Aspilia africana - Plante des hémorragies et des blessures

Aspilia africana - Plante des hémorragies et des blessures

Noms botanique : Aspilia africana (Pers.) C.D.Adams

Synonyme : Aspilia latifolia Oliv. & Hiern ; Aspilia guineensis O. Hoffm. & Muschl. ; Wedelia africana P. Beauv.

Noms vernaculaires :

- Rwanda : Icyumwa, Kizimya muriro
- Kirundi : Icyumwa
- Langues du Kivu : Cungulwishi c’ebulambo (Mashi) ; Ipapula (Lega) ; Icumya (Kinyarwanda), Kizimya muliro (Nyindu)
- Anglais : Haemorrhage plant, Wild sunflower

Description

Aspilia africana est une herbacée aromatique de la famille des Astéracées à croissance très rapide. Son arôme évoque celui de la carotte. Polymorphe, sa taille varie d’une soixantaine de centimètres à deux mètres de hauteur. La plante produit des tiges semi-ligneuses, ramifiées, rigides et rugueuses au toucher à partir d’un porte-greffe ligneux pérenne, tandis que ses parties aériennes peuvent, elles, être annuelles. Elle se distingue par ses fleurs jaune vif, qui lui valent en anglais le nom de « wild sunflower ». Ses akènes quadrangulaires sont couverts de poils durs et fins.

Aspilia africana (à gauche) et Melanthera scandens (à droite)

Les Ijo du Nigeria considèrent qu’Aspilia africana est une espèce mâle, et que son homologue femelle est Melanthera scandens. Au Rwanda, les deux plantes portent le même nom : Icyumwa

Distribution

La plante est largement répandue dans toute l’Afrique tropicale et se trouve dans les prairies, les forêts, les lisières de forêts et les zones cultivées abandonnées.

Usages

La plante est broutée par les bovins et les ovins. Au Nigeria elle est très utilisée dans comme nourriture pour les lapins. .

Usages médicinaux

Aspilia africana est une plante médicinale importante dans son aire de répartition naturelle. Le soin des blessures et la résorption des hémorragies tant externe qu’interne sont les indications majeures de la plante.

Ses feuilles et fleurs fraîches meurtries sont réputées dotées d’extraordinaires propriétés d’arrêt des saignements. Au Liberia, on attribue même à la plante la capacité d’arrêter le saignement d’une artère sectionnée. Le nom anglais « Haemorrhage plant » célèbre cette vertu de d’Aspilia africana. En Afrique de l’Ouest, le nom haoussa de la plante - « jamajina » qui signifie « soutire du mucus » fait allusion à la propriété la plante de générer des exsudats lorsqu’elle est appliquée sur une plaie et de favoriser une guérison rapide.

Les effets cicatrisants en externe et en interne des extraits et préparations dérivées d’Aspilia africana sont étayés par des études in vitro et in vivo.

Dans une étude publiée en 2011, Attama et al, ont examiné l’effet de l’extrait méthanolique de feuille d’Aspilia africana formulé sous forme de gels sur la plaie induite expérimentalement chez les rats. 100% de fermeture de la plaie a été observée au 17e jour de traitement dans les deux formulations de gel de l’extrait méthanolique de la plante et le gel standard.

L’étude menée par Osunwoke et al. en 2014 sur les effets de l’extrait de feuilles d’Aspilia africana sur la cicatrisation des plaies chez les rats Wistar a montré que le taux de contraction des plaies excisées dans le groupe expérimental aux jours 6 et 9 était significatif avec une fermeture moyenne des plaies de 12,6±1,17 cm par rapport à celles du groupe témoin qui était de 15,0±1,86 cm. Les chercheurs ont en outre observé que la concentration de neutrophiles et de macrophages était intense dans les échantillons de tissus excisés du groupe expérimental par rapport au groupe témoin. La fermeture totale de la plaie et l’augmentation de la réponse inflammatoire suggèrent que l’extrait aqueux des feuilles d’Aspilia africana favorise l’activité de cicatrisation des plaies par une augmentation de la réponse inflammatoire et de la néovascularisation.

Dans une autre évaluation expérimentale in vivo réalisée sur des rats Wistar, Okoli et al. [2007] ont observé que les extraits méthanoliques et hexaniques d’Aspilia africana réduisaient significativement le temps de coagulation et donc les saignements chez les rats et inhibaient à des degrés divers la croissance d’organismes microbiens connus pour provoquer des infections de plaies, tels que Pseudomonas fluorescens et Staphylococcus aureus, validant ainsi le fait qu’Aspilia africana possède des constituants capables d’accélérer la guérison des plaies.

K.O. Ajeigbe, et al [2013] ont également montré qu’Aspilia africana a des effets stimulants variés sur les paramètres hématologiques, y compris les globules blancs et rouges, en raison des micronutriments présents dans la plante. Comme l’ont montré M. Mahre et al [2017] ces changements hématologiques, en particulier l’augmentation du nombre de globules rouges, entraînent une augmentation de l’apport d’oxygène dans les plaies, ce qui accélère la cicatrisation.

I. Tumen et al [2012] ont montré que l’activité anti-inflammatoire est essentielle pour la cicatrisation des plaies, car une longue durée de la phase inflammatoire entraîne un retard dans le processus de cicatrisation. Dans ce sens, C. O. Okoli et al [2007] ont attribuée la capacité de cicatrisation d’Aspilia africana à son activité anti-inflammatoire qui entraîne l’inhibition de la synthèse des prostaglandines, la diminution de la perméabilité vasculaire, l’inhibition de la migration des neutrophiles dans les tissus enflammés, et la stimulation de l’accumulation des lymphocytes, améliorant ainsi la réparation et la cicatrisation des tissus.

Une étude menée par Anibijuwon et al. [2010] a montré qu’Aspilia africana possède de fortes propriétés antimicrobiennes. Plusieurs études - Johnson C. E. et al (2011), Agbor R. B et al. (2012), Sherah B. S (2014), Ezeigbo O. (2016) - ont mis en évidence que ces fortes activités antimicrobiennes jouent un rôle essentiel dans la capacité de cette plante à guérir la septicémie des plaies.

Un large éventail d’activités antimicrobiennes in vitro d’Aspilia africana a été mis à jour (Adeniji et Odufowora, 2000 ; Okoli et al., 2007b ; Anibijuwon et al., 2010 ; Nalubega et al., 2011 ; Agiang et Oko, 2010 ; Oko et Agiang, 2009 ; 2011a).

Ces études ont démontré que la feuille et les extraits d’Aspilia africana agissent à des degrés divers sur Ruminococcus flavefaciens, Bacillus subtilis, Esherichia coli, Staphylococcus aureus, Enterococcus faecalis, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa, Aspergillus flavus, Fumigatus spp, Penicillum notatum, Candida albicans, Micrococcus lutea. Les bactéries à grams négatifs semblent moins sensibles aux extraits de feuilles d’Aspilia africana, probablement en raison de leurs structures uniques.

Anibijuwon et al. (2010) qui ont comparé l’activité antibactérienne des extraits éthanoliques et aqueux de la feuille d’Aspilia africana à celles du chloramphénicol, de la tétracycline et de l’ampicilline ont rapporté une activité similaire à des concentrations de 12,5 à 100 mg/ml. L’extrait aqueux chaud n’a cependant exercé aucune activité. Leurs résultats ont également révélé que l’extrait éthanolique d’Aspilia africana a montré la plus grande activité antibactérienne contre Pseudomonas aeruginosa (31.5m) et la plus faible activité (17.5mm) contre Streptococcus faecalis et Escherichia coli à une concentration de 100mg/ml. La concentration minimale inhibitrice (CMI) des extraits éthanoliques était de 12,5 mg/ml pour tous les organismes. L’extrait méthanolique de la feuille d’Aspilia africana avait également des activités antimicrobiennes plus élevées par rapport à ses fractions (Okoli et al., 2007b). Les rapports d’Agiang et Oko (2010) ont également démontré la sensibilité d’Esherichia coli, Staphylococcus aureus, Streptococcus bovis, et Bacillus subtilis aux extraits de la feuille d’Aspilia africana.

Ces résultats justifient la préférence de tradipraticiens nigérians pour le gin local « Ogogoro » obtenu par distillation de vin de palme fermenté comme solvant dans la préparation de médicaments bruts à partir d’Aspilia africana.

En résumé, la capacité de la plante à cicatriser les plaies est due au fait qu’elle agit conjointement et efficacement sur
- la réduction des saignements de la plaie,
- l’accélération la contraction de la plaie,
- l’augmentation de la concentration du facteur de croissance basique des fibroblastes (BFGF) et du facteur de croissance dérivé des plaquettes,
- la stimulation des paramètres hématologiques, notamment les globules blancs et rouges, qui sont tous des composants vitaux du processus de cicatrisation des plaies.
- l’inhibition des microbes pathogènes et la modération de la réponse inflammatoire à l’infection.

En plus de leur utilisation en tant qu’hémostatiques et cicatrisants, les feuilles sont également utilisées pour traiter diverses autres affections :
Affections cutanées (acné, gale, impétigo), affections oculaires, pneumonie, tuberculose, maux d’estomac, gonorrhée, dysménorrhée, soins pendant la grossesse, facilitation de l’accouchement et soins post-partum, diarrhée, dysenterie, parasites intestinaux, maux de ventre, ulcères gastriques, maladies du foie...

Le document ci-dessous décline les indications thérapeutiques et les préparations traditionnelles qui leur sont associées.

Les usages mentionnés dans le document qui précède ne sont pas tous étayés par des études pharmacologiques qui se sont majoritairement concentré sur l’évaluation des propriétés hémostatiques et cicatrisantes de la plante.

Toutefois quelques études montrent que son éventail d’application potentiel est plus large :

Traitement des ulcères gastroduodénaux

Une étude de Nguelefack et al, [2005] a montré que l’extrait méthanolique de feuilles fraîches d’Aspilia africana exerçait une inhibition liée à la dose sur les ulcérations gastriques. À la dose de 1 g/kg, l’extrait a réduit de 52 % les lésions gastriques chez les rats ayant subi une ligature du pylore

Dans une étude in vivo, Eweka A. [2008] a examiné les effets d’un extrait aqueux d’Aspilia africana administré par voie orale pendant quatorze jours sur le duodénum de rats Wistar adultes exposés à diverses concentrations d’acide chlorhydrique. Les résultats histologiques ont indiqué que les sections de l’intestin grêle des rats traités présentaient des degrés variables de prolifération cellulaire et de régénération épithéliale. Ceci a montré que la consommation d’Aspilia africana peut avoir des effets antiulcéreux sur l’ulcère duodénal par ses effets curatifs sur la glande de Brunnals et les cellules épithéliales de l’intestin grêle des rats Wistar adultes.

Activités antiplasmodiques et antiparasitaires

Rodriguez et Wrangham (1992) ont noté que les feuilles d’Aspilia africana possèdent certains composés antiparasitaires. Waako et al. (2005) et Chepkwony et al. (2007) ont évalué l’effet antipaludique et antiviral de la feuille d’Aspilia africana tandis que Okokon et al. (2006) ont étudié l’activité antiplasmodique de l’extrait éthanolique de la feuille d’Aspilia africana.

Les résultats de ces recherches montrent que la feuille d’Aspilia africana présente une activité schizonticide sanguine significative, et que les extraits de feuilles peuvent éliminer les parasites vecteurs du paludisme pendant le stade précoce de l’infection.

Chono O et al. ont publié en 2009 les résultats d’une étude clinique d’une préparation à base de plantes d’Aspilia africana portant sur 15 patients atteints de paludisme non compliqué. Ils rapportent que des améliorations cliniques remarquables sont apparues 3 à 21 jours après le début du traitement. Quarante-neuf jours après le début du traitement, les 15 patients présentaient une résolution complète des symptômes du paludisme et étaient débarrassés de la parasitémie.

Ces résultats étayent l’utilisation de la plante contre le paludisme.

Activité antifongique

L’activité antifongique d’Aspilia africana a été documentée (Adeniyi et Odufuwora, 2000 ; Oko et Agiang, 2011a). Ces études ont indiqué que Aspergillus flavus, Aspergillus parasiticus, Penicillum notatum et Candida albicans étaient sensibles aux extraits de feuilles d’Aspilia africana, ce qui indique qu’elle possède de fortes propriétés antifongiques. Enikuomehin (2005) a rapporté l’efficacité de l’extrait aqueux d’Aspilia africana pour contrôler le champignon cercospora dont la présence se manifeste sous forme de taches foliaires.

L’éventail des activités antifongiques et plus largement antimicrobiennes ont conduit à testé l’utilisation d’Aspilia africana comme agent prophylactiques et thérapeutiques pour la volaille au Nigeria. La supplémentation alimentaire avec des feuilles d’Aspilia africana, supposée affecter la composition et la population de la microflore gastro-intestinale, a été testée comme traitement antibiotique potentiel pour la volaille. Des effets de promotion de la croissance ont été observés chez les cailles et les poulets de chair après introduction d’extraits de la plante dans le régime alimentaire des volailles.

Composition de la plante

L’analyse de la composition des feuilles d’Aspilia africana montre que les saponines et les tannins sont ses composés les plus abondants. La plante renferme également des alcaloïdes, des flavonoïdes, des phénols, des terpénoïdes, du β-caryophyllène, du germacrène D, de l’α-pinène, du carène, du phytol et de l’acide linolénique.

Les vertus hémostatiques et vaso-constrictrices des tannins sont connues. D’autres composés de la plante présentent des activités anti-inflammatoires, antimicrobiennes et antioxydantes fortes, qui sont des processus importants dans la cicatrisation des plaies.

La diversité, les quantités de composés bioactifs, et leur vraisemblable synergie sont supposés faire d’Aspilia africana une plante puissante pour le traitement et la gestion de la septicémie et d’autres maladies induites par des microbes. Mais les mécanismes de ces actions sont loin d’être élucidées. La toxicité potentielle dépendante de la dose des saponines et des alcaloïdes de la plante font que l’usage ce celle-ci en interne doit être fait avec précaution.

Toxicologie

La plante Aspilia africana est classée généralement classée parmi les substances à toxicité faible (Taziebou et al., 2007).

Oko et al., 2011 qui ont étudié les activités toxicologiques de la feuille et des extraits d’Aspilia africana chez la souris ont découvert que le degré de toxicité de la feuille d’Aspilia africana est spécifique à la voie d’exposition et à la dose administrée. Les signes de toxicité comportementale qu’ils ont mis a jour comprennent notamment des troubles nerveux et respiratoires.

Les doses toxiques létales DL50 (quantité d’une matière, administrée en une seule fois, qui cause la mort de 50 % (la moitié) d’un groupe d’animaux d’essai.) orale de la feuille d’Aspilia africana indiquées sont les suivantes

- 12 589,25mg/kg, pour l’extrait aqueux
- 10 000mg/kg pour l’extrait éthanolique
- 1 995,26mg/kg pour l’extrait au chloroforme

D’autres études ont indiqué des préoccupations sur le risque sanitaire de l’utilisation prolongée de la plante Aspilia africana.

Les résultats de Mukherjee et al. 2006, Okwuonu et al. (2007), Oluyemi et al. (2007), Taziebou et al. (2007) et Eweka (2009) ont démontré sur la physiologie animale les effets toxiques de la feuille d’Aspilia africana suivants :

- réductions du tissu utérin,
- altérations de la durée du cycle œstrogénique,
- effets anti-ovulatoires chez les rats femelles
- effets anti-fertilité chez les animaux mâles.

Oluyemi et al. (2007) ont montré que l’administration intrapéritonéale de l’extrait méthanolique de la feuille d’Aspilia africana peut causer un retard significatif dans le cycle œstrogénique et endommager les tissus utérins chez les rats wistar.

Eweka (2009) a également révélé qu’une administration orale de l’extrait aqueux de la feuille d’Aspilia africana pouvait déformer l’histologie des ovaires chez les rats wistar femelles, altérant ainsi la fécondation.

Ces études suggèrent que la plante Aspilia africana pourrait être toxique et présenter certains risques pour la santé et la reproduction des animaux.

La présence de niveaux élevés de phytoestrogènes tels que les saponines et les huiles essentielles a été mise en cause. Les plantes phytoestrogéniques ont en effet des effets à la fois œstrogéniques et antiœstrogéniques sur le système reproducteur des animaux.

Après une administration prolongée, on a constaté que les produits végétaux d’Aspilia africana réduisent la fertilité chez les animaux. Ils empêchent les implantations et autres activités œstrogéno-dépendantes dans le système reproducteur en provoquant des déséquilibres hormonaux dans les systèmes.

Dimo et al. (2002) ont également étudié l’effet de l’extrait de chlorure de méthylène/méthanol d’Aspilia africana chez les rats. Ils ont observé une augmentation in vitro de la contraction des muscles lisses vasculaires dans des préparations d’anneaux aortiques de rats. L’extrait a agi de manière dose-dépendante sur les muscles lisses des vaisseaux sanguins et du myomètre, entraînant leur atrophie.

Oyesola et al. (2010) ont étudié les effets de l’extrait aqueux d’Aspilia africana (500 - 1000 mgkg-1 BW) sur des rats et ont signalé une diminution significative du poids, du taux de croissance et une réduction dose-dépendante du taux d’ovulation chez le rat wistar. L’extrait a provoqué une inflammation significative des trompes de Fallope, une dégénérescence du cortex ovarien et une perturbation de l’endomètre de l’utérus.

Ces observations suggèrent que l’administration prolongée d’un extrait aqueux d’Aspilia africana pourrait avoir des effets indésirables sur le cycle œstrogénique et les processus d’ovulation chez les animaux. Ils ont suggéré que la présence de flavonoïdes dans la feuille pourrait être responsable de l’inhibition de l’activité cyclooxygénase et de la synthèse des prostaglandines dans l’ovaire. Ceci soutient son utilisation comme agent anti-fertilité en phytothérapie.

En résumé les études de toxicité montrent que :

- la plante présente une toxicité potentielle ;
- la toxicité est dépendante de la dose administrée et de la durée d’exposition
- l’administration orale est plus sûre que l’exposition intrapéritonéale ;
- l’administration orale de l’extrait aqueux est plus sûre que celle de l’extrait éthanolique ;
- sous condition que l’administration orale soit limitée à de 10 000 mg/kg de poids corporel, les extraits aqueux et éthanoliques de feuilles d’Aspilia africana sont sans danger pour l’homme et l’animal ;
- dans les conditions traditionnelles d’administration (doses et modes de préparation et d’administration) la toxicité est très faible ou nulle ;
Ces résultats soutiennent la pratique raisonnée de l’administration orale de l’extrait aqueux ou alcoolique d’Aspilia africana comme décoction médicinale en phytothérapie traditionnelle.

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 12/07/2021
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Plantes de l’Afrique des Grands Lacs

Description des plantes adventices et cultivées en Afrique de l’Est et présentation de leurs propriétés et de leurs usages traditionnels et potentiels

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