Canna indica - Plante multifonctionnelle

Canna indica ou Canna edulis

Le nom botanique Canna indica signifie littéralement « Canna d’Inde », mais il faut avoir à l’esprit qu’à l’époque où ce nom a été choisi, on distinguait les « Indes occidentales » (actuel continent américain) et les « Indes orientales » (actuel sous-continent indien) et qu’ici « indica » fut choisi pour signifier « les Antilles ».

Les Antilles pourraient donc être le berceau de l’espèce qui aurait été diffusée à partir de là vers les autres continents où elle est facilement devenue subspontanée, mais des archéologues ont découvert que le canna était cultivé au Pérou il y a 4 500 ans. Des spécimens "sauvages" se rencontrent sur les hauteurs humides de la cordillère des Andes. Aujourd’hui Canna indica est largement présent dans toutes les régions tropicales.

Noms vernaculaires :

- Kinyarwanda : Amadehe, Kana

- Français : Canna, Balisier, Conflore

- English : Arrowroot, Edible canna, Purple arrowroot

- Español : Achira ou achera (Argentine et Bolivie) ; Capacho (Vénézuéla) ;
sugú, chisqua, adura (Colombie) ; luano (Ecuador) ; gruya (Porto Rico) ; tolumán
(Dominique) ; tikas, punyapong, kaska, piriquitoya (Costa Rica) ;
maraca, imocona, platanillo, cañacoros (Antilles) sagú, capacho, biri, cucuyús, juquián, chisgua, risgua, caña de India, caña de cuentas​, cañacoro​, flor del cangrejo​, yerba del rosario​ o papatla

Asie :

- Inde : Kooya

- Indonésie : ganyong (Javanese, Sundanese), buah tasbeh (Javanese), ubi pikul (Sumatra)

- Malaysie : daun tasbeh, ganjong, pisang sebiak

- Philippines : tikas-tikas (Tagalog), kukuwintasan (Tagalog), balunsaying (Bisaya).

- Myanmar (ex Birmanie) : adalut, butsarana

- Cambodge : ché:k té:hs

- Laos : kwàyz ké : so:n, kwàyz ph’uttha so:n

- Thaïlande : phuttharaksa (general), phutthason (northern)

- Vietnam : chuối hoa, dong riềng, khoai dao.

- Corée : Chick (칡)

- Japon : Kuzu, Kuyuzu

- Chine : Gengen

Description :

Canna indica est une plante vivace tropicale pouvant mesurer entre 0,5 m et 2,5 m de haut selon la variété.

Canna indica possède des racines rhizomateuses vivaces et charnues qui forment des tubercules.

Ses feuilles vertes ou violettes, enroulées à leur naissance, deviennent très larges et grandes en se développant. Dotées d’un court pétiole, elles peuvent mesurer 30 à 60 cm de long et 10 à 25 cm de large. De forme elliptique et pointues, leur surface lisse présente des nervures parallèles très fines. Les bords portent un filet blanc remarquable qui tranche sur le vert des feuilles.

Les fleurs hermaphrodites peuvent être de couleur rouge, jaune ou orange.
Les fruits sont des capsules globuleuses de 1,5 à 3 cm de diamètres, de couleur marron à maturité, contenant une quinzaine de graines.

Les graines de la taille d’un petit pois ont la forme de billes noires luisantes et très denses et coriaces. Pour les faire germer, il est d’ailleurs nécessaire de les laisser tremper dans l’eau deux à trois jours.

Fruits et graines

Nutrition :

Les jeunes rhizomes comestibles peuvent être consommés crus, mais ils sont généralement cuits comme les pommes de terre, le manioc ou le taro. Une fois cuits, les rhizomes deviennent translucides, mucilagineux et sucrés.

Au Pérou, ils sont cuits au four pendant plusieurs heures. Lorsque la cuisson est prolongée, ils deviennent une masse blanche, translucide et mucilagineuse.

À Java, les jeunes rhizomes cuits, considérés comme des mets délicats, sont fréquemment vendus dans les villes par des marchands ambulants. En Thaïlande, des vendeurs ambulants proposent des petits paquets de rhizomes sur des étals au bord de la route.

En Malaisie où les Canna comestibles appelés « Ubi Larut » sont cultivés dans des jardins familiaux dans la partie sud-est de l’île, les rhizomes sont consommés bouillis et accommodés en sauce.

À Hawaii, le rhizome de canna est utilisé dans la fabrication d’un dessert traditionnel à base de de lait de coco appelé « haupia » servi lors de rassemblements locaux.

Les rhizomes charnus contiennent environ 25% d’amidon de canna. Cet amidon est obtenu en râpant la racine et filtrant et en séchant la pulpe. L’amidon produit est une poudre jaunâtre brillante avec de très gros grains de formes irrégulières. Après la cuisson, l’amidon est brillant et transparent.

Rhizomes

Hautement soluble et facile à digérer, digestible, l’amidon de canna est particulièrement approprié comme nourriture pour les enfants, les invalides et les patients en convalescence. La farine obtenue est également utilisée pour la fabrication de gâteaux, de gelées et de bouillons. Les produits de boulangerie préparés à partir de l’amidon de Canna sont beaucoup plus légers, plus moelleux et plus croustillants que ceux issus des produits du blé.

Fécule de canna après multiples rinçages des rhizomes

Au Vietnam, l’amidon de canna est généralement transformé en nouilles ou en vermicelles qui sont accommodés en soupes ou en plats sautés. Les mets préparés avec ces ingrédients sont généralement consommé pendant des fêtes, notamment lors de la célébration de la fête du Têt Trung Thu.

Séchage des nouilles de Canna au Vietnam

En Inde la fécule de Canna est utilisée pour épaissir les sauces, curry et les soupes, et comme liant dans les gelées et les crèmes glacées et des pâtisseries comme le Gulab Jamun et le Ghevar ; pour, la pâte feuilletée du Layered Handva qui nécessitent un liant adéquat pour ne pas se dégrader à la cuisson. Une petite quantité de suffit, car sa capacité à lier est deux fois supérieure à celle de la farine de blé . En tant que liant, la fécule de canna peut également se substituer avantageusement à la farine de maïs et être utilisé dans divers mets comme les galette « fikkis », beignets « pakoras » et préparations panées « pakodas » elle .

Fikkis, Pakoras et Pakodas

En Colombie, la farine est utilisée pour fabriquer des biscuits salés. Elle est également mélangée à du fromage.

Farine de rhizomes

Boisson à base de Canna

Dans la province chinoise du Guangxi, les habitants brassent une boisson alcoolisée appelée "Ping Fa Lou" à partir de l’amidon de rhizome de Canna discolor. Après ébullition pendant 40 minutes, les rhizomes sont coupés en petits morceaux et pressés. De la levure disponible localement est ajoutée à la purée produite et laissée à fermenter pendant deux semaines. Les villageois font bouillir les restes de feuilles de canna, les tiges et les petits morceaux restants de rhizomes pour faire un aliment pour leur bétail (souvent des porcs).

Dans certains pays asiatiques, les infusions de canna (« Kudzu cha ») sont des boissons traditionnelles.

Au Japon, on prépare une boisson sucrée appelée « Kuzuyu » en ajoutant de la farine de kudzu (Canna) à de l’eau chaude. Cette boisson a une texture épaisse, semblable à celle du miel est préparé pendant l’hiver et servi dans une tasse ou un bol à thé en dessert sous forme de boisson chaude.

Pour faire du Kuzuyu, on ajoute de la farine de Kudzu à de l’eau chaude et on la remue jusqu’à ce qu’elle soit épaisse. La fécule de canna dépourvue de parfum et de goût à l’état sec prend une saveur sucrée unique lorsqu’elle est dissoute dans l’eau chaude.

Kuzuyu & Matcha Kuzuyu préparé avec du thé vert

En Corée, une boisson infusée appelée « Chikcha » est préparée soit avec des tranches de tubercule soit avec la fécule de canna. (Chick (칡) est le nom coréen des Canna, tandis que cha (차 ; 茶) signifie « thé » ou « infusion ». Pour faire ce breuvage, on fait mijoter 15 à 20 g de racines fraîches dans 600 ml d’eau à feu doux, jusqu’à ce que l’eau soit réduite des deux tiers. La boisson est servie chaud ou froide. On peut y ajouter du miel au goût, mais le sucre n’est pas recommandé. Une autre boisson est préparée avec le tubercule moulu : les rhizomes charnus sont coupés en fines lamelles qui sont ensuite séchées pendant vingt jours à l’ombre, puis dix jours dans une pièce chaude, après quoi elles sont broyées pour obtenir la fécule. La boisson est ensuite préparée en mélangeant la fécule d’amidon avec de l’eau chaude. Elle ressemble à de la bouillie et peut être combinée avec du sucre, du lait, du thé vert ou du cacao.

Un « chikcha » est aussi préparé avec les fleurs de canna séchées. On fait infuser deux fleurs séchées, dans 600 ml d’eau chaude.

Koova kurukiyathur est une boisson légère de la côte de Malabar à base de fécule de canna, de lait de coco dilué ou de lait servie dans de grands verres notamment pour la rupture du jeûne car elle prépare l’estomac à recevoir les aliments et facilite le système digestif. La boisson ressemble à une crème anglaise diluée. On y ajoute un peu de cardamome et de safran et éventuellement des noix et des fruits, du sirop de dattes.
Pour la préparer, on mélange le lait de coco et la la fécule de Canna délayée pour obtenir une solution sans grumeaux, on porte le tout à ébullition et on ajoute la poudre de cardamome et le sirop de dattes et les éventuels autres ingrédients.

Koova Kaachiyathu

Au Cambodge, les fruits mûrs sont consommés frais ou accommodés en friandises sucrées.

Les graines immatures sont cuites et intégrées dans des tortillas au Guatemala.

Les graines ont également parfois été utilisées comme ingrédient de boissons torréfiées ou comme substitut du café au Brésil, en Europe.

Paysan péruvien tenant un rhizome d’Achira

Les jeunes pousses sont cuites et consommées comme légume vert.

Les feuilles sont utilisées pour emballer des aliments. Au Guatemala, elles sont vendues dans la plupart des marchés mayas locaux, même dans les grandes villes pour envelopper les tamales de maïs.

Autres usages

Teinture :

Les fleurs rouges de canna sont une source potentielle d’antioxydant naturel et de colorant alimentaire naturel.

Un colorant violet est également obtenu à partir des graines, mais il n’est pas très permanent.

Fleur de canna indica

Fibres

La plante produit une fibre qui peut être un substitut de jute. La fibre obtenue à partir des feuilles peut être utilisée pour la fabrication du papier. Les feuilles sont récoltées à la fin de l’été après la floraison de la plante. Elles sont grattées afin d’enlever la peau externe et sont ensuite trempées dans de l’eau pendant 2 heures avant d’être cuites. Les fibres sont cuites pendant 24 heures avec de la lessive, puis battues au mélangeur. Ils font un papier brun clair.

Insecticide

La fumée des feuilles est réputée insecticide.

Ornement

Le canna est une plante ornementale populaire largement utilisée dans les jardins, les plantations de bordures dans les parcs et les patios, et en haie vive et brise-vent.

Au Vietnam, les tiges fleuries sont vendues comme en bouquet pour les fêtes du Nouvel An.

Phytoépuration :

Le canna est utilisé pour extraire de nombreux polluants indésirables dans les zones humides. Les plantes aquatiques, dont Canna indica, sont largement utilisées pour la phytoremédiation. La production et la libération de phosphatase sont les principaux mécanismes permettant à Canna indica de dégrader le phosphate de soufre. Canna s’est avéré bien adapté aux amendements des boues industrielles et convenir également à la phytoremédiation de métaux comme les fer, le chrome, le manganèse, le zinc, le nickel, le cuivre, le plomb

Usage permaculturel du Canna

Témoignage de Morag Gamble, permaculteur autralien. : (traduction de l’article « 10 ways to make great use of Canna. »

« Le canna vivace abonde dans les régions subtropicales. Je ne peux pas imaginer comment j’aurais pu amener mon jardin à ce stade sans son aide.

C’est une plante à croissance rapide qui a de grandes feuilles qui retiennent beaucoup d’eau. Elle fournit de la matière organique en abondance et sont vraiment magnifiques dans le jardin. Leur hauteur et leur forme ajoutent beaucoup de structure à un nouveau jardin permaculturel. C’est une plante étonnamment utile que j’ai beaucoup employée dans la phase d’établissement de mon jardin pour :

- créer un brise-vent à croissance très rapide dans le jardin ;

- créer un pare-soleil à croissance également très rapide dans le jardin pour les plantes sensibles en été ;

- développer une terrasse végétale pour empêcher la terre, l’eau et le paillis de glisser le long de la pente ;

- établir une barrière contre les mauvaises herbes, la consoude et la citronnelle autour des nouveaux jardins ;

- produire une matière organique abondante pour le jardin ;

- faire une haie vive : en plantant le Canna à côté d’une petite clôture en grillage, je trouve que les animaux sauvages sont moins susceptibles de sauter ou de voler par-dessus la clôture s’ils ne peuvent pas voir ce qui se trouve de l’autre côté ;

La croissance des cannas en une saison est étonnante. On peut continuer à les couper pendant toute la période de croissance et ils continuent à repousser. Ils permettent de disposer d’un paillis abondant de résidus pour nourrir les poulets ; de matériaux compostables, d’abris pour la faune.

Il y a bien sûr aussi de nombreuses façons délicieuses les rhizomes charnus qu’il est possible de prélever sans déranger la plante. »

Jardin intégrant canna indica

Spencer, animateur du blog tropical self sufficiency a intégré Canna indica au design de son jardin qui met en valeur les plantes pérennes dans une perspective d’autonomie alimentaire. Les photos ci-dessous sont issues de l’article qu’il a consacré à Canna indica.

Canna avec mandarine, avocat, citrus-tangelo, bananes naines, papaye, piments hawaïens, poivrons, lemba (Molineria latifolia), taro, citronnelle et Ti (Cordyline minalis)
Jardin avant la taille et le paillage
Jardin après la taille et le paillage

Utilisations médicinales traditionnelles

Canna indica est largement utilisé en médecine traditionnelles populaire dans les zones tropicales et subtropicales, notamment pour ses propriétés émollientes, diaphorétiques, antipyrétiques et diurétiques… avec des effets bénéfiques notamment pour le traitement des infections, les rhumatismes et l’hépatite selon Chen et al. 2013. En médecine ayurvédique, la plante est réputée guérir les blessures et être un antidote aux toxines. La farine est également employée pour sa capacité à absorber la production excessive de sébum et clarifier le teint de la peau.

Indications traditionnelles

Affections cutanées :

-  Plaies : Les propriétés vulnéraires sont utilisées pour la cicatrisation des plaies à Sao Tomé

- Saignements de plaies externes : Les fleurs peuvent être utilisées pour les saignements de plaies externes ; on utilise 10 à 15 g de matériel séché en décoction.

- Saignements de nez : le rhizome macéré dans l’eau est utilisé pour soulager les saignements de nez aux Philippines

- Émollient  : les rhizomes sont utilisés comme émollient et au Bangladesh.

- Furoncles : la base des feuilles est utilisées en application externe pour traiter les furoncled à Java.

- Ulcères : les feuilles fraîches pilées sont appliquées sur les ulcères.

- Teigne : Le rhizome est utilisé pour traiter la teigne au Bangladesh.

Douleurs et fièvres :

- Fièvre : la décoction diaphorétique de rhizomes est utilisée en cas de fièvre en Inde ; les rhizomes sont également utilisés par les Malaisiens pour soulager la fièvre.

- Céphalées : les graines pilées en pâte sont appliquées en cataplasme pour soulager les maux de tête à Java.

- Maux d’oreilles : le jus de graines est utilisé pour soulager les maux d’oreilles.

- Otite : le jus de fruits immature est utilisé pour traiter l’inflammation de l’oreille.

- Rhumatisme et arthrite : les feuilles fraîchement écrasées sont utilisées en bains contre les douleurs rhumatismales et l’arthrite et sont appliquées sur les ulcères.

- Amygdalites : la pâte de plante utilisée pour les amygdalites au Bangladesh et au Costa Rica

Maux intestinaux

- Diarrhées : l’extrait du rhizome est utilisé pour traiter la diarrhée à Java.

- Dyspepsie : la décoction de rhizomes utilisée en cas de douleur ou de malaise épigastrique .

Affections hépatiques :

- Hépatite : les feuilles sont utilisées principalement pour le traitement de l’hépatite aiguë de type jaunisse dans le sud-ouest du Nigeria. On utilise 15 à 30 g de matière sèche ou 60 à 90 g de rhizome frais en décoction. En général, la guérison des symptômes de la jaunisse peut être observée après une semaine d’administration.

Stimulant :

Tonique cardiaque : Les graines dotées de propriétés cordiales stimulent le fonctionnement du cœur

Tonique : la décoction des tiges est utilisée en boisson ou en bain pour retrouver de l’énergie.

- Aménorrhée : la décoction de la racine avec du riz fermenté est utilisée dans le traitement de l’aménorrhée. Les fleurs séchées ont été utilisées en décoction pour arrêter le saignement des plaies externes.

- Cancer : le rhizome est un des ingrédients utilisés avec d’autres plantes pour le traitement du cancer en Thaïlande

- Diurétique : la décoction de rhizome utilisée comme diurétique aux Philippines au Costa Rica, on utilise l’infusion de feuilles.

- Hydropisie : la décoction de rhizomes utilisée en cas d’hydropisie en Inde.

- Gonorrhée : la décoction du rhizome est utilisée pour traiter la gonorrhée. Une décoction de la racine avec du riz fermenté est également utilisée.

Propriétés étudiées

Activité antioxydantes

Les extraits de graines et les fleurs rouges de Canna indica riches en anthocyanes ont montré une bonne activité antioxydante.

Activité anti-inflammatoire

L’extrait éthanolique de Canna indica s’est avéré inhiber la production de médiateurs inflammatoires

Effets analgésiques

Tous les extraits de Canna indica ont montré une activité analgésique centrale et périphérique significative. L’extrait de feuilles a montré la plus forte activité.

Activité hépatoprotectrice

En situation d’hépatoxicité induite l’extrait méthanolique des parties aériennes de la plante Canna indica L. à des doses (100 et 200mg/kg) a rétabli les niveaux normaux de tous les paramètres sériques (niveaux de peroxydation des lipides hépatiques, de L-Glutathion et de catalase).

Activité antibactérienne et antivirale

L’extrait méthanolique de feuilles et de fleurs de Canna indica a montré une activité antibactérienne contre Bacillus subtilis. Les extraits d’acétate d’éthyle de fleurs et de tiges/écorces ont également montré une activité contre Bacillus subtilis, tandis que les extraits d’hexane et d’eau distillée de feuilles, de fleurs et de tiges/écorces de Canna indica n’ont montré aucune activité antibactérienne. L’huile a montré une bonne activité antibactérienne contre le Staphylococcus aureus mais seulement une légère activité contre le Bacillus subtilis.

Effet antidiarrhéique

L’extrait de Canna indica a permis de réduire de manière significative la diarrhée induite par l’huile de ricin, l’extrait a diminué la teneur en liquide, la plus forte réduction ayant été enregistrée à la dose de 200 mg/kg de l’extrait, de manière légèrement meilleure que celle du lopéramide. L’extrait produisait un effet inhibiteur significatif sur la contraction induite par l’acétylcholine.

Effet hémostatique

Les extraits testé de Canna indica ont réduit significativement le temps de saignement, le temps de coagulation et la perméabilité des capillaires abdominaux.

Activité anthelminthique

L’extrait méthanolique de rhizomes a montré l’activité la plus puissante, suivi par l’extrait méthanolique de graines de Canna indica.

Activité molluscicide

Canna indica peut être utilisé comme molluscicide puissant puisque les concentrations utilisées pour tuer les escargots n’étaient pas toxiques pour le poisson Colisafasciatus, qui partage le même habitat que l’escargot L. acuminate.

Les composés polyphénoliques de la racine de Canna indica L. ont augmenté le transport du glucose dans les cellules musculaires cultivées.

Bibliographie

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Mis en ligne par La vie re-belle
 25/01/2021
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