits contre l’éthanol à 60 %/0,3 M HCl ont été évalués chez la souris. Ensuite, les niveaux d’hydroperoxydes lipidiques et de glutathion réduit dans les tissus ulcérés ont été déterminés. Les effets des extraits sur l’activité de la H+ /K+ -ATPase ont également été vérifiés. Les extraits présentaient des teneurs élevées en polyphénols ; toutefois, la framboise présentait des niveaux 1,5 fois plus élevés. La présence de flavonoïdes a également été confirmée. En outre, le mûrier noir (IC50 = 13,74 μg/mL) et la framboise (IC50 = 14,97 μg/mL) ont piégé le radical DPPH. Le mûrier noir a réduit la surface de l’ulcère de 64,06 % à 300 mg/kg (p.o.). Il est intéressant de noter que la framboise a diminué la surface de l’ulcère avec une puissance supérieure (ED50 = 20,88 mg/kg), réduisant la surface de l’ulcère de 81,86 % à 300 mg/kg, et a augmenté les niveaux de mucine gastrique. Les effets antioxydants des extraits ont été mis en évidence par une réduction des lipoperoxydes et une augmentation de la quantité de glutathion dans la muqueuse gastrique. Cependant, le mûrier noir ou la framboise n’ont pas modifié l’activité de la H+ /K+ -ATPase. Ces résultats confirment que M. nigra et R. niveus sont des baies ayant une valeur gastroprotectrice par le renforcement des facteurs de protection gastrique.
Anti-Inflammatory Activity
There is convincing evidence that increasing consumption of fruits reduces risk of inflammation.
Fruit were found to be anti-inflammatory in murine model in vivo, with anthocyanins being responsible for this activity [108]. A water extract of fruits showed stronger anti-inflammatory activity even from aspirin by inhibiting hyaluronidase enzyme in vitro [109] thereby confirming traditional use of fruits as anti-inflammatory remedy. In another study inhibition of hyaluronidase enzyme was linked to GOD-type tannin [110].
An herbal composition for modulating cytokines in the regulation of inflammatory or immune diseases includes a blackberry extract [111]. Cyanidin-3-O-glucoside present in blackberry extract suppresses NO production which leads to anti- inflammatory effects. The mechanism of this inhibition may be due to an action on the expression/activity of the enzyme. Especially, the protein expression was inhibited by the attenuation of NF-κB and/or MAPK activation. The NF-κB activation is managed by mitogen-activated protein kinases (MAPK) [112]. It is used practically in the prevention and treatment of immune, inflammatory and metabolic diseases [113]. Sangiovanni et al., investigated effects of allagitannin enriched extracts (ETs) of R. fruticossus for the control of gastric inflammation by in vitro and in vivo models. ETs inhibited TNFα-induced NF-κB driven transcription (IC50 : 0.67–1.73 mg/mL) and IL-8 secretion (IC50 : 0.7–4 mg/mL). Major ETs detected were sanguiin H-6 and lambertianin C which when tested decreased ulcer index by 88% and 75% respectively. The results confirm the protective effects of ETs in gastric inflammation [114].

Le mûrier et d’autres végétaux du genre rubus comme la ronce peuvent être combiné avec la réglisse (anti-inflammatoire et anti-ulcéreux), le souci et le plantain (deux réparateurs des muqueuses digestives).
Des études montrent également l’efficacité des baies de rubus sp. sur l’inflammation gastrique et son action contre l’helicobacter pylori (1) notamment grâce à la présence des ellagitanins (tanins hydrolysables) (3).

Les Rubus spp. (Rosaceae) fournissent des extraits utilisés en médecine traditionnelle comme agents antimicrobiens, anticonvulsifs, myorelaxants et piégeurs de radicaux. La résistance aux antibiotiques utilisés pour traiter l’infection par Helicobacter pylori ainsi que leur faible disponibilité dans les pays en développement nous ont incités à tester l’activité antimicrobienne des feuilles de Rubus ulmifolius et des polyphénols isolés contre deux souches de Helicobacter pylori de virulence différente (souche 10K CagA+ et souche G21 CagA(-)). L’activité antioxydante (valeurs TEAC) des composés testés allait de 4,88 (acide gallique) à 1,60 (kaempférol), tandis que l’extrait de feuilles a donné une valeur de 0,12. Tous les polyphénols isolés ainsi que l’extrait de feuille ont montré une activité antibactérienne contre les deux souches de Helicobacter pylori. Les concentrations bactéricides minimales (CMB) de l’extrait pour les souches Helicobacter pylori G21 et 10K, respectivement, étaient de 1200 microg/mL et 1500 microg/mL après 24h d’exposition et de 134 microg/mL et 270 microg/mL après 48h d’exposition. L’acide ellagique a montré des valeurs MBC très faibles envers les deux souches de Helicobacter pylori après 48 h (2 microg/mL et 10 microg/mL pour les souches G21 et 10K, respectivement) et le kaempférol envers la souche G21 (MBC=6 microg/mL). Une relation entre l’activité antimicrobienne et la capacité antioxydante a été trouvée uniquement pour la souche Helicobacter pylori G21 CagA(-).
Antimicrobial activity against Helicobacter pylori strains and antioxidant properties of blackberry leaves (Rubus ulmifolius) and isolated compounds. Int J Antimicrob Agents. 2009 Jul ;34(1):50-9. doi : 10.1016/j.ijantimicag.2009.01.010. Epub 2009 Apr 21. PMID : 19386474.

Solanum nigrum

Noms vernaculaires : Rw. Isogo ; Fr. Morelles noire ; En. Black nightshade

Solanum nigrum L contient des glycoalcaloïdes, les glycoprotéines, les polysaccharides, l’acide gallique, la catéchine, l’acide protocatéchique, l’acide cafféique, l’épicatéchine, la rutine et la naringine.

L’extrait méthanolique de baies de plantes aurait une activité anti-ulcéreuse sur l’ulcération induite par l’aspirine chez le rat en ce qui concerne le statut antioxydant de la muqueuse gastrique en exerçant un effet gastro-protecteur par une action de piégeage des radicaux libres. Des extraits à l’éthanol, au méthanol et à l’acétate d’éthyle de feuilles, de graines et de racines de plantes posséderaient une activité antifongique contre diverses souches de champignons. La plante aurait également des activités pharmacologiques comme antivirale, antipyrétique, antidiabétique, immunestimulante, cytotoxique, hépatoprotectrice, cardio-protectrice, analgésique, larvicide, anti-épileptique, anti-inflammatoire, anti-cancer.

Solanum tuberosum

Noms vernaculaires : Rw. Ikirayi - Fr. Pomme de terre - Potato

María de los Ángeles Boffill Cárdenas et al 2015 ont voulu vérifier expérimentalement les allégations populaires d’efficacité gastroprotectrice des jus de carotte, de chou et de pomme de terre en utilisant des rats comme modèle biologique chez lesquels des ulcères gastriques ont été induit par éthanol. 40 animaux ont été répartis en cinq groupes. Le groupe 1 était le contrôle, le groupe 2, le contrôle positif (atropine 20 mg/kg), le groupe 3 a été traité au jus de chou, le groupe 4 au jus de carotte et le groupe 5 au jus de pomme de terre. Les jus ont été administrés à une dose de 400 mg/kg une demi-heure avant l’induction de l’ulcère à une dose de 400 mg/kg sur la base des solides totaux.
Une diminution significative de la zone affectée a été observée avec tous les jus utilisés. Dans le groupe auquel on a administré du jus de chou, l’effet gastroprotecteur a été similaire à celui de l’atropine.

La pulpe de pomme de terre crue stimule la production de mucus protecteur
et enraye le développement potentiel d’inflammation gastrique et freine la croissance de H. pylori.

Le polysaccharide galactane, les tanins, les flavonoïdes et les triterpènes de la pomme de terre dont dont les activités anti-ulcéreuse ont déja été identifiés peuvent être responsables de l’activité observée.

Forme utilisables :

Jus de pulpe désamidonnée.

Zingiber officinalis

Noms vernaculaire : Rw. Tangawizi ; Fr. Gingembre ; En. Ginger

Zingiber officinalis communément connu sous le nom de Gingembre et consommé comme condiment est considéré depuis des temps immémoriaux comme un ingrédient médicinal essentiel dans les systèmes de médecine chinoise, ayurvédique, Unani, tibétaine, srilankaise, coréenne, arabe, grecque, romaine et également dans d’autres médecine populaire du monde entier. Dans le système de médecine ayurvédique, le gingembre est appelé « maha aushadhi », ce qui signifie « le grand médicament », et est utilisé pour traiter un large éventail d’affections. Le gingembre fait partie intégrante de la gestion des troubles digestifs et comme carminatif et digestif, et pour prévenir les nausées et les vomissements, le mal des transports, les maux d’estomac, la dysenterie bactérienne et la dyspepsie et les ulcères d’estomac.

L’effet bénéfique du gingembre a été expérimentalement sur différents modèles d’ulcères.

Des études précliniques ont montré qu’un prétraitement avec 500 mg kg1 d’extrait de gingembre empêchait l’apparition d’ulcérations gastriques. (M. Khushtar et al 2009)

L’administration d’extrait de gingembre a pour effet de réduire les sécrétions d’acide gastrique et d’augmenter l’épaisseur de la paroi du mucus et de récupérer les dommages du mucus gastrique induit par les ulcères. (S. M. Nanjundaiah et al 2009)

Le gingembre augmente de manière significative et normalise les activités des enzymes antioxydantes SOD, CAT, GPrx et GST.55. Il possède un pouvoir réducteur, une capacité de piégeage des radicaux libres et de protection de l’ADN.

Un extrait de gingembre a développé un pouvoir réducteur, une capacité de piégeage des radicaux libres et de protection de l’ADN allant jusqu’à 90 %.

L’administration d’extrait de gingembre administré a permis de récupérer les dommages causés à la mucine gastrique à hauteur de 77 % dans des cas d’ulcères liés au stress et 74 % dans des cas d’ulcère induit par éthanol.

L’administration de gingembre réduit l’inflammation musculaire et sous-muqueuse aiguë et chronique, la cryptite, ainsi que la dégénérescence et l’érosion des cellules épithéliales induites par H. pylori chez la souris (Kristen Gaus et al 2009).

Siddaraju M. Nanjundaiah et 2009 ont montré que l’extrait aqueux de rhizome de gingembre à 200 mg kg-1 p.c. protége jusqu’à 86 % et 77 % des ulcères induits par le stress et éthanol, avec un effet similaire à celui du lansoprazole.

L’acide cinnamique semble contribuer à une meilleure activité inhibitrice de l’enzyme gastrique responsable de la sécrétion acide gastrique (H+, K+-ATPase) et de l’Helicobacter pylori, tandis que l’acide gallique contribue de manière significative à l’activité antioxydante.

Effet du gingembre sur Helicobacter pylori

Des études de laboratoire ont également montré que le prétraitement avec un extrait normalisé de gingembre (100 mg/kg) diminue la charge en H. pylori.
D’innombrables études précliniques ont également montré que les différents extraits de gingembre, l’huile de gingembre, les fractions contenant du gingérol étaient efficaces pour inhiber la croissance de H. pylori, 62–64 y compris contre les souches CagA+ hautement virulentes. (Gail Mahady et al, 2003)

Les effets préventifs et inhibiteurs de la prolifération inhibitrice et les effets de contrôle des effets secondaires de la colonisation par Helicobacter pylori, associé à et l’accessibilité du gingembre, font de cet ingrédient un candidat approprié pour le traitement et la prévention et des infections par Helicobacter pylori.

Formes utilisables

- Le gingembre frais râpé peut être mélangé à du miel, ou a des jus d’autres végétaux antiulcéreux.

- Il peut être pris en décoction et associé sous cette forme à d’autres d’autres végétaux antiulcéreux.

N.B. Le gingembre est souvent considéré comme “plante accompagnatrice” dans les mélanges, c’est-à-dire qu’il aide les autres plantes à atteindre l’objectif.

Précaution d’emploi :

Le gingembre peut parfois aggraver un reflux gastrique et est mal toléré chez certaines personnes souffrant d’ulcère gastrique.
La consommation du gingembre doit être très limitée pendant la grossesse
La prise de gingembre est déconseillée :
- lorsque l’on prend un médicament aux propriétés anticoagulantes et antiplaquettaires (ibuprofène, aspirine, héparine, naproxène…).
- lorsque l’on est sous traitement pour le diabète (insuline, glipizide..). Le gingembre, couplé à certains médicaments, pourrait conduire à une hypoglycémie.
- si on prend des médicaments pour traiter l’hypertension (amlodipine, diltiazem, nifédipine, vérapamil, felodipine…).

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2006
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2009
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Daucus carota

2007
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2010
G Chandra Mohan Rao, D Sujatha, VLS Rupa, ES Sindhu Priya, K Mallikarjuna Rao and M Venkateswarlu, « Study on Anti-Ulcer Activity of Daucus carota Juice », Research Journal of Pharmacy and Technology, 2010, Volume : 3, Issue : 2 ; pp. 547-550

2010
Khatib, N., Angel, G., Nayna, H and Rajesh Kumar,J. 2010. « Gastroproductive activity of the aqueous extract from the roots of Daucus carota L in rats », International Journal of Research in Ayurveda & Pharmacy, 1(1) : 12-119.

2015
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2017
Revathi G, Elavarasi S and Saravanan K. 2017. « Protective effect of Daucus Carota (Carrot) And Raphanus Sativus (Radish) on Aspirin Induced Gastric Ulcer In Albino Rat Models », International Journal for Science and Advanced Research in Technology, 3(9):348-353.

2018
Revathi, G., Elavarasi, S and Saravanan, K, « Antiulcer activity of Daucus carota (Carrot) and Raphanus sativus (Radish) on Alcohol Induced Ulcer in Albino Rat Models », JETIR May 2018, Volume 5, Issue 5

2020
Syed Mohammed Basheeruddin Asdaq et al., « Role of Daucus carota in Enhancing Antiulcer Profile of Pantoprazole in Experimental Animals » Molecules. 2020 Nov ; 25(22) : 5287.

Fragaria sp.

José M. Alvarez-Suarez, et al, « Strawberry Polyphenols Attenuate Ethanol-Induced Gastric Lesions in Rats by Activation of Antioxidant Enzymes and Attenuation of MDA Increase », Plos One (Public Library of Science) 2011

2011
Sadhana Sathaye, Mumbai Vinam B, Mehta Mohd Farooq, Purnima Amin, « Preventive and curative effect of Lagenaria vulgaris in NSAID induced ulcer model » January 2011, International Journal of Research in Pharmaceutical Sciences 2:88-91 Authors :

Curcuma longa

Lagenaria Siceraria

2009
Aman Upaganlawar and Ramchandran Balaraman, « Bottle Gourd (Lagenaria Siceraria) “A Vegetable Food For Human Health”- A Comprehensive Review », Pharmacologyonline 1 : 209-226 (2009)

2011
Sadhana Sathaye, Mumbai Vinam, Mehta Mohd Farooq Purnima Amin, « Preventive and curative effect of Lagenaria vulgaris in NSAID induced ulcer model », International Journal of Research in Pharmaceutical Sciences, January 2011

2011
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2015
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Mangifera Indica

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2015
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Moringa oleifera

2007
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2007
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2018
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2018
Manoj Kumar, Choudhary Surendra H. Bodakhe Sanjay Kumar Gupta, « Assessment of the Antiulcer Potential of Moringa oleifera Root-Bark Extract in Rats », Journal of Acupuncture and Meridian Studies Volume 6, Issue 4, August 2013, Pages 214-220

Morus alba

2009
Mahmood AMEEN Abdulla, Hapipah Mohd Ali, Khaled Abdul-Aziz Ahmed, Suzita Noor « Evaluation of the anti-ulcer activities of Morus alba extracts in experimentally-induced gastric ulcer in rats », January 2009 ; Biomedical Research 20(1)

2010
R.C. Hariprassanna, Abdulmalik Esmail, S. Mathapati « Anti-ulcer effect of alcoholic extracts of Morus alba Linn. leaves in rodents », June 2010, Indian Drugs 47(6):64-68

2013
Ahmad A, Gupta G, Afzal M, Kazmi I, Anwar F. « Antiulcer and antioxidant activities of a new steroid from Morus alba », Life Sci. 2013 Feb 27 ;92(3):202-10.

Musa sp.

1986
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2011
P. Prabha, Thirunethiran Karpagam, B. Varalakshmi, A. Sohna Chandra Packiavathy, « Indigenous anti-ulcer activity of Musa sapientum on peptic ulcer », October 2011, Pharmacognosy Research 3(4):232-8

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U.S Mahadeva Rao, Bashir Ado Ahmad, Khamsah Suryati Mohd, Thant Zin, « Antiulcer activity of Musa paradisiaca (banana) tepal and skin extracts in ulcer induced albino mice », Malaysian Journal of Analytical Sciences, Vol 20 No 5 (2016) : 1203 - 1216

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Isah U., Abdulkadir B. Raubilu I. A.Ahmad, M.A and Kabir, « An Overview on the Healing Potentials of Musa sapientum (Banana) in the Treatment of Peptic Ulcer Disease », UJMR, Volume 4 Number 2, December, 2019, pp 31 -35

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Mohammed MA, El-Hadi AE, Mohammed EA, Abbas FS, Musa KO, Al-Ameen MY, et al. (2021), « Gastro-protective Effects of Green Banana (Musa cavendishii Lamb.) Pulp Powder on Aspirin-induced Gastric Ulcer in Albino Rats », Med Aromat Plants (Los Angeles) 10 : 367.

Ocimum gratissimum

2012
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2013
Amadi, E.N., Njoku, O.O. and Anyanwu, « Peptic Ulcer Diseases (Pud) Treatment Using Ocimum Gratissimum », J. C International Journal of Engineering Science Invention, Volume 2 Issue 8, August 2013, pp. 60-64 http://www.ijesi.org/papers/Vol%202(8)/Version-2/K0282060064.pdf

2013
Spencer Nwangwu, Kazeem Ajeigbe, Dayo Omotoso, Sunday Josiah, Ayodeji Olayanju, Ayodeji Bolaji, « Acid buffering effects of aqueous leaf extract of Ocimum gratissimum L. in the rabbit stomach », Turk J Gastroenterol . 2013 ;24(3):204-10.

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Opuntia ficus indica

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Ikram Khémiri and Lotfi Bitri, « Effectiveness of Opuntia ficus indica L. inermis Seed Oil in the Protection and the Healing of Experimentally Induced Gastric Mucosa Ulcer », Oxydative Medicine and Cellular Longevity, Volume 2019 |Article ID 1568720

Origanum sp.

BP. Pimple, PV. Kadam, MJ. Patil, « Ulcer healing properties of different extracts of Origanum majorana in streptozotocin-nicotinamide induced diabetic rats », Asian Pacific Journal of Tropical Disease, Volume 2, Issue 4, August 2012, Pages 312-318

Petroselinum crispum

2003
Al-Howiriny T, Al-Sohaibani M, El-Tahir K, Rafatullah S., « Prevention of experimentally-induced gastric ulcers in rats by an ethanolic extract of "Parsley" Petroselinum crispum ». Am J Chin Med. 2003 ;31(5):699-711.

2015
Ayşin Akıncı, Mukaddes Eşrefoğlu, Elif Taşlıdere, and Burhan Ateş, « Petroselinum Crispum is Effective in Reducing Stress-Induced Gastric Oxidative Damage », Balkan Med J. 2017 Jan ; 34(1) : 53–59.

Plantago lanceolata

2011
Endale Melese, Kaleab Asres, Asad Mohammed, « Evaluation of the Antipeptic Ulcer Activity of the Leaf Extract of Plantago lanceolata L. in Rodents »,August 2011, Phytotherapy Research 25(8):1174-80

Portulaca oleracea

2004
Gholamreza Karimi Hossein Hosseinzadeh Negin Ettehad, « Evaluation of the gastric antiulcerogenic effects of Portulaca oleracea L. extracts in mice », Phytotherapy ResearchVolume 18, Issue 6 p. 484-487

2016
Oyedeji K. Olusina, Oshatimi Abayomi, Adeleke Kolapo, Oni J. Olukayod, « Gastroprotective Effects of Aqueous and Methanol Extracts of Portulaca oleracea on Ethanol-Induced Gastric Ulcer in Male Wistar Rats », Int. J. Pharm. Sci. Rev. Res., 38(2), May – June 2016 ; Article No. 05, Pages : 20-23 ISSN 0976

2019
Alaa Qadhi and Nehal A. A. Elfky « Study the Protective Effects of Portulaca oleracea on Peptic Ulcer in Male Rats », Asian Journal of Medical Principles and Clinical Practice 2(3) : 1-8, 2019 ; Article no.AJMPCP.51694

Punica granatum

2013
Ghazaleh Moghaddam, Mohammad Sharifzadeh, Gholamreza Hassanzadeh, Mahnaz Khanavi, Mannan Hajimahmood, « Anti-Ulcerogenic Activity of the Pomegranate Peel (Punica granatum) Methanol Extract », Food and Nutrition Sciences Vol.4 No.10A (2013)

2014
Ghazaleh Moghaddam, Mohammad Sharifzadeh, Gholamreza Hassanzadeh, Mahnaz Khanavi, Farzaneh Dolatshahi, Naficeh Sadeghi, Mohammad Reza Oveisi and Mannan Hajimahmoodi, « Anti-Ulcerative Potential of Punica granatum L (Lythraceae) Hydroalcohol Fruit Peel Extract », Tropical Journal of Pharmaceutical Research July 2014 ; 13 (7) : 1093-1097

2017
Indal Chauhan, Ankita Sharma, Mayank Gangwar, Manish Gautam, « Gastric Antiulcer and Ulcer Healing Effects of Punica Granatum L. Peel Extract in Rats : Role of Offensive and Defensive Mucosal Factors and Oxidative Stress »,May 2017 International Journal of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences 9(5):6

Rubus sp.

2009
Silvia Martini, Claudia D’Addario, Andrea Colacevich, Silvia Focardi, Francesca Borghini, Annalisa Santucci, Natale Figura, Claudio Rossi, « Antimicrobial activity against Helicobacter pylori strains and antioxidant properties of blackberry leaves (Rubus ulmifolius) and isolated compounds ». Int J Antimicrob Agents. 2009 Jul ; 34(1) : 50-9.

Solanum nigrum

2012
G. G. Kavitha Shree, S. Parvathi, P. S. S. Ramkumar, and S. Shanmuga Priya,
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2013
M. Mayilsamy and A. Rajendran, « Ethnomedicinal plants used by paliyar tribals in Dindigul district of Tamil Nadu, India », The International Journal of Science Innovations and Discoveries, vol. 3, no. 1, pp. 146–152, 2013.

Solanum tuberosum

2015
Ahmad, Mohd Fasih ; Ahmad, Syed Mahboob ; Keservani, Raj K. ; Pradhan, Anoop, « Anti-Ulcer Activity of Tuber Extracts of Solanum tuberosum (Solanaceae) in Rats », Acta Facultatis Pharmaceuticae Universitatis Comenianae, Jan. 2015, Vol. 62, Issue : 2

2015
María de los Ángeles Boffill Cárdenas, MSc. Arianna Valido Díaz, MSc. Arelys Pizarro Espín, MSc. Carmen Sánchez Álvarez , « Efecto gastroprotector del jugo de zanahoria (Daucus carota), col (Brassica oleracea ) y papa (Solanum tuberosum) », Medicent Electrón. 2015 abr.-jun. ;19(2)

Zingiber officinalis

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2009
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2009
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2011
Siddaraju M. Nanjundaiah, Harish Nayaka Mysore Annaiah, and Shylaja M. Dharmesh, « Gastroprotective Effect of Ginger Rhizome (Zingiber officinale) Extract : Role of Gallic Acid and Cinnamic Acid in H+, K+-ATPase/H. pylori Inhibition and Anti-Oxidative Mechanism », Evid Based Complement Alternat Med. 2011 ; 2011 : 249487.

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2013
Haniadka, R., Saldanha, E., Sunita, V., Palatty, P. L., Fayad, R., & Baliga, M. S. (2013). « A review of the gastroprotective effects of ginger (Zingiber officinale Roscoe) », Food & Function, 4(6), 845. doi:10.1039/c3fo30337c

2019
Mohamad Hesam Shahrajabian, Wenli Sun & Qi Cheng (2019) : « Clinical aspects and health benefits of ginger (Zingiber officinale) in both traditional Chinese medicine and modern industry », Acta Agriculturae Scandinavica, Section B — Soil & Plant Science

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 11/04/2021
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Affections gastro-intestinales

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